Avertissements : Malpolitesse, deux hommes au lit, baisers, partage de douche.
Note de l'Auteur : Garrard's est vrai bijoutier de Londres, un des plus anciens et prestigieux du monde. La Coupe Éternelle est une taille créée par leur chef tailleur de joyaux et aucune violation de propriété n'est intentée par l'utilisation du nom de cette technique dans l'histoire. Comme toujours merci à tous d'être géniaux. Vous êtes les meilleurs !
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Avec beaucoup d'amour !
B xxx
To Light Another's Path : Chapitre Seize
La conscience trouva John doucement, se déployant sur lui comme de chaudes vagues d'océan alors que le dernier voile de sommeil bienheureux s'éloignait. Il se sentait détendu et content, pelotonné dans le cocon du lit de Sherlock avec un autre corps lourdement vautré à moitié sur son dos. Il sentait la douce chatouille de boucles contre sa peau et la bouffée murmurante de chaque souffle qui circulait à l'intérieur et à l'extérieur du torse de Sherlock.
Un sourire apparut sur ses lèvres, qui avaient toujours une sensation un peu gonflées par les baisers et attaquées par l'éraflure persistante des dents de Sherlock. En fait, diverses parties de lui lui faisaient mal d'une manière qui le faisait se sentir à la fois suffisant et environ dix ans plus jeune. Il aurait dû savoir que si courir dans les rues de Londres avec Sherlock Holmes l'avait ramené à la vie alors le sexe avec cet homme le renverserait.
Le souvenir de la nuit précédente s'épanouit entièrement, et John prit une brusque inspiration alors que la chaleur s'enflammait le long de ses veines et faisait picoter sa peau. Des contacts maladroits, des baisers désespérés et Sherlock dans toute sa gloire éblouissante. Toute cette concentration aiguë absorbée – pas par une affaire – mais par John, comme s'il était le puzzle le plus riche et le plus brillant sur lequel Sherlock soit jamais tombé.
Dieu, cela avait été comme un rêve : tout ce que John voulait et pensait ne jamais pouvoir avoir, enthousiaste et désireux pour lui, complètement ouvert comme s'il n'y avait rien d'autre au monde dont Sherlock avait besoin. Sans le poids chaud de Sherlock affalé sur lui, John aurait suspecté que c'était simplement un autre – bien que vivace – fantasme, comme tant d'autres qui s'étaient brossés sur la toile de son sommeil.
Sauf que ce qu'ils avaient partagé la nuit précédente n'avait pas été le simple éclair du désir, rapidement rassasié. Toute la journée, depuis la rencontre dans le bureau de Monroe, Sherlock avait regardé John comme s'il était un homme affamé et que John était un festin. Cela avait été le même coup d'œil de désir que John avait vu avant, dans l'appartement, mais amplifié cent fois, pas simplement de la chaleur mais un besoin brûlant et torride.
Il avait su dans l'ascenseur que quelque chose de fondamental avait commencé à changer : les premières secousses avant que la terre ne tremble et que le monde ne change pour toujours. Où il avait autrefois vu l'incertitude sur le visage de Sherlock, il y avait eu l'éclair de la passion téméraire à la place. Ces incroyables yeux en kaléidoscope cosmique s'assombrirent à la couleur des mers tropicales battues par les tempêtes, communiquant tellement d'émotion par le passage d'un regard.
John s'était attendu à ce que Sherlock soit cinglant à propos de sa manifestation possessive dans le bureau de Monroe, qu'il fasse étalage de son indépendance comme tant de partenaires de John l'avaient fait auparavant, mais il avait eu tort. A la place c'était comme si l'étincelle du désir de Sherlock avait trouvé ignition, brûlant vivement, surpris et content du comportement de John, même s'il était déplacé.
Puis, après ça, instant après instant passèrent où John sentit l'attraction du nœud de chaise entre eux. Quelque chose tirait sous ses côtes, le rapprochant de Sherlock à chaque opportunité. Il y avait eu le trajet en taxi, où la tentation de voler un baiser l'avait laissé tremblant et inconscient de tout le reste. Puis il y eut la soirée entière Chez Angelo, à regarder la bouche de Sherlock alors qu'il parlait, à moitié hypnotisé par chaque parole.
Pourtant malgré tout ça – le désir enchanteur, la chaleur humide de Sherlock, le sexe incroyable – c'était ce que l'acte promettait qui se nichait dans l'esprit de John et faisait que son cœur semblât gonflé et inondé de joie. Sherlock avait fait son choix. Il avait décidé de risquer tout ce qu'ils avaient – leur amitié et leur loyauté – dans l'espoir de davantage, et John avait l'intention de s'assurer qu'il ne le regrette pas.
"Je peux presque entendre les rouages tourner dans ta tête," murmura Sherlock, sa voix abaissée d'une demi-octave par le sommeil. Le ton faisait des choses merveilleuses au corps de John, donnant l'impression que ses poumons étaient trop pleins d'air et augmentant la pression entre ses jambes où son excitation était piégée entre son corps et le matelas.
John fit un 'hum' d'acquiescement, bien trop satisfait et content pour exprimer une réponse. Par le Christ, c'était parfait. Il voulait préserver ce moment pour toujours. Juste lui et Sherlock, ensemble au début de quelque chose de nouveau.
Le bout du nez de Sherlock frotta la peau entre les omoplates de John, donnant un coup de tête contre lui comme un chat avant que Sherlock ne s'étire, tout en membres longs et en peau nue et glissante. La sensation était suffisante pour faire que l'intérêt paresseux et laconique de John devienne bien plus concentré, surtout quand l'arête indéniable de l'érection de Sherlock poussa légèrement contre sa hanche – pas exigeante, juste là.
Il n'avait aucune envie de laisser ça être gâché.
Saisissant le poignet de Sherlock, John tira et roula, riant doucement au "Oh !" surpris de Sherlock qui se termina avec Sherlock sur le dos sur le matelas et John à moitié au-dessus de lui à la place. Tous deux étaient dangereusement proches du bord du lit, mais John ne pouvait vraiment pas se résoudre à s'en soucier. Comment le pouvait-il quand il avait la longueur merveilleuse de Sherlock, grand, gracieux et étendu ingénument sous lui, presque aussi pâle que les draps sauf le rougissement s'attardant sur la crête de ses pommettes et le flamboiement de ses yeux ?
Sherlock souleva un sourcil, une taquinerie et un défi, tout cela en même temps. Un bruit rocailleux se coinça dans la gorge de John alors que les jambes de Sherlock bougeaient, tournant pour qu'ils s'emboîtent, indéniablement reliés d'une manière qui ne laissait absolument rien à l'imagination.
"Oh, mon Dieu," murmura John, fermant les yeux pendant une brève seconde pour savourer la sensation de Sherlock aussi près, tellement près et menaçant de briser son cerveau à nouveau. "Puis-je – ?" Sa main dériva de manière significative sur le côté de Sherlock, sa peau tremblant alors que les doigts habiles de Sherlock commençaient à jouer sur lui comme une symphonie, dansant sur les côtes, balayant le long de son dos et plus bas pour prendre en coupe et presser.
"As-tu vraiment besoin de demander ?" La voix de Sherlock gronda, le tonnerre ronronnant entre son torse et celui de John comme si les mots pouvaient se faire entendre sans passer à travers l'air.
