Bonjour =)

Voici un nouveau chapitre ^^ Encore merci à ceux qui suivent cette histoire.

camille76260 : Merci. Et en gros, si Mercedes se doute qu'ils font des recherches sur elle, elle sera encore plus sur ses gardes, pourrait effacer des traces de ce qu'elle cache.

Zebulon : Encore un grand merci à toi ^^ Je voulais qu'elle réagisse comme ça pour montrer son "desespoir". Ce qu'elle est prête à faire, à ne plus cacher face à ce qui arrive. J'espère que ce chapitre te plaira aussi =)

jessy03 : Merci à toi =) Rachel ne va pas tout de suite faire face. Pour un peu "d'aide" de la part de Santana et Rachel, ça pourrait venir. Pas tout de suite tout de suite ^^

kennedy : je suis contente que l'histoire te plaise, en espérant que ça continue =)

Dororo03 : Oui et les retrouvailles ce n'est pas pour tout de suite. Merci pour tes reviews ! =)

axou152 : Merci d'avoir commencer à lire mon histoire, j'espère que la suite te plaira. Quant aux raisons de Mercedes, elles seront dévoilées plus en avant de l'histoire =)

NayannaR : Que dire, que dire ? Toujours un immense merci de continuer à suivre cette histoire. Je suis surprise qu'elle puisse te toucher comme ça. Agréablement surprise. En lisant ta review je me dis quand même que je suis une sacrée sadique U_u Je fais affreusement souffrir ces pauvres personnages ! J'espère vraiment que ce chapitre et les suivants te plairont.

Chapitre, plus court que les autres du point de vue de Rachel. Et le prochain sera en Pov Sugar ^^


Pov Rachel

Je marche à travers les couloirs du lycée, croisant des gens à travers ma vision floutée. J'arrive dans la salle du Glee Club sans trop savoir ni pourquoi, ni comment. Alors que je me dirige vers les chaises au fond de la salle, j'entends la porte derrière moi s'ouvrir alors que la grande silhouette de Finn s'avance vers moi.

- On peut savoir ce qu'il t'a prit ?

Je soupire pour masquer l'angoisse que sa simple présence m'inspire.

- J'ai besoin...d'être un peu seul Finn, dis-je d'une voix si faible que je doute un instant qu'il m'ait entendu.

- Je ne vais pas te laisser comme ça. Je sais bien que Quinn est notre amie mais ce qu'elle a fait là n'est pas pardonnable et tu le sais très bien. Je ne te reconnais pas ! Je ne comprend même pas comment tu as pu un seul instant prendre sa défen...

- Finn...

Et ma voix n'est plus qu'une supplication. Je n'ai pas besoin d'entendre ça...je ne veux pas l'entendre. Et pourtant sa voix continue à prononcer ces mots qui me sont à nouveau vides de sens. Il n'arrête pas, continue son discours et quelque chose de plus ardent que la tristesse s'installe brusquement au creux ma poitrine, s'étendant jusqu'à mes mains qui rougeoient maintenant d'une lueur incandescente.

- Elle a été inconsciente ! On ne peut plus lui faire confiance ! Elle ne fait plus...

- TAIS TOI !

Mon cri, presque guttural, a laissé surgir des flammes de mes mains. Flammes qui s'étendent instantanément à travers mes doigts, grandissent, glissent le long de mes bras. Embrasant mon regard d'une colère sourde.

- Tais toi...répété-je alors que surpris il recule légèrement. Laisse moi tranquille...j'ai besoin d'être au calme.

Il baisse sa tête. Et je sais qu'il capitule. Et je n'ai plus qu'une hâte c'est qu'il s'en aille.

- D'accord. Je vois que tu as besoin d'un peu de temps pour réfléchir à tout ça. Je te rejoindrais tout à l'heure d'accord ?

Je hoche la tête alors que les flammes s'amenuisent jusqu'à ne plus être que braises sous mes doigts.

Puis il part et je peux enfin mieux respirer. Même si ce n'est qu'un peu.

Inconsciemment je vais directement vers la chaise de Quinn et m'y installe. Je sens cette chose bouillir en moi, s'étirer. Les yeux dans le vide, j'entends le bruit des autres adolescents qui s'agitent au dehors, qui vaquent à leurs occupations. Pendant que je reste ici, seule.

Je me sens...je ne sais pas trop comment définir ça. Vide ?

Comment tout a pu changer aussi vite ? Alors que tout semblait vouloir s'éclairer. Le souvenir du matin, i peine quelques heures, s'impose à moi. Ce moment qui fait maintenant partit du passé...qui a fait que j'ai tant eu besoin de retrouver Quinn aujourd'hui, de la voir, de la sentir contre moi.


Ce qui me surprend en premier c'est cette chaleur. Et cette impression de plénitude. Il y a longtemps que je n'ai pas dormi aussi bien. J'ouvre les yeux doucement. Et je ne sais pas si la surprise dépasse la volupté de ce moment. Je sens le corps de Quinn collé contre mon dos, sa main posée délicatement sur mon ventre.

Perçant le calme alentour, je la sens bouger, m'attirant encore plus près d'elle. J'entends son murmure, trop faible pour être compréhensible. Son souffle caresse la peau de mon dos d'une manière délicieuse avant de devenir irrégulier, signant son réveil prochain. Malgré ça, je reste immobile. Je ferme les yeux à nouveau, espérant étrangement que ce moment ne se finisse jamais.

Puis je la sens bouger et se lever, laissant le froid de la pièce s'insinuer sous les couvertures. Derrière moi, je l'entends se rhabiller et l'image de son corps nu me procure des frissons agréables au creux de l'abdomen.

