Avertissements : Tension sexuelle, brève masturbation non-explicite, Sherlock qui réfléchit trop.

Note de l'Auteur : Comme toujours, merci à tous pour votre incroyable soutien. Cette version de ce chapitre est spécifique à fanfiction . net et une version légèrement plus explicite se trouve sur mon LJ ou mon AO3. Passez sur beautifulfic . tumblr . com pour trouver les liens si vous le souhaitez,, mas honnêtement, j'ai fait de mon mieux pour m'assurer que vous ne ratiez pas grand-chose :D

Avec beaucoup d'amour !

B xxx

Note de la Traductrice : Tout comme l'auteur, je mets ici la version légèrement censuré de ce chapitre, pour les curieux (ou les pervers... non, je plaisante !) un petit tour sur mon compte AO3 vous fournira la version intégrale...


To Light Another's Path : Chapitre Treize

Cela avait semblé être une bonne idée sur le moment, mais maintenant, alors que Sherlock reposait sur l'étroite largeur du sofa avec John, il se demandait si peut-être il avait fait une erreur de jugement. Il avait un torticolis, et son épaule semblait insupportablement raide. Il avait été suffisamment confortable la nuit précédente quand, plutôt que de se déplacer avec précaution de sous le corps de John et de partir vers son lit, Sherlock avait guidé John vers le bas pour qu'ils puissent tous deux être allongés dans l'espace mince disponible.

John avait clairement été exténué par la journée, une ombre délavée de son ancien lui, et bien que Sherlock puisse être inconscient des besoins des autres personnes en général, il pouvait voir le désir de confort de John comme un panneau en néon clignotant. Sherlock était habitué à être nécessaire, mais seulement quand il s'agissait de donner des réponses et de résoudre une affaire. Réaliser que John le désirait, juste lui et pas le crépitement électrique de son esprit emballé était – bien. Très bien, d'une manière que Sherlock ne pouvait pas tout à fait quantifier.

Et donc il était resté où il était, partageant espace, chaleur et le rythme mesuré et régulier de son battement de cœur alors que le sommeil les enveloppait tous les deux.

Maintenant une faible lumière nacrée s'infiltrait à travers les fenêtres, délavant les couleurs de la pièce. Des braises mortes dans l'âtre au papier peint hideux, tout était gris sauf l'homme dans ses bras.

Endormi comme ça John était – eh bien – petit. Absolument humain, complètement vulnérable, et totalement confiant pour que Sherlock ne l'assassine pas, ne dessine pas sur lui ou ne mène pas d'expériences. Même Mycroft refusait de dormir dans la même pièce que Sherlock s'il pouvait l'éviter, en raison de plusieurs incidents plutôt malheureux à travers les années. Rétrospectivement, l'expérience du foie haché (d'une vache, pas de Mycroft) avait peut-être été un peu trop loin.

Sherlock cligna des yeux, ses cils murmurant contre le canapé alors qu'il penchait la tête pour une meilleure vue sur John. D'aussi près il pouvait voir les différents tons dans les cheveux ébouriffés de John : blond, cendre et des traces de gris avec une ou deux touches incongrues de quelque chose de plus chaud, comme la lueur du feu. Il pouvait voir chaque ligne que la vie avait tracé sur le visage de John et sentir la pression des muscles et de la peau : un corps vivant, battant et respirant blotti contre le sien.

Et une partie de celui de Sherlock poussait doucement en retour, plutôt avec insistance.

Il déplaça ses hanches, essayant de réduire la pression et d'augmenter la distance, seulement pour se figer lorsque John fit un son rauque et mécontent et se fixa plus près du côté de Sherlock. Une jambe glissa entre celles de Sherlock avant qu'il ne se calme à nouveau, faisant un unique petit ronflement avant de se taire.

Centimètre par centimètre, Sherlock se détendit dans le canapé, abandonnant tout effort pour s'éloigner. Cela devrait être un inconvénient, cette tanière de captivité. Il y avait toujours une affaire à résoudre, après tout, mais pour une fois l'appel du Travail s'était calmé en un murmure : une promesse que tout le mystère serait encore là quand Sherlock choisirait de revenir.

Il était content de le laisser attendre.

Peut-être qu'il était plus malade qu'il ne le pensait. Ça, au moins, pourrait expliquer ce changement inhabituel dans ses priorités : une évolution qui plaçait John comme étant d'importance égale à une affaire. Une affaire intéressante, plus précisément. Sauf que, non, cela était arrivé depuis le début. Avec la clarté du recul, Sherlock savait que ce n'était pas une soudaine altération, mais une réforme continue. John était entré dans sa vie et, par les plus minuscules accroissements, l'existence de Sherlock avait changé pour l'incorporer dans chaque aspect.

Cela avait été involontaire, et maintenant Sherlock était presque certain qu'il serait impossible à inverser, même s'il le voulait.

