Bonsoir à tout le monde =) C'est le week-end, il neige ( enfin par chez moi ) tout est merveilleux =D ( ou presque ). Alors déjà je tenais à remercier ceux qui continuent à lire mon histoire, et ceux qui prennent le temps de poster une review, que j'ai déjà remercié par mp et pour Naze et Hana :

- Hana : Et bien merci beaucoup pour ta review, elle m'a fait vraiment plaisir =) Et oui Santana souffre la pauvre ! =/ Pour un Sugartana, je ne sais pas encore, peut être ;)

- Naze : Merci beaucoup à toi aussi ! ( Ne t'inquiète pas, derrière mes airs "je m'en fous" moi aussi j'ai un satané côté fleur bleu qui transparait un peu ( beaucoup ) dans mes fics...terrible O_o ;) ).

- Alice et Zikiki (Quel drôle de pseudo ! ;D ) : Merci à vous deux aussi =)

Donc voilà la suite. Sans "spoiler" ( on dirait que je parle d'une intrigue de malade alors que clairement il n'y a pas vraiment d'intrigue Ha ha ) je peux vous dire que ça va commencer à partir en sucette du côté de Quinn la pauvrette ! ( dans quelques chapitres, pas tout de suite ). Et pour ce qui est du couple Brittany/Santana, au début je souhaitais développer quelque chose plutôt entre Santana et Sugar ( j'aimais bien moi lol ) mais si vous préférez entre Santana et Brittany dites le moi, j'ai une autre "intrigue" dans ce cas là. Mais dans les deux cas, ça va être "difficile". Bon en gros c'est difficile pour tout le monde, je n'aime pas les choses simples et je suis chiante. Et en plus je fais des posts de 10 pages...O_o Allez, un bon week-end à tous =)


POV Rachel Berry

Je marche aux côtés de Finn. Je dois me battre pour ne pas trop laisser ma fatigue s'attarder sur les traits de mon visage. J'ai très…très mal dormi. Finn s'arrête et commence à discuter avec des anciens amis quaterbacks. Il m'a confié son besoin de reprendre ce sport. Mais nous savons tous les deux qu'il lui est impossible de faire ça tant qu'il ne contrôlera pas mieux son pouvoir. J'aimerais l'aider mais c'est à peine si j'arrive à m'aider moi-même. J'ai l'impression de ne plus rien gérer du tout. Et je ne veux pas laisser ça arriver…pas à nouveau. Je regarde le visage de Finn. Il tourne son visage vers moi et me sourit d'une façon adorable. Mais pourtant, si ce sourire arrive à me toucher superficiellement il ne le fait pas comme il le devrait. Et je panique à l'idée que je me suis peut-être trompée.

Non…c'est lui. C'est pour lui que je suis faites. Nous nous accordons parfaitement. Nous avons passé un excellent week-end où je n'ai même pas eus à inventer d'excuses idiotes pour aller rejoindre Quinn quelque part. Tout était d'un romantisme idyllique.

Alors…pourquoi ce sentiment ?

Plus d'une semaine qu'elle est absente. Tout le monde pense qu'elle doit être malade. Et personne ne pose plus de questions que ça car ils connaissent tous Quinn. Sa manière de toujours rester secrète. Etant ses amis, ils respectent cette chose à laquelle je ne semble pas très bien me faire. Je me force à sourire quand Finn me prend la main et me guide vers la classe comme si j'avais été une déficiente.

D'accord…il y a peut-être certaines choses qui me le rendent exaspérant. Mais tout cela est vite surpassé par la tendresse que j'éprouve pour lui. Quand il me regarde je vois…la promesse d'un futur stable et sûr. Des enfants, une maison, un travail. Ce pourquoi la vie semble faite.

En rentrant dans la salle, je me persuade que ce n'est pas elle que je cherche. Mais, ce n'est que quand ma déception transperce ma bonne humeur préfabriquée que je comprends que quelque chose cloche chez moi. Mais je ne préfère pas m'y attarder et m'assoit simplement.

Je vois Will Schuester rentrer et je ne peux m'empêcher de me sentir légèrement soulagée. Will Schuester a été pour moi le pilier auquel me raccrocher quand il ne me restait plus rien. Il m'a trouvé quand j'étais perdue dans le dédale d'un labyrinthe de désespoirs. Il a lui-même un pouvoir qui ne se révèle qu'au contact d'autres personnes comme nous. C'est comme cela qu'il nous a reconnu. Son pouvoir reflète l'essence de ceux qui l'entourent et le restitue à travers sa personne. Ce qui lui donne une formidable force qu'il s'efforce le plus souvent de ne pas utiliser.