Sa peau. Sa bouche. Sa façon de me regarder de cette manière si différente.

Quinn contourne soudain le lit et je referme les yeux rapidement, mes autres sens aux aguets. Ses pas légers font doucement craquer le parquet alors qu'elle s'éloigne vers la fenêtre, avant de s'arrêter brusquement. Je dois me forcer pour ne pas ouvrir les yeux et découvrir ce qu'elle peut bien faire à cet instant. Le temps s'éternise, puis, comme hésitante, elle revient vers moi. Je me demande un instant si elle n'a pas oublié quelque chose quand je la sens soudain s'asseoir tout à côté de moi, au creux que forme mon corps tourné vers elle.

La sensation de ses doigts sur ma joue fait exploser une petite décharge électrique à l'orée de ma nuque. Elle caresse mon visage, suit le contour de mon nez, s'attarde au creux de mes lèvres avant de descendre jusqu'à mon cou et d'y déposer sa paume. Surprise, je sens soudain son souffle contre mes lèvres.

Avant qu'elle ne m'embrasse.

Et tout s'évapore alors. Laissant ce simple geste devenir mon monde durant cet instant d'une rare beauté. Ce qui est surprenant, c'est qu'elle pense que je suis endormie. Ce baiser n'en quémande pas un autre en retour. Il est juste empli de cette chose que je n'arrive pas à nommer. Et je ne sais pas si c'est cela ou tout simplement le parfum de sa bouche qui me fait me sentir aussi exaltée. Et aussi bien. Aussi moi-même.

Quand elle décolle ses lèvres des miennes, trop rapidement à mon goût, ma seule pensée cohérente est que, si elle avait eut l'idée de déplacer légèrement ses doigts sur mon cou, elle aurait pu deviner les pulsations affolées à l'endroit où s'étend mon artère carotide.

Elle remonte un peu plus la couverture sur mon corps avant de déposer un dernier baiser au creux de mes lèvres.

Puis elle se relève et s'en va, refermant la fenêtre de ma chambre derrière elle grâce à la petite poignée extérieure prévue à cet effet.

C'est à cet instant que je décide de rouvrir mes yeux.

Je reste un long moment, le regard plongé dans l'obscurité, rivé au plafond de ma chambre, ma main posée sur mon cœur qui commence à peine à calmer sa course folle. Essayant de comprendre ce qui peut à ce point me bouleverser.

Puis, mon corps, pousser par un instinct plus fort qu'une quelconque raison se tourne vers la place qu'occupait Quinn il n'y a même pas de cela quelques minutes. Je peux encore sentir sa chaleur à travers les draps qu'elle occupait. Je me place à cet endroit, emplie d'un bonheur étrange, m'enveloppant dans les couvertures et posant ma tête sur l'oreiller où elle a dormi. Les effluves de son parfum me revienne alors qu'une pensée s'impose à moi.

C'est la première fois que nous dormons toutes les deux ensemble.

C'est la première fois qu'elle reste...

C'est quand je m'aperçois qu'un sourire étrange s'est installé sur mon visage que je comprend que quelque chose a changé...


Quand ce souvenir s'estompe, je remarque que des larmes sillonnent mes joues lentement, coulant l'une à la suite de l'autre sans se préoccuper de mes états d'âme. Je sursaute légèrement quand je comprend, qu'à nouveau, je ne suis plus seule. Mercedes, assise sur l'une des chaises, non loin de moi, me regarde, les yeux inquisiteurs.

- Tu n'as pas honte ?

Et sa voix tombe comme un couperet. Je le sens au fond de moi. Cette haine qu'elle ressent. Elle scintille obscurément, comme un halo malveillant. Je ne cherche même plus à cacher quoi que ce soit. Je ne peux que laisser ma tête retomber vers le bas, en signe d'abandon.

- Pauvre Finn. Pauvre idiot qui a mit toute sa confiance dans la parfaite Rachel Berry. Pathétique.

Elle crache ses mots plus qu'elle ne les prononce et je ne peux rien dire de plus, envahie par le réalisme de ses propos.

- Qu'est ce qu'il t'a prit ?

Et je comprend qu'elle a fouillé ce souvenir. Qu'elle sait. Et au lieu d'en éprouver une quelconque honte, je me sens juste trompée.

- je ne sais pas...

C'est la seule réponse que je peux lui fournir.

Je la sens se rapprocher et s'asseoir tout à côté de moi. Et soudain je dois savoir...Et ne pouvant plus demander à Quinn, seule elle peut encore répondre à cette question qui me met à genoux :

- Est ce que...Est ce que...

Je la sens s'insinuer péniblement à travers mes pensées. Les fouiller. Les souiller de son regard empli d'amertume. Comme pour me punir, elle m'enlève l'intimité des moments que j'ai passé avec Quinn. Les salissent. Les rendent affreux, eux pourtant si empreints de douceurs.

- Est ce que ça avait de l'importance pour elle ?

Elle émet un rire avant de continuer, ses mots emprunts de dureté.

- C'est de Quinn dont on parle. La reine des glaces. Tu n'as jamais compté et tu ne compteras jamais pour elle.

Ses mots me transpercent comme une souffrance trop grande, alimentée par cette peur. La même qui a toujours brider mes sentiments envers Quinn.

- Elle ne ressent rien pour toi.

Et sur ces derniers mots, comme satisfaite, elle se lève et pousse la porte.

Me laissant seule. Comme je ne l'ai jamais été.

Et les pleurs qui étouffent ma gorge se libèrent enfin, laissant mes propres sanglots briser le silence qui m'entoure.