Le souffle de John effleurait la ligne exposée de la clavicule de Sherlock, faisant trembler sa peau de délice. Il déglutit étroitement, mettant un frein puissant sur le flamboiement soudain de chaleur qui déferla à travers son corps et piqua la tension entre ses jambes. Il avait espéré que c'était simplement une question de tumescence pénienne nocturne, ou comme John le décrirait sans doute grossièrement, la gaule du matin. Cependant, elle ne semblait pas pressée de s'atténuer, et ne faisait que devenir de plus en plus urgente.

Pas qu'il ne puisse en être vraiment surpris. Il semblait que, malgré les cris de son esprit logique, son corps soit prêt à le trahir. Les efforts de John pour l'empêcher de quitter l'appartement hier auraient dû être irritants : une intrusion importune sur son indépendance. A la place, Sherlock s'était retrouvé déchiré entre l'excitation et l'effroi, indéniablement stimulé par la proximité de John et craintif d'où cela pourrait finalement mener.

Une relation physique était une chose, mais Sherlock s'en tenait à sa certitude que John en attendrait davantage. Pire, Sherlock se retrouvait à l'envisager. Avec d'autres, il n'avait jamais vraiment pris de décision consciente de tenter une relation, le sexe avait simplement découlé en des attentes pour davantage, et il n'avait pas résisté. Cela n'avait jamais bien fini, mais bon il ne s'était jamais vraiment soucié si c'était le cas ou non, en tout cas jusqu'à maintenant.

John changeait tout, mais cela pouvait-il être différent cette fois ? C'était une chose d'accepter comment Sherlock était en tant que colocataire, mais en tant que davantage ?

Cela ne semblait pas plausible.

Non, ses pensées originelles avaient toujours un accent de vérité. Changer la dynamique de leur relation était une décision imprudente, une qui mènerait presque certainement au désastre. Ils étaient amis, juste amis, et c'était tout. Son esprit était résolu, même si son corps et son cœur traître et maintes fois ignoré semblaient avoir d'autres idées.

Prenant une profonde inspiration, il inhala l'odeur du shampoing de John, empreinte qu'elle était maintenant de la fragrance persistante de Londres, de la pluie et du sommeil. Automatiquement, ses bras se resserrèrent autour de ce corps compact, l'étreignant plus près. Sa nuque lui faisait mal avec la forte envie de pencher la tête et d'enfoncer son nez dans la couronne de John, et Sherlock serra les dents alors qu'il la combattait.

Pour être franc, l'argument du 'juste amis' semblait un peu suspect. Peut-être que des amis très proches pourraient dormir en compagnie de l'autre, mais seraient-ils vraiment entrelacés aussi intimement ? Des érections, il était sûr, ne devraient pas être incluses.

Sherlock soupira, fermant les yeux alors qu'il essayait de calmer le grisant battement passionné qui tambourinait à travers son corps. Le pouvoir de l'esprit, se dit-il fermement, bien que dans ce cas il serait bien plus facile d'instiller la tyrannie de ses pouvoirs mentaux si sa chair n'était pas si complètement préoccupée par la lourde présence de John. Sherlock pouvait le ressentir avec chaque centimètre de sa peau : le chatouillement des cheveux à sa mâchoire et le poids de John contre son bras gauche. Les lignes aiguës et dures de ses omoplates contre la paume de Sherlock contrastant soigneusement avec la peau léthargique de la taille de John sous le bout des doigts traîtreusement errants de la main droite de Sherlock.

Elles bougeaient toutes seules, ces pulpes de peau sensible, explorant le fin coton bon marché et caressant dessous vers la courbe vulnérable et sans défense de l'abdomen de John. Des poils établissaient un chemin en ligne droite sur les crêtes du muscle droit de l'abdomen, une promesse de dureté sous le doux fléchissement de l'estomac de John. La déclivité de son nombril était une brève oasis humide au milieu de l'étendue sèche comme le désert de la peau, et Sherlock ferma les yeux, déglutissant fermement alors qu'il se forçait à arrêter.

Cela ne pouvait pas continuer, cette guerre civile du corps et de l'esprit, associée à la franche trahison d'un cœur. Il devait prendre un engagement, dans une direction ou une autre, et tenir sa position. Quoi que ce soit d'autre était simplement de la torture, à la fois pour lui-même et pour John.

John, qui n'était pas aveugle quand il s'agissait de questions telles que celle-ci – qui avait non seulement vu tout le désir révélé de Sherlock quand il l'avait eu dos au mur contre la porte mais, il semblait, son incertitude également. Cette fois il n'y avait pas eu d'interruptions pour tempérer le flot de mots ou de questions, pourtant John avait maintenu son silence tout de même, ne disant rien alors même que le bref flamboiement de joie dans ses yeux devenait froid avec du regret perplexe.

Se blesser était une chose, mais causer de la douleur à John en était une toute autre : complètement inacceptable.

