Chapitre XIII: Action ou Vérité (1/2)
"Et tu aurais au moins pu faire semblant de m'aider à trier les cadeaux de mariage", se plaignait Alice à voix basse alors que nous passions à côté de Fred, Louis et Dom et traversions le jardin glacial jusqu'à la corde à linge.
Je déposai le panier vide sur le sol recouvert de neige, resserrai mon manteau autour de mon visage pour empêcher le froid de rentrer, me redressai et me mis à enlever les vêtements de la corde à linge. "Et tu pourrais au moins faire semblant de m'aider à faire ça, tu sais", rétorquai-je, irritée.
"Au moins je ne te laisse pas en plan pour aller bécoter mon petit ami", me rappela Alice, attrapant au hasard des vêtements sur la corde au dessus de nos tête et les pliant nettement dans le panier à nos pied.
Je n'aurais pas dit que nous étions en train de nous disputer, plutôt que nous étions en désaccord.
Et nous avions le même désaccord pratiquement chaque fois que nous n'étions qu'à deux. Qu'importe ce qu'Alice disait, je ne l'avais pas laissée en plan pour bécoter Scorpius. J'étais en fait partie de la chambre pour demander à Victoire où elle voulait qu'on entrepose les cadeaux de mariage, et Scorpius m'avait interceptée sur le chemin de la cuisine. Inutile de dire que je fus un peu occupée pendant une demi-heure, jusqu'à ce que je me rappelle d'Alice.
Et bien, si cet amour de vacances n'allait être que de courte durée, autant en tirer le maximum."Ce n'est pas mon petit ami", lui rappelai-je, dents serrées.
Alice lâcha un petit rire sarcastique. "Bien sûr que non, Rosie."
Avec un lourd soupir, je plaçai le dernier vêtement dans le panier et le fis léviter avec ma baguette. Il y avait trop de verglas sur le sol pour le porter sans risques. "Alice", me plaignis-je. "Tu sais que ce n'est vraiment rien. On ... traine ensemble, tout simplement."
"Je ne sais pas, Rose", contra-t-elle alors que nous nous approchions de la maison. "Je ne veux pas ça te fasse du mal."
"Je ne vais pas me faire mal, Alice", lui dis-je avec condescendance.
Malheureusement pour moi, c'était toujours le genre de moment où je tombais. Enfin, cette fois je glissai sur la glace, m'étant plus concentrée sur ma conversation et le panier que je faisais léviter que ce sur quoi je posai les pieds, et je fis un vol plané, atterrissant à plat ventre plus loin dans le jardin. Ma tête cogna assez fort sur la glace, et je sentis une douleur vive battre pendant une minute, jusqu'à ce qu'elle se calme et n'existe plus que vaguement. Je pouvais supporter ce genre de douleur, ce n'était pas si grave.
Heureusement, Alice eut le bon sens de rattraper le panier de linge avec un mouvement de sa baguette pour qu'il ne se renverse pas. C'était gentil de sa part de sauver le linge plutôt que sa meilleure amie.
"Et bien... " rit Alice. "Tu ne pourras pas dire que je ne t'avais pas prévenue."
Pivotant sur le côté, je lui lançai un regard pénétrant pour lui exprimer exactement ce que j'étais en train de penser quand la porte du jardin s'ouvrit et que mon père, Victoire, Teddy et Oncle Percy arrivèrent en courant pour voir quel était le problème.
"Rose! Tu vas bien?"
"Bouge pas, je vais t'aider à te lever."
"Que s'est-il passé au juste?"
Je levai les mains pour montrer que j'allais bien et me hissai sur mes genoux. Immédiatement, le monde commença à tourner dans ma tête et je plaquai mes deux mains sur mon visage pour le retenir.
"Qu'est-ce qu'il se passe?" entendis-je Al demander alors qu'il arrivait, comme d'habitude, quelques secondes plus tard que tout le monde.
"Rose est tombée", commenta Hugo, imperturbable et complètement à l'aise dans cette situation.
"Elle s'est cogné la tête plutôt fort", ajouta Alice.
"Okay, ramenons-la à l'intérieur", entendis-je mon père dire depuis derrière moi, et quelqu'un attrapa mes deux poignets et me remit doucement sur mes pieds.
