Bonjour tout le monde! Après une très, très, très longue absence - et je m'en excuse platement - où j'ai pu reconsidéré le fait de ne mettre que la version réécrite de mon histoire (qui n'avance pas), j'ai décidé de continuer à poster les chapitres mais en revenant à la première version, pour le meilleur et pour le pire, malgré ses très nombreux défauts.

Je prévois vos remarques et j'accepte vos commentaires, je demande juste des commentaires constructifs si besoin en est et je devance l'une des choses que vous pourriez me dire: Oui, Mie est une "Mary-Sue". Je le sais, j'en ai conscience depuis que j'ai tapé les premiers mots de ma fanfiction il y a deux longues années. J'avais alors quinze ans et assez de culot pour me dire: "Allez, publie une fiction avec une Mary-Sue pour personnage principal, parce que tu veux qu'elle aie ces deux caractéristiques et puis c'est tout, et tu improviseras pour lui donner plus de profondeur et de forces au fur et à mesure de l'histoire!" Et c'est ce que j'essaye de faire, même si c'est loin d'être encore parfait, et ce ne le sera sûrement jamais vraiment.

Je demande donc votre indulgence. Et merci de me lire! ;)

Le sage et Poudlard

Dès qu'ils ont ouvert la porte, je me suis transformée en hibou et me suis envolée hors du train. Je sentais leurs regards qui me suivaient, si tout se passais bien je devrais les revoir. Et je crois qu'ils m'appréciaient malgré tout.

J'entendis des exclamations de surprise de la part des autres élèves mais je n'y fis pas attention. Heureusement que je m'étais métamorphosée en hibou, je n'osai pas imaginer leurs réactions devant un autre oiseau ! J'avais choisi cet animal pour deux raisons principales : d'une, il vole, et de deux, il est assez courant ici pour ce que j'en sais.

Je planai tranquillement vers le château, le soleil venait de disparaître à l'horizon et je profitai de ma vue nocturne pour observer les environs. J'aperçus la cabane de Hagrid, la Forêt Interdite et même le Saule Cogneur à l'autre bout du parc.

J'avais beaucoup réfléchi durant le trajet, tout en faisant mine de ne pas remarquer les regards insistants des quatre compères. Je m'étais aussi retenue de rire quand Lupin était revenu et quand Potter s'était mis à rêver en pensant à une certaine Lily Evans. Enfin, tout ça pour dire que j'avais réfléchi et que j'allais maintenant tenter de parler au directeur, je crois que c'est déjà Dumbledore à cette époque donc j'espérais qu'il m'accepte à Poudlard si je faisais preuve de quelconques dons magiques.

Le seul problème était de trouver la fenêtre de son bureau. C'est donc au moment où je me posais cette épineuse question que je vis une chouette traverser le ciel étoilé. Je l'arrêtai et me renseignai. Elle me regarda bizarrement et m'indiqua l'endroit demandé, je la remerciai et elle partit. Ne cherchez pas, je peux parler aux animaux.

Je me dirigeai vers la fenêtre indiquée et me fis plaisir en exécutant un piqué avant de me poser sur le rebord. À travers la vitre, je voyais un vaste bureau aux tables chargées d'étranges instruments en argent. Au centre de la pièce, assis sur un fauteuil à haut dossier écarlate sur lequel était perché un majestueux phénix rouge et or, Albus Dumbledore parlait avec quatre professeurs que j'identifiai comme Flitwick (ce n'était pas très difficile vu sa taille), McGonagall (elle a l'air aussi sévère que je ne me l'imaginais), Slughorn (quel ventre !) et Chourave( elle se lave quand celle là ?), cette dernière était d'ailleurs assez jeune. Il devait leur donner des instructions de début d'année, j'aurais pu écouter mais je n'en avais pas envie.

Dumbledore était exactement comme je me l'imaginais, une longue barbe argentée (qui avait encore quelques reflets auburn), des yeux bleus et perçants, une digne représentation de Merlin l'enchanteur en fait ! Sauf qu'il avait quelque chose en plus, un puissance magique que je pouvais sentir de là où j'étais à travers une vitre, ce qui est assez conséquent !