John se déplaça encore, son bras bougeant pour reposer à travers la déclivité de la taille de Sherlock, la main se blottissant maladroitement sous la soie entortillée de la robe de chambre de Sherlock et trouvant le mince intervalle entre le pantalon en coton et le t-shirt qu'il portait. Une pression chaude, légèrement rugueuse, s'installa sur la ligne du flanc de Sherlock, et chaque nerf s'embrasa.

Sa colonne vertébrale essaya de s'enrouler et de se cambrer alors que son souffle s'accrochait dans sa poitrine, piégé sous les barreaux de ses côtes. La chair de poule parcourut tout son corps, suivie par le mitraillage de chaleur qui battit vers l'extérieur seulement pour revenir en bouillonnant : des vagues sur les abords nets comme du sable de ses nerfs tremblants. Le poids étouffé entre ses jambes s'aviva, se durcit, non plus simplement insistant mais vif, et la voix de Sherlock s'accrocha sur un souffle gémi.

Combien de temps cela faisait-il depuis qu'une autre personne avait touché son corps, pas par besoin médical mais à cause du désir de le faire ? Il essaya de se souvenir, de renvoyer son esprit vers la dernière personne avec qui il avait couché au nom d'une expérience, mais la réponse lui échappa, le simple acte de satisfaire un besoin effacé une fois que son utilité était passée.

Il était habitué au contact frais de la mort, sa présence froide à la fois à ses côtés et autour des victimes qu'il voyait si fréquemment, mais la chaleur de la main de John était quelque chose d'entièrement différent. Pas nouvelle, pas exactement, parce que bien que le reste du monde recule et garde ses distances, John se rapprochait toujours. Pourtant à part quand il pansait des blessures ou traitait la maladie, il y avait toujours la barrière du tissu entre eux, ou tout contact était limité aux extrémités : de la chaleur sur les frontières de l'existence de Sherlock.

Maintenant le pouce John l'effleura, juste une fois, sur le bord inférieur de la cage thoracique de Sherlock avant de se décider pour l'immobilité une fois de plus, et Sherlock pouvait sentir sa conscience entière se réduire au point de contact. Baker Street s'évanouit, l'éclairage croissant de l'extérieur devenant dénué de sens alors que ses sens s'enfonçaient vers l'intérieur, savourant la magnifique simplicité du ressenti. Pas des tâtonnements à la hâte dans le noir, poussés par le désir et le désespoir, mais quelque chose de plus résolu et constant : John.

Sherlock ne s'était jamais considéré en manque de contacts. De telles choses étaient un critère pour les autres personnes; celles poussées par les besoins et exigences de leurs corps. Pourtant alors qu'il était allongé là, son être tout entier tendu et attentif, il se retrouva à questionner son rejet précédent.

L'amour de sa mère avait été sporadique et distant, celui de son père non-existent, et Mycroft avait été élevé dans le même moule que Sherlock, bannissant le corps en faveur des prouesses mentales. Pourtant John avait amené avec lui quelque chose de plus, et les tournants de leurs vies ensemble avaient mené là, à cet endroit, où une simple caresse innocente pouvait réduire Sherlock à tant de besoin insoutenable.

Cependant, c'était une chose spécifique, un critère ciblé. Ce n'était pas simplement n'importe quelle tactilité qu'il voulait, mais celle de John, comme si ces mains capables de chirurgien étaient les seules qui conviendraient aux lignes et angles du corps de Sherlock. Comme si, même endormi et silencieux, il pouvait entrer le code qui amenait la chair de Sherlock à une vie étincelante et tremblante, aussi éblouissante et kaléidoscopique que la tornade de son esprit : pas un simple transport après tout.

"Je ne peux pas faire ça," murmura Sherlock à l'air immobile, l'admission de l'échec choquante, même si c'était seulement pour ses oreilles. Il n'était même pas sûr de quoi il parlait. Voulait-il dire qu'il ne pouvait pas se rapprocher, ou qu'il ne pouvait pas s'éloigner ? Les deux semblaient également impossibles, bien au-delà de ses capacités. Il pouvait donner un sens aux puzzles les plus déroutants de la civilisation, et pourtant ça, quelque chose que les autres personnes faisaient tous les jours, restait une énigme.

"Ne peux pas faire quoi ?"

La douce question de John agita l'air, et Sherlock sentit son corps se figer, un violon attendant l'écrasant crescendo. Sa pomme d'Adam s'agita alors qu'il déglutissait, son esprit fonçant à travers les réponses possibles qui reposaient devant lui. Un mensonge serait si facile, n'importe quoi de clamer être trop malade pour quitter l'appartement (peut-être presque vrai) à ne pas pouvoir résoudre l'affaire (franchement incroyable), mais John le regardait, les yeux bleus fatigués mais concentrés.