John cambra sa colonne vertébrale, souriant alors que la tête de Sherlock retombait, ses yeux fermés et ses lèvres écartées à la douce douleur du déhanchement – la preuve de combien ils voulaient tous deux recommencer piégée entre leurs hanches, tortueusement bonne.
"John, s'il te plaît."
Eh bien, qui était John pour dire non à ça ?
"Douche," dit Sherlock quelque temps après, comme quelqu'un qui avait entendu le mot mais avait actuellement des problèmes pour se rappeler pourquoi c'était important. Il était étendu sur le torse de John, une charge solide pour un homme aussi mince, sa peau dansant et se contractant alors que le pouce de John caressait paresseusement de haut en bas la colonne de ses vertèbres. "Nous avons vraiment besoin de nous doucher."
Oui, c'était vrai. La pagaille entre eux commençait rapidement à les faire coller ensemble, et John réprima un sourire. Il avait oublié que le sexe pouvait être comme ça, pas simplement à propos du donnant-donnant du plaisir, mais quelque chose de joueur, taquin, lui-sur-moi-sur-lui et sans rime ni raison mais tellement bon tout de même. C'était la différence, supposait John, entre du sexe avec des quasi-étrangères, trois rendez-vous et il ne savait toujours rien d'elles, et le sexe avec le colocataire qui le rendait fou depuis plus d'un an et savait comment John prenait son café.
"Bouge-toi alors," suggéra-t-il, en donnant à la ligne ferme de la taille de Sherlock un léger coup et soufflant un soupir de rire quand sa seule réponse fut une sorte de grognement repu. Si quiconque lui avait demandé il y avait un mois comment il pensait que Sherlock se comportait au milieu de la satisfaction après le sexe, John aurait peiné à l'imaginer. A la vérité, la réponse était que Sherlock était essentiellement comme tout le monde : béat et paresseux, bien que peut-être qu'il fût plus conscient que la plupart des gens. John voyait presque la course et l'éclair permanents de pensées sous cette couronne de boucles brunes indisciplinées, qui étaient actuellement un nuage de frisottis, un peu aplatis sur un côté. "Vraiment, tu dois t'occuper de tes cheveux avant que qui que ce soit d'autre que moi les voie. Ça ne laisse rien dans le doute."
"C'est toi qui en a fait une pagaille," signala Sherlock, levant finalement la tête de là où elle avait reposé contre le torse de John et lui donnant un regard noir concentré. Ses yeux dérivèrent vers la couronne de John, et une trace de sourire satisfait courba les lèvres de Sherlock. "De plus, les tiens ne sont pas mieux." Il tendit le bras vers le haut, tirant une fois pensivement sur une des touffes avant de laisser sortir un soupir et de se décoller de John.
"Berk," grogna John, fronçant le nez à la patine collante sur son estomac avant de lever les yeux et de regarder Sherlock s'étirer. Il semblait vraiment continuer sur une éternité, des muscles sveltes étirés sur les lignes dures et puissantes de ses os. La partie docteur de John était soulagée de voir que, malgré l'attaque sauvage de la grippe, Sherlock n'avait pas l'air aussi émacié qu'il aurait pu l'être. Ici et là se trouvait la suggestion d'un angle, un peu trop aigu pour le confort : la crête d'un os iliaque et l'arête de son omoplate, mais ce que John remarquait le plus était le potentiel du corps de Sherlock.
Il avait déjà prouvé être assez fort. John l'avait vu dans des bagarres de ruelles confinées, dans lesquelles ils se retrouvaient plus souvent qu'il ne voulait l'admettre, pourtant il y avait davantage que cela. Sherlock savait comment utiliser son corps – sa hauteur, son poids, son apparente fragilité – à son avantage.
Dans un combat honnête, John était assez sûr que sa force musculaire dépasserait celle de Sherlock, mais ça ne prendrait probablement pas grand-chose pour que cela change. Quelques repas réguliers de plus donneraient aux muscles quelque chose pour se développer, et le style de vie que Sherlock entretenait – courant dans tout Londres et reculant rarement devant une altercation – ferait probablement le reste.
Les yeux de John voyagèrent le long du plat du dos de Sherlock, un enchevêtrement confus d'une grimace et d'un sourire suffisant se coinçant sur son visage quand il remarqua les ecchymoses sur les hanches et les fesses de Sherlock : quatre doigts et un pouce sur chaque côté – un témoignage de l'enthousiasme de John.
"Je ne suis pas le seul à être marqué," murmura Sherlock, et John leva son regard pour se rendre compte que Sherlock le regardait par-dessus son épaule, ses yeux changeants lumineux et le coin de sa bouche soulevé en un sourire suffisant. "Tu pourrais vouloir porter quelque chose avec un col, ou emprunter une écharpe."
Les doigts de John volèrent vers son cou, et il étouffa un grognement lorsqu'il trouva l'ecchymose faiblement sensible laissée par la bouche de Sherlock à un moment indéterminé de la nuit. "Au moins les tiennes sont faciles à cacher," râla-t-il, repoussant les draps d'un geste et se mettant sur pieds pour bien voir dans le miroir. En terme de suçon, il était en fait étonnamment délicat, bien que savoir si Sherlock avait été délibérément doux ou avait simplement été distrait avant de tirer trop de sang vers la surface, John n'en était pas sûr.
Au moins, il était proche de sa clavicule. Pas trop évident. John n'était pas dérangé que les gens le découvrent, bien qu'il parierait n'importe quoi que les autres du Yard s'en donneraient à cœur joie, soit entendu d'un air suffisant (Greg) soit manifestement dégoûté (Anderson, le con). Cependant, il y avait des manières plus matures et élégantes de dire au monde qu'il s'envoyait en l'air avec Sherlock Holmes que de se pavaner avec les marques de dents de son amant sur son cou.
L'esprit de John trébucha en arrière, s'attardant sur le mot 'amant'. Une partie de lui était encore à vif de la surprise euphorique – que ce que lui et Sherlock étaient l'un pour l'autre ait pris ce pas dans les royaumes du véritablement intime. Il était impossible d'être plus proches qu'ils ne l'avaient été la nuit précédente et ce matin-là, et cette pensée était suffisante pour faire tressauter l'estomac de John d'un plaisir paresseux.
Bien sûr, le truc entier amenait un nouveau tas de défis sur la table. Cela dérangeait l'équilibre de la meilleure des façons, mais ils devraient quand même prendre le temps de trouver une nouvelle stabilité, et John fronça les sourcils. Ce n'était pas qu'aucun d'eux allait cesser d'être ce qu'ils étaient avant. Il tannerait toujours Sherlock pour manger et se plaindrait de la pagaille, et Sherlock disséquerait toujours des choses sur la table de la cuisine et risquerait sa vie de manières stupides, mais maintenant il y avait une autre facette à tout ça.
Sherlock avait déjà dit plutôt clairement que le sexe était quelque chose qu'il faisait et appréciait, mais à quelle fréquence ? Normalement il ne dormait pas longtemps non plus, et pourtant il était encore au lit quand John s'était réveillé ce matin. Il ne voulait pas que Sherlock commence à changer, à faire des choses qui le rendait malheureux pour s'accrocher à John, mais en même temps John ne voulait pas l'éloigner avec trop ou trop peu de quoi que ce soit.