Je commençai à marcher lentement vers la porte de la maison, les pieds engourdis et les jambes tremblantes à cause de ma chute.
Les autres se désintéressèrent de la situation et se dispersèrent, principalement pour trouver un radiateur ou leur baguette afin de se lancer un sort d'auto-chauffage. Mon père garda une main sous mon coude au cas où et me mena patiemment jusqu'au salon, suivi de près par Teddy et Victoire.
"Et voilà, Rosie", dit Papa alors que je m'asseyais dans un des canapés, me sentant déjà beaucoup mieux. "Tu te sens mieux?"
"Ouais", lui dis-je avec un grand sourire. "Ça va aller, papa. Tu me connais, je n'arrête pas de me ramasser."
Ils éclatèrent de rire tous les trois.
"Qu'est-ce que tu dirais d'un chocolat chaud pour te réchauffer?" me demanda Teddy avec son air de grand frère.
"Ce serait super", approuvai-je avec enthousiasme. Je serais bien allée le chercher moi-même, mais je ne pensais pas que mes jambes auraient supporté de marcher jusqu'à la cuisine. "Merci, Teddy."
"Pas de problème, Ro-ro", me sourit-il, sachant que je détestais ce surnom, et il partit en direction de la cuisine.
Je frissonnai alors que la porte se refermait derrière Teddy.
"Tes vêtements sont mouillés", dit Papa d'un air accusateur. Je n'avais pas fait exprès. J'étais tombée sur de la glace et de la neige.
"Je vais te chercher des vêtements secs, Rose", sourit Victoire en partant. C'était probablement une excuse pour m'habiller comme elle le voulait. Je préférais de loin que ce soit elle qui aille me chercher des vêtements plutôt que mon père, qui n'avait aucune idée de ... et bien, de ce qu'était une tenue décente. Je ne voulais pas particulièrement être à la mode; c'était juste qu'il était incapable de trouver quoi que ce soit qui rendrait un tant soit peu bien sur moi. Il serait probablement revenu avec deux t-shirts et une cravate.
En fait, une fois que j'y pensais, mes vêtements était trempés et j'avais plus froid que je ne l'avais réalisé.
Papa me vit frissonner et plissa son nez plein de tâches de rousseur. "Je vais aller te chercher une serviette chaude dans l'armoire", s'agita-t-il en papa poule, et il partit par la porte opposée à celle par laquelle Teddy était sorti. Honnêtement, si j'avais juste pu trouve ma baguette, j'aurais été sèche en une seconde.
Alors que Scorpius passait à côté de la porte, j'entendis quelqu'un lui parler puis il pénétra dans la pièce, l'air aussi arrogant que d'habitude.
Dès que la porte se referma et que nous fûmes seuls, son expression passa d'excessivement fier à inquiet, et il s'assit à côté de moi sur le canapé, me tendant une flanelle chaude et humide à mettre sur mon front.
"Merci", lui dis-je en renversant ma tête en arrière pour que le tissu ne glisse pas. Je ne pouvais pas voir son visage, seulement les poutres crème du plafond.
"Est-ce que tu dois toujours être celle qui tombe?" soupira-t-il.
"Apparemment."
Après un moment de silence, il suggéra, "peut être que tu devrais rester dans une balle en caoutchouc.
"Comme un hamster?" demandai-je, confuse.
"Ouais", gloussa-t-il, "Exactement comme une balle à hamster."
"Seigneur, merci, Scor", lui dis-je en roulant des yeux. "T'es tellement chiant."
"Hé!" protesta-t-il. "C'est Noël, et je pensais qu'on s'était mis d'accord pour faire une trêve ces derniers jours?"
"Premièrement, c'est seulement la veille de Noël, donc je peux te traiter de ce que je veux", lui rappelai-je. "Et deuxièmement, on n'a rien fait de tel."
"D'accord, et bien je propose qu'on essaie de ne pas du tout nous disputer demain. On devra être polis l'un envers l'autre, au moins ce jour-là."
"Et pourquoi ferait-on ça?" demandai-je, exaspérée, enlevant le tissu de mon front et changeant légèrement ma position pour qu'il puisse mettre son bras sur mon épaule et que nous soyons face à face.
