Bien le bonjour!
Me revoilà donc avec la suite d'Honneur aux Pestes. J'espère que cet OS centré sur le couple de Charlotte vous plaira. Pour l'anecdote, j'avais écris cet OS parce que sur le forum d'AS, beaucoup de gens avaient l'air de penser que Jack n'était pas vraiment amoureux de Charlotte. Cet OS était donc là pour démontrer que ce n'est pas amoureux. Non. C'est juste que Jack est un gros, gros boulet relationnel qui ne sait pas s'y prendre avec les gens. Voilà voilà.
La musique: Something about us de Daft Punk
Disclaimer: Les personnages d'Amour Sucré ne m'appartiennent pas. En revanche, tous les OCs sont ma propriété. ^^
Sur ce, bonne lecture!
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Something about Us
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De l'avis de tout leur entourage, le couple de Charlotte et Jack était à la fois le plus durable et le plus étrange qu'ils aient jamais vu de leur vie. Il était froid et distant, même avec ses propres enfants. Pourtant, ça n'empêchait pas Jack d'aimer sa famille. Il était juste très peu démonstratif. De son coté, Charlotte était son opposé. Au premier abord, il était clair et net qu'elle adorait ses enfants et que l'idée de tromper un jour son mari ne lui avait jamais effleuré l'esprit. En somme, on pouvait dire que le petit couple avait droit à leur « et ils vécurent heureux pour toujours ».
Pourtant, et cela, peu de gens le savait, mais ça n'avait pas toujours été rose entre Jack et Charlotte. C'était aux tout débuts de leur relation. Cela faisait presque un an qu'ils étaient ensemble. Ça avait commencé par une petite dispute parfaitement banale dans un couple. Et ça avait complètement dégénéré.
« … en fait, tu ne m'as jamais aimé ! »
Ces mots là, c'était ceux de Charlotte. La colère, la tristesse, tant de choses mêlées qui l'avaient poussé à prononcer ces paroles. Plus tard, elle le regretterait. Mais pour l'heure, elle s'en fichait : pourquoi devrait-elle se sentir coupable vis-à-vis de monsieur-indifférence-personnifiée ?
Jack n'eut même pas le temps de répondre à sa petite amie. Furieuse, elle le chassa de chez elle. Les jours avaient passé, tendus. Pourtant, malgré ça, ce n'était pas ce qui empêchait Jack de revenir régulièrement d'essayer de prouver à Charlotte qu'elle avait tort : après tout, pourquoi aurait-il accepté de perdre son temps à regarder Titanic avec elle s'il ne l'avait pas aimé ? Bien sur, Charlotte avait mal prit cette remarque de Jack.
« Une perte de temps ?! C'est comme ça que tu vois tous ces moments passés ensembles ?! »
Peu de temps après, Charlotte avait rompu. Pour elle, c'était clair et net : jamais, au grand jamais, elle ne retournerait avec ce « sagouin frigide et coincé ». Et puis, elle avait cru comprendre que David, un charmant garçon de la fac de langues, ne s'intéressait pas qu'au cours lorsqu'il venait lui demander ses notes d'économie pour compléter les siennes. Ainsi s'étaient faites les choses : de Jack et Charlotte, on était passé à David et Charlotte. Lentement, les mois passaient, jusqu'à ce que la période de Noël arrive.
« Tu sais Jackie...
- Appelle moi encore une fois comme ça et je t'étrangle, le coupa le « Jackie » en question.
- ... tu devrais peut-être aller parler à Charlotte, continua son meilleur ami en ignorant sa dernière remarque. »
Jack ne répondit pas. Aller voir Charlotte ? Pour lui dire quoi ? La supplier de le reprendre ? Elle l'enverrait balader. Et puis, elle avait son ô combien intelligent, beau, gentil, musclé David. Non, Jack n'était pas jaloux. Pas du tout. Il ne crevait pas d'envie arracher les yeux bleus de cet imbécile prétentieux qui paradait aux cotés de Charlotte.
« T'es le dernier des connards, qu'on se le dise mais...
- C'est sensé me faire plaisir ?