Il leva les yeux alors que Sherlock se déplaçait, ouvrait la porte de sa chambre et faisait dépasser sa tête dehors pour donner un regard critique au salon avant de soupirer et d'ouvrir la porte plus largement. "J'vérifiai la présence de Mycroft," dit-il en guise d'explication quand John souleva un sourcil. "Je m'attendais à moitié à ce qu'il soit là-dehors à jubiler."
"Comment serait-il –" John ne se donna même pas la peine de finir la question alors que son esprit rattrapait ce que sa bouche allait dire. Bien sûr que Mycroft saurait. John aurait probablement la conversation de 'Brise son cœur et je te briserai les jambes' dans un parking abandonné quelque part avant la fin de la journée. Bien que connaissant Mycroft, peut-être que de simples jambes brisées étaient un vœu pieux.
"Il est impossible que nous ayons réussi à éviter ses caméras hier. Aucun doute qu'un de ses drones aura amené l'enregistrement à son attention." Sherlock n'avait pas l'air particulièrement contrarié par la perspective de son frère les voyant partager – Dieu, plus que quelques baisers chastes sur les trottoirs de Londres. Tout au contraire, c'était sa contrariété normale déteignant de son ton alors qu'il sortait dans l'appartement principal nu et se dirigeait vers la salle de bain.
"Sherlock, et si Mme Hudson venait à l'étage ?" demanda John, regardant autour de lui la chambre de Sherlock avant de saisir la robe de chambre bleue en soie et d'enrouler le tissu somptueux autour de lui. Il soupira d'irritation quand les manches tombèrent par-dessus ses mains et que l'ourlet arriva quinze centimètres plus bas sur ses jambes qu'il ne l'avait jamais fait sur Sherlock, se drapant presque sur le sol. "Con dégingandé," marmonna-t-il.
Il hésita sur le seuil de la chambre, voulant se glisser dans la douche avec Sherlock mais incertain d'où cette limite personnelle reposait. A la fin, il se retrouva à se tourner vers le salon à la place, étouffant un rire à la traînée de vêtements qu'ils avaient laissée dans leur sillage. Cela ne laissait vraiment pas grand-chose à l'imagination. Soit ses vêtements et ceux de Sherlock étaient enchevêtrés là où ils reposaient sur le sol, soit ils avaient été lancés sur divers meubles complices involontaires. Au moins leurs sous-vêtements et pantalons étaient dans la chambre, mais ça ne prenait pas un génie de la déduction pour lire l'histoire de tout le reste qui reposait dispersé tout autour.
Avec un soupir, John commença à ranger, pliant des articles n'importe comment avant de pendre sa veste et le manteau de Sherlock sur le crochet près de la porte. Alors qu'il le faisait, quelque chose bourdonna, et il jeta un coup d'œil vers le bas à la poche du manteau de Sherlock, voyant la lumière révélatrice de l'écran de son téléphone dans le pli sombre. Plongeant la main, il l'en sortit, notant le message et l'heure à laquelle il avait été reçu. Tôt le matin.
Le nom de Greg était clair comme le jour, et John sut qu'il devait être au sujet de l'affaire. Pendant un bref instant il pensa à ranger à nouveau le téléphone, le cacher dans le manteau et nier toute connaissance, parce que quoi que Greg ait à dire ramènerait le Travail au premier plan une fois de plus, et cette brève oasis de simplement eux deux serait terminée.
Mais non, il ne pouvait pas faire ça. S'il y réfléchissait, il n'en avait même pas réellement envie. Résoudre des mystères était ce que faisait Sherlock – ce qui faisait de lui qui il était. Retenir des informations sur une affaire n'était pas simplement égoïste, c'était une violation directe de la confiance que Sherlock lui avait montrée en acceptant ça en premier lieu. De plus, cela faisait autant partie de sa vie que de celle de Sherlock maintenant, un bizarre plan à trois avec le Travail, et John doutait pouvoir résister à son appel beaucoup plus que Sherlock ne le pouvait.
Errant vers la porte de la salle de bain, il se rendit compte qu'elle était ouverte, large et invitante. Il pouvait tout juste distinguer la silhouette de Sherlock derrière le rideau de douche, le visage tourné vers le spray d'eau alors que la vapeur s'élevait en nuage dans la pièce.
"Texto de Lestrade," annonça John, entendant le 'hum' d'intérêt de Sherlock. "La bague a disparu. Ils ont interpellé Monroe pour interrogatoire."
Sherlock se pencha autour du rideau, un faible froncement sur son front alors qu'il réfléchissait aux paroles de John. Il voyait la tempête de calculs et de déductions dans les yeux de Sherlock, brillante et caractéristique, complètement révélée, et malgré ses convictions John sentit son cœur sombrer un peu.
"Monroe ne sera pas utile. Est-ce que tu viens ou pas ?"
John cligna des yeux, ses sourcils se soulevant involontairement alors que Sherlock disparaissait à nouveau derrière le rideau. Il aurait dû savoir que pendant qu'il hésitait et mijotait dans un silence incertain à propos des limites personnelles, Sherlock avancerait simplement maladroitement et serait aussi franchement et impitoyablement lui-même à ce sujet. Pas que l'homme ne pouvait pas utiliser la ruse; John avait vu la manière séductrice et subversive dont Sherlock travaillait quand il se mettait dans les petits papiers de quelqu'un avec des faux-semblants, mais clairement il sentait qu'une telle chose n'était pas nécessaire avec John.
Retirant la robe de chambre, John l'éloigna d'un coup de pied et s'avança sous le spray derrière Sherlock, murmurant joyeusement lorsque le tambourinage de l'eau frappa sa peau, suivi par la glissade douce des paumes de Sherlock l'accueillant avec enthousiasme. Elles poursuivirent la mousse de savon sur les plans du torse de John et descendirent, et John essaya de ne pas s'affaisser alors que ses muscles bourdonnaient pratiquement sous le contact de Sherlock.
Cette intimité – laisser Sherlock le nettoyer et rendre la faveur avec des mains maladroites et tremblantes – donnait presque à John la sensation d'être pris de vertige. Le sexe était une chose merveilleuse, mais c'était une autre affaire entièrement. Quelque chose qui parlait d'une sorte différente de confiance et avait rarement sa place dans les étapes naissantes d'une relation, où certaines limites existaient encore.
C'était comme si, à travers la simple action d'avoir fait son choix, Sherlock avait abaissé chaque barricade sinueuse qui restait entre eux, et John était désespérément heureux de rendre la faveur. Il y avait si peu qu'il tenait écarté de Sherlock de toute façon, même avant ça, et essayer d'opposer une résistance maintenant semblait non seulement paradoxal, mais presque sacrilège.
Il y aurait de nouvelles limites – des choses formées par le moment et l'humeur qui pourraient bouger pour leur donner une certaine distance et leur rappeler à tous les deux qu'ils pouvaient exister en tant qu'entités séparées – mais maintenant n'était pas le moment pour leur construction. Avec chaque passage des mains de Sherlock on aurait dit que c'était une réaffirmation d'une promesse, et John se tendit vers le haut pour un baiser, bien trop content de profiter du moment.
"Ferme les yeux," donna Sherlock comme instruction alors qu'il moussait les cheveux de John. John sourit alors qu'il sentait la pulpe de ces doigts s'attarder sur les différentes sections de son crâne – os occipital, pariétal et temporal – comme s'il le traçait pour une future référence, ou peut-être souhaitait pouvoir creuser à travers la peau et les os jusqu'au cerveau en-dessous et cueillir les pensées de John.