- Bonjour à tous !

Nous le saluons à notre tour avec l'engouement qu'il nous apporte.

- Aujourd'hui, exercice individuel devant le groupe. Je vais essayer pendant l'heure de faire passer le plus de monde possible. Pour qu'on constate ensemble l'évolution de vos pouvoirs. Je sais que la plupart d'entre vous déteste cet exercice parce qu'il faut subir plus intensément le regard des autres. Les situations que vous rencontrerez durant lesquelles vous devrez peut être devoir utiliser ou contrôler votre pouvoir ne vont pas toutes êtres « faciles et sans risques ». Savoir contrôler son pouvoir c'est aussi savoir contrôler sa peur.

Il continue son discours alors que je sens mon pouls s'accélérer atrocement. Passer devant les autres alors que mon pouvoir ne va peut-être ne pas pouvoir se réveiller ajoute au stress quotidien que j'éprouve à devoir l'utiliser.

- On commence par toi Finn !

Sa haute stature se relève et va se placer à côté du piano au centre de la pièce. Il se focalise sur lui et d'une main, qu'il passe juste en dessous de l'énorme instrument, le soulève comme si il n'avait été qu'un bout de papier. Cet exercice, il a fini par s'y faire. Mesurer sa force sans se déplacer est devenu d'une facilité déconcertante pour lui. Mais il suffit que la peur ou d'adrénaline s'ajoute au calcul et tout semble alors s'embrouiller pour lui. Car il n'y a plus alors une mais plusieurs choses sur lesquelles devoir se concentrer. Il a un sourire fier que Will Schuester abrège vite :

- Bien Finn. Ça on connait maintenant. Maintenant, viens vers moi.

- Il se met en face de lui.

- Je vais te frapper d'accord ? Et tu me rendras mes coups.

- Qu…Quoi ?

Il semble terrorisé et je peux comprendre. Tout le monde autour de nous semble retenir son souffle. Sans prévenir notre professeur envoi son poing dans l'abdomen de Finn qui recule un peu sous le choc. Il réitère le geste mais cette fois-ci Finn est plus concentré et évite le coup.

- Défend toi Finn !

- Je ne peux pas vous frappez Mr Schu…

- Mais moi je n'hésite pas ! lance Schuester avec un sourire.

Je sais pourquoi il fait ça, ça semble logique. S'il ne le fait pas, Finn n'osera jamais attaquer à son tour. Et c'est la seule façon de savoir si Finn est « mieux » avec son pouvoir.

Alors qu'il va à nouveau le contrer avec son bras, son autre main, peut -être par automatisme se penche pour donner un coup qui envoie notre professeur de l'autre côté de la salle. Tout le monde se relève instantanément mais Will Schuester se relève avec une incroyable vitesse et revient vers nous, les mains levées en avant.

- Pas de problème les enfants. Merci pour ton pouvoir Santana et pour le tien Finn, sinon je pense que j'aurais sûrement redécoré la salle.

Tout le monde se met à rire et cela détend sensiblement l'atmosphère.

- Excusez-moi, Mr Schuester.

- Ne t'inquiète pas Finn. Il faut du temps, de l'entrainement et de l'énergie pour savoir contrôler ton pouvoir. Vous avez tous fais des efforts extraordinaires depuis votre arrivée ici et vous pouvez être fiers de vous. Bien…maintenant à toi Rachel.

Je retiens ma respiration quand Finn me laisse sa place. Ça y est j'y suis. Je dois y arriver. Je sens leurs regards se fixer sur moi. Une tension désagréable s'empare de mon corps. Je ferme les yeux pour essayer de me concentrer. Mes pensées vont à mille à l'heure dans ma tête faussant le peu de concentration que j'aurais pu acquérir. Je sens les mains rassurantes de Will Schuester se poser sur mes épaules.

- Respire Rachel. Tu vas y arriver, murmure-t-il assez doucement pour que je sois la seule à l'entendre.

