Salut tout le monde, juste pour vous prévenir, j'ai décidé de désormais couper les chapitre en deux, parce qu'ils sont de plus en plus longs, et que ça m'énerve de poster en retard à chaque fois. Comme ça, vous aurez de plus petits chapitres certes, mais plus réguliers :) Bonne lecture!
Chapitre X: La meilleure façon de se réconcilier (1/2)
Honnêtement, je ne pensais pas avoir déjà été aussi malheureuse. Au fur et à mesure que les jours se succédaient, tout ce que je trouvais à faire pour éloigner mes pensées du problème 'Scorpius' était d'étudier. Et, même si j'étais déjà habituée à étudier pas mal, ça, c'était de l'étude intense. A tel point que trois de mes cousins écrivirent à ma mère en lui demandant s'ils feraient mieux de me laisser faire ou de me forcer à me décoller des livres sur lesquels j'étais constamment penchée. Et comment savais-je qu'ils lui avaient écrit? J'avais volé leurs lettres. Comme je l'ai déjà dit... j'essayais de m'occuper... et je ne leur faisait pas confiance quand il s'agissait d'écrire à mes parents.
J'avais aussi pris l'habitude de m'entraîner trois heures par jour au quidditch, pour deux raisons; la première, c'était de m'occuper, et d'occuper mon esprit pour éviter de trop penser, et la seconde, c'était parce que je m'étais promis de ne plus jamais laisser un membre de ma famille se mettre en danger en jouant au quidditch. Je savais que je n'avais rien à voir avec l'accident de Lily, mais je voulais être préparée au cas où je serais impliquée dans un accident. Et un bon entraînement de quidditch ne pouvait pas me tuer, surtout en vue de l'annuel match de quidditch Potter/Weasley de Noël.
Mais avant même que je ne m'en rende compte, on était déjà le 20 décembre, la veille du bal, et j'étais toujours plus malheureuse qu'une pierre. J'avais essayé de m'excuser auprès de Scorpius, j'essayais chaque jour. Au début, je ne voulais pas le forcer, et je lui avais laissé un peu de temps pour se calmer et réfléchir à la situation, mais il n'avait pas voulu m'écouter. J'avais alors commencé à essayer de m'excuser chaque fois que je le voyais, au moins une fois par jour, et je m'étais même mise à le suivre pour qu'il m'écoute. Mais il ne m'écoutait pas. Il ne me parlait plus jamais volontairement, seulement en cours ou quand je lui demandais délibérément quelque chose à laquelle il était le seul à pouvoir répondre, comme par exemple des trucs à propos de nos devoir de préfets en chef. Il ne me parlait même plus pendant les rondes. Les seules fois ou il m'avait parlé volontairement durant le mois précédent avaient été en cours de défense contre les forces du mal, une fois parce que j'étais sur le point de me prendre un épouvantard et une fois parce que j'étais dans son chemin.
Après un cours d'histoire de la magie un vendredi, notre dernière leçon du trimestre, notre groupe se dirigeait vers la grande salle. Nous venions tous du le même cours, y compris Scorpius.
"Je n'arrive pas à réaliser que le bal est demain", couina Alice, agrippée au bras d'Al.
"Ouais, génial..." marmonnai-je sarcastiquement.
"T'as toujours pas de rencard, Rose?" me demanda Dom. J'optai pour simplement secouer ma tête une fois.
Ce n'était pas comme si on ne m'avait pas invitée, j'avais été invitée... environ quatre fois. En premier lieu, par William Jordan, quelques jours après la fête dans la salle commune, il m'avait demandé de l'accompagner au beau milieu de notre cours de sortilèges pour que je ne puisse pas m'échapper. Je lui avait dit non, cependant. Il était mignon, mais je ne l'aimais pas de cette manière et ça aurait été méchant de lui laisser penser cela. Les autres personnes qui m'avaient invitée étaient Henry Johnson, Cody Bright et William Brown.