"Tu sais que je peux le faire moi-même ?" demanda John légèrement, ouvrant un œil pour voir Sherlock lui faire un regard noir de doute. "C'est agréable cependant."
"Hummmm." Le 'hum' de Sherlock résonna dans l'espace confiné, rebondissant sur les carreaux. "Cela m'aide à réfléchir."
"A l'affaire ?" Les épaules de John s'abaissèrent alors que les bons soins de Sherlock se tournèrent brièvement vers son cou, dénouant de faibles petits nœuds de tension dans les tendons à cet endroit. Il hoqueta lorsque le bras de Sherlock se déplaça abruptement à sa taille, le soulevant presque à bras-le-corps et échangeant leurs positions pour que le flot complet de la douche pleuve sur le corps de John, entraînant la mousse et le laissant tousser.
"En partie. Je lisais les dossiers pendant que tu étais endormi cette nuit, à essayer de trouver quelque chose que nous aurions pu rater, mais tout ça n'est que – des faits. J'ai l'impression que nous avons toutes les pièces mais qu'il nous manque la colle." Il y avait la plus faible trace d'incertitude défensive dans la voix de Sherlock, et John ouvrit un œil pour essayer de lire son expression faciale.
Vide. Délibérément vide. John connaissait suffisamment bien les masques de Sherlock maintenant pour remarquer le contrôle lissant tout indice de ce qu'il aurait pu penser. Aucune aide là, alors, donc John n'avait plus que ses propres déductions. Est-ce que Sherlock pensait que John le jugerait pour ne pas avoir la réponse à l'affaire ?
Non, Sherlock ne s'était jamais excusé pour ça avant. Il avait confiance en ses capacités déductives. C'était autre chose.
John n'avait pas remarqué les dossiers dans la chambre. L'ordre n'était pas un des traits de caractère de Sherlock – normalement il laissait les documents et les photos de scènes de crime partout – alors est-ce que ça signifiait qu'il avait délibérément été les ranger à un moment, pour les cacher de John ? Est-ce qu'il pensait que John désapprouverait, ou essaierait de le forcer à se reposer plutôt que travailler ?
"Je pensais que ça ne te ressemblait pas tellement de dormir toute la nuit," dit John avec un sourire, sentant la faible relaxation du corps de Sherlock là où il se tenait si près du sien et profitant du frisson de triomphe que sa supposition soit correcte. "Ça ne va pas me déranger si tu décides de te lever et de faire des expériences à trois heures du matin, du moment qu'elles ne sont pas sur moi."
"Je voulais rester avec toi," signala doucement Sherlock, comme si l'aveu le gênait, "mais je ne dors pas longtemps. Quatre heures, peut-être, à moins que je n'ai été levé pendant des jours."
"Quand tu t'écroules à l'occasion de manière spectaculaire." John tendit le bras vers la bouteille de shampoing la plus proche, agitant ses doigts en un geste signifiant 'rapproche-toi' et envoyant un regard noir à Sherlock quand il baissa la tête bas. Il n'était pas si petit; il aurait pu atteindre les cheveux de Sherlock sans que l'homme plie les genoux. Tout de même, au moins de cette façon il n'avait pas à s'étirer alors qu'il passait ses doigts à travers les boucles humides et sinueuses qui s'accrochaient tendrement, s'enroulant autour de ses doigts avant de s'échapper en glissant. "Est-ce que tu étais endormi quand je me suis réveillé ce matin ?"
"Sommeillais," fournit Sherlock, cambrant un peu le cou et poussant sa tête dans le toucher de John comme s'il cherchait plus de contact. Une chose que John classa pour un usage ultérieur. "Et réfléchissais. Nous avons environ trois minutes avant que nous soyons à court d'eau chaude."
John jeta un coup d'œil à la pomme de douche avant de faire bouger Sherlock, arquant son dos pour éviter les carreaux froids alors qu'ils échangeaient leurs places, et grognant de plaisir quand cela ne fit que presser leurs corps dans l'alignement de l'autre. Le désir pulsa de plus belle, un battement lent sans aucune urgence, et John vit Sherlock avoir un sourire satisfait avant de murmurer : "Peut-être plus tard. J'estime que nous avons moins d'une heure avant que Lestrade n'arrive. Si tu voulais garder le changement de notre relation des gens du Yard alors être découverts in flagrante pourrait leur donner des indices que même eux ne pourraient pas rater."
John tendit le bras vers le haut, retirant d'un mouvement rapide du shampoing de la tempe de Sherlock avant qu'il ne puisse glisser dans son œil. Il regarda l'eau alourdir ces boucles en un plaquage raide temporaire de noir avant que Sherlock ne ferme les robinets et ne balaye les gouttes de ses cheveux.
"Est-ce que tu veux le garder pour nous ?" demanda John, sortant de la douche et jetant une serviette à Sherlock avant d'en traîner une autre à travers ses propres cheveux puis de l'enrouler autour de sa taille. Cacher ce qu'ils étaient l'un pour l'autre n'était pas vraiment ce que John avait à l'esprit, mais l'idée du monde extérieur s'immisçant là-dedans – de lancer d'une certaine manière leur propre jugement ou acceptation comme si ça avait même de l'importance était suffisant pour le faire se renfrogner dans le miroir couvert de buée.
"Je ne réussis pas à voir sa pertinence," répondit Sherlock, tendant le bras vers sa brosse à dents et heurtant John légèrement sur le côté de sa hanche pour qu'il y ait de l'espace pour deux au lavabo. "Cela ne va pas changer beaucoup de choses sur la scène elle-même, et la plupart d'entre eux pensent que nous couchons ensemble depuis cette première affaire. Comment l'as-tu appelée ?"
"Une Étude en Rose ?" John sourit alors que Sherlock faisait la grimace, momentanément réduit au silence par l'action de se brosser les dents. "Très bien, donc puisque Mme Hudson le sait déjà, tout comme Mycroft, tous les autres peuvent le découvrir n'importe quand, ouais ?"
Sherlock cracha dans le lavabo et s'essuya la bouche. "Qu'en est-il de ta sœur ?"
John grimaça, saisissant sa propre brosse à dents et retardant efficacement sa réponse. Sherlock rencontra son œil dans le miroir, ouvertement entendu mais non-enclin à critiquer avant de sortir à pas feutrés de la salle de bain, laissant John avec ses pensées.
Dieu, le dire à Harry. C'était quelque chose qu'il n'attendait pas avec impatience. Il ne l'avait jamais éclairée sur le soupçon occasionnel d'expérimentation à l'université, pas parce qu'il craignait sa réaction, mais parce que ce n'était pas ses affaires. Aucun d'eux n'avait été sur le long terme, et donc il l'avait gardé pour lui.
Ça cependant, cette chose avec Sherlock, c'était sérieux. Ça l'avait été depuis le premier jour, et maintenant leur relation entrait dans une toute nouvelle sphère, et John sentait le potentiel d'à quel point exactement ça pouvait être important. C'était le genre de choses qu'on disait à sa famille, même si on savait qu'elles allaient nous exploser à la figure.
Pas parce que son partenaire de choix était un homme, Harry n'avait aucun argument valable à cet égard, mais plutôt à cause de qui était cet homme.