Je pense à Finn. Son image envahit mon esprit. J'imprègne mon être de son image. Elargit mon champ de vision à celle du futur que j'espère pour nous. Puis à cette vie que j'ai construite, à la fierté qui en résulte. Finn…Je me force à penser à tout cela.

- Ne lutte plus Rachel.

Un regard vert apparait devant mes paupières closes et je panique complètement. Pourquoi est-elle là ? Pourquoi est-elle toujours là ! Je sens mes mains se crisper furieusement quand je les sens s'armer d'une chaleur que je rejette alors comme la peste. Je sens les mains de Will Schuester se détacher de mes épaules et retomber derrière moi avec un soupir désolé.

Alors j'abandonne et rouvre les yeux. Et mon regard tombent parfaitement à l'endroit où se trouve Mercedes. Elle me regarde avec un sourire étrange. Pas le genre de sourire que j'ai l'habitude de voir apparaître chez elle. J'ai peur un instant qu'elle ait pu « lire » quelque chose à l'intérieur de moi, mais je me reprends vite. Mercedes ne ferait jamais ça sans mon consentement.

- Je ne comprends pas, me souffle Fin avec une déception évidente. Tu devrais y arriver maintenant.

Ce n'est clairement pas ce que j'ai envie d'entendre maintenant. Mais idiotement, je le laisse se plaindre de mes propres défaillances.

J'ai envie de hurler.

- Ça ne fait rien Rachel, me lance Mr Schuester avec un regard compréhensif.

- Mais comment c'est possible Mr Schu ? s'indigne Finn.

Je tourne la tête vers lui, piquée au vif. Il sait bien que toute cette histoire me met mal à l'aise. Et voilà qu'il l'étale un peu plus devant tout et chacun. Ne pense-t-il pas à ce que moi je peux ressentir ? D'être une telle incapable ? Au lieu de ça, armée de son innocence caractéristique il enfonce le couteau.

- Moi ce que je ne comprends pas, s'amuse soudain Santana, c'est comment Miss Frigide a réussi à se taper le pouvoir du Feu…

Je lui lance un regard colérique qu'elle prend avec un amusement certain.

- Santana, réprimande Schuester.

- Ce n'est pourtant pas difficile à comprendre, surenchérit-elle. Tu n'arrives pas à te lâcher. Comme d'habitude…

Je me relève brusquement, cette fois-ci excédée et profondément peinée. Je prends mes affaires et sans faire attention à Finn qui m'appelle, je pars de la salle.

Mr Schuester a dû leur dire de me laisser tranquille, parce que personne ne sort, ni ne me rattrape. Il a bien comprit que j'avais besoin d'être seule. De ne plus entendre Finn se plaindre que mon pouvoir n'arrive pas à naitre par la simple invocation mentale de son être.

Quand la sonnerie se fait entendre, je me dirige lentement vers mon prochain cours, les idées empruntent d'un renoncement qui m'envahit d'une tristesse étrange. C'est en rentrant dans la classe que mon regard s'ancre instantanément à sa silhouette au fond de la salle. Je sens quelque chose se gonfler à l'intérieur de ma poitrine. Elle a le regard perdu à travers la fenêtre. Son air doux et fort à la fois. Ses deux yeux insondables. Sa manière de faire ce petit mouvement avec ses lèvres. Je m'avance vers elle, répudiant au fond de mon être le fait qu'elle ait réussit à attiser en moi quelque chose qui ressemblerait presque à un « manque ».

- Où étais-tu passé ? je lui lance avec une froideur calculée.

Elle tourne les yeux lentement vers moi et me regarde avec ce désir latent qui me fait frissonner d'un plaisir que je peux à peine cacher. Elle me sourit. Et j'ai envie de me jeter sur ses lèvres. De sentir l'odeur parfumée de ses cheveux. Mais tout ce que je fais, c'est m'assoir, alors qu'une tension particulière électrise l'air. Le brouhaha de la salle commence à s'éteindre quand le cours commence. Tout à côté d'elle, j'ouvre mon livre et vaque à une occupation à laquelle je fais simplement semblant d'être.

- Je crois…dit-elle d'une voix qui me fait frissonner, que tu n'es pas à la bonne page.

Je rougis et fronce les sourcils en me tournant légèrement vers elle.

- Mêle-toi de ce qui te regarde.

- Très bien, Rachel.

