Encore merci à tous ceux qui prennent le temps de lire et de commenter cette histoire =) Je pense avoir répondu à tout le monde en privé, sinon :

Hana : Ha ha, Hana =)
Merci pour tes reviews à chaque fois, ça me fait toujours énormément plaisir de les lire =) Le plan de Schuester et de Quinn va être "dévoilé" dans les prochains chapitres et en effet ça risque d'avoir des conséquences ( négatives surtout ) pour ce qui concerne Quinn et Rachel. Je n'en dis pas plus ^^ Et pour Mercedes, ce sera un peu plus tard qu'on en découvrira plus sur elle. Sugar est mon personnage "mignon" de l'histoire et pourtant je la fais se faire martyriser la pauvre !

Achele : Merci pour ta review =) Et oui ce plan ne va pas qu'apporter des choses positives à Quinn, en effet.

J'espère que cette suite vous plaira, elle est...comment dire, assez triste pour ce qui est de la partie qui se passe dans le présent. Le prochain chapitre sera du point de vue de Quinn normalement et mettra en avant le "plan" de Schuester et Quinn.


Son reflet m'apparaît dans le miroir devant lequel elle est assise. Impeccablement, elle se maquille. Avec une minutie qui m'apaisait autrefois. Et qui maintenant me pétrifie. Car sans espoir qu'elle fasse cela pour moi. Assise sur son lit, je ne fais que la regarder. Inlassablement. Son regard croise un court instant le mien, et elle le détourne instantanément, comme gênée. J'essaye de reprendre une contenance. Mais rien ne peux cacher cette chose, au fond de mes yeux. Cette tristesse. Je regarde ses longs cheveux blonds s'étendre sur son dos. J'ai envie d'aspirer le parfum qu'ils renferment. Mais tout ce que je fais, encore et encore, c'est de la regarder.

Il fut un temps où je profitais de cet amour. Où le contact de son corps contre le mien m'était acquit délicieusement. Sans parler de pouvoir, elle semblait avoir besoin de moi, comme j'avais affreusement besoin d'elle. Comme c'est encore le cas pour moi. Alors qu'elle semble m'échapper, irrémédiablement.

Son portable sonne désagréablement, juste à côté de moi, brisant le silence qui nous entoure. Je tourne le regard vers le nom qui s'affiche. Un dénommé « Greg ». Mon cœur rate un battement alors que des milliers de questions alimentées par ma jalousie me vrillent le crâne. Elle se relève avant de venir vers moi en essayant déjà d'apercevoir qui lui téléphone. Alors qu'elle va saisir celui-ci, mue par une sorte de réflexe, je saisis son poignet, l'empêchant d'y accéder. Quelque chose, au fond de moi, veut en finir avec cette situation qui me fait plier.

- Je dois répondre Santana... m'explique-t-elle comme si je n'avais rien compris au fonctionnement primaire d'un portable.

- Qui est-ce ? Je demande, plus brusquement que je ne le veux au départ.

Quelque chose, au fond de ses yeux. Et j'ai l'impression d'apercevoir, pendant l'espace d'une seconde, cette personne qui m'était si familière, celle qui n'essaye pas de m'échapper. Pendant cette seconde, je pense apercevoir cet amour qu'un jour peut-être, elle a pu ressentir pour moi. Mais peut-être n'était-ce rien qu'un mirage, car tout disparaît beaucoup trop rapidement, laissant place à un regard agacé qui me glace.

- Il s'appelle Greg.

- J'avais compris, lui dis-je alors que son nom apparaissait toujours. Ce n'est pas ce que je te demande.

Elle essaye à nouveau d'accéder à son portable, mais je l'en empêche à nouveau en saisissant l'objet de notre discorde. Ses sourcils se froncent un peu plus.

- Ce ne sont pas tes affaires.

- Je pensais qu'en ce moment ton cœur balançait plutôt vers le cyborg à roulettes...

- J'ai encore le droit de voir les gens que je veux à ce que je sache ?

Un silence tendu s'installe entre nous. Une angoisse affreuse écrase mon cœur. J'ai l'impression de vivre l'un de ses cauchemars où l'espoir de s'en réveiller n'est qu'une lueur lointaine. Je veux simplement qu'elle me regarde à nouveau.

- Rends le moi, m'ordonne-t-elle alors que ce maudit engin se remet à sonner bruyamment.

Excédée, je mets mon bras en arrière afin qu'elle ne puisse pas l'attraper. Me conduisant comme une enfant, dernier recours à la peine qui m'empêche de respirer correctement. Elle s'avance vers moi dangereusement.