Malpoli, arrogant Sherlock, qui voyait à travers tout le monde en un battement de cœur; qui était un champ de bataille sanglant – la vie avec la mort qui la suivait d'un pas. Il était le créateur de John et le destructeur de lui-même, parfois, et John pouvait presque entendre la voix de Harry dans sa tête, légèrement inarticulée mais inquiète malgré tout.
"Oh, John. Lui ? J'aurais dû le savoir par ton blog, mais lui ? Il te brisera."
Ce serait le début de mille petits commentaires qui mettaient en doute lui et Sherlock. Des germes subtils de doute et d'incertitude plantés dans un sol fertile. Non. Harry pouvait attendre. Il y avait largement assez de temps pour que lui et Sherlock trouvent un équilibre – pour que cette nouvelle tournure gagne sa force et sa stabilité avant que d'autres personnes ne commencent à essayer de faire des vagues.
Il finit de se laver les dents et rinça le lavabo avant de le remplir d'eau, essuya les dernières traces de buée du miroir lorsqu'il se mit à se raser. Il écouta d'une oreille les bruits de Sherlock allant à pas feutrés dans l'appartement, faisant apparemment trois choses en même temps. Il entendait le tapotement occasionnel et staccato des touches du laptop soulignant l'ébullition de la bouilloire, et les moments de presque silence suggéraient qu'il pourrait s'habiller aussi.
Les suspicions de John furent confirmées un instant plus tard quand Sherlock rentra d'un coup de coude dans la salle de bain, sans chemise mais autrement habillé. Il frottait l'ombre d'un début de barbe sur son menton, ses yeux flous et ses pensées sans doute fonçant à mille kilomètres-heure.
Distraitement, John se sécha le visage avant de presser un rapide baiser sur l'épaule de Sherlock. C'était un minuscule geste d'affection, un petit moyen de tâter le terrain à propos de ce qui était permis et de ce qui ne l'était pas. John s'attendait à ce que Sherlock ne remarque pas, ou peut-être à ce qu'il s'éloigne un petit peu, mais à la place il reposa la tête brièvement au-dessus de celle de John, touchant du pouce la proéminence de la hanche de John au-dessus de la serviette avant de le libérer à nouveau.
"Dépêche-toi de t'habiller. Nous devons en découvrir un peu plus sur cette bague manquante."
"Et pour Greg ?" demanda John, avançant déjà à pas feutrés vers les escaliers qui menaient à sa chambre. "J'croyais que tu avais dit qu'il serait bientôt là ?"
"S'il se dépêche, il nous verra avant que nous partions," répondit la voix de Sherlock. "Pas qu'il ait quoi que ce soit d'important à ajouter."
Avec une secousse de la tête, John fit comme on lui avait donné comme instruction, prit ses vêtements abandonnés avec lui et entra d'un coup de coude dans sa chambre. Elle semblait curieusement froide entre les murs fades : sans commune mesure avec la chaleur du lit de Sherlock.
John se retrouva à traînasser, s'habillant d'une manière peu rigoureuse et distraite, ses pensées s'écrasant et se mélangeant en une pagaille emmêlée de bonheur et d'incertitude. Il avait ce qu'il voulait, il avait Sherlock, et maintenant ils devaient simplement trouver comment se garder mutuellement.
Se baser sur des relations passées n'était clairement pas la voie à suivre. Ils avaient tous deux une certaine expérience, John probablement plus que Sherlock, mais il suspectait que tous deux avaient toujours suivi la progression plus linéaire et standard qui allait de rencontrer quelqu'un au sexe dans un délai court et ensuite, peut-être, commencer à fondre les lignes de la coexistence.
Sauf que la relation la plus longue de John était de huit mois et avait fini avec sa télé jetée par une fenêtre du troisième étage, et Sherlock...
Sherlock était un mystère. Il y en avait eu d'autres, manifestement. Sherlock savait ce qu'il faisait quand il s'agissait de sexe. Pas d'une manière chorégraphiée et étudiée, mais attentionnée et insoutenable et...
John expulsa son souffle, essayant de forcer ce fil de pensée à s'arrêter avant qu'il n'oublie tout de l'affaire et de l'arrivée imminente de Greg et ne traîne à nouveau simplement Sherlock au lit.
L'expérience n'était pas une chose dont Sherlock manquait, et John essaya d'ignorer le petit picotement de jalousie à cela. Vraiment, quel droit avait-il ? Pourtant il y avait quelque chose à propos de certaines des peurs et des incertitudes de Sherlock qui suggéraient qu'au moins un partenaire avait été plus qu'une rapide partie de jambes en l'air expérimentale.
Quelqu'un était resté suffisamment longtemps pour commencer à faire pression sur Sherlock pour qu'il change, pour commencer à essayer d'infliger sa volonté sur lui et le forcer dans un moule dans lequel il n'allait jamais entrer. Ses efforts avaient laissé leurs marques, et John mordilla sa lèvre tristement alors qu'il enfilait ses chaussettes, grognant d'irritation quand il se rendit compte qu'une était à l'envers.
Les relations pouvaient décider de l'avenir d'une personne, changer qui elle était pour le meilleur et pour le pire. John n'avait pas été un homme naturellement possessif, mais le trait de caractère s'était matérialisé le temps qu'il arrive à la moitié de la vingtaine, se développant après qu'un peu trop de 'juste des amis' de ses amant(e)s se soient avérés être bien plus que ça. Ses choix de carrière avaient seulement accru la pulsion. Être docteur était une question de guérison, mais le travail d'un soldat était la défense du royaume : son territoire.
Quant à Sherlock, il semblait intellectuellement bien au-dessus de pulsions aussi basiques, mais c'était un homme qui répugnait à l'échec en lui-même. C'était douloureux de penser à lui, plus jeune, peut-être moins tranchant qu'il ne l'était maintenant, tentant une relation qui était condamnée à échouer simplement parce que son partenaire ne pouvait pas l'accepter tel qu'il était, et ensuite s'en voulant probablement quand il ou elle était parti(e).
John secoua la tête, essayant de rejeter les pensées avant de finalement mettre son pull et redescendre à pas feutrés en bas. S'éterniser sur les possibles problèmes que lui et Sherlock affronteraient ne lui ferait pas beaucoup de bien. Ils devraient être gérés quand et si ils se présentaient un jour. Pour l'instant il avait l'intention d'apprécier ce qu'ils avaient trouvé et d'en profiter pour découvrir exactement ce qu'ils pourraient être.
Un mug de thé l'attendait sur le côté, et John souleva un sourcil de surprise. Il pouvait compter le nombre de fois où Sherlock lui avait déjà fait du thé sur une main, et deux d'entre elles étaient dans la semaine passée. C'était un changement auquel il pourrait s'habituer.
"Trouvé quelque chose ?" demanda-t-il. Sherlock était appuyé sur la table, entièrement habillé avec les paumes stabilisées sur la surface plate alors qu'il fixait l'écran du laptop, une assiette vide à côté de sa main droite.
"La bague n'est pas simplement une pièce de marque; c'était un défi de la fabriquer." Il sortit la photo de Sophie Lattimer et de Michael Monroe, et John prit un instant de plaisir à se rendre compte que l'homme avait au moins pris du poids dans la période intermédiaire. Trop de grands dîner à des conventions d'architectes, probablement.