A l'évocation de mon prénom, je me crispe sensiblement. En public il est rare qu'elle m'appelle par mon prénom, peut-être par accord tacite. Et bien que nous soyons au fond de la salle, comme isoler des autres, ça ne m'empêche pas de me demander si quelqu'un va s'apercevoir que mes joues ont plus ou moins rosies.

- Je t'ai manqué ? demande-t-elle soudain.

Cette question me ferait presque sourire. Elle me le demande avec un sarcasme teintée de quelque chose de latent qui sonne agréablement à mes oreilles.

- Non.

- Même pas un peu ?

- Jamais.

- Bien, répondit-elle comme satisfaite.

Elle se remet à travailler comme si de rien n'était, essayant de suivre un exercice dont je ne sais même plus si il parle de maths, d'anglais ou bien de biologie. Et sincèrement à ce moment précis, je n'en ai un peu rien à faire. Mon regard s'attarde sur l'heure. Cela fait déjà 20 minutes que nous sommes en cours et c'est une curieuse chose que d'avoir l'impression que je viens à peine de m'assoir. Le temps passe beaucoup trop vite. Je tourne mes yeux légèrement vers elle pour ne pas qu'elle le remarque. Elle porte une petite chemise cintrée d'un gris sombre qui lui va parfaitement bien. Les boutons sont dégrafés négligemment au début, laissant entrevoir sa peau et laissant deviner sa poitrine. Je déglutis difficilement alors que mon regard remonte vers le haut. Il y a cet endroit précis, entre la clavicule et la naissance de son cou que j'adore embrasser. Parce qu'à chaque fois que je commence à l'embrasser à cet endroit précis, elle gémit toujours d'une façon…

- Il y a un problème Rachel ?

Ses yeux perlés d'une ironie marquée se tourne vers les miens. Je savoure leur couleur et me traite intérieurement d'idiote. Vexée je me tourne complètement vers mon livre et fait cette fois-ci vraiment mine d'y être absorbée.

Il y a tellement de choses chez elle qui me font peur. Sa manière de ne jamais se confier. D'avoir un tel contrôle sur moi alors que j'ai l'air d'en avoir si peu sur elle. Je ne comprends pas cette chose au fond de moi qui me pousse à penser à elle, comme si j'avais « besoin » d'elle. Est-ce que la simple attirance physique peut provoquer autant de…troubles ?

Je me reprends assez rapidement et je sens mes sourcils se froncer. D'un point de vue extérieur je dois avoir l'air de passer par différents stades qui pourraient me faire passer pour une personne mentalement dérangée à la limite du dédoublement de personnalité. Quand notre… « arrangement » a commencé, nous étions toutes les deux convenues plus ou moins silencieusement qu'il n'y aurait rien de plus (nous ne l'avions même pas envisager) et que toute cette affaire devrait bien sûr rester secrète. Et même quand bien souvent la culpabilité de mes actes face à Finn avait failli me faire plier, il m'avait été alors impossible d'arrêter de la voir. Mes deux pères étaient homosexuels, et je n'avais eus aucun problème pour comprendre ce qu'il se passait. J'aimais certainement Finn mais mon corps avait « besoin » d'autre chose. Une chose que j'aurais été capable de céder si je n'avais pas rencontré Quinn. Malheureusement, elle n'était pas dans le « projet » que j'avais élaboré pour la vie que j'imaginais. Elle était trop instable, trop imprévisible. Et si je pouvais me vanter d'avoir un certain pouvoir sur Finn, je n'en avais presque aucun sur elle. Finn était clair comme de l'eau de roche autant qu'elle était secrète et mystérieuse.

Et derrière ça ? Derrière ce sourire arrogant ? Qui est la fille qui se cache derrière ce masque ? Parfois, quand les autres ne voient que la superficialité de ses manières, j'arrive à déceler quelqu'un d'autre. Elle est à certains moments, quand elle est avec moi, différente. Comme délivrée de l'emprise de ce que les autres attendent d'elle. Pareille à de la fumée qui s'évapore entre des doigts trop enhardis, elle semble ainsi échapper à la plupart des regards qui se posent sur elle. Elle ne recherche aucune perfection, aucun besoin de se sentir accepter par les autres. Et la nécessité intérieur qu'elle semble éprouver de se libérer des chaînes dont on l'a paré dès son plus jeune âge, semble l'un des buts silencieux qu'elle s'est assignée.

