Bonjour (ou Bonsoir) à toutes!
Excusez-moi pour ce retard. J'aurais dû poster hier mais j'ai eu un contre-temps. Je vous explique rapidement: Je suis rentrée de mon cours de guitare à 19h45 et après j'ai décidé de me mettre à fond dans les révisions parce que cette année je passe mon bac. Ce mardi 5, j'ai passé une première épreuve.
Sinon, je ne vais pas continuer à parler encore. Je vous laisse lire tranquillement. On se retrouve en bas.
CHAPITRE CINQ
Arrivées chez nous, nous nous faufilâmes dans nos chambres afin de déposer nos affaires et nous changer, nous optâmes ainsi toutes les deux pour des tenues plus confortables avant de rejoindre notre bureau : une très grande salle avec de nombreux écrans. Un mur était totalement couvert d'écrans de télévisions, des images de la ville semblaient jouer - provenant sans doute de caméras. Deux ordinateurs étaient installés sur deux bureaux – quatre ordinateurs. Un grand écran plasma était accroché au mur central et comprenant également une caméra – des visio-conférences ? Il se trouvait dans la salle, une armoire de verre où l'on pouvait voir des armes de toutes sortes. Dans l'ensemble, il était clair que cette salle était la plus sophistiquée sur le plan technologique.
Il était venu le moment de faire notre premier compte rendu à Aro. Alice prit son téléphone et appela en Italie. Son interlocuteur répondit dès la première sonnerie. C'était le cellulaire d'Aro, mais ce fut la voix d'une femme qui s'éleva dans l'air avant que le téléphone ne lui fut retiré.
- Conférence dans une minute.
Il ne s'était pas étendu. Ce qui ne lui ressemblait pas du tout cela dit. D'ordinaire Aro avait tellement de chose à dire qu'il fallait le stopper sinon deux décennies plus tard, nous y serions encore. Je jetai un coup d'œil à Alice et vis qu'elle s'était retournée vers moi, ébahie.
- Ne t'en fais pas. Il va surement nous en dire plus tout à l'heure.
Non, pas une heure. Seules quelques secondes suffirent avant que la tête d'Aro - dans son bureau - apparaisse à sur l'écran central. A ses côtés, il y avait Caïus et Marcus. Les autres n'étaient pas présents. Mais voir la tête d'Alec ne m'aurait pas aidé. Je me serais, sans doute, mis à pleurer toutes les larmes de mon corps le suppliant de me rejoindre. Ils nous saluèrent tous, puis d'un signe de tête, ils quittèrent la pièce fermant la porte derrière eux, et Aro prit la parole.
- Excusez-moi pour tout à l'heure. Je n'aurais jamais dû ramener mon repas dans mon lit, mais je voulais m'amuser un peu. Sulpicia est en déplacement et la chair fraîche me tente depuis quelques jours…
Aro, « roi » des vampires, continuait à déblatérer sur ses mœurs plus ou moins légères. Nous étions tous au courant - au château – qu'il aimait le sexe autant que le pouvoir et qu'il appréciait raconter cette partie de sa vie. Selon moi, son don l'avait aidé à lui ouvrir l'esprit sur le sujet. Il pouvait voir la vie des gens en les touchant. Il était donc évident qu'il pouvait voir des choses intimes. Bon là, il divaguait un peu trop pour moi, il était temps de recentrer sur le sujet.
- Aro, si on pouvait avoir une autre conversation que celle sur ta vie sexuelle, cela m'arrangerait.
Il s'arrêta donc et bouda les bras croisés sur sa poitrine. Alice, excédée, soufla.
- Un « roi » qui ressemble plus à un bébé qu'à un adulte.
Je pris donc les choses en main parce qu'il était claire qu'Alice comme Aro ne comptait pas se comporter sérieusement.
- Nous devons te faire le compte rendu de cette journée. Donc, aujourd'hui, c'était le premier jour de l'année. Le lycée ne m'avait vraiment pas manqué. Personne ne nous a trouvé particulières.
Je lui ai donc raconté notre journée, plutôt banale avant de m'attarder un peu plus sur la vraie raison de notre appel.
- Il semblerait qu'il y ait une grosse probabilité pour que nos parents soient en ville…
- Comment ça ? Je pensais que tes parents vivaient à Phoenix.
- On n'en sait pas plus pour l'instant, nous allons surement faire un tour en ville pour enquêter, mais j'ai discuté avec un des Cullen aujourd'hui et il semble être au courant de plein de chose….
- Un Cullen ? Lequel ?
- Edward…
- Ah ! Et tu n'as rien appris de plus sur lui.
- J'ai jugé plus important de prendre en compte le fait qu'un autre Swan pouvait éventuellement se trouver dans la ville. Je te signale que pour eux, s'il s'agit d'un membre de notre famille que nous sommes soit mortes, soit portée disparues.
- C'est vrai. Excuse-moi.
Et c'est à cet instant que j'ai compris en regardant un plus l'écran – en détaillant Aro – que notre sort ne semblait réellement l'importer. Je savais qu'Aro était à l'affut de tout pouvoir mais je considèrais les Volturis comme ma famille.
- Je pense que nous allons te recontacter une fois qu'on en sait un peu plus.
