Bonjour à toutes!
Excusez-moi de mon retard (j'avais dit que je posterais le chapitre 2 lundi...)
Cependant, j'espère que vous allez quand même apprécier ce chapitre.
Bonne lecture!
CHAPITRE DEUX
Après avoir atterri à l'aéroport de Seattle*, nous avions récupéré nos bagages et étions sorties du bâtiment. Un homme, très grand – probablement, un mètre quatre-vingt-quinze, assez costaud malgré son âge – la cinquantaine, aux cheveux poivres et sel et vêtu de noir de la tête aux pieds nous interpela.
- Mesdemoiselles Swan ?
Swan ? J'en déduisis donc que pour cette mission, nous étions redevenues Alice et Bella Swan. Ce qui me convenait très bien. Bien qu'après quelques secondes de réflexions, je me rendis compte que ce n'était peut-être pas une bonne idée. Nous avions disparu il y a cinq ans et soudainement, nous réapparaissions, et bien plus en forme qu'auparavant et bien plus riches. Cependant, l'homme attendait une réponse alors, je pris la parole.
- Oui, c'est bien nous.
L'homme nous salua alors qu'il ouvrait la porte de la voiture.
- J'ai sur ordre de vous emmener chez vous. Veuillez prendre place, je m'occupe de vos bagages.
Nous grimpâmes dans le véhicule en silence. Une Rolls Royce Ghost toute blanche, juste sublime. Dans l'ensemble, l'habitacle semblait classe et moderne et rassemblait les toutes dernières technologies. Les sièges étaient d'un cuir blanc incroyablement brillant. Les vitres étaient teintées en noir de sorte à ce que personne ne puisse voir ce qu'il se passe à l'intérieur. J'aimais cette idée. Cela, en général, déstabilisait les gens, il se demandait tout le temps si une célébrité se trouvait à l'intérieur ou alors, un personne avec beaucoup de moyens. Une fois le tout dans le coffre, Sean - d'après sa plaque - se mit au volant et nous pûmes enfin prendre la route. Avant de rentrer sur l'autoroute, je demandais au chauffeur notre destination parce qu'Aro n'en avait pas dit plus.
- Où allons-nous, s'il vous plaît ?
Sean attrapa mon regard dans le rétroviseur intérieur, puisque j'étais derrière lui et que par sécurité, il était mieux de ne pas se retourner.
- Nous nous rendons dans une petite ville, non loin d'ici : Forks.
Comme avions-nous pu oublier cela ? Comment avions-nous pu ne pas demander plus d'information ? Cela, pourtant aurait dû nous alarmer. Une des plus grandes villes était Seattle. Forks. Il allait nous falloir être très prudentes. Je me souvenais que lorsque nous étions petites, nous allions à Forks dans la maison de ma grand-mère paternelle pendant les vacances d'été. Là-bas, nous nous étions faites des amis, des indiens qui vivaient dans une réserve. Les Quilleutes, me semblait-il. Je jetai un coup d'œil à Alice qui bien qu'elle soit un vampire était en train de paniquer. Elle respirait fortement. Je lui pris donc la main et la serrai fortement afin qu'elle puisse revenir à moi.
- Calmes-toi, Alice. Nous allons trouver une solution. Quand, nous allons arriver, nous allons réfléchir à tout cela. Détends-toi.
Elle acquiesça vigoureusement, puis elle se retourna vers sa vitre et je fis de même après avoir lâché sa main. Je me concentrai sur le paysage, la route était bordée par la forêt. Nous pouvions voir des cerfs galoper, entendre des oiseaux boire dans les ruisseaux… Cela m'avait manqué. A Volterra, nous n'avions pas l'habitude de voir ce genre de chose. La forêt semblait interminable. J'allais pouvoir m'entraîner avec mes dons sans avoir peur d'être vu par un humain. Alors, que nous tournions à droite à un carrefour. Je me surpris à penser à ma vie. Je ne pouvais pas réellement parler d'existence puisque je n'avais pas encore vécu assez longtemps. Avant, j'étais humaine. J'avais un copain, des amis supers, des parents superbes. Nous avions tout ce que nous voulions. Mais rien sans rien, il fallait obtenir des bulletins de notes excellents. Ensuite était venu le jour de notre anniversaire. Dernier jour de notre vie. « Mourir » à dix-sept ans. Cette histoire était très étrange. Je sentais que notre transformation avait été préméditée. Le conducteur me sortit de ma rêverie, en nous ouvrant la portière.
- Mesdemoiselles, voici votre nouvelle demeure.
Et il partit chercher nos valises. Nous nous extirpâmes de la voiture lentement. La maison, ou devrais-je dire la villa, était magnifique. Elle était totalement en bois. De plusieurs bois différents mais elle était tout de même superbe. Située dans la forêt, elle respectait totalement la végétation alentours. Il y avait par contre très peu d'herbes, mais de grands arbres. Le chemin qui menait jusqu'à la maison était recouvert de pavés. Et un peu plus loin, non à côté de la maison se trouvait un garage, qui de l'extérieur, semblait tout aussi grand.
Après le déchargement de nos bagages, je remerciai et tendis quelques billets de cent dollars à Sean. Il parut surpris au premier abord mais finit par prendre l'argent. Il nous salua une dernière fois avant de nous quitter. Alice se précipita à l'intérieur avec ses valises, je la suivis donc. Nous avions dû passer par une petite passerelle de bois qui joignait la maison au chemin.