"Depuis combien de temps es-tu réveillé ?" demanda Sherlock, sa digression maladroite et sa voix rocailleuse par manque d'utilisation. Il essaya de repenser au moment où les mouvements de John étaient passés d'évidemment inconscients à quelque chose de plus manifeste, mais il ne put pas rappeler l'instant. Il avait été trop perdu dans ses propres pensées pour prêter attention. Cela dit, le fait que John n'ait pas bougé pour se dégager – sa main s'attardant toujours sur l'estomac de Sherlock et sa jambe parfaitement insinuée entre les cuisses de Sherlock – suggérait que peut-être aucun des deux mouvements n'avait été entièrement accidentel.

"Mon estomac est chatouilleux," murmura John comme moyen de réponse, une trace de sourire courbant ses lèvres alors que Sherlock essayait de ne pas gigoter d'embarras. Donc John était réveillé depuis l'exploration peu judicieuse et impromptue de Sherlock. Soit John était un meilleur acteur que Sherlock ne l'avait jamais imaginé, ou il avait simplement été trop oublieux pour remarquer les signes d'éveil – trop absorbé par la forme physique de John pour remarquer l'homme à l'intérieur remuant de retour au pays des conscients.

Pourtant John ne protestait pas, ou ne marmonnait pas d'embarras, ou n'essayait pas de chercher une forme de fuite. Il était allongé immobile dans les bras de Sherlock, la tête nichée sous le menton de Sherlock et l'oreille pressée sur le battement du cœur de Sherlock comme s'il n'y avait nulle part ailleurs où il préférerait être. Il ne mentionnait non plus pas du tout l'excitation de Sherlock, piégée qu'elle était entre eux. Bien que peut-être c'était davantage par politesse.

Il se déplaça légèrement, et réalisa tardivement que John était dans un état similaire. La réalisation dessécha entièrement sa gorge, le laissant tendu et essoufflé. La paume de Sherlock le démangeait de se déplacer, de bouger vers le bas et d'explorer cette variabilité dans la topographie de John – une arête éphémère et durcie. Il voulait connaître sa forme, son poids, son goût...

Sherlock déglutit, sa bouche abruptement inondée de salive : une saturation suivant la brève sécheresse. Le pouce de John caressait à nouveau le long de sa dernière côte, et Sherlock se mordit la lèvre alors qu'un souffle d'air glissait sur sa clavicule. La respiration de John, plus rapide et superficielle maintenant, susurrait en harmonie avec celle de Sherlock, et il pouvait sentir la chaleur sur le visage de John contre son épaule, rouge et torride.

"Sherlock ?" La voix de John avait l'air serrée, presque comme s'il avait mal, mais pas tout à fait. Le timbre était trop profond pour ça, les cordes vocales détendues et gonflées par le flux accru de sang. Sa main abandonna la cage thoracique de Sherlock, raclant la soie emmêlée et le coton jusqu'à ce que le bout de ses doigts repose contre la mâchoire de Sherlock, l'empêchant par la plus légère des pressions de se détourner. Ce n'était pas de la captivité, pas même la menace de ça, pourtant il n'aurait pas pu s'échapper même s'il avait essayé. "Sherlock, que ne peux-tu pas faire ?"

"Je –" Il s'arrêta, des phrases avortées filtrant à nouveau dans son esprit. "C'est – Je ne peux pas faire ça. Tu – ça – ça va tout ruiner. Je ne pourrai pas être ce que tu voudras."

La main de John se crispa, une brève pulsation de mouvement qui fit chanceler le cœur de Sherlock, mais il ne recula pas. A la place John eut l'air de se forcer à se concentrer – éloignant son esprit du martèlement de basse instinctif de la chair pour se concentrer sur ce que voulait dire Sherlock. Sa langue passa comme une flèche sur ses lèvres, un soupçon de rose plus pâle qui attira le regard de Sherlock, et il ferma les yeux – un petit peu trop longtemps pour un clignement – avant de les rouvrir.

"Ce que je veux," dit John d'une voix rauque, "c'est toi."

Le souffle de Sherlock se coinça, ses oreilles bourdonnant des mots de John. Il le savait déjà, bien sûr, l'avait vu écrit sur le visage de John lors de plus d'occasions qu'il ne préférait en compter, jamais reconnu mais toujours secrètement apprécié. Pourtant rien n'était comparable à entendre vraiment les mots : une phrase tendre qui modelait l'air calme de Baker Street. Cela fit chanter son corps, appuyant comme s'il pouvait se fondre avec John alors même que son esprit hurlait et que sa voix se coinçait dans sa gorge.

"Non, tu – ce ne sera pas simplement –" Sherlock s'interrompit, baissant la tête jusqu'à ce que son front repose contre celui de John. C'était plus facile à dire s'il fermait les yeux, s'il ne pouvait pas voir la réalisation finale de John que, comme toujours, Sherlock avait raison. "Le désir physique ne restera pas statique et immuable. Tu voudras développer une relation émotionnelle, et une fois que ça échouera nous ne pourrons pas revenir ici – à ça. Je ne peux pas perdre ça."