Le professeur Flitwick avait dû m'apercevoir car il pointa soudain son doigt vers moi et le professeur Slughorn, qui était le plus proche de la fenêtre, vint l'ouvrir. Je m'engouffrai dans la pièce sous le regard intrigué des cinq adultes. Je me posai sur le bureau, en face du vieil homme et et de son phénix sans lâcher mon bagage et le fixai avec intensité. Je ne voulais pas me transformer devant les autres professeurs.

Quand McGonagall tendit la main vers ma valise, je lui donnai un coup de bec. Tout le monde eut l'air surpris, personne ne parlait. Le phénix vint se poser à côté de moi et entreprit de m'observer sous tout les angles. Je poussai un hululement agacé et Dumbledore parut amusé.

-Je crois, dit-il, que ce hibou souhaite me donner son paquet seul à seul. Il serait temps pour vous de descendre dans la Grande Salle, les premiers élèves doivent être arrivés, je vous rejoins dans vingt minutes.
-Bien Albus, dit Flitwick de sa petite voix aiguë.

Ils partirent tous, non sans m'avoir lancé un dernier regard intrigué. Dès que la porte se referma, je m'envolai vers le centre de la pièce. J'y posai mon sac et avant d'avoir pu faire quoi que ce soit d'autre, le professeur Dumbledore remarqua :

-Je n'ai jamais rencontré de hibou comme toi. D'où viens-tu ?

Je lui lançai une regard du genre « Si tu veux savoir attends deux minutes » et me concentrai. Il ne réagit quasiment pas en me voyant me métamorphoser en humaine, je pus juste apercevoir une lueur d'étonnement dans ses yeux. Il me sourit et je fis de même mais avec une certaine gêne.

-Bonjour, dis-je. Je suis désolée pour cette arrivée en fanfare mais je souhaiterais vous parler.
-N'est-ce pas ce que vous faîtes ? me demanda-t-il avec amusement. Mais je vous en prie mademoiselle, continuez.
-Voilà, alors...

Et je lui racontai tout : mon enfance, l'orphelinat, mes dons bizarre et bien d'autres chose, y compris mon petit voyage en train. Je m'étais dit que si je voulais qu'il comprenne, je devais tout déballer sans me gêner et j'avais confiance en lui bien que je ne le connus pas du tout. Mais quand j'abordai avec plus de précisions mes voyages spatio-temporaux, il eut enfin une réaction en sursautant violemment et en s'écriant :

-Vous êtes sérieuse ? Vous voyagez réellement dans d'autres mondes ?
-Euh, oui... Et justement, dans un de mes mondes, tout ce qui touche à Poudlard et à la magie appartient à un roman. Du coup, je connais plein de chose sur le passé et le futur de plein de gens ici. J'ai aussi quelques notions de magie.

Il semblait stupéfait par ma petite tirade. Puis il me scruta de ses yeux bleu acier. Il semblait réfléchir et il ne me demanda pas plus d'explication. Une lueur indéfinissable traversa ses prunelles et il me demanda :

-Vous dîtes que vous vous souvenez de très peu de choses sur vos parents et de ce qui a suivi leur disparition, pouvez-vous me les dire ?

Je l'observai attentivement, allais-je pousser ma confiance plus loin ? Je décidai que oui, j'avais commencé je devais finir, donc je lui répondis :

-Je me souviens qu'ils étaient très sympathiques. Je me rappelle une forte lumière verte puis j'ai quelques souvenirs de mon errance. La seule chose sûre que je sache c'est mon nom.
-Quel est justement celui-ci ?
-Oh ! J'avais oublié de vous le dire ! Je m'appelle Mia Kinks.

Il sembla surpris et je l'entendis marmonner « Non... Impossible, elle est morte... Ils sont morts... Mais après tout... non, je ne me trompe pas... » Puis il reprit la parole avec un certain respect et une compassion dans le regard qui ne me plut pas du tout.

-Vous êtes sûre ? insista-t-il.

Ne venais-je pas de le lui dire ?