Vous vous souvenez peut-être de ce dernier gars, William Brown, sur lequel j'avais complètement craqué en quatrième année et qui m'avait 'brisé le coeur' (ou ce que je pensais être briser le cœur à l'époque). Quand il m'avait interceptée sur le chemin de l'entraînement de quidditch la veille et m'avait demandé de l'accompagner au bal, j'avais failli le frapper avec mon balai. Mais je m'étais ensuite rappelée qu'il ne pouvait pas savoir que je l'aimais bien trois ans auparavant et même si on était presque sortis ensemble à cette époque ce n'avait pas vraiment été défini. Je devais passer par dessus ça. J'avais opté pour lui rire au visage et lui répondre un ferme 'non'. En y repensant, je pensais que j'avais peut-être été un peu sèche. Mais le malheur faisait de moi une véritable peste et je me fichais de l'effet que ça faisait sur les autres gens.
Scorpius avait raison, réalisai-je. J'étais égoïste.
"T'inquiète, tu pourras toujours t'amuser avec nous", essaya de me rassurer Dom alors que nous nous asseyions tous à la table de Gryffondor. Je fus surprise de voir que Scorpius s'était assis avec nous; d'habitude, il partait à la table des Serpentard dès que nous entrions dans la grande salle. Même si ce jour-là il avait délibérément accéléré pour qu'Al soit assis entre nous et qu'il n'ait pas à s'asseoir à côté de moi, peut-être était-ce un progrès... Peut-être me pardonnerait-il bientôt...
"C'est bon, Dom", lui lançai-je. "J'ai pas de cavalier, je sais comment ca se passe aux bals, merci."
Elle leva les yeux au ciel et secoua sa tête avec condescendance mais ne fit pas de commentaires. Je crois que je commençais à taper sur les nerfs de toute ma famille. Sauf Al, pour je ne sais quelle raison, il m'aimait encore.
"Ben, pourquoi t'y vas pas avec Scorpius, alors?"
Après ce commentaire, peut-être que c'était moi qui ne l'aimais plus.
Scorpius et moi lui lançâmes tous deux un long regard de nos places respectives. Peut-être qu'Al n'avait rien remarqué. Il savait que nous nous étions disputés un mois auparavant, mais de tout évidence il n'avait pas remarqué que que nous ne nous parlions toujours plus. Un silence tendu tomba sur toute la table. Apparemment, il était évident pour tout le monde sauf Al que nous étions en froid.
"On se se parle plus." grogna Scorpius violemment tout en écrasant ses pommes de terres avec sa fourchette.
"Vous ne vous êtes jamais vraiment parlé", nous marmonna Al en retour.
"Bien sûr que si!" protestâmes-nous en même temps.
"D'accord, d'accord", céda Al en levant ses mains en signe de capitulation. "Allez-y tous seuls alors, j'essayais juste de vous trouver des cavaliers."
"Réfléchis avant de parler, Al..." suggéra Roxanne.
"Merci, Roxy", lui dit-il sarcastiquement. "T'aurais pu me dire ça il y a trente secondes environ." Cela eut l'air de la blesser.
Et ben, est-ce que ma mauvaise humeur ne se propageait pas un peu trop vite ce jour-là? Déjà que Dom était irritée à cause de moi, puis Scorpius (qui me haïssait déjà de toute façon), ensuite Al avait été contaminé et enfin Roxanne. Cela me fit me sentir encore pire de savoir que je les avais tous mis de mauvaise humeur.
Nous mangeâmes en silence un moment, ce qui était en soi un exploit quand on pense au nombre que nous étions, jusqu'à ce que je leur murmure à tous "Désolée de vous plomber le moral."
Ils nièrent tous en disant que je n'avais rien fait, comme le ferait une bonne famille, mais de toute évidence mes excuses aidèrent car tout le monde se remit à bavarder.
Scorpius se leva, ayant fini son repas, et m'adressa la parole pour la troisième fois ce mois-ci: "T'es vraiment désolée, Rose?" me cracha-t-il, puis il sortit de la grande salle.
L'un dans l'autre, ce n'était pas le meilleur vendredi de ma vie.