Il cligna des yeux pour les ouvrir, détestant son problème d'élocution et l'alarme/le désir/le désespoir évident qui menaçait de mettre un côté gémissant à sa voix. Son corps entier semblait être trop remonté, une corde vibrante et tremblante attendant la réponse de John. La main qui tenait sa mâchoire en coupe ne s'était pas déplacée, reposant telle qu'elle était sur la crête de l'os et le pouls, et Sherlock se rendit compte tardivement que les doigts de l'autre main de John s'étaient noués fermement dans le coton du t-shirt de Sherlock, agrippant le tissu dans un poing serré et implacable comme s'il avait peur que Sherlock file.

Pourtant c'était le silence de John que Sherlock craignait. Chaque souffle muet étirait la paix, et il n'osait pas baisser les yeux vers l'expression de John. A la place, il resta immobile : un homme attendant le jugement. John serait soit d'accord, et cette proximité serait tout ce qu'ils partageraient jamais, soit il discuterait et pousserait et ils mettraient les pieds sur la route vers le désastre inévitable : un voyage agréable, peut-être, mais une odieuse destination où leur dualité même les ferait voler en éclats.

Enfin, John soupira, et sa main se déplaça, tomba sur l'épaule de Sherlock et glissa le long de son bras. "Sherlock, je ne veux pas simplement ce toi," murmura-t-il, semblant indiquer le corps de Sherlock avant que la pulpe de son doigt ne change de direction, pressant d'abord sur le sternum de Sherlock et ensuite sur le point au centre de son front. "Je veux le toi qui est là-dedans aussi. Je ne – Je ne m'attends pas à ce que tu changes. Je ne veux pas que tu changes. Est-ce si difficile à croire ?"

Oui. Ça l'était. La tendance à s'aliéner les gens et à laisser des morceaux de corps dans le frigo n'était pas des traits de personnalité qu'un être humain recherchait dans un partenaire romantique. Pas même une personne aussi unique que John.

"Mais –"

"Non, tais-toi simplement pendant une minute, d'accord ?" Le doigt se transféra aux lèvres de Sherlock, frôlant doucement leur courbe avant de reculer. John s'appuya sur son coude, baissa les yeux vers Sherlock avec quelque chose brûlant intensément et férocement dans les yeux. "Je comprends ce que tu dis. Tu ne veux pas prendre le risque de voir ce que nous pourrions être, parce que tu ne veux pas perdre ce que nous avons. Tu penses que c'est couru d'avance – qu'il est impossible que ça puisse réussir."

Il avait l'air blessé à cette pensée, vengeur comme s'il pouvait voir la douleur que chaque interaction ratée et que chaque insulte qui passait avaient jamais écrites sur la vie de Sherlock. Une fraction de seconde plus tard, l'expression avait disparu, et John continua.

"Mais ne vois-tu pas ? Tout ce que nous avons fait, tout ce temps, toute cette amitié que nous avons –" Il s'humidifia les lèvres, butant sur ses mots alors qu'il essayait de s'expliquer. "Je connais le vrai toi. Pourquoi est-ce que je m'éloignerais de ça ? Pourquoi voudrais-je quoi que ce soit de différent ?"

John tremblait, Sherlock pouvait sentir les frissons traversant le corps plus petit et plus large près de lui. Combien est-ce que ça pouvait coûter à John de mettre tout ça en mots ?

Sherlock essaya de parler, de donner aux doutes dans son esprit force et substance, mais il apparaissait que sa voix l'avait abandonné, laissant ses lèvres écartées et impuissantes alors que John lui faisait un sourire doux, triste sur les bords, mais pas accusateur.

"Je ne vais pas prendre ce que tu n'es pas prêt à donner, Sherlock. Si tu es sûr que tu ne peux pas faire ça, alors très bien. C'est bien. Juste, penses-y simplement, d'accord ?"

John hocha la tête, ce bref mouvement soldatesque qui signifiait qu'il était à court de mots. Sa main s'attarda pendant un moment, tremblant légèrement là où elle était pressée contre les côtes de Sherlock, sur le battement sourd, vibrant et précipité du cœur de Sherlock avant qu'il ne la retire. "Je – Je vais prendre une douche. Je ne veux pas être encore en robe de chambre quand Lestrade arrivera."

Sherlock cligna des yeux, levant la tête pour regarder John traverser la pièce vers la salle de bain. Ne fuyant pas, rien de ce genre; en fait, il donnait de l'espace à Sherlock, comme s'il avait d'une manière ou d'une autre relevé le côté affûté, confus et vibrato de l'humeur de Sherlock et réagi en conséquence. Il avait la force de bouger quand Sherlock ne l'avait pas et fournissait de la distance quand elle était nécessaire.