"Tu sais, l'esprit de Noël..." essaya-t-il de me persuader.
Je plissai les yeux suspicieusement. "Depuis quand t'es le gentil et moi la méchante?"
Il sourit d'un air satisfait. "De quoi est-ce que tu parles; j'ai toujours été le gentil."
"Haha", ris-je sarcastiquement. "Je ne crois pas, non."
"T'as raison", sourit-il, se penchant vers mon visage. "Je suis le diable."
"Tu te trompes d'événement alors, vu qu'on fête Noël, pas Halloween", murmurai-je, me rapprochant de lui.
"Qui a dit que c'était un déguisement", souffla-t-il. Et ses lèvres s'écrasèrent contre les miennes, et mon corps fut brutalement attiré vers lui. Ce baiser était différent des autres que nous avions partagés ces vacances, il était plus violent, plus insistant et je n'avais plus beaucoup de bon sens. Pour cause, je repliai mes jambes sous moi et m'avança sur mes genoux, pressant mon corps contre celui de Scorpius et le coinçant contre l'accoudoir du canapé.
Ses mains n'allèrent pas dans mes cheveux, comme d'habitude. Elles se dirigèrent vers le bas de mon dos, caressant ma peau sous mon t-shirt, et mes mains s'agrippèrent à sa nuque, le piégeant là où il était.
Ce n'était pas comme s'il s'en plaignait.
Après un moment, je commençai à l'embrasser entre son oreille et son cou. Il eut l'air de vouloir dire quelque chose pendant un instant, mais ses lèvres attrapèrent les miennes de nouveau, cette fois plus doucement, mais toujours passionnément et électriquement, et cette pensée quitta mon esprit aussi vite qu'elle y était arrivée.
Une des portes s'ouvrit en grand avec un bang particulièrement bruyant, et j'entendis Teddy grommeler dans sa barbe pendant un moment. Je m'écartai précipitamment de Scorpius, en essayant désespérément de lisser mes cheveux et d'essuyer les traces de rouge à lèvres sur mon visage.
Teddy se figea sur le pas de la porte et nous regarda tous deux pendant une longue minute. Une éternité passa tandis qu'il s'avança dans la pièce, posa mon chocolat chaud sur la table entre les canapés et s'assit en face de nous.
Il siffla doucement. "Ron va te tuer."
Je pensais d'abord qu'il me parlait, mais réalisai ensuite que Scorpius ne s'en tirerait pas indemne non plus, surtout si nous nous faisions attraper en train de nous embrasser comme ça par l'un des adultes.
"Ce n'est pas ce que tu penses", marmonnai-je, les yeux au sol.
Teddy lâcha un rire, "Vous inquiétez pas. Je ne le dirai à personne, promis."
"Merci, Ted", lui marmonnâmes-nous en chœur.
Teddy se leva du canapé et marcha jusqu'à la porte avant de se retourner vers nous en demandant "Laissez moi deviner... vous vous êtes dit que c'était juste un truc de vacances, non?"
Nous acquiesçâmes tous deux. Il éclata de rire, extatique, alors que la porte se refermait derrière lui.
Ce soir-là, je rentrai dans le salon pour le trouver plein. Mes cousins avaient installé leurs duvets et oreillers partout sur le sol, jouant à des jeux de société et mangeant du pop-corn et des cookies, alors que les parents paressaient sur les canapés en parlant avec excitation, se rappelant le 'bon vieux temps'.
Je remarquai immédiatement Scorpius qui parlait avec enthousiasme avec James, Fred et Louis à propos d'un légendaire match de quidditch, mais je ne m'approchai pas d'eux.
Dès que j'eus fait trois pas dans la pièce, Scorpius releva les yeux et me lança un grand sourire alors que personne ne le regardait. Même si cette... relation ne voulait rien dire, je ne pus m'empêcher de rougir.
Attrapant ma baguette sur une petite table où un tas de livre était empilés, je me dirigeai vers Lily et Al, qui jouaient au Monopoly, mais Oncle Bill tendit la main et attrapa mon bras alors que je passai à côté de lui.
"Rosie", me sourit-il, et la peau autour de ses yeux se plissa. "Tu pourrais aller me chercher une bouteille d'hydromel à la cuisine?"
"Bien sûr, Oncle Bill", lui répondis-je joyeusement en souriant. J'étais tellement heureuse ces jours-ci.
Probablement grâce à un certain mec blond, Rosie... Cette voix agaçante était de retour.
Alors que je marchais vers la porte de la cuisine, je croisai le regard de Scorpius et me souris à moi-même. Cela ne me prit qu'une seconde de trouver l'hydromel pour Oncle Bill. Néanmoins, les distractions apparaissent toujours quand on n'en a pas besoin.
La porte de la cuisine s'ouvrit sur Scorpius et il fit un mouvement de baguette rapide vers le salon, lançant un 'assurdiato' alors que je posai l'hydromel en sûreté sur la table pour ne pas risquer de le faire tomber avec mes mains maladroites.
"Hey", me lança-t-il négligemment, brisant le silence.
Nous nous tenions à cinq mètres l'un de l'autre. D'habitude, on se bécotait, tout simplement, comme la fois où je marchais dans le couloir près de la salle de bain la veille au soir et qu'il m'avait simplement tirée par la porte et s'était mis à m'embrasser directement.
"Joyeuse veille de Noël", souffla-t-il.
"A toi aussi", lui souris-je.
Son expression devint inquiète alors qu'il dégageait une longue mèche de mes cheveux pour découvrir un gros bleu sur le côté gauche de mon front. "Comment tu te sens?"
"Bien", marmonnai-je alors qu'il posait sa main sur mon front. J'aspirai profondément, fermant les yeux, et respirant les odeurs que je préférais au monde; le parchemin, le fameux pudding de Noël de Nana Molly et une autre odeur que j'associais à Scorpius, mais qui ne pouvait possiblement pas être son parfum, étant donnée qu'il sentait aussi comme ça l'autre jour aux essais, plus tôt dans l'année, quand il avait été totalement trempé.
"Pas de vertiges? De malaise? De faiblesses?"
"Non", je levai les yeux vers lui, "Ma tête est... parfaite."
Il me sourit. "Quelle coïncidence, moi aussi."
J'éclatai de rire et attrapai l'hydromel sur la table pour Oncle Bill quand Scorpius m'embrassa doucement une fois sur la joue et une fois sur mon bleu avant de retourner dans le salon.
"Et voilà, Oncle Bill", je lui tendis la bouteille avant de m'asseoir près de Roxanne, Lily, Lucy, Hugo et Scorpius.
"Tu as eu du mal à le trouver?" demanda-t-il, perdu. Il savait qu'il l'avait laissé sur la table et ne comprenait pas pourquoi j'avais mis tant de temps.
"Quelqu'un a dû le bouger, mais Scorpius me l'a trouvé", répondis-je négligemment, tendant la main devant mon frère pour prendre une poignée de pop-corn.
"Hé, Rosie!" m'appela James depuis l'autre bout de la pièce.
"Ouais?" demandai-je, confuse. "Quoi?"
"Viens là une seconde..."
Tante Ginny lança un regard dans sa direction, probablement pour vérifier que personne n'était blessé ou n'avait l'air coupable, avant de retourner à sa conversation avec Oncle Harry et Grand-père Weasley.
"Pourquoi?" dis-je en étirant le mot sur plusieurs secondes, les sourcils haussés.
"Pose pas de questions, viens", dit Al en apparaissant derrière son frère.
Ma curiosité se réveilla et je me hissai hors du canapé, traversai la pièce jusqu'à l'endroit déserté de la pièce où Al et James étaient en train de ... comploter.
Littéralement. Ils étaient en train de comploter. Des bouts de papiers décoraient la table, ressemblant beaucoup trop à des plans du chemin de traverse à mon goût.
James et Al étaient assis sur les seules chaises autour de la table. Négligemment, je poussai James pour que sa chaise se renverse et il atterrit sur le sol. Attrapant le siège récemment libéré, je me tournai vers Al alors que James se plaignait bruyamment en se relevant.
"Qu'est-ce que vous voulez, vous deux?" soupirai-je.
"Et bien ça fait deux jours qu'on réfléchit maintenant -" commença Al.
"Que je réfléchis", l'interrompit James, lançant un regard pénétrant à Al. "Al n'a fait que bécoter sa copine."