Je passai la majeure partie du samedi à bouder dans mon lit jusqu'à ce qu'Angie, Alice, Dom et même Polly et Niomi s'unissent pour m'en faire sortir vers dix sept heures. J'étais plutôt bien là, à lire et à manger du chocolat.
"Arrête de bouder et lève-toi!" exigea Lily, pénétrant dans notre chambre avec la moitié de ses cheveux toujours en bigoudis, et la fermeture éclair de sa robe pas encore remontée. Elle s'avança vers moi, nous rappelant tous qu'elle avait hérité du tempérament de sa mère, et commença à me frapper avec son tube de mascara.
"Je ne boude pas", grognai-je en roulant sur le côté pour éviter ses coups.
"Oh que si, et j'en ai marre. Maintenant sors de ce lit. Il est cinq heures et tu ne t'es pas levée une seule fois. Tu n'as presque plus de temps pour te préparer et t'as intéret à être magnifique dans cette robe, parce que tu l'as payée la peau du cul!"
"D'accord, d'accord", lui dis-je en souriant. "Je me lève."
"Bien", marmonna-t-elle, repartant vers son propre dortoir en secouant sa tête et en marmonnant dans sa barbe à propos du fait d'avoir trop de cousins et de la facilité d'être un enfant unique.
"Lily!" la rappelai-je. Pendant un instant, elle ne répondit pas et je crus qu'elle m'ignorait ou ne m'avait pas entendue, mais elle réapparut à la porte en me souriant. "Peux-tu m'aider avec mes cheveux, s'il te plait?" lui demandai-je poliment.
Son sourire s'élargit. "J'ai cru un moment que t'allais pas me le demander."
Les dortoirs des filles s'étaient pratiquement transformés en une sorte de coulisses de spectacle, ou un genre de mêlée générale. Des filles de toutes les années passaient d'un dortoir à l'autre pour récupérer du maquillage ou emprunter des chaussures. C'était une maison de fous. Je me douchai rapidement et enfilai ma robe en appelant Lily. Elle arriva presque immédiatement, fantastique dans sa robe dorée - apparemment, sa mère l'avait portée au mariage d'Oncle Bill et Tante Fleur quand elle avait seize ans. Lily me boucla les cheveux, en me disant que ça serait plus joli lâché, et me maquilla parfaitement. Finalement, il fut temps de commencer à nous diriger vers le Hall.
Le bal se déroulait dans la Grande Salle, comme le bal de Noël des années auparavant. Quand nous arrivâmes, mes amies retrouvèrent leurs cavaliers et je les rejoignis pour former un grand groupe avant que nous ne pénétrions dans la grande salle. Al et Alice portaient tous les deux de l'argent, la robe d'Alice était argentée, ainsi que la cravate d'Al. Angie était superbe dans sa longue robe bleue, ses cheveux relevés dans un chignon avec quelques mèches bouclées qui s'en échappaient. Son rencard, Paul, se tenait silencieusement à côté d'elle dans un costume noir et blanc. Lily était venue au bal avec Tristan, qui avait l'air immensément heureux de l'avoir à son bras, et c'était justifié. Elle portait cette robe dorée dont elle n'avait pas arrêté de me parler les cinq dernières semaines, qui soulignait parfaitement son visage, ses cheveux bouclés comme les miens, avec un serre-tête doré orné d'un lys en or. Je ne pus m'empêcher de rire en voyant à quel point Lily ne remarquait pas comment Sam Nelson n'arrêtait pas de la regarder dès qu'il le pouvait.
Je remarquai que Peter Maroon était venu au bal avec Lauren, une Serdaigle qui avait été très intéressée par Scorpius. Je ne l'avais plus vue près de lui depuis le jour où j'avais inscrit 'looser sans expérience' sur son front. Puis je pensai à quelque chose : Avec Scorpius viendrait-il au bal? Je me rappelai ce qu'Al nous avait dit à tous les deux la veille, "j'essayais juste de vous trouver des cavaliers", ce qui signifiait que Scorpius n'avait pas de cavalière. Je le vis s'approcher de notre groupe et commencer à parler à Al. Ouaip; il n'avait définitivement pas de cavalière.
