Chapitre XIV: Un Noël Weasley (2/2)
Pendant que nous nous rassemblions dehors, dans le verger près de la maison qui cachait nos match de Quidditch au reste du village moldu de Loutry Ste Chaspoule, je remarquai que Scorpius allait utiliser l'Eclair de Feu Exclusif dont Al n'allait désormais plus l'utilité.
Les équipes étaient faites. James, nommé capitaine de la première équipe, l'avait appelée "Al est nul", et Al, nommé capitaine de la seconde équipe, l'avait appelée (de façon plutôt appropriée) "James est nul".
Pour être honnête, aucun d'eux n'était très créatif concernant les noms de leurs équipes.
Je fus forcée de rentrer dans l'équipe "Al est nul", menée par James (au cas où vous ne suiviez plus), en tant qu'attrapeuse. Nos batteurs étaient Oncle George et Fred (qui combinaient leur diablerie pour former une putain d'équipe), James était gardien, l'ayant été pour Gryffondor les sept années précédentes, et, comme poursuiveurs, nous avions aussi réussi à recruter Tom, Tante Ginny (qui était une véritable référence dans tout ce qui concernait le Quidditch), et Tante Angie (qui en était aussi une, sauf quand elle prenait le temps de réprimander son mari quand il faisait n'importe quoi avec Fred, son petit protégé).
De l'autre côté du terrain se trouvait l'équipe "James est nul", qui avait définitivement l'avantage avec Hugo, Dom et Al comme poursuiveurs parce qu'ils étaient les poursuiveurs de Gryffondor en ce moment, et s'étaient évidemment entraînés ensemble, et étaient habitués à jouer ensemble, et ils avaient aussi Lily comme batteuse (exactement comme notre vraie équipe à l'école). Angie s'était jointe à Lily en tant qu'autre batteuse, mon père était gardien et, évidemment, Scorpius (qui me souriait narquoisement parce qu'il savait pertinemment combien son équipe était bien formée) était leur attrapeur.
Le match commença d'une manière assez fair-play. Nous jouions honnêtement, acceptant les buts de l'autre équipe sans utiliser de ruses pour les distraire. Et cela dura plus longtemps que d'habitude...
Si j'avais dû dire combien de temps, j'aurais dis trois -non, quatre- minutes.
En fait, j'ai un peu honte de dire que c'est en quelque sorte moi qui commençai les ruses et plans fourbes. Scorpius volait vers moi, s'arrêtant près pour parler pendant que le match suivait son cours en dessous de nous.
"Alors... tu commences à penser à tricher?" me demanda-t-il comme on parle du temps qu'il fait.
"Non!" m'exclamai-je. "Bien sûr que non, en plus, mon équipe est trop bonne pour ça."
"Oh vraiment?" Il leva les sourcils. "Pas la mienne."
Et sur ce il me sourit narquoisement, regarda rapidement autour de nous, se penchant dangereusement sur son balai, m'embrassa brutalement sur les lèvres, ce qui me désorienta un instant (il m'avait vraiment prise par surprise, et ça n'était pas bon pour mon cœur) et monta en flèche vers le vif d'or.
Je le vis et fis la première chose qui me passa à l'esprit pour le distraire du vif, criant "Hé, Scorpius! J'ai entendu dire que Lauren avait déjà acheté sa robe pour votre mariage! Ça avance?"
Hé, c'était un coup bas, mais ça avait marché. Son balai tressauta puis ralentit considérablement alors que je le rattrapai puis fis deux tours avant de lui faire face à nouveau.
A ce moment, je réussis à lancer un clin d'œil à James, qui signifiait 'C'est l'heure de tricher' et tout les autres se retrouvèrent à essayer désespérément de distraire l'autre équipe pour l'empêcher de marquer à tout prix, en leur criant simplement des insultes, en leur lançant des dragées surprise de Bertie Crochue (dans le cas de Fred et George), en flirtant avec quelqu'un de l'autre équipe (surtout Scorpius et moi mais aussi Angie et James), en leur hurlant des énigmes (du côté de Fred, Oncle George et mon père en particulier) ou en utilisant la bonne vieille technique de la grossièreté et des claques envers l'autre équipe.
La partie se jouait plutôt violemment depuis environ une heure au moment où j'eus vraiment une chance.