- ... Mais mince, cette fille te rendait presque agréable ! Alors fais moi plaisir et grimpe à son balcon avec des roses en lui déclamant des poèmes, je sais pas, mais par pitié récupère la ! Parce que non seulement t'es encore pire que d'habitude depuis que Charlotte t'as largué mais en plus, tu me fais vraiment de la peine quand tu la regardes avec ton air de chien battu quand elle passe à coté de toi ! »
Jack fixa longuement son meilleur ami, l'air de lui dire qu'il était d'un immense soutien. Et pourtant. Malgré le refus catégorique de Jack de retourner voir Charlotte, il y avait parfois une différence entre ce qu'il disait et ce qu'il faisait en réalité. Alors, c'était ainsi qu'il s'était retrouvé face à la porte de sa future femme le matin de Noël, le tout avec la forte sensation d'avoir l'air idiot. Jack jeta un regard torve au bouquet de roses qu'il avait prit. C'était tellement niais. Presque autant que Titanic. Ou pire : Twilight. Oh, qu'il détestait toutes ces manifestations dégoulinant de guimauve. Et pourtant. A partir du moment où il était question de Charlotte, Jack se laissait aller aux pires bassesses de la niaiserie et du romantisme dégoulinant.
Après un court instant d'hésitation, il fini par sonner. Il attendit quelques instants, puis Jack perçu le pas de Charlotte se diriger vers la porte. A peine eut-elle ouvert que la jeune fille se retrouva avec un bouquet de roses sous le nez : Jack était loin d'être un adepte de ce genre de choses et cela se sentait.
« Jack ? Mais qu'est-ce que tu fais là, finit-elle par demander une fois que Charlotte eu reconnu son visiteur matinal. »
Il n'avait jamais été bien doué pour aborder les filles et tout ce qui allait avec. En vérité, il serait même peut-être plus réaliste de dire que Jack ne s'en sortait pas avec les relations en général. Alors, lorsque Charlotte se retrouva face à lui, ses fleurs dans les mains, il ne sut quoi dire. Non, il n'y avait pas réfléchit avant de venir. Jack aurait peut-être dû.
« … Je... Joyeux Noël ? »
C'était la première chose qui lui avait traversé l'esprit. Et à vrai dire, ce n'était peut-être pas la meilleure chose, puisque Charlotte le regardait comme s'il était un extraterrestre. Elle haussa un sourcil : est-ce que Jack était en train de perdre ses moyens ?
… C'était des rougissements qu'elle avait vu sur ses joues ou... ?
« Écoute Charlotte, je... Je sais que ce n'est pas le bon moment... Enfin... Plus le bon moment mais je voulais te dire... »
Le silence s'installa tandis que Charlotte écarquillait les yeux en comprenant ce qu'il voulait lui dire. Pourtant, loin d'avoir remarqué qu'elle avait déjà deviné ce qu'il voulait dire, Jack se démenait à faire sortir ces mots. Ça ne pouvait pas être si dur de les dire, non ? Certes, il était sur de ne les avoir jamais dit avant mais... Ce n'était que des mots, non ? Après les avoir dit, Charlotte lui dirait de partir, elle fermerait la porte et lui, il pourrait s'enfermer dans son monde de silence, fait de cours et de dissertations. Au fond, ça ne changerait pas grand chose à sa vie, s'il les disait...
De son coté, Charlotte paniquait : elle était avec David depuis deux mois. Pourtant, malgré tout ce temps, il lui était difficile d'oublier Jack. David était bien gentil. Mais comme le lui avait fait remarqué Ambre, « il ne vaut pas Jack parce qu'elle en était toujours amoureuse, du sagouin frigide et coincé ». Et pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé de l'oublier.
« … Je t'aime... »
Elle les avait à peine entendu, ces tout petits mots. Pourtant, ils étaient bien là. Redevenu silencieux, Jack observa Charlotte, attendant une réaction de sa part. Elle souffla d'exaspération et jeta derrière elle le bouquet. En la voyant faire, Jack protesta : pour une fois qu'il faisait l'effort d'être romantique ! « Mais quel imbécile pas fichu de comprendre que c'est le moment où il doit m'embrasser », pensa Charlotte. Enfin, comme disait l'adage, on était jamais mieux servi que par soi-même, non ? Puis, sans lui laisser le temps de continuer à protester, elle l'attrapa brusquement par le col et l'embrassa.