Il y avait trois étages. Nous entrions par l'étage le plus haut, car la villa était en quelque sorte dans un trou. C'était une entrée avec un bureau attenant à celle-ci. Très épuré. Il fallait descendre quelques marches pour nous retrouver dans le salon. Sur ce même étage, il y avait un espace salle à manger et une cuisine ultra moderne ouverte qui donnaient sur une grande terrasse en bois sur laquelle étaient disposés des fauteuils d'extérieurs.
Je descendis à la recherche d'Alice qui m'avait complètement laissée courant pour afin d'obtenir la meilleure chambre. Je passais à un étage plutôt vide. Il y avait juste deux salles. Une salle de musique. Une salle isolée de tous bruits extérieurs. J'adorais la musique. Je pratiquais d'ailleurs du piano, de la guitare et de la batterie, et parfois du violon. Alice ne joue que du piano. L'autre salle était une salle d'armes. Une salle d'entraînement avec des tapis, des stands de boxe, et bien sûr, des armes.
Pour rejoindre les chambres, il fallait encore descendre encore d'un étage plus bas. Il y avait quatre chambres dont deux chambres censées être préparées pour nous. Chaque chambre avait sa salle de bain et son dressing. Alice avait choisi la plus grande des chambres dans laquelle il y avait un lit deux places en bois mais les draps étaient violets, de même que pour les murs et le plafond qui comportait des lumières éparpillées, comme des étoiles. Sa chambre contenait aussi un écran plasma reposant sur un mur blanc. Encore une chance que le violet n'était pas partout. Elle disposait également d'un bureau blanc lui-aussi et un bureau d'architecte – d'artiste- pour ses plans. Son dressing était tout aussi grand, mais étrangement blanc mis à part, le banc recouvert de mousse violette qui va avec le tapis à franges qui était au sol. Et sa salle de bain était gigantesque, elle contient une douche, une baignoire-jacuzzi, des toilettes et un meuble lavabo ouverte sur une grande baie vitrée. La couleur préférée d'Alice étant le violet, sa salle de bain était fait de violet et de blanc. En retournant dans la chambre, je remarquai qu'Alice s'activait à tout ranger à vitesse vampirique. Elle avait déjà vidé deux valises sur trois.
Alors, j'entrepris de remontrer afin de récupérer mes valises que j'avais laissées à l'entrée. Mais avant, j'en profitais pour admirer la beauté du salon. Aménagé avec du mobilier moderne, il y avait un canapé d'angle en cuir blanc au milieu de la pièce positionné en face d'une cheminée gigantesque, une table basse en verre noire. Une chaine hi-fi installée non loin dont les enceintes étaient accrochées au mur, un arbre traversait le salon, les branches en moins. Une table en bois également se tenait un peu plus loin, pour faire un espace salle à manger comportant huit places. Ensuite, je me dirigeai vers la cuisine. Il y avait aussi une baie-vitrée ici, mais les murs présents étaient peints en blanc. Le mobilier était original, moderne et sophistiqué variant entre le noir, le gris métallisé et le blanc. Au centre de la pièce se trouvait un îlot, avec une plaque chauffante et un évier. Pouvant servir de lieu pour manger, il y avait aussi des chaises hautes.
Je m'aperçus par ailleurs, qu'il y avait une piscine intérieure. Etant donné le temps qu'il faisait ici, faire une piscine d'extérieur aurait été un peu suspect.
Je récupérai mes affaires à l'entrée, avant de filer découvrir ma chambre. Je la trouvais immédiatement. Dans l'ensemble, elle ressemblait à celle d'Alice mais était d'une autre couleur. Là, où il y avait du violet dans la sienne, il y avait du bleu nuit dans la mienne. Le dressing était tout blanc, les murs et les meubles, on pouvait y trouver une banquette de couleur beige installée sur une moquette beige, avec un lustre en cristal. Et ma salle de bain était comme celle d'Alice mais de couleur différente, bien qu'avec du bleu nuit. Une fois le tour des pièces fait, je pris mes bagages et rangeais mes affaires, à vitesse vampirique.
A présent que tout est fait, je m'affalais sur mon lit et fermais les yeux. Enfin seule. Personne pour nous surveiller, on pouvait enfin utiliser nos dons sans craindre de tuer quelqu'un au passage.
- Alors, ça va ? Bien installée ?
J'ouvris directement les yeux. Alice se tenait près de mon lit. Je ne l'avais même pas entendu ou même senti. Je secouai la tête et m'assis invitant ma sœur à me rejoindre.
- Je vais bien. La maison est superbe. Mais quelque chose m'empêche d'être complètement détendue.
- Tu penses aux habitants qui pourraient nous reconnaître.
Ce n'était pas une question. Elle savait que je pensais à cela. Je n'arrivais à l'expliquer. Peut-être que c'était le fait d'être jumelle…
- Je ne saurais pas quoi dire, Alice. Pour eux, nous avons disparu il y a cinq ans.
- Je pense que la meilleure solution serait de dire que nous avons fait une fugue en Europe.
Je réfléchis un peu à cette idée. De toute façon, je ne pensais que nous pourrions trouver une meilleure idée. Il ne fallait surtout pas qu'on aille chercher trop loin sinon, nous risquions de nous perdre dans nos mensonges. J'étais en même temps pressée de participer à la vie de Forks mais même temps stressée de tomber sur des connaissances ou des amis d'enfances, ou même de la famille.
- Je pense effectivement que c'est une bonne idée.
Nous mîmes encore certaines choses au point avant qu'elle n'aille dans sa chambre. Elle me laissa seule de nouveaux dans mes pensées.
J'espère que vous avez aimé ce chapitre.
N'hésitez pas à me faire part de vos avis en laissant une review.
On se retrouve LUNDI pour un nouveau chapitre.
oOo-camille-oOo