Scorpius était occupé, essayant de résoudre l'énigme d'Oncle George et Fred avec une réponse aléatoire concernant de la gelée (ne me demandez même pas comment il en était arrivé là) alors qu'il se tenaient chacun d'un côté de son balai pour qu'il ne puisse pas bouger. Et ce fut à ce moment-là que je vis le vif d'or passer à côté de l'épaule d'Angie et vers Hugo à l'autre bout du terrain.
"Laissez-le partir, les gars" dis-je à Oncle George et Fred alors que je passai en trombe à côté de Scorpius qui l'avait, de toute évidence, également vu. "Que la meilleure équipe gagne."
Et, soudainement, il fonçait à côté de moi à sa vitesse maximale alors que je tourbillonnais à travers les airs vers les buts éloignés. Le vif se précipita d'un coup sur la droite puis revint à sa place initiale, me faisant m'écarter légèrement sur la droite en me ralentissant momentanément, puis je me remis à foncer dessus. Scorpius m'avait alors rattrapée et nous volions au coude à coude, prenant la tête à tour de rôle.
Ajustant ma position sur mon balai, je tendis mon bras gauche, celui du côté de Scorpius, et me penchai vers le vif d'or, plus qu'à quelques millimètres de moi.
Je sentis contre ma peau la fraicheur satisfaisante de la balle métallique dans mon poing et le levai en triomphe pendant les quelques secondes où je me tenais encore en équilibre.
Ensuite, mon équilibre disparut, je basculai violemment et sentis le balai partir de sous mon corps, qui continua à se diriger vers le sol. Étonnamment, j'arrivai encore à parler et réussis à lancer un sarcastique "Oh, super", alors que je me rapprochai du sol.
Scorpius était toujours à côté de moi, continuant dans la trajectoire qu'il avait commencée pour essayer d'attraper le vif, et il réussit à refermer ses doigts gelés autour de mes deux poignets et me hisser sur son balai pour que je sois assise derrière lui alors que nous foncions vers le sol.
"Attrape ton balai, vite!" me cria Scorpius par dessus le bruit du vent dans mes oreilles et nous accélérâmes juste à temps pour que je puisse récupérer mon nouveau Eclair de Feu 'Puissance' avant qu'il ne s'écrase par terre.
J'atterris avec peu de grâce, sentant mes pieds toucher le sol alors que je descendais du balai de Scorpius, réalisai que je n'avais plus aucun équilibre et tombai par terre.
Toute ma famille atterrit peu après, chacun s'exclamant bruyamment qu'il avait vu ce qui s'était exactement passé et demandant si j'allais bien.
J'essayai de m'asseoir mais échouai, ma vue s'étant brouillée, alors je restai simplement allongée sur le sol gelé.
Après un moment ou deux, durant lesquels mes yeux s'étaient habitués à la grisaille nuageuse du ciel, je réalisai que Scorpius était allongé à côté de moi, respirant bruyamment.
Je roulai sur le côté pour le regarder, "Merci, Scor", lui dis-je, essoufflée.
"Pas de problème", répondit-il, un peu dans le gaz, alors que les membres de ma familles nous aidaient à nous relever.
"Heureusement que t'étais là, Scor, vraiment", lui dit Al. "Autrement, ça aurait pu être pas cool."
"Merci, Al" lui dis-je avec un regard pénétrant. "Ça m'aide vraiment de savoir que, en d'autres circonstances, j'aurais pu finir en viande hachée."
Il haussa les épaules et se tourna vers Scorpius, "Alors... qui a eu le vif?"
Scorpius et moi échangeâmes un bref regard. "Rose", soupira finalement Scor.
"Ouais!" dit James en levant son poing.
"Alors on est à égalité!" lui rappela Al.
"Quoi? Non!"
"Si si!"
"Ça suffit les garçons", dit Ginny, réprimandant ses fils. "C'est Noël, alors soyons civils les uns envers les autres et rentrons avant qu'on ne gèle tous sur place."
Je marchai à côté de Scorpius, après avoir balancé mon balai sur mon épaule. Il n'arrêtait pas de me lancer des regards du coin de l'œil comme s'il pensait que j'allais m'évanouir d'une minute à l'autre.
"On dirait que t'es pas le seul à avoir eu l'idée du 'C'est Noël, on est polis'," marmonnai-je dans ma barbe.