Mais pourquoi? Ce n'est pas comme si personne ne l'avait invité. Plusieurs filles lui avait probablement demandé parce que, bah, c'était Scorpius - une bonne moitié des filles de l'école voulait sortir avec lui. Je savais de source sûre que Lucy l'avait invité, il avait poliment refusé en lui disant que la fille qu'il voulait inviter ne voudrait pas y aller avec lui et qu'il ne voulait pas y aller avec quelqu'un d'autre. Au moment où Dom me l'avait raconté, je pensais que Scorpius avait déjà invité une fille. C'est simple, il aurait pu demander à n'importe qui. Je remarquai également qu'il y avait pas mal de filles (et de mecs aussi) autour de nous qui n'avaient pas de cavaliers, comme moi, ayant préféré venir entre amis. Je me sentis un peu moins seule.
Nous pénétrâmes dans la Grande Salle. Elle était magnifiquement décorée. Le plafond reproduisait, comme d'habitude, le ciel nocturne, ce jour-là d'un noir profond avec des centaines d'étoiles. Je pouvais voir Hugo, séparé de moi par quelques personnes, le regarder, fasciné - il adorait les étoiles. Tout comme Claire.
Arrête un peu de penser à des trucs en rapport avec Scorpius et essaie juste de bien t'amuser ce soir, me dis-je. Je m'étais juré de ne pas gâcher la soirée de ma famille juste parce que j'étais malheureuse de m'être disputée avec un ami proche.
Les murs avaient été drapés de soie blanche; les seuls endroits qui n'avaient pas été recouverts étaient les fenêtres, qui laissaient voir la lune et les étoiles au dessus du grand lac et des montagnes. Le sol était aussi recouvert de cette soie, ce qui faisait que tout était blanc. Un scène avait été installée au bout de la pièce, à l'endroit où s'asseyaient habituellement les professeurs, et quelques petites tables d'une dizaine de places avaient été installées tout autour de la salle, laissant juste le centre de la pièce pour danser.
Je m'assis immédiatement à une table vers le milieu du mur de gauche pour avoir une belle vue sur le lac, attrapant un verre sur l'un des nombreux chariots qui flottaient à travers la salle.
Le professeur McGonagall était en train de nous dire quelque chose, mais je n'arrivais pas à l'entendre à cause de tous les bavardages des étudiants. Un moment plus tard, je réalisai qu'elle était en train d'essayer de les faire taire.
Entrevoyant déjà là un moyen pour évacuer ma colère, je me levai sur ma chaise. Un autre pas plus tard et j'étais sur la table, dominant tout le monde, et je sortis ma baguette de derrière mon oreille (eh, ca peut paraître bizarre mais Tante Luna a de bonnes idées, de plus personne n'aurait pu la voir étant donné l'épaisseur de mes cheveux, et comme ça je ne devais pas tout le temps me trimballer un sac.)
La plaçant contre ma gorge, je murmurai 'sonorus' et criai à tous les étudiants de l'école: "Du calme! Le professeur McGonagall essaie de créer un peu d'ordre! Ceux qui continuent à parler seront mis en retenue!"
Ils se calmèrent tous, personne ne refusa ou ne protesta dans sa barbe étant donné que leur crier dessus m'était permis en tant que préfète en chef.
Après un instant ou deux, le silence se fit totalement dans la pièce (ce qui était bizarre étant donné qu'il y avait plusieurs centaines d'étudiants), et McGonagall me lança un regard qui me fit comprendre qu'il fallait mieux que je descende de la table avant de me prendre une retenue.
Deux mains apparurent instantanément pour m'aider à descendre, et je les attrapai, reconnaissante, marmonnant des remerciements aux deux personnes. Ce ne fut qu'après que mes pieds soient fermement plantés sur le sol que je réalisai qu'une des mains avait appartenu à Scorpius. Il y avait environ dix autres gars qui auraient pu m'aider, et pourtant Scorpius avait choisi de le faire. Est-ce que ça voulait dire qu'il me haïssait moins que je ne le pensais?