-Bien sûr ! Je m'appelle Mia Kinks.
-Je vous crois alors. Je vais vous dire ce que je sais...
"Carl Kinks était l'un de mes élèves il y a une vingtaine d'années, au moment où Voldemort commençait tout juste à se faire connaître par ses crimes. Il s'est marié à Liana Hepard, dernière héritière d'un très longue et riche lignée de sorciers... Peu de gens étaient au courant pour leur mariage car les Sangs-Purs voyaient d'un mauvais œil les mariages avec les nés moldus. Ils ont eu une petite fille dont je ne me souviens pas le nom qui a disparu en même temps qu'eux il y a une dizaine d'années, on n'a jamais retrouvé leurs corps..."

Il semblait plongé dans ses souvenirs, il n'imaginait peut-être pas l'état de choc dans lequel j'étais. Et le pire, c'est qu'il continua.

-Mr et Mme Hepard sont mort il y a six ans, de vieillesse. Je ne sais pas si les parents de Carl sont encore en vie. Il semblerait donc qu'après toutes ces années, leur fille ait survécu grâce à des dons spéciaux...

Je le regardais avec des yeux ronds, je crus qu'il avait tellement l'habitude de parler tout seul qu'il ne se rendait plus compte que j'étais là mais quand il leva les yeux vers moi je compris que tout ce qu'il venait de dire m'était destiné. Cela me choqua encore plus si c'est possible.

-J'ose d'ailleurs espérer que vous ne parlerez à personne de ces dons que vous possédez autres que ces pauvres jeunes hommes que vous avez déjà rencontrés.

Je mis quelques secondes à comprendre qu'il voulait que je réponde.

-Bien sûr professeur, et je ne pus m'empêcher de revenir sur le sujet. Pourquoi m'avez vous raconté tout ceci, monsieur ?
-Parce que je considère que vous aviez le droit de savoir, je me doutais presque de votre de lien de parenté avec Mlle Hepard car vous avec le même visage, il suffit de vous regarder attentivement.
-Ah, d'accord... Euh... Donc vous pensez que je suis une sorcière ? demandai-je d'une petite voix.
-Sans aucun doute, et il vous faudrait acheter tout le nécessaire pour pouvoir suivre votre scolarité ici et pour rattraper les quatre ans de retard sur vos camarades du même âge.
-Mais comment vais-je payer tout ceci ? Je n'ai pas d'argent !
-Mais bien sûr que si, mademoiselle ! rétorqua-t-il. Ne viens-je pas de vous dire que votre mère était la dernière héritière d'une famille ancienne et riche ? Sa fortune vous appartient à présent !

Ouh là là, va falloir que je m'y habitue ! Moi, riche ? Non, c'est très dur à croire... Mais après tout, ce monde existe alors tout est possible ! Ça fait beaucoup d'un coup pour moi. Il me regarda d'un air compatissant, sortit sa baguette et d'un petit geste négligent du poignet, fit apparaître un uniforme de l'école et le déposa devant moi.

-Nous en avons toujours au cas où, je pense que celui-ci vous ira, dépêchez-vous de vous changer, la répartition va bientôt commencer et il vous faut trouver une maison. Demain, et vous avez de la chance, nous commençons l'année par un week-end, vous irez chercher toutes vos affaires sur le Chemin de Traverse. Cela vous va-t-il ?

J'acquiesçai et me précipitai vers la petite porte qu'il m'avait indiquée pour me changer. J'en ressortis rapidement et il me dit que mon sac serait déposé dans mon dortoir. Il me guida ensuite à travers tout Poudlard et me fit pénétrer dans une petite pièce faiblement éclairée où se tassaient déjà tous les jeunes de onze ans attendant la répartition. Il semblaient tous effrayés et mon arrivée n'arrangea rien.

Nous attendîmes quelques minutes et le professeur McGonagall entra dans la salle pour nous amener à la Grande Salle. Elle ne parut pas surprise par ma présence et j'en déduisis que Dumbledore l'avait prévenue. Elle me fixa un instant et m'accorda un de ses rares sourires.

Elle nous amena ensuite devant deux gigantesques portes en bois derrière lesquelles on entendait un brouhaha. Ces dernières s'ouvrirent sur son passage.