"Alice?" demandai-je soudainement.
"Nan," répondit Al sarcastiquement. "Victoire et moi avons prévu de nous enfuir ensemble. Bien sûr qu'il parlait d'Alice."
"Mais... mais je suis tout le temps restée avec elle depuis que nous sommes arrivés", les informai-je. Quand Alice avait-elle eu le temps de disparaître avec Al?
"Elle a dit que tu n'arrêtais pas d'aller parler avec Teddy", dit Al, tout aussi perdu que moi.
"Heuu", je ne savais pas quoi répondre. "Okay, ouais, bien sûr.'
'Bien, bref," nous interrompit heureusement James avant qu'Al ne puisse remarquer mon ton mystifié."Ça fait des jours qu'on réfléchit et on ne sait toujours pas quoi offrir à Teddy et Victoire pour leur mariage."
James me lança un long regard comme si cette phrase était supposée me faire frissonner. Je le regardai simplement sans laisser transparaître aucune expression. "Donc?"
"Donc on a besoin de ton aide!" m'éclaira Al.
"Écoutez, un cadeau n'est spécial que si on y a pensé longuement et qu'il veut dire quelque chose", leur dis-je.
"On devrait leur acheter une saucière", dit soudainement James à Al, comme s'il avait eu un éclair d'inspiration.
Quelque chose me disait qu'ils ne m'écoutaient pas.
"Écoutez, les gars, je crois que je devrais vous donner un exemple. Histoire que vous compreniez vraiment ce de quoi je parle..."
"D'accord, bonne idée", dit Al en se retournant vers moi, me lançant un regard qui signifiait qu'il ne voulait vraiment pas offrir une saucière à Tory et Ted pour leur mariage. Hé, c'était un cadeau terrible.
"Alors, ce que j'offre à Alice -"
"Les cadeaux de filles sont vraiment incompréhensibles", m'interrompit Al.
"Et bien, je suis une fille, Al," lui rappelai-je. "Si tu ne comprends pas les cadeaux de fille alors je ne peux pas te donner d'exemple."
"Qu'est-ce que t'offres à Scorpius?" demanda James.
Al se frappa sur le front et enterra sa tête dans ses mains. "Je n'arrive pas à croire que j'ai oublié d'acheter un cadeau de Noël à Scor!"
"Al!" le réprimandai-je en frappant l'arrière de sa tête. "C'est ton meilleur ami, espèce de boursouflet!"
"Je sais!" gémit-il dans ses mains. "Il va me tuer."
Je soupirai, sachant que ce que j'étais sur le point de dire me ressemblait tellement et m'énervait tellement. Parfois, je détestais vraiment ma générosité. "Écoute, Al, j'imagine que c'est plus important que tu lui offres un cadeau. Je peux te donner le cadeau que j'avais prévu de lui offrir."
Al leva les yeux vers moi. "Vraiment, Rosie? Je me sentirais mal."
"Et bien, tu es plus proche de lui -" Regardez-moi ce mensonge."-et c'est ton meilleur ami, alors tu peux le lui offrir."
"Merci Rose!" me sourit mon cousin préféré en m'enlaçant. "Alors qu'est-ce que tu avais prévu?"
"Okay", je rougis parce que j'avais vraiment réfléchi à ce cadeau. "Un t-shirt."
"Un T-shirt!" se plaignit Al. "Rosie! C'est tellement banal."
"Hé, c'est pas juste un T-shirt, c'est un T-shirt spécial."
"D'accord..." dit Al, l'air perdu.
"Tu vas devoir attendre demain pour voir pourquoi il est spécial, Al." Je savais que je l'agaçais. "Tu veux le cadeau ou non?"
"Oui, s'il te plait", marmonna-t-il.
"Je peux y aller maintenant?"
"Oui..." marmonna-t-il de nouveau.
"Hé ho!" grommela James. "J'ai toujours un problème."
"Ça, on le savait", soufflai-je. Al me tapa dans la main et James me frappa sur le bras en même temps.
"Sérieusement, je fais quoi pour Tory et Ted?"
"Fabrique-leur un cadeau, Jay", lui souris-je. "Maintenant je vais aller parler avec des personnes que j'apprécie vraiment, au revoir."