Sherlock sortit sa loupe de poche et la tint sur la bague, laissant John regarder le bijou en plissant les yeux. "La manière dont le diamant est taillé. Tu n'obtiens pas ça n'importe où. Tu vois l'explosion de pétales au milieu ? On appelle ça la Coupe Éternelle. Cela prend du temps, est éprouvant et onéreux. C'est aussi une technique brevetée."
"Spécifique à un bijoutier ?"
"Garrard's. Ils comptent plusieurs familles royales parmi leur clientèle, ce qui te donne une idée de la valeur." Sherlock cliqua sur un lien, faisant apparaître l'adresse. "J'imagine qu'ils ont encore les papiers pour la bague de Mlle Lattimer."
John hocha la tête, se mettant à se préparer un petit-déjeuner alors qu'il regardait Sherlock continuer à lire. "Comment ça va nous aider à découvrir qui a organisé les meurtres ?" demanda-t-il, saupoudrant du sucre sur ses céréales et prenant une bouchée avant d'avaler. "Monroe a déjà dit que sa valeur n'avait pas d'importance pour lui. C'était un moyen pour atteindre son but, et si quiconque l'a prise se souciait de sa valeur il aurait fauché tout le reste aussi."
Sherlock lui fit un sourire chaleureux, ouvertement approbateur, et John le rendit facilement avant qu'il n'entende le bruit d'un coup sur la porte d'entrée et la voix de Lestrade résonna jusqu'à eux, saluant Mme Hudson.
"Seulement quarante minutes," murmura Sherlock avec un froncement de sourcils, parlant du temps depuis qu'ils étaient sortis de la douche. "Monroe a été encore moins utile qu'ils ne l'espéraient."
Mme Hudson tapa à la porte, et John aurait pu jurer que le simple son avait des nuances perceptibles de joie suffisante. Plus sensiblement, plutôt que d'entrer dans l'appartement en dépit du manque de réponse, elle attendit jusqu'à ce que John crie : "C'est ouvert," avant de mener Greg de l'autre côté du seuil.
"Problème ?" demanda Sherlock, et John grimaça de pitié à l'expression misérable de Greg. Il avait l'air d'en avoir vu de toutes les couleurs, sa chemise froissée et sa cravate de travers. Il y avait des lignes évidentes de tension autour de ses yeux, et John se retrouva à tendre la main vers le paracétamol et à rallumer la bouilloire sans y penser.
"Vous venez de sortir du lit ?" demanda Greg, hochant la tête vers le bol de céréales de John. "Bougre chanceux."
John vit le sourire entendu de Mme Hudson et réprima un des siens alors que leur logeuse faisait un clin d'œil derrière le dos Greg et leur disait au revoir.
"Je suppose que vous ne dormez pas beaucoup ?" demanda John, gardant sa voix neutre et essayant de ne pas avoir l'impression que la marque que Sherlock avait laissée sur son cou, maintenant heureusement cachée par son col, rayonnait d'un rouge vif et accablant à travers ses vêtements. "Prenez ça, ils aideront pour le mal de tête."
"Par le Christ, est-ce aussi évident ?" Greg frotta sa main sur l'arrière de son cou avant de s'affaisser sur le sofa, fixant d'un air absent la table basse. "Vous aviez raison, Monroe est un con. Son alibi est vérifié, mais il a déjà un avocat."
"La bague disparue vous a obtenu un mandat," présuma Sherlock, reculant enfin du laptop et tournant son attention vers Greg sans même un bonjour. "Qu'avez-vous trouvé qui vous a fait l'emmener au poste ?"
"Des appels téléphoniques entre lui et Sophie Lattimer, à la fois sur le téléphone du bureau et sur son portable, ainsi que certains – eh bien – textos plutôt intimes. De sa part en tout cas."
"Elle n'en a pas fait autant ?" Sherlock plissa les yeux, digérant clairement cette information.
"Strictement affaires de sa part. Elle n'avait aucune intention de vendre l'appartement, et d'après ce que nous avons trouvé sur son ordinateur, Monroe avait besoin que ce projet réussisse. Il a des dettes significatives –"
"Et il détourne des fonds de son partenaire pour les rembourser. L'achat des appartements rendrait plus facile de cacher ce qui manquait," songea Sherlock. " Quelques 'erreurs' dans le prix payé pour l'un ou l'autre, deux ou trois mille par-ci par-là et personne ne saurait ce qui se passait." Il hocha la tête comme si c'était ouvertement évident, apparemment ignorant de John et Greg qui le regardaient fixement avant de partager un regard de stupéfaction et d'incrédulité à parts égales. "Mais tuer Lattimer n'était pas nécessaire pour arranger cette situation. C'est un détail tangent au mieux."
"Quoi ?" demanda Greg plaintivement, acceptant la tasse de thé de John et avalant le paracétamol. "Ça ressemblait à un mobile pour moi."
"Vous avez vu son ordinateur; combien d'autres occupants d'Admiral Walk avaient accepté l'offre de vente ?"
"Sept des quatorze propriétaires, mais en dehors de Lattimer les six autres restants envisagent encore l'offre, tous dans une lumière favorable. C'est la seule qui semblait se tenir sur son chemin."
"La vente de ces sept devrait être suffisante pour cacher le fait qu'il volait l'entreprise. S'il pouvait le dissimuler avant la fin de l'année financière, dans cinq mois, alors il s'en sortirait." Sherlock secoua la tête alors qu'il faisait les cent pas en une ligne serrée et agitée. "L'appartement de Lattimer, bien que nécessaire à son projet, n'était pas essentiel pour qu'il se protège de la perte de son travail et de sa réputation. Il n'avait pas besoin qu'elle meure, en tout cas pas encore."
"Besoin et envie ne sont pas la même chose," signala John, mais il voyait où Sherlock voulait en venir. "Et pour la bague ?"
"Monroe n'a aucune idée d'où elle est," ajouta Greg. "Il semble pas s'en soucier non plus." Il sortit une photo du dossier dans sa main et la tendit à Sherlock. "Il a fourni ça quand on lui a demandé, mais il n'a rien d'autre à en dire." Il frotta une main dans ses cheveux, regardant le sol de travers. "En fait, dans l'ensemble, il ne répond pas à grand-chose. Il pose plein de questions sur vous, cependant, Sherlock. Il semble que vous ayez fait une impression."
John cacha sa grimace derrière son mug, laissant son regard survoler brièvement Sherlock. Au moins il semblait désintéressé par l'information, mais ça n'empêcha pas John de souhaiter une malédiction silencieuse sur Monroe et ses manières prédatrices. Il n'était même pas sûr que le bâtard reculerait si Sherlock le lui disait, et rien que cette pensée était suffisante pour faire se voûter les épaules de John de colère défensive pour Sherlock.
Sherlock, cependant, était trop occupé à étudier la photo A4 brillante de la bague. Même John pouvait admettre que c'était un bijou significatif, large et audacieux, moderne dans son design, et sous cet angle la Coupe Éternelle que Sherlock avait mentionnée était claire. Le centre du diamant principal ressemblait à une étoile. La maudite chose valait probablement plus que la plupart des gens paieraient pour une maison.