- Rends le moi...répète-t-elle armée d'une colère que je ne suis pas sûre d'avoir déjà vu chez elle.

Alors, attaquée alors que je suis à terre, j'essaye de me défendre avec le peu d'arme que je peux utiliser contre elle.

- Depuis quand tu penses me donner des ordres ?

Quelque chose, au fond de ses yeux. Une lueur qui semble vouloir m'atteindre. Me faire comprendre quelque chose qui m'échappe complètement. Car la vérité est simple. Je n'arrive pas à saisir ce qu'il nous arrive. S'est-elle lassée de moi ? De ce que nous représentons l'une pour l'autre ? De notre histoire ? Et je me demande depuis quand exactement mon amour pour elle s'est-il agrémenter de cette peine qui me broie le cœur ?

- Rends le moi ! S'énerve-t-elle.

- Hors de question ! je réplique en criant presque.

Sans plus attendre, elle s'avance vers moi, plaquant son corps contre le mien. Et si ses bras ne m'avaient pas entouré pour reprendre son foutu portable, peut être que pendant un moment, j'aurais pu croire qu'elle le faisait comme avant.

Je sens son souffle tout contre moi. Et soudain, cette chose qui nous sépare implose entre nous. Se tend jusqu'à se briser. Nous laissant nous retrouver dans un moment teinté d'un besoin presque primaire. Elle me bascule sur le lit et se met à califourchon sur moi, écrasant mes mains toujours placées derrière mon dos. Empêchant toute tentative de ma part de pouvoir me défendre. Je ne veux rien comprendre au chaos que nous formons. Pour me dégager, je tends mon corps vers elle et surprise, ses yeux perdent un instant la colère qui les teintait, comme délivrés de cette chose qui semble la mettre au supplice.

Prisonnière de son corps, je ne fais plus rien pour lui échapper. Essayant d'aspirer ce moment aussi intense qu'éphémère. Inspirant son odeur, comme si cela avait été la dernière chose que je puisse faire. Elle agrippe mon haut, griffant ma peau au passage, me rapprochant d'elle, jusqu'à ce que nos visages se touchent presque. Des larmes de rage strient son visage d'un désespoir soudain, comme un miroir à ma propre douleur.

- S'il te plait Brittany…

Je la supplie. J'abandonne ma fierté, ma plus grande force, parce que je n'ai plus que ça à quoi me raccrocher. Elle colle son front contre le mien alors qu'un long sanglot déchire sa poitrine. Où est-ce la mienne ? Je sens ses lèvres aimées dessiner un amour oublié sur mon front. Appuyer fortement leur délicate forme sur ma peau affamée du moindre contact venant d'elle.

- Je t'en supplie…Ne me laisse pas. Ne…me laisse pas.

A travers le fin tissu de son débardeur, son corps collé au mien, je peux presque entendre les battements affolés de nos deux cœurs. Ses lèvres descendent, embrassent mes paupières, l'arcade de mon nez, mes joues, la crête de ma mâchoire. Ma peau se fond dans cette chaleur retrouvée. Puis, à quelques centimètres de mes lèvres, elle halète, comme étouffée par ses propres pleurs. Alors j'avance doucement, retardant le moment où elle m'abandonnera à nouveau.

Et je l'embrasse. Je goûte la saveur de sa bouche comme une assoiffée à qui l'on offrirait de l'eau. Elle s'appuie plus fortement contre moi alors qu'une note salée vient ponctuer notre baiser d'un élan de tristesse. Ses larmes et les miennes se mélangent quand nos langues se retrouvent, s'apprivoisent de nouveau. Puis je me rends compte que ses deux mains m'ont contourné et que l'une d'elle a déjà récupérer le portable auquel je ne pensais même plus. Je me fige alors que son front se pose à nouveau contre le mien et qu'elle essaye de retrouver son souffle.

- Je...

Son hésitation disparaît quelque part où je ne peux plus l'atteindre. Son regard se voile. Et mon corps se crispe sensiblement, présageant l'horreur des mots que ses lèvres commencent déjà à prononcer.

- je ne t'aime plus.

Cette bombe à retardement qui planait sur nous explose soudain. Eclate à l'intérieur de ma poitrine. Broyant cette lueur qu'elle avait toujours représentée pour moi. Quelque part, là, quelque chose en moi vient de mourir. Elle se relève, et sans un regard en arrière, me laisse simplement là. Assise sur le lit, les yeux fixés sur la porte qu'elle vient de refermer derrière elle, j'attends. Mais rien ne vient. Rien pour adoucir la dureté de cette existence qui ne semble ne mener à rien. Juste ce souvenir qui me revient comme un écho.


Au milieu du terrain de foot, toute l'équipe des Cheerios s'étire alors que la fin de notre entrainement sonne douloureusement. Quinn souffre silencieusement à côté de moi en massant sa cuisse. La coach, quant à elle, serpente entre toutes les filles de l'équipe, rodant comme un prédateur guettant sa prochaine proie. Je soupire en attrapant la pointe de mon pied, tirant sur les muscles de mes jambes, maudissant ce type en face de moi. Grand , brun, joueur de foot, la carrure d'une armoire à glace. L'intelligence d'un pois chiche. Et je n'en aurais eu cure si Brittany n'était pas, en ce moment même, en train de rire à l'une des blagues qu'ils avaient sûrement sorties de sa pochette magique spéciale « lourdaud ».

- J'ai presque l'impression de voir de la fumée sortir de tes oreilles, me lance Quinn alors que je tourne un regard noir vers elle.

- Occupe-toi un peu de tes fesses Fabray…

- Je voudrais bien, mais je ne suis même plus sûre de les sentir, me dit-elle avec une grimace. C'est qui ce type ?

- Qui ? je lui demande, occultant le fait que je les regarde fixement depuis 20 bonnes minutes.

- Le mec qui regarde Brittany comme si elle avait été une entrecôte.

Sans répondre, je tourne à nouveau mes yeux vers eux. J'essaye de me convaincre qu'elle a parfaitement le droit de faire ce qu'elle souhaite, avec qui elle le veut. Mais au fond, je sens cette pointe désagréable accentuer sa pression au niveau de mon abdomen. Mon esprit imagine les mains de ce type sur elle et j'ai l'impression que je vais vomir.

- Santana…

Je me tourne vers Quinn. Elle a ce regard sincère et bienveillant qui adoucit un moment la tempête qui sévit à l'intérieur de ma tête.

- Qu'est-ce qu'il se passe avec Brittany ?

Un instant, je pense à lui mentir. Mais, sans trop comprendre comment, je finis par lui dire ce que j'ai envie de hurler au monde entier.

- On a couché ensemble.

Mais ce que j'ai envie de dire c'est « je lui ai fait furieusement l'amour ». Amour…Jusqu'à ce que je la connaisse, que savais-je de ce sentiment d'on j'étais si prompte à me moquer ? Et à présent, c'est cette chose qui me dévore furieusement le cœur, comme si elle prenait sa revanche. Je suis surprise de voir que Quinn n'a même pas haussé un sourcil à l'évocation de ce que je viens de lui avouer.

- Je sais. Ce que je veux savoir c'est pourquoi tu continues à lui faire croire que tu couches avec Puckerman ?

Je me tourne lentement vers elle.

- Tu sais bien que cet idiot a tendance à se vanter des filles qu'il a mises dans son lit. Et ça fait très…très longtemps que je n'ai plus rien entendu quelque chose te concernant. Si tant est que j'ai pu un jour l'entendre.

Je souris. Là, quelque part, il y a une si bonne raison pour que ce soit elle qui soit ma meilleure amie. J'ai envie de la remercier mais le rire de Brittany me fait tourner la tête vers elle. M'attirant irrésistiblement vers sa silhouette parfaite. Le soleil révèle le grain particulier de sa peau. Et je peux encore sentir cette même peau sous mes doigts. Les sentir à l'intérieur de son corps. Ce corps que je désire tant.

- Quinn…J'ai l'impression que je l'…

- Lopez !

Le cri de Sylvester résonne à mes oreilles alors qu'une vérité affolante vient de s'imposer à moi. Mon dieu, je l'aime.

J'aime Brittany.

Tu vas me faire le plaisir de me refaire quelques tours de terrain. Ça empêchera peut être à ta langue de s'activer autant pour ne rien dire.

Quinn me lance un regard, attendant avec une impatience mesurée que j'avoue cette chose qui pèse maintenant sur mon cœur. Que j'ai envie de hurler. Cette chose dont j'ai tellement eu peur pendant ces dernières semaines. Que je n'osais m'avouer. Lui avouer. De peur qu'elle se mette à rire de la stupidité de ces sentiments qui me brûlent de l'intérieur. Je commence à courir, essayant d'expulser ce côté de moi qui continue à regarder l'homme pois chiche essayer de la conquérir. Mes jambes douloureuses tapent le sol à un rythme qui s'accélère de plus en plus. Tellement concentrée sur eux, mon regard n'aperçoit pas l'imperfection de certains abords du terrain. Je trébuche violemment et m'écrase au sol, plus que je ne tombe. La chute m'arrache un cri de douleur alors que je reste à terre, le regard tourné vers un ciel d'un bleu limpide qui me fait instantanément penser à ses yeux. Quelle idiote. Je veux lui plaire et tout ce que j'arrive à faire c'est m'aplatir sur le sol. Parfait Lopez.

