Coucou ^^
Me revoilà avec un nouveau texte. Cette fois-ci sur Debrah et plus particulièrement, ce qu'il s'est passé dans sa petite vie avant qu'elle ne sorte avec Castiel et tout. Le tout écrit sur fond de "My Revenge on the World" d'Ayria. Bref.
Sinon, j'ai remarqué un truc: dans la liste des persos d'Amour Sucré du site, Charlotte n'apparaît pas. La pauvre. Je sais bien qu'on la voit rarement seule et qu'elle ne l'ouvre jamais mais bon. On la voit quand même avec Ambre cette pauvre petite. Bref. C'était la minute "je plains un personnage oublié".
Disclaimer: seul le texte m'appartient, l'univers et les personnages d'Amour Sucré ne m'appartiennent pas.
Bonne lecture!
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My Revenge on the World
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Peu de gens connaissaient le passé de Debrah. Ou alors, ils le connaissaient mais étaient incapable de faire le rapprochement entre la petite amie de Castiel, future chanteuse, si belle et populaire et SA.
« SA », c'était son surnom quand elle était au collège. Il y en avait d'autres bien entendu. « Cageot », « Face de Rat », « Big Mama ». C'était assez étonnant qu'il n'y en ai pas eu sur son acné. A l'époque, Debrah collectionnait les problèmes et ces surnoms étaient assez parlant à leurs sujets. Bien sur, ses parents n'étaient pas au courant.
Pas au courant pour les bouts de gomme, les chewing-gum qui apprenaient à voler, les crachats. Pour ces fois où celle que Debrah voyait comme sa seule amie lui demandait de porter ses affaires, de faire ses devoirs à sa place. Et gare à elle s'il y avait des erreurs. Cette fille qui la laissait seule dès qu'elle le pouvait et qui dès qu'elle avait eu la certitude que ses amies ne partiraient pas, avait commencé à faire courir des rumeurs à son sujet. SA est folle.
Et puis parmi tous les élèves, il y avait Castiel. A l'époque, ils étaient dans la même classe mais qu'ils finissent ensemble semblait invraisemblable : tout le monde imaginait qu'il finirait par céder à Ambre.
D'ailleurs, lorsqu'ils se reverraient plus tard, il apparaîtrait à Debrah que malgré le fait qu'ils aient été dans la même classe pendant un an, il n'avait pas retenu son nom. Et puis, elle avait perdu du poids, était enfin libérée de son appareil dentaire et une épaisse couche de maquillage cachait son acné dont elle n'arrivait toujours pas à se débarrasser. Elle était méconnaissable.
Pourtant, il aurait pu se rappeler d'elle. Parce que Debrah n'avait jamais pu l'oublier : c'était à cause de lui qu'on l'avait appelé SA.
« Tiens ! SA ! Sans-Ami, tu étais là ! »
C'était aussi l'époque où elle portait un appareil dentaire qui devait lui élargir le palais. Son dentiste avait finit par décréter que cela n'allait pas assez vite et lui avait prescrit sa « muselière ». Un appareil de nuit. Ce demi-cercle de métal qui sortait de la bouche et que Debrah n'avait jusque là connu que dans les films américains.
Heureusement, personne ne me verra avec ça, s'était-elle dit en le mettant pour la première fois. Le week-end, ses parents insistaient pour que Debrah le mette aussi la journée. Ce fut justement un samedi où elle était juste sortie quelques minutes -en portant son appareil de nuit- de sa maison pour mettre les poubelles dehors qu'on l'avait vu. Qui ? Debrah ne le saurait jamais.
La seule chose qu'elle savait, c'était que lundi, tout le monde était au courant.
« Alors le Caniche, où est ta muselière et ta laisse ? »
C'était Charlotte et Li qui lui avaient dit ça avant de rejoindre Ambre.
Finalement, ce fut trois jours après que Debrah craqua : plongée dans sa baignoire, de l'eau jusqu'au cou. Il n'y avait plus que quelques millimètres entre les veines de ses poignets et la lame de rasoir. Debrah ferma les yeux avant de la reposer. Elle n'avait pas le courage de franchir le pas.
« Maman, papa. Je veux changer d'école. »
C'était sorti tout seul. Ses parents l'avaient fixé longuement, leurs visages passant par l'horreur, la tristesse et la colère au fur-et-à-mesure que Debrah racontait.
Finalement, ils l'avaient retiré du collège et elle avait insisté pour qu'on lui fasse cours à domicile. Là encore, ses parents avaient accepté. Lorsque ses professeurs n'étaient pas là, Debrah courrait dans le parc le plus proche et dépensait tout son argent de poche en cosmétiques et en vêtements. Peu de temps avant son entrée au lycée, le dentiste annonça qu'elle n'avait plus besoin d'appareil dentaire.
A Sweet Amoris, il y avait beaucoup d'anciens élèves de son collège. Et personne ne l'avait reconnu.
Une insidieuse pensée traversa alors l'esprit de Debrah. Je veux qu'ils souffrent comme moi j'ai souffert. Castiel le premier.
Douce ironie, dire qu'il lui avait demandé de sortir avec lui.
