Bonjour =)

Voici la suite en Pov Sugar, merci encore à tout le monde =)

Zebulon : Mercedes n'est pas non plus un de mes personnages préférés, en tout cas j'espère que la suite te plaira =)

Mxelle Juuw : Merci pour ta review...Bizarrement, tout le monde finit par détester Mercedes...Mouahaha =)

Dororo03 : Rachel se doute que quelque chose ne va pas. Mais quelque part, elle a toujours eu peur que Quinn n'est pas de sentiments pour elle, donc naturellement elle va dans ce sens là, plutôt que dans l'autre. Plus facile pour elle. Merci pour ta review =)

NatsuShizu, camille76260, Vilou : Merci pour vos reviews : Et oui, J'ai fais Mercedes un tantinet démoniaque, donc pas facile de l'aimer ^^

Kennedy : ça ne devrait pas tarder...Elles vont se retrouver...Mais dans quelles conditions ? ça ce sera dans le prochain chapitre :) Merci pour ta review en tout cas ^^

Paori : LE RETOUR ! Ha ha ! ça m'avait manqué ! =) Donc Merci merci merci pour tes reviews. Et c'est clair, que comme je disais, quel que soit le personnage, généralement, à un moment donné ou un autre il morfle...Légèrement sadique. Je me suis inspirée de toi faut croire ;D Et olalala..."Pauvre" lecteur ? TeuTeuteu...Ce n'est point vrai ! En tout cas encore merci, à chaque fois de prendre le temps de commenter ces chapitres, ça booste =)


1 mois plus tard...

Pov Sugar

Ce qui s'est passé à briser quelque chose. Comme si cet événement avait fait éclater l'intérieur de notre groupe, pourtant si soudé.

Et rien n'est plus pareil. La camaraderie, le soutien, la confiance et la joie se sont évaporés pour laisser place à cette tristesse latente. Cette même tristesse qui redessine mon monde d'un gris déchirant.

Assise à l'un des cours de Mr Schuester, je regarde autour de moi. Voilà qu'un mois à passer et que ce sentiment de perdition s'est installé parmi nous, comme une chose insupportable.

Et c'est peut être ça le pire.

De ne rien pouvoir faire contre ça.

Même l'engouement de Mr Schuester n'arrive pas à nous convaincre.

Les exercices commencent et chacun s'efforcent de les appliquer. Séparés. Sans plus aucuns bavardages joyeux qui complétaient nos entraînements. Il n'y a plus qu'un silence pesant, coupé de temps en temps par le bruit de nos pouvoirs qui se libèrent.

Je croise un instant le regard vide de Rachel. Voyant que je la fixe, elle force un sourire à décrisper ses lèvres. Mais elle semble toujours ailleurs. Se force de nouveau...d'une façon encore plus prononcée qu'avant. Presque visible pour des yeux non avertis. Quand nous essayons de mettre en avant nos pouvoirs, elle ne fait que rester là, assise. Et personne n'ose lui poser de questions. Finn essaye parfois mais avec un sourire poli elle répète qu'elle est fatiguée. Si bien qu'il a cessé de lui demander. Même Mr Schuester n'essaye plus de la pousser.

- A quoi tu penses ?

Le murmure de Santana me fait me retourner vers elle. J'émets un pauvre sourire qui ne la trompe pas.

- ça s'arrangera...ment-elle, du mieux qu'elle peut.

- Oui...

Et c'est la seule réponse que je peux encore fournir quand, comme maintenant, elle essaye de me rassurer. Je suis l'une des rares personnes à qui Santana s'ouvre encore. Sa confiance mise à terre, elle ne prend même plus le temps de parler avec les autres. Elle est un mur qui effraie ou désespère la plupart des autres.

L'image de son corps plein de sang se superpose soudain à la réalité du présent. Pourtant, happée par cette vision, je me laisse dériver vers le souvenir de cette dernière fois où nous étions encore une famille. Cette dernière minute où nous savions que chacun pouvait compter sur l'autre.


Santana, dans une marre de sang, son propre sang, regarde Brittany s'éloigner d'elle. Perdue, les événements trop durs pour qu'elle les supporte, son regard commence à plonger vers son corps empli de soubresauts de dégoûts. Chacun des membres encore présents restent simplement figés devant cette vision qui vient de changer cet endroit de confiance où nous pouvions enfin être véritablement nous même.

Poussée par l'inaction de tous, je me précipite vers elle et m'agenouille à ses côtés.

- Santana ?

Mais elle ne me répond pas, et se contente simplement de laisser son regard errer dans un vide que je ne peux atteindre. Consciente qu'elle ne bougera pas je la soulève difficilement, la forçant à se relever. Elle tangue un moment, mais je la rattrape alors que Mike s'avance vers nous et lui entoure les épaules de sa longue veste. Je lui fais un signe de tête pour lui dire que ça va aller et il s'éloigne légèrement. Lentement, je réussis à la faire avancer vers la sortie, sans presque obtenir aucune résistance. Perdue, elle me suit docilement.

Prudente, je la mène à travers les couloirs déserts du lycée, jusqu'au parking et à ma voiture, dans laquelle elle s'installe. Tout cela sans qu'elle n'émette aucun son. Attisant mon inquiétude. Et tout ce qu'il se passe ensuite me semble tout aussi flou qu'il doit l'être pour elle. Je ne sais comment mais quand je reprend complètement conscience, nous sommes chez moi. Dans ma salle de bain, debout, l'une devant l'autre.