John, encore une fois, avait prouvé être imprévisible : bien au-delà des estimations de Sherlock. Il n'avait ni poussé, ni n'était devenu émotionnellement désengagé. A la place, il avait rendu clair ce qu'il voulait – Sherlock, tout de Sherlock et tout ce qu'il avait à offrir – et avait ensuite placé la décision, fermement et honnêtement, entre les mains de Sherlock.

Où ils allaient à partir de là dépendait de lui.

John avait abandonné complètement le contrôle de la situation à Sherlock – un acte que Sherlock n'était pas certain d'être un jour assez brave pour le rendre. Pourtant John n'était rien si ce n'était courageux, et Sherlock était laissé étendu dans le cocon vide qu'ils avaient partagé, parfumé par John et par le désir alors que ses pensées oscillaient et se heurtaient les unes aux autres dans une pagaille de sentiments.

Bonheur, soulagement, inquiétude, incrédulité... ils se battaient tous pour la dominance, soulignés par le reflux persistant de son excitation, atténuée maintenant par la panique et le trouble émotionnel. Pourtant avec quelques mots simples, John était encore une fois devenu un conducteur de lumière, révélant un autre angle de perspective précédemment inconsidéré.

John le désirait. Pas un autre lui, un faux lui, un pseudo-être-humain de sa propre création. John avait vu tous les maux dont Sherlock était capable, avait habité avec le bazar, le sang et les ténèbres de ses humeurs et connaissait la somme des parties de Sherlock, et pourtant il ne s'était pas détourné. John croyait qu'ils pourraient fonctionner, qu'ils ne plongeraient pas dans une destruction mutuellement assurée, qu'ils pouvaient ne pas être juste amis ou amants, mais les deux.

Sherlock se redressa, faisant courir son pouce sur sa lèvre inférieure alors que son esprit continuait à tourner. Était-ce vraiment possible ? L'espoir traître qui s'était enroulé à travers lui pendant des jours commença à éclore, devenant plus fort avec chaque souffle qui passait, mais Sherlock le poussa de côté impitoyablement. Non, ça ne pouvait pas être quelque chose née d'une joie sans réserve d'un instant. Cela avait besoin d'une pensée consciencieuse. Pour son bien et celui de John, il devait être sûr.

Ils n'en méritaient pas moins tous les deux.

Se mettant sur pieds, il tira sa robe de chambre en soie autour de lui, écoutant les éclaboussures et la cascade de la douche. Il était bien trop facile pour son esprit de se distraire, ses pensées filant à nouveau vers de la chair chaude et des contacts doux comme de l'eau trouvant le point le plus bas dans un terrain.

Nier son désir pour John était complètement inutile. L'image de lui nu sous le spray fumant de la douche passa devant l'œil de son esprit, et Sherlock se retrouva à chanceler là où il se tenait, terriblement tenté de simplement rejeter ses inquiétudes et de rejoindre John dans les confins étroits et humides de la salle de bain.

Serait-il surpris, ravi ? Est-ce qu'il serait en train de se toucher ?

Sherlock souffla une expiration, se forçant à marcher à grands pas dans sa chambre puis à fermer la porte. C'était le problème – l'acéré de sa lame à double tranchant d'incertitude. Les décisions rationnelles étaient impossibles à prendre parmi une mer de désir embuée par les hormones. Le corps se dupait, la chair disant des mensonges à l'esprit pendant que la symphonie du cœur devenait discordante et dissonante. Dans toute son expérience, Sherlock n'avait jamais rien trouvé pour prouver que l'amour était plus qu'un déséquilibre chimique dans le cerveau : étourdissant, déroutant et par-dessus tout transitoire.

Même si John était certain qu'il ne se lasserait pas que Sherlock soit tellement lui-même, il y avait encore une chance que tout cela puisse être une sensation fugace. Une chose amenée par le désir qui, une fois que le pétillant de la testostérone et de l'ocytocine aurait reflué, deviendrait ennuyeux et insignifiant : l'existence de John enfin quantifiée.

Avec un soupir, Sherlock s'assit au bord du lit, ses coudes sur ses genoux et la tête cramponnée inutilement dans ses paumes. Était-ce facile pour les autres personnes ? Ils semblaient tomber dans ces choses presque aveugles, essayant les partenaires comme d'autres essaieraient des vêtements jusqu'à ce qu'ils aient trouvé la bonne correspondance. Est-ce qu'ils n'utilisaient pas leurs cerveaux du tout, ou est-ce que l'être humain moyen était entraîné à ignorer les doutes murmurant de logique et de confusion et à simplement suivre l'impératif de procréation aveuglément ?

"La salle de bain est libre," annonça John, et Sherlock leva la tête pour regarder fixement d'un air absent sa porte de chambre. Il se serait attendu à ce que John ait la voix tendue, nerveuse et en conflit : un homme changé. A la place c'était juste ses tons normaux de John, empreints des plus faibles notes de quelque chose de doux et chaud. Sherlock s'attendait à ce qu'il hésite, fasse des réflexions et bouillonne d'impatience. C'était ce que Sherlock aurait fait, après tout, avec la question sans réponse de "Penses-y simplement, d'accord ?" s'attardant dans l'air de Baker Street.