Il eut un petit sourire, toujours en regardant droit devant lui. "C'est une bonne idée."
"C'est une idée nulle", répondis-je automatiquement.
"Et bien, et bien, Rosie" me taquina-t-il "Qu'est-ce qu'on avait dit?"
Je soupirai. "Que, comme c'est Noël, on s'est mis d'accord pour ne pas se disputer... aujourd'hui."
"Bien", acquiesça-t-il. "On pourra se redisputer demain."
Je n'eus pas à trouver de réponse polie, comme nous arrivions à la maison et, qu'en pénétrant dans la cuisine, l'odeur du dîner de Noël nous atteignit.
"Super! Je meurs de fin," entendis-je Oncle Bill s'exclamer alors qu'il dévalait les escaliers jusque dans le hall et qu'il entrait dans la cuisine.
Nous fûmes bientôt tous attablés, ayant magiquement agrandi légèrement la salle pour que nous puissions tous y rentrer, chacun se servant du délicieux dîner de Noël.
Scorpius était assis presque à l'autre bout de la table, coincé entre Nana Molly (qui, je pense, était secrètement amoureuse de lui) et Oncle Bill, ce qui voulait dire que je ne pus lui parler de tout le repas. Dès le début, je me rendis compte que ça m'allait, parce que j'avais passé toutes mes vacances avec lui et c'était bien d'oublier un peu cette... liaison... que nous avions, du moins pour un moment.
D'accord, je savais que 'liaison' n'était pas exactement le bon mot, mais je voyais tout ça comme un truc secret, quelque chose que nous ne devions définitivement pas faire... ce que, bien sûr, c'était.
"Hey, Rose... ça va?" Je clignai des yeux et me tournai vers la droite pour voir Victoire, et bien... essayant d'avoir l'air concernée mais paraissant en réalité très satisfaite.
Je ris en voyant son expression. "Oh, Tory, je sais que t'essaies d'avoir l'air intéressée mais tu n'y arrives vraiment pas."
"Hé! C'est pas ma faute", dit-elle, me rejoignant dans mon rire.
Finalement, je soupirai. "Bien sûr que non. Toi, ma cousine, vas te marier dans deux jours!"
"Je sais!" couina-t-elle. "Merlin, avant, je détestais ce mec. Il était tellement chiant et il était partout."
Involontairement, je lançai un regard à Scorpius qui riait bruyamment à quelque chose que Nana Molly avait dit. Il me fit un clin d'œil puis se retourna pour reporter toute son attention sur Nana. Je rougis de façon incontrôlable et m'enfilai rapidement plusieurs gorgées de jus de citrouille pour me donner une contenance.
"Alors... Rose..." Victoire haussa les sourcils suggestivement pour montrer qu'elle savait qu'il se passait quelque chose. "T'as bécoté des garçons devant ta porte dernièrement?"
Je recrachai ma gorgée de jus citrouille sans y penser (heureusement que j'avais fini de manger) et réussis à attirer beaucoup d'attention sur moi.
Toutes les conversations s'arrêtèrent alors que toute ma famille et mes amis se tournaient pour me fixer. 'D-D-Désolée pour ça..." dis-je en riant, mais ma voix était secouée par la panique.
Alors que tout le monde se retournait pour manger et continuer leurs conversations, je lançai à Scorpius un regard à la 'Il faut qu'on parle' et me retournai vers Victoire, me penchant vers elle pour que personne ne puisse entendre notre conversation.
"Tory!" sifflai-je. "Dis-moi ce que tu sais et n'envisage même pas de le dire à qui que ce soit."
Elle rit sans bruit, appréciant le pouvoir qu'elle avait sur moi. "Relax, Rosie, je ne vais le dire à personne, ça signerait ton arrêt de mort et je ne voudrais pas faire ça à ma cousine préférée."
"Cousine préférée?" fus-je momentanément distraite, mais je me rappelai de ce dont elle essayait de me distraire.
Je la frappai aussi fort que possible sur le bras.
"Vicky!" Elle grimaça, détestant ce surnom. "Comment tu le sais?"
"Je vous ai vus, Rosie", soupira-t-elle patiemment. "J'ai regardé par dessus la balustrade hier soir pour être sûre que la porte de votre chambre était fermée et que vous dormiez quand j'ai été frappée par une image très dérangeante de vous deux... Je dois dire, Rosie, je n'aurais jamais pensé que tu embrasserais un mec comme ça."