Je la fais asseoir, et, avec des gestes doux, lui enlève la veste qui couvre ses épaules. Elle sursaute presque quand le poids de ce dernier ne pèse plus sur elle.

- Santana...Aide moi à t'enlever ton haut.

Et je pense un instant qu'elle n'a pas entendu mon murmure, mais quand je vais à nouveau répéter ma demande, elle lève d'elle même ses bras. Et je n'ai plus qu'à soulever son haut dont le centre est encore taché du sang qu'elle a elle même perdu. Une fois dénudée, je mouille un gant avant de commencer à éponger le sang qui lui couvre encore l'abdomen.

Et c'est étrange. De la voir ainsi...Si...affaibli. Sans défense. Face à moi. Et un instant j'ai presque honte de l'indiscrétion dont je suis obligée de m'affubler pour l'aider. Et de cette lueur dans ces yeux que je suis obligée de supporter.

La vérité c'est que je ne l'ai jamais vu aussi désemparée. Et ses émotions mises à nue par la force des choses me donnent l'impression d'être une voyeuse.

Mais, envers et contre tout, je continue à essuyer ses traces de sang. Avec une minutie qui pourrait presque être assimiler à de la timidité, si elle n'était pas si empreinte de tristesse.

Je remarque soudain que ses yeux, jusqu'à alors plongés dans un vide inaccessible, commencent à suivre mes lents mouvements, commencent à comprendre.

- Quinn...

C'est le premier mot qu'elle prononce. Et sa voix n'a jamais été aussi éraillée.

- Nous avions 11 ans je crois. Et à cette époque là...

Elle a un petit sourire désabusé.

- A cette époque, je n'étais pas comme celle que tout le monde voit aujourd'hui. J'étais encore trop jeune pour pouvoir faire face. Un espèce d'idiot me rendait la vie infernale. Et crois-le ou non mais je n'arrivais pas à me défendre. Vraiment, à tout âge, il suffit que tu paraisses faible pour que les gens essayent de t'écraser. Au nom de quoi ?

Attentive, je passais une serviette sèche sur son ventre.

- Je n'avais rien dit à mes parents. J'avais tellement honte. Je ne voulais pas qu'eux aussi me voit comme ça. A cette époque là, je ne me rendais pas compte que j'étais juste une petite fille effrayée par la méchanceté qu'elle découvrait. Je n'avais encore jamais connu ça. Et ce gosse m'en a fait bavé un moment.

Un court silence s'installe avant qu'elle ne reprenne son récit. Et je ne sais pourquoi, mais à cet instant, je me sens plus proche d'elle que jamais.

- Personne n'osait « traîner » avec moi. Un jour, nous avions sport, je ne me rappelle plus exactement quel sport, je me rappelle simplement qu'on devait se mettre en équipe. Et Le prof l'a mit dans la même équipe que moi. Quand j'ai entendu son nom, je me rappelle juste de cette sensation, au creux de l'estomac. Cette peur...

L'imaginer si fragile me sert le ventre. Je pose une main rassurante sur la sienne et elle la sert un moment avant de la relâcher délicatement.

- Comme je l'avais pressenti, il a fait un esclandre. Il a certifié qu'il préférait encore mourir que de se mettre avec quelqu'un d'aussi « sale » que moi. Je n'ai jamais compris pourquoi il s'était comporté comme cela avec moi. Tout ce que je sais c'est que ce jour là, tout cela a prit fin. Tout le monde est partit du groupe après lui. Tout le monde sauf elle. Tout le monde sauf Quinn. Je ne l'avais jamais remarqué avant cela. Elle était simplement une silhouette lointaine, une petite tête blonde un peu solitaire, au fond de la classe.

Son sourire emplit d'une mélancolie soudaine me donne soudain envie de pleurer.

- Si tu l'avais vu...J'ai d'abord pensé qu'elle n'avait pas compris... mais au contraire...elle est restée là, campée sur ses deux pieds. Puis quand je l'ai vu bouger, j'ai pensé qu'à son tour elle allait faire comme les autres. Au lieu de ça, elle lui a sauté dessus. Une vraie furie ! Ils ont du s'y mettre à deux adultes pour l'arracher à lui. Ça fait peut être un peu...niais...mais ce jour là j'ai compris que je ne serais plus jamais seule.

Ses mains se crispèrent sur ses cuisses avant de remonter vers l'endroit où le canif avait été enfoncé.

- Elle a toujours été ainsi...Derrière son air « je m'en foutiste »...Elle a toujours eu un réel intérêt pour les autres. Elle m'a toujours protégé, a toujours été là. Et...

Je la sens baisser la tête.

- Je l'ai perdu.

Sa voix cassée résonne douloureusement à mes oreilles. Comme si quelque chose, coincé, n'attendait que de pouvoir sortir.

- Je les ai perdu toutes les deux.

Et les larmes silencieuses qui coulent sur son visage me brisent le cœur.


Et cette discussion qui m'a clairement convaincu que quelque chose clochait dans cette histoire. Quinn...Si protectrice ne pouvait pas, même par accident, se transformer en ce qu'elle essayait de nous faire croire. En cette fille sans réel remord. