Bonjour à tous!

Voici le tout nouveau chapitre Un.

Bonne lecture.


CHAPITRE UN


- Aro vous demande, il se trouve dans son bureau.

Je relevai la tête de mon ordinateur pour regarder Alec qui s'était nonchalamment appuyé contre le chambranle de la porte. Je l'observai avec un regard appréciateur, Alec et moi étions ensemble depuis maintenant deux ans. C'était la première fois que je ressentais des sentiments amoureux envers quelqu'un. Il était de taille moyenne, c'est-à-dire, un mètre soixante-dix environs. Il avait des cheveux noirs mi longs – dans lesquels j'aimais passer mes doigts, des yeux rouges sang – signe qu'il se nourrit de sang humain, un nez bien droit, des lèvres douces et pleines. Il était finement musclé. Pour moi, il était parfait. De plus, il possédait un don des plus: il peut priver les gens de tous sens, aussi l'ouï, que le toucher, le goût, la vue ou l'odorat. Cependant, malgré le fait qu'il soit un vampire âgé, son apparence correspond à celle d'un enfant de quinze ans. Alors, oui, je le trouve beau, mais il est bien trop jeune pour avoir été transformé. Je savais que moi-même, j'étais jeune alors je n'arrive pas à imaginer quelqu'un se tourner vers Alec pour le mordre.

Une légère tape sur l'épaule me fit sortir de mes pensées.

- Bella, tu pourrais te dépêcher, s'il te plaît.

C'était Alice. Elle se tenait maintenant devant moi les mains sur les hanches.

- Ok, on y va.

J'éteignis quand même mon ordinateur avant de rabaisser le capot, de le déposer sur mon lit et de rejoindre Alice et Alec qui se tenaient déjà dans le couloir.

Une fois la porte correctement fermée, j'embrassais Alec rapidement sur la bouche avant de prendre le chemin du bureau d'Aro. Arrivés devant ce dernier, je donnai quelques coups sur la porte avant de rentrer suivie d'Alice. Alec qui nous avait emmenées au Chef, partit sans doute rejoindre sa sœur. Aro, quant à lui, était debout en train de contempler un tableau de lui, peint par Léonard De Vinci lui-même, il y a six ans. Je savais que Marcus et Caïus avaient mis leur tableau dans leur chambre. Aro, lui, l'avait installé sur le mur derrière son fauteuil de bureau. Quiconque entrait dans cette pièce voyait obligatoirement cette peinture.

- Prenez place, je vous prie.

Il se tourna enfin vers nous. Alice et moi, n'avions pas bougé. Pendant que lui s'asseyait à son bureau, nous nous avançâmes finalement, pour nous asseoir à notre tour, chacune dans un fauteuil.

Personne ne prit la parole, chacun se contentant d'observer les lieux. Je n'avais jamais compris pourquoi alors que nous n'étions plus nouvelles, nous agissions toujours comme-ci c'était la première fois que nous nous rencontrions. Alors, j'examinai le bureau. Il était en acajou et, visiblement très ancien. Je ne saurais dire à quel siècle il appartenait. Les détails, plutôt complexes de celui-ci semblaient avoir été sculptés à la main. Après ce qui me paraissait correspondre à dix minutes d'observation du bureau, Aro se mit à parler.

- Bon, on ne va pas tergiverser plus longtemps, si je vous ai fait venir, c'est parce que j'ai une mission très particulière à vous confier.

Il nous regarda tour à tour Alice et moi, peut-être voulait-il lire notre esprit ou du moins tenter de lire sur nos visages nos réactions.

- Il faudrait que vous espionniez une famille de vampires…

- Une « famille »? Dire un clan ne serait-il pas plus juste ?

- J'aimerais que tu me laisses m'exprimer Alice.

Tiens, c'était étonnant. Alice pouvait voir l'avenir une fois qu'on avait pris notre décision. Si, on nous avait fait appeler, c'était qu'Aro avait déjà choisi qui allait partir pour cette mission. J'observais Alice qui se renfrognait dans son siège. Elle n'aimait pas qu'on lui fasse des remarques. Alors, elle se mit à bouder. Et moi, je ne pus retenir un sourire.

- C'est la famille Cullen. Composée de Carlisle et Esmée, et de leurs enfants, Rosalie, Emmet, Jasper et Edward. Ils sont tous végétariens, ils ne boivent pas de sang humain, et deux d'entre eux possèdent des dons très intéressants d'après mes sources, j'aimerais savoir en quoi ils consistent. Une ou deux personnes de plus dans ma garde ne sont jamais de refus, vous le savez très bien.

- Oui, alors, on part quand ?

Alice n'étant pas décidée à faire avancer les choses, j'ai dû prendre les devants. Sinon, on ne partirait jamais. C'est ainsi que nous avions appris que nous allions aux Etats-Unis. Alice qui semblait pourtant bouder il y a quelques secondes se leva brusquement du fauteuil afin de sautiller en tapant des mains partout dans la pièce.

- Oui bon, Alice, calme-toi. Je pense que tu vas très vite déchantée après ce que je vais vous annoncer. C'est dans l'était de Washington, une petite bourgade de trois mille habitants…

Elle s'arrêta presque aussi soudainement qu'elle s'était levée et paraissait maintenant horrifiée.