Mais bien sûr, John n'était pas lui. Il était l'opposé : une dichotomie sans défaut. Il cédait là où Sherlock poussait et résistait là où Sherlock succomberait. Il connaissait John mieux que ça – que tous ces petits doutes mesquins – et pourtant cette connaissance était insuffisante pour atténuer ses peurs.

Se mettant sur pieds, il avança à grands pas vers la porte de la chambre, l'ouvrant et se glissant dans la salle de bain, laissant sa robe de chambre en une traînée de soie derrière lui alors qu'il fermait la porte et effeuillait ses vêtements. L'air était chargé d'humidité, les vapeurs s'accrochant au miroir en un voile de buée et une prometteuse chaleur tropicale.

C'était ce dont il avait besoin. La linéarité. Le simple écoulement de l'eau de A à B, interrompu seulement par lui-même l'aidait souvent à rincer les pensées étrangères de son esprit. Combien de fois s'était-il tenu là, la peau rose et les lèvres couvertes d'humidité alors qu'il permettait au jaillissement de condenser ses pensées en un seul flux cohésif – quelque chose qu'il pouvait comprendre ?

Sherlock s'avança sous le spray et baissa la tête sous la cascade, sentant les pensées se libérer de son esprit comme des plumes échappées tombant d'une aile d'un oiseau, dérivant pour reposer, inutiles et oubliées, à ses pieds. Ses doigts cajolèrent ses boucles, leur permettant de s'entortiller, libres et léthargiques autour de la base de son cou, plaquées à son scalp alors que le concerto trémolo de ses pensées s'aplanissait en quelque chose de logique et de concis.

Il était un génie, un détective consultant : résoudre des puzzles était ce qu'il faisait. Peut-être que ce n'était pas quelque chose d'aussi simple et direct que l'estocade du meurtre, mais il était encore capable de le briser et d'examiner chaque composant. C'était un genre différent d'affaire, et une qu'il avait l'intention de résoudre. Tout ce qu'il avait à faire était de prendre le temps d'observer.

Sauf que, pour une fois, la cible de son examen n'était pas le monde autour de lui, ni les personnes pressées et vacillantes qui le remplissaient, mais le froid miroir vide du soi.

Avec un soupir, Sherlock baissa la tête, écoutant le son de son exhalation amplifié par l'espace autour de lui. Il remua la vapeur qui s'élevait, entrelaçant les volutes dans un bref moment d'extase avant qu'elles ne se disloquent à nouveau, laissant Sherlock à la simplicité à percussion de la fausse pluie autour de lui. Ses mains bougeaient en mouvements lents et réguliers, étendant la mousse à travers ses cheveux et sur sa peau alors que le twist de son esprit ralentissait en une valse plus gérable.

Une partie de Sherlock se demandait si c'était inévitable – si lui et John avaient été destinés à prendre cette décision depuis le moment où ils s'étaient rencontrés à Bart. Leur compatibilité instantanée semblait être immunisée à toutes les excuses (Je suis marié à mon travail) et au déni (Je ne suis pas son rencard !)

Un faible sourire courba les lèvres de Sherlock alors que la protestation maintes fois répétée de John résonnait dans sa tête. Comment est-ce que ça serait ? Amants dans tous les aspects ? Est-ce que ça serait vraiment si différent, ou serait-ce simplement les Sherlock et John qu'ils connaissaient déjà, mais avec les dernières barrières retirées ? Ils vivaient déjà ensemble, après tout. Leurs finances étaient partagées, bien que, il fallait l'admettre, c'était plus parce que Sherlock ne pouvait pas se déranger pour de telles choses et que John faisait des histoires si les factures n'étaient pas payées. John prenait le lait et la nourriture et Sherlock mangeait occasionnellement la-dite nourriture et débarrassait une expérience qui avait causé trop de désarroi...

Non, la principale différence serait l'intimité. Ces quelques promesses volées de quelque chose de plus seraient autorisées à sortir à découvert. Il aurait la permission de toucher John quand il le voudrait, d'explorer et dresser la carte de ce corps qui avait poursuivi le sien pendant si longtemps, et ressentir la passion de John en retour. Tout ce qui avait pressé contre lui dans les confins du canapé serait disponible, non plus séparé par la frontière du platonique douteux.

Sherlock ferma les yeux, sa main dérivant plus bas sur le plan glissant d'eau de son abdomen alors que son souffle s'accrochait dans sa gorge. Les questions embuant son esprit s'éloignèrent, tombant sous la brûlure lumineuse du souvenir, à la place. Mille petits contacts : des traînées absentes du bout des doigts sur le dos de sa main, la paume de John solide et dure sur le tissu de la chemise de Sherlock, le repoussant en sécurité. Son odeur, plus épaisse, plus sombre dans l'esprit de Sherlock maintenant et la preuve dure et proéminente du désir de John pressée contre lui de juste ce matin.