Je me retournai pour écouter ce que le professeur McGonagall était en train de dire:
"Je vous fais confiance pour suivre toutes ces règles à la lettre, si vous ne voulez pas vous retrouver avec six semaines de retenue et d'exclusion du terrain de quidditch et de la bibliothèque - " La vache, ça avait l'air sérieux... et dire que je ne l'avais pas écoutée... " - J'aimerais rappeler aux préfets en chef que vous êtes supposés faire un discours à la fin de la soirée concernant le comportement de toute le monde alors il va de soi que vous ... n'enfreigniez aucune règle vous-même." Beaucoup de personnes des dernières années éclatèrent de rire et je me maudis intérieurement de ne pas avoir écouté les règles. "J'espère que vous passerez tous une bonne soirée, et voici le premier groupe de ce soir - Les Bizarr' Sisters."
McGonagall s'éclipsa de la scène plus rapidement que je ne l'aurais cru possible pour quelqu'un de son âge alors que les Bizarr' Sisters arrivaient, des élèves se ruant vers la scène pour avoir une bonne place, d'autres optant pour danser ou crier de toutes leurs forces. Même après tout ce temps, les Bizarr' Sisters étaient toujours célèbres - c'était une légende vivante.
Au moins, on aurait dit que tout le monde s'amusait bien.
"Allez, Al", dit Alice en le tirant par le bras, "On va danser", et ils disparurent au milieu de la foule.
Je me rassis sur ma chaise, et liquidai la moitié de ma boisson en une gorgée, sans trop savoir ce que c'était, alors qu'une chanson rapide commençait.
"Tu danses pas?" demanda une voix derrière moi.
En me retournant, je répondis: "Non, j'ai pas très envie... "
William Jordan vint s'asseoir à côté de moi. "Je pensais que tu avais refusé de m'accompagner parce qu'on t'avait déjà invitée."
"Je te l'ai dit, je ne voulais pas vraiment de cavalier."
"Ouais, je.. je pensais juste que peut-être -"
" - que peut-être je mentais?" Il acquiesça. "Non, je t'ai dit la vérité."
"Alors, je sais que tu ne veux pas de cavalier ou quoi mais... tu veux danser? Entre amis?"
J'envisageai de simplement secouer ma tête et rester assise là, à ruminer. Au lieu de ça, j'optai pour sourire à Will, en le regardant par dessous mes cils. "J'adorerais."
Je passai les quarante-cinq minutes suivantes à danser avec Will et ses amis, toutes les chansons étaient entraînantes, et quand une plus lente arriva et que tous les heureux couples envahirent la piste, je décidai qu'il était temps de prendre l'air et d'aller traquer les gens qui désobéissaient aux règles dans les couloirs. Je ne savais toujours pas quelles étaient exactement ces règles, mais je me doutais d'en quoi elles consistaient.
Dès que j'arrivai dans le Hall d'entrée, l'air frais qui pénétrait par les grandes portes m'atteignit. C'était exactement ce dont j'avais besoin pour me rafraichir.
Un couple était en train de s'embrasser passionnément dans le coin derrière les portes; apparemment, ils pensaient qu'ils étaient invisibles. Ce n'était définitivement pas le cas. C'était le quatrième couple dont j'eus à abréger le baiser (les trois autres avaient été sur la piste de danse ou juste assis), et au moins dix personnes durant l'heure précédente avaient dû être ramenés à leur dortoir parce qu'elles étaient soit trop bourrées pour pouvoir encore marcher (je pensais qu'une des boisson avait été trafiquée), soit devenues 'ingérables'. Huit de ces dix personnes avaient été bourrées, et parmi les deux devenues 'ingérables' se trouvait Fred, que j'avais repéré dix minutes auparavant en train de se glisser à nouveau dans la grande salle.
Je me raclai la gorge quand je fus assez près du couple presque-caché pour qu'ils ne puisse pas fuir leurs heures de retenues. Ils se séparèrent brusquement et fus choquée de voir que le gars n'était autre que Paul, le cavalier d'Angie, mais que la fille n'était pas Angie. Elle avait des cheveux blonds coupés ras et portait une mini robe rose électrique.