Et je tournai les talons et retournai à la place que j'occupais plus tôt, entre Oncle George et Lily.
"Et voilà la raison pour laquelle je n'ai qu'une oreille, Lils", lui dit Oncle George, puis il se tourna vers moi quand je m'assis. "Rose, explique à Lily, s'il te plait."
Je soupirai. "Elle ne comprend toujours pas?"
"Bien sûr que si", ma lança-t-elle. "Mais c'est pas logique que Rogue ait fait exprès de manquer sa cible et frapper seulement ton oreille..."
"C'est parce qu'il était gentil, Lils," lui dis-je fermement pour ce qui devait être la centième fois.
"D'accord, maintenant je -"
"Hé, c'est Oncle Charlie!" cria Louis depuis la fenêtre et tout le monde regarda par la vitre alors qu'une forme marchait à travers la neige de plus en plus épaisse jusqu'à la porte.
Quelques moments plus tard, la porte du salon s'ouvrit avec une rafale d'air froid, gelé, et Oncle Charlie entra.
"Joyeux Noël à tous!" s'exclama-t-il joyeusement, et il alla immédiatement attraper Al, comme il le faisait chaque année, le balançant par dessus son épaule.
Je ne savais pas pourquoi, mais à chaque fois que ces deux-là se voyaient, Al finissait perché sur l'épaule d'Oncle Charlie, qui paradait dans la pièce jusqu'à ce qu'il le supplie.
"Aide-moi, Rosie", réussit à me souffler Al alors qu'ils passaient. Décidant d'aider ce Noël (je l'avais laissé se débrouiller les quatre dernières années), je m'assis sur mes talons et tendis la main pour attraper le pied d'Al. Sa jambe le retint alors que Charlie essayait de continuer de marcher et ils tombèrent tous deux au sol.
Le rire contagieux de Charlie était l'une des choses que j'adorais chez lui (pourquoi cet homme ne s'était pas marié, je n'en avais aucune idée), et aussitôt tout le monde se mit également à rire comme lui et Al étaient entassés sur le sol.
Charlie reprit ses esprits le premier et se calma. "Albus, si tu bouges tes fesses je pourrai donner mes cadeaux à tout le monde."
Aussi vite que l'éclair, Al se précipita jusqu'à où Alice était assise. Elle ouvrit ses bras pour qu'il puisse s'allonger devant elle et poser sa tête sur elle.
"Et qui est cette magnifique jeune femme que je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer?" demanda Charlie alors qu'il se remettait sur ses pieds et fouillait ses poches pour trouver sa baguette.
"Oncle Charlie, voici Alice, une de mes amies," l'informai-je, me rasseyant confortablement contre Oncle George. "C'est aussi la petite amie d'Al."
Charlie se mit à pouffer mais ne fit pas de commentaire. "Aha", dit-il avec un mouvement de baguette en direction du sapin de Noël. "Ils ne sont pas géniaux, les gars, mais vous êtes tellement nombreux que j'ai dû commencer à budgétiser."
Ensuite, mon oncle adoré s'assit à côté de sa mère, qui commença à prêter attention à ses cheveux et aux cicatrices qu'il s'était faites récemment, et je me retournai vers Lily, pour découvrir qu'elle avait disparu et qu'il n'y avait qu'un espace vide à la place où elle se trouvait jusque là.
Avant même que je ne puisse demander où elle était partie, Alice m'appela depuis l'encadrement de la porte. Elle n'était pas aussi assise par terre?
"Viens, Rosie, on va jouer à action ou vérité", m'invita-t-elle avec enthousiasme.
Salut salut :) Désolée du retard, mais l'approche du bac se fait ressentir... C'est pour ça que je ne peux rien vous garantir pour le prochain chapitre. Dans tous les cas, dans un mois jour pour jour je suis libre (et sans doute trèèès fatiguée de la soirée de la veille... bah normal, une fois le bac fini, faudra bien fêter ça :D) donc au plus tard du plus tard ce sera dans ces eaux-là. J'essaierai de traduire quand même entre temps (c'est des révisions d'anglais, après tout... non?), enfin bref, vous verrez ;) Merci énormément pour vos reviews, je tiens compte de vos remarques :) Bon courage à tous ceux qui préparent des examens!