"Je dois aller chez Garrard's. Occupez Monroe pendant encore une heure ou deux si vous le pouvez. Menacez de faire regarder ses feuilles de calcul par des comptables; ça pourrait l'aider à coopérer. Je vous retrouverai au Yard."
"Garrard's ?" demanda Greg, regardant John pour une explication.
"Ils ont fabriqué la bague," répondit-il, enlevant le mug vide à Greg et souriant alors que le DI se mettait sur ses pieds avec un grognement. "Pas sûr de ce que nous allons obtenir d'eux, mais Sherlock semble savoir ce qu'il fait."
"Ne laissez pas partir Monroe avant que je ne lui aie parlé," ajouta Sherlock, enfilant déjà son manteau. "Allez, John !"
John lança à Greg un regard contrit, posant son mug et tendant le bras vers sa veste. "Vous pourrez trouver la sortie, ouais ? C'est juste –"
Le DI agita la main. "Allez-y, ou il sera parti sans vous. Pour l'amour de Dieu essayez de le garder hors des problèmes, d'accord ?"
La seule réponse de John fut une sorte de sourire rapide et las avant qu'il ne trotte dans les escaliers et ne sorte sur la chaussée, où un taxi venait de s'arrêter. Sherlock ouvrit la portière, reculant pour laisser entrer John avant de le suivre, s'asseyant sur le bord du siège arrière. "Albermarle Street," donna-t-il comme instruction, tambourinant ses doigts impatiemment sur son genou.
C'était une facette de Sherlock que John connaissait bien. Pas l'homme vulnérable ravagé par la grippe, ni la créature aimante si récemment découverte et déjà chère, mais le Détective Consultant, une douzaine de pas à l'avant et perdu à l'intérieur de sa propre tête, suivant les quelconques rails cliquetants de déduction qui avaient attiré son attention.
Avec un soupir discret, John se détendit dans le siège, laissant la paix relative se replier autour de lui. Étonnamment, il n'était pas dérangé par la distance de Sherlock, ou par son absorption dans l'affaire. Tout au contraire, c'était un signe rassurant que Sherlock n'allait pas essayer d'ajuster son comportement pour convenir à John. Il préférerait que Sherlock soit lui-même qu'une façade construite pour son propre plaisir.
Au-delà de la vitre, Portland Place passa petit à petit, suivie par le chaos de Regent Street. Ça aurait été probablement plus rapide de marcher plutôt que d'affronter le trafic de l'heure du déjeuner, mais la lueur du soleil commençait peu à peu à s'affaiblir derrière des nuages menaçants, et le temps que le taxi s'arrête il avait commencé à bruiner en une fine brume pénétrante qui laissa John faire une grimace dégoûtée.
"Pas loin," promit Sherlock. "Viens."
"Est-ce que tu vas me dire ce que nous cherchons ?" demanda John, clignant les yeux de surprise quand Sherlock haussa les épaules.
"Je peux pas en être certain. Il y avait la trace d'une inscription sur la photo de la bague."
"Une sorte de mot doux ?"
"Peut-être, ou ce pourrait être quelque chose de plus matériel, comme la combinaison d'un coffre, ou la localisation d'une chambre forte de banque." Sherlock fronça les sourcils. "Ce genre de chose ne me surprendrait pas de la part de Monroe. Quoi que ce soit, quelque chose a rendu la bague spéciale. Pour ce que nous pouvons en dire, Winters n'avait aucun intérêt pour elle. Quiconque a nettoyé cet appartement avait l'opportunité et, il semble, le désir de la prendre. Nous trouvons le bijou manquant –"
"Et peut-être que nous trouverons notre meurtrier," termina John, allongeant sa foulée pour aller aussi vite que Sherlock. "Alors, quoi ? Tu vas simplement aller voir le bijoutier d'un pas désinvolte et demander à voir le reçu ?"
Sherlock sourit par-dessus son épaule, pas quelque chose de faux, mais le vrai qui faisait se serrer le cœur de John et exigeait pratiquement la réciprocité. "Il se pourrait qu'on me doive une faveur," répondit-il. "Je les ai aidés avec un problème de trafic de diamants une fois." Il fit un geste vers le large bâtiment au coin, ses fenêtres brillantes et le drapeau rouge au-dessus de la porte flottant au vent.
Deux marches polies menaient à la porte ouverte, et Sherlock fit son entrée comme s'il possédait l'endroit, laissant John essayer de ne pas avoir l'air perdu parmi les étalages discrets de bijoux qui valaient probablement plus qu'il n'en verrait dans sa vie. Même le décor avait l'air cher, avec des sols en marbre et des murs bordeaux. Des draperies décontractées et des plantes feuillues donnaient à l'endroit entier une impression moderne et coloniale, et il y avait un certain nombre de zones de consultation aux sièges en cuir, sans doute là où les gens riches et célèbres tenaient des réunions de conception pour leur pierre précieuse du moment.
Rien n'avait d'étiquettes de prix dessus, comme si la simple mention d'argent était trop repoussante à envisager. Vraiment, cela disait à John tout ce qu'il avait besoin de savoir à propos de Garrard's : en dehors de sa tranche de revenus, et hors de son niveau.
Et bien sûr, Sherlock réussissait à avoir l'air de venir ici chaque semaine pour un nouveau lot de boutons de manchettes – ou l'aurait fait, s'il avait utilité de ce genre de choses.
"Sherlock !" s'écria quelqu'un en salutation enthousiaste, son accent du East End suffisant pour faire tiquer John de surprise. Il s'était attendu à des tons snobs d'Eton et Harrow dans un endroit pareil, mais l'homme marchant actuellement à grands pas vers eux avait l'air un peu plus pirate que chic.
Le type bohème se pressa vers eux, souriant largement. Il était bâti comme un joueur de rugby, et l'inclinaison de travers de son nez suggérait une cassure qui avait mal guéri, mais l'entière apparence fruste était plutôt déstabilisée par la chemise blanche froufroutante qu'il portait. Il serra la main de Sherlock joyeusement dans la sienne. "Que fais-tu ici ?" demanda-t-il, baissant un peu la voix et soulevant un sourcil. "Je pensais qu'on t'avait coupé les vivres ?"
John souleva un sourcil à ça, bien que sa surprise fût de courte durée. Mycroft était une juste indication que la famille de Sherlock était riche, même si Sherlock lui-même ne semblait pas avoir accès aux mêmes fonds. Tout de même, la pensée que les Holmes pouvaient en fait avoir ce genre d'argent à dépenser était plus qu'un peu alarmante.
"Je n'achète pas, Marcus. Voici mon ami, le Docteur Watson. John, Marcus De Veras." Il attendit alors que la main de John était saisie dans une prise amicale avant de continuer : "Nous avons besoin d'informations." Sherlock sortit la photo de la bague et la lui céda. " C'est une des tiennes."
"Ouais, ouais, tu as raison. Coupe éternelle, ça ne peut pas être celle de qui que ce soit d'autre." Marcus pencha la photo, son sourire amical prenant un côté professionnel. "Fait sur commande aussi. C'est une modification de la six-deux-six." Il fit un geste vers un des étalages, où une seule bague en diamant brillait en splendeur solitaire. Elle était toute en glace et en métal étincelant, tandis que celle sur la photo avait des émeraudes et des saphirs aux points cardinaux du diamant central, interrompant l'anneau extérieur avec de plus petites pierres précieuses éblouissantes. "Et je sais qui l'a commandée. Je me souviens de lui. Un peu difficile de ne pas s'en rappeler." Marcus se gratta la tête, vérifiant autour de lui s'il y avait des clients avant de marmonner : "C'était un sacré con."