Et je coupais la conversation avant même qu'Alice ou Aro ne puissent ajouter un mot.
- Alice, nous allons faire un tour.
Et je partis à vitesse vampirique dans ma chambre. Je devais absolument réfléchir. En y repensant, la fugue était une bonne idée pour nous protéger de notre famille, mais additionner les mensonges n'était pas mon fort. J'ai toujours été nul pour mentir. Je sentais que cette histoire n'allait pas bien se finir. De plus, l'attitude d'Edward me mettait mal à l'aise. J'enfilais mes baskets et remontais au salon où Alice m'attendait.
- Alors tu as prévu quelque chose ?
- Je pensais qu'il serait bien de nous entraîner au moins un petit peu parce que nous ne l'avons pas fait depuis que nous sommes arrivées. Mais surtout, nous devons vérifier quel Swan se trouve à Forks.
- Et bien allons-y.
Alice partit enfiler une paire de basket et revint très rapidement à moi. Nous courûmes donc au travers de la forêt dans une direction quelconque. La sensation de vitesse et du vent qui fouette le visage était les meilleures. J'aimais courir lorsque j'étais encore humaine, je faisais même partie du club d'athlétisme ma transformation n'avait rien changé et d'ailleurs pouvoir encore avoir cette sensation me permettait de reconsidérer ma condition de vampire. J'avais décidé de nous laisser humaine car il était préférable que personne ne découvre notre secret, surtout si nous rencontrions des connaissances, des amis de la famille ou des membres de la famille elle-même. Cette mission était faite pour nous dans le sens où nous connaissions les lieux mais, elle était surtout très dangereuse parce qu'il fallait prendre beaucoup de choses en compte.
Nous finîmes par arriver sur le rebord d'une falaise où l'eau du Pacifique semblait claquer fortement sur sa façade. Un peu plus loin – et surtout plus bas – on pouvait voir une plage vide de toute présence. Je décidai donc de rejoindre le sable en marchant tranquillement. L'odeur de la mer qui flottait dans l'air m'aidait à me remémorer des souvenirs d'enfance. J'avais l'impression d'avoir déjà mis les pieds sur ces terres. Mais bon après, à Forks, je savais que toute la côte Pacifique était la même. Je me souvenais malgré tout que nous venions ici avec notre père pour y rencontrer un de ses amis. Un indien et que nous jouions avec son fils. J'entendis soudainement des rires provenir la forêt. Je me retournai vivement et tendis l'oreille quelques secondes. On dirait qu'un troupeau était en train de se déplacer en courant. Je repris donc mon chemin mais accélérait le pas cette fois-ci. Je rejoignis Alice sur la plage. J'enlevai mes chaussures et mon pantalon. Je restai ainsi en shorty. Je retirai également mon gilet, afin de rester en débardeur. Nous observâmes les environs pour savoir s'il n'y avait pas d'humain. Quand nous en fûmes sûres, nous nous séparâmes. Je me dirigeai vers la mer, je m'arrêtai d'avancer lorsque j'eus de l'eau jusqu'à la taille. Alice alla s'entrainer au combat. Elle retira ses chaussures elle aussi qu'elle déposa à côté de mes affaires avant de s'éloigner.
Je commençai donc à m'entraîner. Je levai les mains au ciel faisant ainsi jaillir deux boules d'eau. Toujours à l'aide de mes mains, je rapprochai les boules d'eau pour qu'elles ne fassent plus qu'une, puis je l'envoyai au plus loin. Je continuai mon manège durant, me semble-t-il, dix minutes avant d'entendre des rires se rapprocher de nous. Je sortis donc de l'eau et m'assis sur le sable. Je ne pouvais définitivement pas remettre mes vêtements sinon j'allais les tremper. Alice arrêta ses enchainements et vint s'installer à mes côtés. Nous fîmes mine de parler. Puis, Alice s'arrêta et regarda un point derrière moi. Je me retournai faisant voler mes cheveux dans le mouvement, et vis un homme sortir du bois accompagné de deux adolescents – un de dix-sept ans environ et l'autre, quinze ans peut-être. Ils étaient tous les trois en short avec le torse nu. Au fur et à mesure qu'ils approchaient, je pouvais distinguer des corps musclés à la perfection. Ils avaient le teint halé. Je ne pus détacher mes yeux d'eux. Lorsqu'ils arrivèrent à la plage. Je détournai les yeux afin de regarder de nouveau Alice.
- J'ai l'impression de les avoir déjà vus.
- Je sais, j'ai aussi cette impression. Laissons les venir et on avisera après. De toute façon, nous sommes toujours humaines.
Je chuchotai les derniers mots sachant pertinemment qu'Alice m'entendrait. Nous recommencions à parler quand une voix s'éleva dernière moi.
- Et bien, deux jolies filles seules sur la plage. Qu'est-ce que vous faites ici ?
Je me retournai vivement. Les trois jeunes hommes étaient juste à côté de nous, mais toujours debout.
- Alice ? Bella ?
Et voilà, j'espère que cela vous a plu. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires.
J'envois mon ordinateur en réparation donc, il n'y aura pas de chapitres lundi. Je le posterais quand je pourrais. Et pour me faire pardonner, je vous préviens d'avance qu'il y aura un chapitre bonus.
A bientôt.
SmileyCamille