Un flot d'images se déversa dans son esprit, des traces de sensations chuchotant sur son corps alors qu'il s'assistait, incapable de résister à l'attirance sombre et douce du désir qui déferlait dans son abdomen et plus bas, entre ses jambes.

Cela ne prit pas longtemps, et Sherlock trembla avec sa libération alors qu'il s'effondrait sur le côté, appuyant son poids sur une épaule alors que des respirations serrées et haletantes ralentissaient à un rythme normal et que la course de son cœur ralentissait. Le physique reflua, remplacé une fois de plus par le dominance cohésive et logique du cerveau, et Sherlock soupira alors qu'il se rinçait et frottait sa paume sur sa nuque.

Il ne se sentait pas aussi assouvi que d'habitude. Vraiment, le tranchant de la pression avait disparu, mais le désir frémissait encore sous sa peau, une source sans fin qu'aucune auto-gratification dans la douche ne pouvait apaiser. A quel point cela allait être gênant ? Était-ce ainsi qu'il allait se sentir désormais, sa chair si indéniablement, spécifiquement à l'unisson de la simple présence de John qu'il ne pourrait pas avoir quoi que ce soit d'autre que le plus léger soulagement ?

Était-ce un autre danger, un qu'il n'avait pas anticipé ? Est-ce que John passerait d'atout à déficit, parasitant la concentration de Sherlock loin de l'affaire et du Travail ?

Marmonnant un juron bien choisi au fracas incessant de son cerveau, Sherlock ferma les robinets de la douche, sortit et enroula une serviette autour de sa taille alors qu'il exécutait sa routine matinale avec une efficacité brutale : dents brossées, début de barbe banni sous la glissade d'un rasoir, cheveux domptés à contre-cœur jusqu'à ce qu'au moins il ait l'air de lui-même – pas embrouillé par le désir ou la confusion mais aussi fermement en contrôle que d'habitude.

Seules les lignes à peines visibles autour de ses yeux suggéraient autre chose, et il passa les doigts sur leurs stries, trop subtiles pour être ressenties par le contact humain avant de laisser tomber sa main à son côté et de se diriger vers la chambre pour trouver ses vêtements.

C'était comme mettre une armure, se rendit-il compte, tracer un trait entre le Sherlock qui s'était réveillé avec John dans ses bras et l'homme qui était le seul détective consultant de Londres. Sa chemise murmura sur sa peau, les boutons rapidement manipulés par des doigts adroits alors que le reste de sa tenue se mettait en place. En dessous, il se pouvait qu'il se sente toujours comme un chaos de sentiment ruisselant et impuissant, mais en surface il avait l'air aussi capable que d'habitude. Inchangé.

Il entendait le tintement de John préparant le petit-déjeuner dans la cuisine : le sifflement et le vrombissement de la bouilloire et, alors qu'il quittait sa chambre, le faible bourdonnement désajusté du grille-pain, qui n'avait plus jamais été le même après que Sherlock l'ait démonté pour une expérience. Tout semblait si normal, comme si le monde n'était pas au bord d'un choix, et Sherlock se retrouva à s'attarder avec hésitation aux abords de la cuisine, à regarder John verser des céréales et du lait dans un bol avant de tendre une main, la paume vers le haut, avec deux paracétamol luisant comme des perles parmi la peau marquée de sa main.

"J'ai pensé que tu pourrais avoir besoin de ça," dit John, en poussant une tasse de thé d'un air éloquent le long de la surface en direction de Sherlock. "Tu ne te sens probablement pas encore à cent pour cent."

Sherlock traversa l'espace intermédiaire, hésitant une fraction de seconde avant de plonger le bout des doigts dans la coupe de la paume de John, retraçant très légèrement la peau chaude avant qu'il ne soulève les comprimés.

Son torse semblait plein de mots, sa gorge chargée de leur présence, mais à la fin il ne put donner forme à aucun.

"Merci."

C'était un fragment ambigu de gratitude, et Sherlock s'attendait complètement à ce que John demande une clarification. Il l'attendit, le moment où la blessure de confusion serait ouverte à nouveau dans sa tête alors que John exigeait une réponse : la limite de temps de patience maintenant expirée.

Pourtant John avait plus de jugeote. C'était là dans l'inclinaison de sa tête, la lueur de ses yeux et le sourire qui courbait ses lèvres. Il se tenait toujours comme un soldat, préparé pour le combat, mais il y avait une douceur en lui qui en disait long de compréhension. Il savait que Sherlock ne parlait pas des comprimés, mais plutôt du cadeau de l'espace pour penser et du temps pour faire le bon choix.

"De rien, Sherlock."


A la semaine prochaine, les loulous !