Je me rends alors compte que sa personnalité me…trouble. Attise en moi la curieuse envie de mieux la…connaître ?

Je sursaute presque quand je sens ses doigts froids effleurer la peau de ma main. Un frisson électrise ma peau alors qu'elle s'amuse discrètement à tracer des cercles sur le dos de ma main. J'aspire de ce simple contact toute l'intensité dont il est pourtant chargé.

- Quelque chose t'inquiète ? me demande-t-elle avec une douceur déconcertante.

A chaque mouvement de ses doigts contre ma peau, je sens des petites décharges se libérer à l'intérieur de mon corps, contournant mon échine, s'attardant au creux de mon ventre et jouant sur le creux qui sépare mon cou de la naissance de mon oreille.

- Je n'ai…

Je repense à ce qu'il s'est passé plus tôt. A la déception des autres. A la mienne.

- Hé…ça ne fait rien Rachel.

Je me détache de cette peine car elle cache quelque chose à laquelle je ne suis pas sûre de pouvoir faire face. Elle pose une main réconfortante sur ma cuisse pour que personne ne puisse la voir et elle a un sourire… d'une gentillesse et d'une beauté que je connais chez elle, mais qu'elle ne montre que très rarement. C'est étrange… Cette impression de me sentir à la fois perdue et si bien. Je pose ma main sur la sienne et je la sens tressaillir à ce contact. Nous ne sommes pas habituées à avoir ce genre de comportement en dehors des moments « d'intimités » que nous partageons. Le genre de comportement qui pourrait presque ressembler à de la tendresse. Et c'est si naturel que s'en est encore plus bizarre. J'enlève donc ma main. Elle laisse la sienne sur ma cuisse. Alors que mon regard tombe sur l'horloge qui indique qu'il est déjà 45, je la sens qui s'amuse maintenant à laisser ses doigts glisser sur mon jean. Je fixe mes yeux sur elle, elle ne semble affreusement pas savoir l'effet qu'elle me fait car elle continue et remonte parfois un peu plus haut, avant de redescendre et je sens une chaleur caractéristique envahir mon bas ventre.

- Arrête, je lui murmure.

Elle lève un regard si interrogateur vers moi que je peux presque croire à l'air innocent que me transmet son visage.

- Arrête quoi ? demande-t-elle alors que ses doigts remontent dangereusement vers le haut.

Je plisse les yeux avec un air réprobateur qui la fait à nouveau sourire, satisfaite.

- Rachel Berry, qui pourrait-croire qu'entre toi et moi, la plus lubrique n'est pas celle que l'on croit.

Ma bouche s'ouvre en un « O » alors qu'aucune parole n'en sort. Je me ridiculise affreusement alors qu'elle me lance un regard chargé d'amusement et d'un désir équivoque. J'aime lui faire cet effet là, mais sous aucun prétexte je ne lui avouerais.

- Tu es…

- Incroyable ? propose-t-elle. Affreusement belle et sexy ?

- Ce n'est pas exactement les mots que j'aurais choisis maintenant, dis-je irritée sans l'être.

- Maintenant ? ça veut dire que tu les aurais quand même choisis à un autre moment ? propose-t-elle.

- Même pas pour rire…

- J'aime quand tu es en colère.

- Attends que ma main parte dans ton visage et tu aimeras sûrement moins.

Elle lève légèrement sa tête en l'air, comme si elle réfléchissait à quelque chose d'important avant de planter son regard clair dans le mien.

- Tu te rappelles de la dernière fois que tu m'as donné une gifle ? La manière dont ça a finit…

A l'évocation de ces souvenirs, une vague de chaleur m'envahit brusquement. Je n'ai même pas la force de lui faire ravaler son satané petit sourire satisfait.

- Je vois que tu t'en rappelles, me taquine-t-elle à nouveau.

La sonnerie se fait entendre, brisant la bulle dans laquelle nous nous trouvions. Nous reprenons nos affaires et dans le brouhaha alentour je me rapproche lentement d'elle, savourant secrètement son parfum.

- Je m'en rappelle, mais tout est un peu flou. J'aimerais que l'on…recommence.

Je prends la peine de bien détacher chacune des syllabes que j'articule au creux de son oreille. En m'éloignant d'elle, j'apprécie avec satisfaction la surprise sur son visage. Puis, souriante, je me retourne.