J'étais présentement dans le même état qu'Alice. Trois milles habitants. C'était un peu juste. Si notre mission devait se dérouler sur plusieurs années, nous allions attirer un peu trop l'attention sur cette petite ville suite aux nombres de morts. Il allait falloir trouver un endroit pour nous nourrir sans être repérées. Ma sœur et moi, buvions du sang humain depuis que nous nous sommes réveillées. Nous étions déjà à Volterra, dans l'enceinte du château. Nous étions côtes à côtes mais à la différence d'Alice, moi, je savais ce que nous étions devenues. Nous étions des vampires. Des montres assoiffés de sang, incapable de se contrôler devant un humain. Ayant conscience de ceci, je m'étais levée emportant Alice avec moi. Arrivées dans la forêt, nous nous étions jetées sur des pauvres bêtes qui passaient par là. Cependant, chose à laquelle je ne m'attendais pas. Nous avions dû tout recracher, ne supportant pas le goût. L'odeur était plus ou moins alléchante, alors que le goût du sang était horrible. J'avais l'impression de boire du métal fondu mélangé à de la terre. Nous nous étions donc tournées vers des humains qui avaient décidés de faire une visite du château. Un vrai buffet. Nous avions vidé de leur sang, le plus de personnes que nous pouvions.

Cette fois, ce fut Aro qui me sortit de ma léthargie.

- Vous n'avez aucuns soucis à vous faire, vous pourrez vous nourrir à Seattle une des grandes villes les plus proches.

Après cette petite mise au point, Alice sortit alors de la pièce à vitesse vampirique, sans doute pour aller faire nos valises. Moi, je restai là, à observer l'homme qui se trouvait en face de moi. Il se rapprochait le plus de ce qui pouvait être un père pour moi. Depuis que nous étions arrivées au château, il avait été d'une incroyable gentillesse. Il nous avait tout de suite mises à l'aise. J'avais sentis que je pouvais lui faire confiance.

- Tu comptes rester ici, Isabella ?

- Euh… Non, biensûr que non.

Je me levai et me préparai à prendre congé quand Aro m'interpela.

- Votre avion décolle à minuit trente. Une villa a été achetée pour vous, et vous êtes inscrites au lycée. Nous vous laissons le loisir de choisir les modèles de vos voitures.

- D'accord. Bon, je vais te laisser alors, vu que tout est organisé.

Sur ce, je quittai la salle. Quand je fus arrivée dans la chambre, je pus constater que ma valise était déjà faite, et qu'Alice avait presque fini la sienne. Je jetais un coup d'œil aux lits, et c'est à ce moment précis que je trouvai un magazine, je m'apprêtais à le feuilleter quand une feuille tomba au sol.

Choisissez les voitures que vous désirez.

P.S : Isabella, je sais que tu aimes la moto, alors tu peux en choisir une.

Aro.

Je zieutai les différents modèles présents dans le magasines, motos ou voitures. J'arrêtai mon choix et confiai la revue à Alice. Je regardai ma montre, vingt-trois heures dix minutes. On est dans les temps. Nous prîmes nos valises et nos sacs avant de nous diriger vers la grande salle où nous allions dire au revoir à nos amis. Jane, ma petite Blonde préférée, Heidi, mon coach vestimentaire, Alec, mon chérie, Démétri, le meilleur entraineur du monde. Marcus et Caïus se tenaient un peu en retrait. Je leur fis à tous les deux un bisous sur leur deux joues. Et bien évidemment, Aro. Je le serrai dans mes bras aussi fort que je le pus tout en fermant les yeux. La tête contre son torse et la sienne contre mes cheveux, je lui murmurai un « Je t'aime » que j'espérais qu'il était le seul à entendre. Il embrassa mes cheveux avant de me relâcher et de me sourire.

Ne plus les voir tous les jours allaient vraiment me manquer.

Avant de partir, nous leur avions fait part de nos choix. Pour moi, ce serait une Porsche Panamera noire, et une Yamaha R1 jaune tandis que qu'Alice avait choisi une Porsche 911 turbo jaune. Alice aimait se faire remarquer, et pour cela, elle était totalement différente de moi. J'embrassai une dernière fois Alec, j'y mis tout l'amour que je pouvais lui transmettre dans ce baiser avant qu'on nous dise de nous séparer. Et enfin, nous prîmes le chemin de l'aéroport, situé à environs une ou deux heures de Volterra, situé à Pise, en Toscane, l'aéroport G. Galilei de Pise.


Et voilà pour ce premier chapitre que j'ai voulu beaucoup plus riche en descriptions.

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez sur tout pas à laisser un commentaire.

A bientôt

oOo-camille-oOo

PS: Aussi, je tenais à vous informer sur le fait que je vais maintenant poster à heures fixes.

Etant donné que j'ai commencé à publier un lundi, dorénavant, je vais publier un chapitre tous les lundis à 20h.

En même temps, cela me laisse un peu de temps pour avancer les prochains chapitres.

Donc soyez là.

A lundi, 20h.