"La ferme, Tory", la fis-je taire alors que Nana Molly servait du pudding, se rapprochant. "S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait ne le dis à personne."
Après quelques secondes, durant lesquelles je faillis agoniser, elle me sourit. "Rosie... un jour je te raconterai comment mon amie Sky nous a découverts, Teddy et moi. Et ça? C'est exactement comme ça."
"Qu'est ce que t'entends par 'exactement'?" dis-je, soudainement suspicieuse.
Ça ne pouvait pas être comme ça, parce que si je ne me trompais pas, pensai-je soudainement, Victoire allait épouser son crétin.
Non... non, ça ne pouvait pas être exactement comme ça.
Parce que mon crétin était Scorpius.
Dès que le dîner de Noël fut terminé et que la plupart des autres étaient partis pour jouer un deuxième match de quidditch, il ne restait plus dans le salon que Teddy, Victoire (qui étaient assis dans un coin éloigné de la pièce sur la même chaise, chuchotant et riant silencieusement l'un avec l'autre), Nana Molly, Oncle Bill et Tante Fleur (et si les regards pouvaient tuer, Teddy serait clairement morts sous ceux de ces deux derniers).
Je pouvais entendre mes parents rire dans la cuisine et décidai d'évider cette pièce à tout prix. La seule autre pièce où il y avait des gens était la chambre de Roxanne, où elle, Lucy, Molly, Hugo, Angie et Tom mangeaient des bonbons en bavardant.
Je me dirigeai lentement et silencieusement vers les escaliers et allai dans ma chambre. Heureusement, elle était vide.
Me laissant tomber dans mon lit, je soupirai avant de réaliser qu'elle avait été totalement décorée pour Noël; des guirlandes encadraient le miroir et la fenêtre, des figurines de rennes et de Père Noël étaient posées sur ma table de nuit et sur le rebord de la fenêtre et du gui était suspendu au dessus de moi.
Je soupirai à nouveau. "Tain, cette femme a une obsession", marmonnai-je à propos de Tante Angie.
"Hey, Rose?" James frappa poliment à ma porte. "Je peux entrer?"
Ça me choqua un peu. James? Poli?
"Heu, ouais, bien sûr", acquiesçai-je, et la porte s'ouvrit, laissant mon cousin entrer et s'asseoir nerveusement sur le bord de mon lit.
Il ne dit rien pendant trois minutes complètes, fixant simplement mon placard.
"Jay... ça va?" lui demandai-je finalement.
"Heuum... non", me sourit-il faiblement. "Je..."
Il sembla chercher ses mots pendant un moment, puis sortit un portefeuille rempli de fausses cartes d'identité et de gallions et me tendit une photo.
Comme toutes les photos du monde sorcier, celle-ci était en mouvement. Elle montrait James, se tenant derrière une jolie fille de son âge à peu près, avec des cheveux blonds et courts, enlaçant ses épaules alors que des feuilles mortes volaient autour d'eux dans le vent. Ils regardaient tous les deux vers l'appareil photo pendant une seconde, puis il lui soufflait quelque chose à l'oreille et elle se mettait à rire, et l'image recommençait.
Je souris. Regardant James, je lui dis, "Va falloir que tu m'expliques, Jay."
Il soupira doucement. "Elle s'appelle Élodie... et c'est ma petite amie."
"Tu as une petit amie?"
"Ouais", il leva les yeux vers moi. "J'aurais dû en parler. Je veux dire, je sors avec elle depuis presque dix-huit mois maintenant -"
" - Tu as une petite amie depuis dix-huit mois?"
"Je sais, Rose!" Soudainement, il était en colère. "Je n'ai parlé d'elle à personne parce que même moi, je ne pensais pas que je serais capable de m'investir dans une vraie relation."
"Ce n'est pas ce que je voulais dire, James," essayai-je de lui dire.
"Et bien, c'est ce que tout le monde dira quand je leur dirai", lança-t-il, puis il se mit à respirer lentement pour se calmer.
"Pourquoi maintenant? Je veux dire, pourquoi est-ce que tu veux soudainement qu'on sache?" demandai-je doucement, espérant qu'il ne se remettrait pas en colère.
"Parce qu'elle vient au mariage demain et je voudrais... Je voudrais qu'on y soit en couple", me confia-t-il.