John essaya de cacher son rire derrière une toux, mais à en juger par le regard entendu dans les yeux de Marcus, il n'avait pas eu beaucoup de succès.
"Qu'en est-il de l'inscription ?" demanda Sherlock, son coup d'œil à John bref mais amusé avant que Marcus ne fasse un geste pour qu'ils le suivent, les éloignant de la devanture somptueuse vers l'arrière, où les pièces ressemblaient à un croisement entre un labo de médecine légale et une forge.
"Je ne m'en rappelle pas de tête. L'inscription n'est pas mon service, mais nous devrions avoir les designs ici." Il s'arrêta près d'un petit classeur, tournant une clé dans la serrure et l'ouvrant. "Est-ce qu'elle a été piquée ?"
"Elle a définitivement disparu," fournit John, regardant avec fascination alors qu'une des joaillières, une jeune femme avec trois anneaux à travers sa lèvre, appliquait soigneusement une sorte de pierre précieuse à ce qui ressemblait à un tour de puissance industrielle. "Est-ce qu'elle valait la peine d'être volée, ou est-ce une question stupide ?"
"Ça dépend à qui vous demandez," répondit Marcus. "Pour la personne moyenne dans la rue, bien sûr que oui. Pour les clients que nous avons normalement ici, c'est de la petite monnaie. Pas tellement une question d'argent mais d'apparence. Le client a aussi acheté le design, ce qui signifie que nous ne pouvons pas le reproduire pour qui que ce soit d'autre, pas dans cette configuration. Elle est unique en son genre."
Il sortit un dossier et le tendit à Sherlock avec un grand geste, regardant avec des yeux intelligents alors que Sherlock parcourait les papiers, s'arrêtant aux croquis de conception.
"Amor Vincit Omnia ?" lut John par-dessus l'épaule de Sherlock. "Pas une combinaison alors. Qu'est-ce que ça signifie ?"
"L'amour triomphe de tout." Sherlock se renfrogna, et John pouvait comprendre le mélange de dégoût et de confusion sur son visage. "Du sentiment."
"Ça ne ressemble pas au style de Monroe," marmonna-t-il. "Je veux dire la partie sur triompher je pourrais comprendre, mais c'est simplement... Peut-être qu'il était différent à cette époque-là ?" demanda John, haussant les épaules. C'était difficile de mettre ensemble l'image que Monroe présentait avec quelqu'un qui pouvait graver quelque chose d'aussi idéalisé sur l'intérieur d'une bague de fiançailles. "Était-ce ce qu'il avait l'intention de faire écrire à l'origine ?"
"Il semble," répondit Marcus, regardant à nouveau la photo de police, ses yeux marrons se plissant alors qu'il essayait de déchiffrer ce qui pouvait être vu. "Il n'y a rien d'autre que ça puisse être ? Pas de signification différente ?"
Sherlock secoua la tête, jetant un coup d'œil à l'horloge à proximité avant de rendre le dossier à Marcus. "C'est le nom d'une peinture de Caravaggio, actuellement exposée à Berlin, mais dans ce contexte il semblerait que sa signification soit claire. Une déclaration de son intention d'être la seule chose d'importance dans la vie de Mlle Lattimer." Il jeta un coup d'œil à John. "Peut-être pas autant à l'opposé de lui après tout."
"Tu veux que j'ouvre l'œil ?" demanda Marcus. "Nous tenons les prêteurs sur gages à l'œil par ici pour n'importe laquelle de nos pièces. Elles réapparaissent de temps à autre, normalement volées et fourguées."
"Merci," dit Sherlock. "Tu as toujours mon numéro ?"
"Naturellement," dit Marcus avec un sourire, levant la voix alors qu'ils s'éloignaient. "J'espère que vous la trouverez !"
John agita la main en au revoir, suivant Sherlock de retour sur le plancher de la boutique principale et au bas des marches sur le trottoir dehors. L'air frais frôla ses joues, le faisant se blottir dans sa veste alors que la bruine fine se coinçait dans ses cheveux. "Est-ce que nous allons toujours au Yard ?"
Sherlock cligna des yeux comme s'il sortait de pensées profondes, un froncement de sourcils perplexe marquant son front alors qu'il regardait vers John. "Oui. Pourquoi étais-tu jaloux de Monroe et pas de Marcus ?"
John hésita, regardant brièvement par-dessus son épaule vers Garrard's avant de croiser le regard de Sherlock. "Aurais-je dû l'être ?" Sa voix avait l'air un peu trop tendue autour des mots, et il s'éclaircit la gorge, secouant la tête avant que Sherlock ne puisse répondre. "Non, peu importe. Monroe te traitait comme un objet. Ma réaction était – elle était autant une question d'être protecteur envers toi que c'était de – d'autres choses. Marcus simplement – ne le faisait pas. Il n'était même pas –" John regarda à nouveau par-dessus son épaule, se sentant déséquilibré. "N'est-ce pas ? Je veux dire toi et lui – un jour ?"
Le sourire de Sherlock était un peu de travers, comme s'il riait presque aux dépends de John. "Non, définitivement pas. Bien que son langage corporel soit différent de celui de Monroe, son attitude est très charmante. Je me demandais si tu trouverais ça menaçant, c'est tout." Il fit une pause pendant un instant, avant d'ajouter : "La jalousie n'est pas facilement quantifiable."
"Eh bien, ce n'est pas très rationnel," signala John. "Tout le monde réagit différemment."
Sherlock s'arrêta, se tournant pour regarder John. Ce n'était pas un coup d'œil superficiel, mais le genre de regard fixe attentif de stupéfaction qui donnait l'impression à John qu'il venait de donner à Sherlock la réponse à la signification de la vie. "C'est vrai, n'est-ce pas ?" Sherlock sourit, saisissant les épaules de John et lui donnant une petite secousse. "John, tu es brillant !"
"Je – quoi ? Où est-ce que tu vas ?"
"Au Yard. Viens !" Sherlock héla un taxi, se déplaçant avec agitation d'un pied sur l'autre alors qu'il attendait qu'il s'arrête, agité et impatient d'une manière qui faisait se nouer l'anticipation dans le ventre de John.
"Mais qu'est-ce que tu vas demander à Monroe ?" demanda John alors qu'ils grimpaient à bord. "Est-ce que ça à voir avec l'inscription ? As-tu pensé à quelque chose ?"
"Je ne vais pas lui demander quoi que ce soit." Sherlock frotta son pouce sur sa lèvre pensivement, regardant fixement le sol du taxi avant de croiser le regard de John. "Une gravure émotionnelle sur la bague est inattendue, mais peut-être que ça a quand même quelque chose à voir avec les morts de Lattimer et de Winters. La nature froide des meurtres signifie que je me concentrais sur l'immobilier et l'argent, la valeur et le prix, mais il y a quelque chose d'autre !"
John souleva les sourcils, haussant les épaules alors qu'il attendait que Sherlock l'éclaire.
"Le sentiment, John." Sherlock sourit d'une manière qui n'annonçait jamais rien de bon pour les passants innocents. "Je dois mener une expérience."
A la semaine prochaine, les loulous ! ;)