Alors que j'essaye de me relever, je vois une ombre s'approcher rapidement avant que son parfum ne s'impose à moi.

- Tu n'as rien ? me demande-t-elle agitée d'une inquiétude qui me donne l'impression d'être l'une de ces guimauves qui se languissent devant leur pauvre mec.

Sauf que le mec est une fille. Sauf que cette fille est Brittany. Ne me voyant pas réagir, elle prend mon visage entre ses mains, fixant son regard dans le mien.

- Tu as mal quelque part ?

- A la cuisse, dis-je en montrant les légères striures sanglantes qui s'y dessinent.

Instantanément, elle pose ses doigts au niveau du haut de ma jambe, me touchant avec une douceur qui me fait oublier la douleur.

- Tu devrais aller retrouver ton copain…lui dis-je en tournant mes yeux vers le type qui semble s'impatienter. Il a l'air de…

- Tais-toi, m'ordonne-t-elle.

Elle me lance un regard courroucé en total dénotation avec le contact de ses doigts qui me caressent la cuisse. Qui me donne envie de la renverser sur le sol. D'aspirer son corps contre le mien. De lui faire l'amour, là.

« Ah l'amour », me disait ma mère, « Il ferait faire n'importe quoi… ». N'importe quoi, c'était bien ça.

- J'ai envie de toi.

J'ai l'impression que ces mots viennent d'échapper à mon esprit. Mais c'est bien d'elle qu'ils viennent. Et je sens mes égratignures disparaitre alors que mon pouvoir envahit ma jambe d'une chaleur caractéristique. Et que ses paroles pansent ma peine.

- Qu'est-ce que tu viens de…

- J'ai envie de toi Santana, répète-t-elle alors que je déglutis difficilement.

Je fixe ses lèvres, puis sa langue qui les humecte légèrement. J'ai l'impression de devenir folle. C'est en train de me brûler. Là, à l'intérieur, à l'extérieur. Tout autour de nous.

- Je pense à ce moment, dans les vestiaires. Tout le temps. Mais toi, tu fais comme si cela n'avait jamais existé. Tu continues à…à…avec Puckerman. Et rien que de penser que quelqu'un d'autre que moi puisse te toucher…puisse te faire gémir, entendre ta voix réciter un prénom qui n'est pas le mien. Tu ne peux même pas imaginer ce que ça me fait. Alors même si je dois te perdre aujourd'hui, je préfère te le dire maintenant.

Elle s'arrête un instant. Se rapproche de moi, et son parfum m'envahit toute entière alors que mon cœur cogne furieusement contre ma poitrine, revenant jusqu'à mes oreilles dans un rythme affolé.

- Je pense que…non, je suis certaine que je t'aime Santana.

Son souffle pénètre ma bouche alors que je ferme les yeux et que quelque chose explose à l'intérieur de moi. Je me mets à rire sans pouvoir m'en empêcher, emplit d'un tel bonheur que je ne sais s'il m'est encore possible de pouvoir respirer. Un sourire étire son magnifique visage, atteignant ses yeux, les illuminant d'un feu nouveau. Je l'attire complètement à moi, dans une étreinte à la fois tendre et passionnée. Et là, au creux de son oreille, alors que je sens ses mains s'attarder sur mon ventre, je lui dis.

- Il n'y a que toi.


Je reviens au présent. La réalité me frappe. Comment est-il possible d'avoir tant reçu d'elle et que tout cela m'échappe à présent, comme de la fumée entre mes doigts ?

Et tout semble si terne maintenant.

Mon visage tombe sur les marques de griffures qu'elle a laissé au creux de ma poitrine. Des striures. Tout ce qui semble me rester d'elle. Et alors que mes doigts s'en approchent, doucement celles-ci cicatrisent, aspirant ces derniers moments comme si rien de tout cela n'avait jamais existé.

Mon corps est ainsi fait. Quoi qu'il m'arrive, je trouve toujours le moyen de guérir.

Alors pourquoi cette douleur lancinante ?