"Elle vient au..." ma voix s'éteint de confusion et de choc.
"Ouais, enfin, elle est en quelque sorte une amie de Tory, tu vois..."
"James..." dis-je lentement et clairement (j'avais l'impression que j'allais avoir une migraine.) "Explique. Maintenant."
"Ok, bien," il se leva, parcourut la chambre plusieurs fois puis se rassit à côté de moi sur le lit. "Je l'ai rencontrée au Nouvel An il y a deux ans, quand Victoire avait ramené quelques amis à elle. C'est la petite sœur d'Aurora."
Je me rappelai brièvement qu'Aurora était une des meilleures amies de Victoire. Elle, Sky et Aurora venaient toutes de familles françaises et étaient dans le même dortoir quand elle a commencé Poudlard alors, naturellement, elles s'étaient rapprochées.
"Et on a s'est mis à parler et même moi, j'ai été surpris de voir à quel point je m'entendais bien avec elle. Aurora et Victoire ne savent pas à propos de nous... Je ne pense pas. Mais on a décidé de vous dire qu'on sortait ensemble parce qu'il était temps et je pensais vraiment que vous alliez tous penser que c'était une blague parce que je suis nul avec les petites amies alors j'ai pensé que... que peut-être que si je te le disais en premier, tu m'aiderais un peu, s'il ne croient pas que je puisse être avoir une copine sérieuse?"
Il y avait tellement d'espoir dans son regard que je demandai vraiment comment il pouvait même envisager que je ne l'aide pas. "James", soupirai-je. "T'as tellement de chance d'avoir une cousine aussi gentille que moi."
Il me sourit. "Je savais qu'il y avait une raison pour que je t'aime, Rosie."
"J'ai toujours pas trouvé la raison pour laquelle je t'aime, James, "ris-je.
"Merci, Rosie. On se voit plus tard," me sourit James, et je vis ce qu'Élodie devait voir en lui -c'était vraiment quelqu'un de bien-, et alors qu'il allait ouvrir la porte, je fermai les yeux et l'entendis ajouter, "Oh, hey Scorpius."
Mes yeux s'ouvrirent brusquement alors que la porte se refermait, plongeant de nouveau la pièce dans une quasi-obscurité, et je me retrouvai seule avec Scorpius.
Il haussa les sourcils vers moi. "Victoire sait à propos de ... ça", dit-il en secouant sa main devant lui.
"Je sais", soupirai-je. "Comment tu l'as su?"
"Comment tu l'as su?"
"Elle me l'a dit au dîner."
"Ah... Elle aussi aime bien faire des commentaire inappropriés, comme Teddy", me dit Scorpius, s'asseyant sur le bout de mon lit.
"Oh non, qu'est-ce qu'elle a fait, cette fois?" soupirai-je, m'allongeant.
"Je commençais à avoir froid dehors, quand je regardais leur match de quidditch -ton oncle Harry est juste hallucinant, soit dit en passant-, alors je suis rentré et j'ai entendu des voix dans la cuisine-"
"-Tu n'y es pas entré, hein?" le suppliai-je, espérant que ce n'était pas le cas.
"Non... et je n'en avais pas l'intention."
"Oh, Merlin merci."
"Tes parents sont aussi amoureux que Victoire et Teddy, c'est évident, je n'avais pas besoin de les voir se bécoter."
Je gloussai alors qu'il s'allongeait à côté de moi.
"Bref, je suis allé dans le salon et j'ai demandé où étaient Al et James, et ta grand-mère m'a dit que James avait dit qu'il était allé dans ta chambre pour te parler, ce qu'il a fait, et puis Victoire m'a lancé à travers la pièce, "Je suis sure que tu sais où est sa chambre, Scor","
"Et tu en as déduit que ça voulait dire qu'elle savait?" ris-je.
"Et bien, en fait, c'est quand Teddy s'est mis à rire comme si c'était la chose la plus drôle qu'il ait jamais entendue que j'ai compris."
Ah..." acquiesçai-je. "Victoire sait."
"Teddy aussi."
"Alice aussi."
"Et Lily..."
"Super", marmonnai-je.
"Alors..." souffla Scorpius, roulant sur le côté pour me faire face, alors que la pluie dehors commençait à tomber sur le toit et la vitre. "Qu'est-ce que ça veut dire?"