Avant même que je ne puisse réagir, mon esprit fonctionnant à cent à l'heure pour trouver ce que j'allais dire à Angie, j'entendis sa voix derrière moi, elle avait vu la scène. "Alors c'est la fille avec qui tu as choisi de me tromper!" lui cria-t-elle. Heureusement, la musique dans la grande salle était si forte que la plupart des gens ne pouvais pas l'entendre. La fille blonde eut l'air complètement choquée un instant, puis, dans un mouvement rapide, fluide et surprenant, gifla Paul et nous rejoignit.
"Je suis désolée, Angie, je ne savais pas", plaida-t-elle, en lançant un regard méprisant à Paul.
"C'est pas ta faute, Kellie", lui dit Angie en sortant sa baguette, et elle la pointa sur un Paul à l'air terrifié. "Espèce de salaud, dégage hors de ma vue." dit-elle calmement et le visage de Paul se mit à enfler et à rougir, et sa langue s'allongea jusqu'au sol, d'une dégoutante couleur violette.
Sans hésiter, Paul s'enfuit aussi vite que ses jambes pouvaient le porter, sa langue le ralentissant en trainant par terre derrière lui.
Nous nous tournâmes toutes trois les unes vers les autres. "Tu vas me mettre en colle, hein?" me demanda tristement Kellie. "Pour avoir enfreint les règles..."
Je regardai Angie, qui haussa juste les épaules, et répondit "Nan, je pense que je vais laisser passer."
Kellie me lança un sourire. "Merci Rose. Malefoy avait raison, t'es plutôt cool."
"Depuis quand tu parles à Malefoy?" lui demanda Angie avant que je ne puisse le faire. Kellie, d'après ce que je savais sur elle, était en sixième année à Poufsouffle, ses parents étaient moldus, détestaient tout ce qui avait un rapport avec la magie et était profondément religieux.
"Je ne lui parle pas vraiment", dit-elle négligemment en haussant les épaules. "Je suis juste tombée sur lui hier alors que je rentrais tard à ma salle commune. Il a voulu me mettre une retenue mais a changé d'avis, di - Merlin merci. Il m'a dit que tu lui avais dit de ne pas toujours donner des retenues à tout le monde parce qu'ils étaient dans les couloirs tard, et que certaines personnes avaient leurs raisons. Ensuite il m'a dit que tu étais cool et m'a dit de m'en aller avant qu'il ne change d'avis", gloussa-t-elle. "Ce garçon avait l'air plutôt soucieux."
"Oh" fut tout ce que je trouvais à répondre.
Angie frissonna. "Allez, retournons là-dedans et allons danser."
Nous l'approuvâmes et retournâmes à l'intérieur. Angie et Kellie rejoignirent Alice, Roxanne, Lily, Tristan et Sam sur la piste alors qu'ils étaient en train de danser sur une chanson particulièrement entraînante des Bizarr' Sisters. Je choisis de revenir à l'abri sur à ma table. Ce ne fut que quand j'eus les mains posées sur le dos de ma chaise, prête à la tirer pour m'y asseoir, que je réalisai que Scorpius était la seule personne assise à la table, et qu'il n'y avait qu'une seule chaise qui nous séparait.
Oui bon d'accord, j'ai choisi un endroit nul pour couper le chapitre en deux, mais comme ça y'a un peu de suspens, hein :p
Encore un énorme merci à tous ceux qui reviewent (si si c'est un verbe), vous êtes de plus en plus nombreux et vous pouvez pas imaginer à quel point ça me fait plaisir! :) Pour ceux qui ne sont pas inscrits sur : je n'aime pas faire des notes d'auteur (enfin, de traductrice ici :p) de trois mètres de long donc je ne vous réponds pas, mais globalement: Merci! :D Pour les autres, je crois que je vous ai tous répondu ;)
A très bientôt pour la deuxième partie de ce chapitre, je pense que vous allez bien l'aimer... ;)