"Rien", murmurai-je rapidement.
"Rien", approuva-t-il.
"On ne fait pas vraiment quelque chose alors il n'y aura rien à savoir dès qu'on sera retournés à Poudlard."
"Dans trois jours", ajouta Scorpius.
"Dans trois jours c'est fini et on redevient amis", clarifiai-je.
"Exactement..." souffla-t-il.
Nous restâmes silencieux, ne sachant que dire.
Le bruit de cris efféminés, de chutes et de 'bangs' bruyants nous parvenaient d'au dessus alors qu'en dessous, nous entendions des rires et des éclats de voix. Dans ma chambre, néanmoins, la lumière tamisée de ma table de nuit et le bruit de la pluie à l'extérieur rendait l'ensemble calme et paisible, comme si nous étions dans un autre endroit.
Scorpius s'avança doucement pour balayer une mèche de cheveux tombées devant mes yeux. Je sentis son souffle sur ma gorge et fis la chose qui me vint naturellement, je me penchai pour l'embrasser légèrement. Quelques secondes plus tard, nous avions les bras enroulés l'un autour de l'autre et nos corps avaient réchauffé la pièce de quelques degrés.
Après un moment, je remarquai que la maison était soudainement calme. Depuis combien de temps est-ce qu'on s'embrassait?
"Scor... Scor-" gloussai-je alors qu'il continuait à piquer des baisers dans mon cou. "Scor!"
"Quoi?" marmonna-t-il, découragé, se relevant sur ses coudes, son visage à quelques centimètres du mien.
"Il n'y a plus de bruit..." expliquai-je.
"C'est grave?" demanda-t-il perdu.
J'y réfléchis un instant. "Non, pas vraiment."
Et nous nous remîmes à faire ce que nous faisions juste avant.
Nous amuser comme des ados.
Tada! Alors finalement j'ai pas posté de chapitre avant de partir en vacances mais j'ai réussi à le faire pendant une courte escale chez moi entre deux séjours :) Vous pouvez être fiers de moi!
Sinon sinon quoi de neuf... Votre humble serviteuse est désormais bachelière, et littéralement fan d'Ellie Darcey Alden, alias la trop mignonne mini-Lily Evans dans le dernier film haha :) J'ai aussi adoré Albus et James et les autres de la nouvelle génération, allez expliquer à vos potes pourquoi vous êtes hystérique en voyant les petits arriver ("Mais c'est Albuuuuuus!"). J'ai beaucoup aimé le film, j'ai eu pas mal de frissons du début à la fin, les larmes aux yeux pas mal de fois (et à des moments pas vraiment logiques des fois... ça doit être l'émotion de savoir que c'est le dernier film, alors que je me rappelle encore aller voir le premier au ciné avec mon père quand je devais avoir pas plus de 8 ans... Et puis, je suis pas vraiment rationnelle quand on en vient à HP, faut pas chercher :p).
J'ai par contre trouvé qu'on restait un peu sur notre faim vers la fin (haha, même pas fait exprès), genre (spoilers si vous avez pas vu le film) le fait que Harry et Voldemort se battent tous seuls dehors, et pas dans la grande salle... Donc pas de Ron et Hermione qui courent vers Harry en criant et câlins et Ginny et Neville et tout le monde et c'est la fête... Nan, juste Harry qui se ramène dans la grande salle, après la mort de Voldemort on doit entendre maxi 5 phrases quoi... Et puis ça partait parfois un peu trop dans le lyrisme à mon goût (genre quand Neville s'interpose et nous sort le discours émouvant blabla...) Enfin, il est quand même génial hein, et d'ailleurs j'écourte cette note d'auteur (enfin, de traductrice..) déjà trop longue pour ne pas être en retard à ma séance de ciné héhé, je vais le revoir (déjà.. mais en VO cette fois, c'est mille fois mieux!)... Bonnes vacances à tous ceux qui ont la chance d'en avoir, bon courage aux autres, profitez bien et à la prochaine! :)
PS: Haha me revoilà, je rajoute juste: allez voir sur youtube le discours des producteurs, du réalisateur, de JKR et des trois acteurs principaux lors de l'avant première à Trafalgar Square, ça dure 20 minutes mais ça vaut le coup, moi j'ai trouvé ça super émouvant :)
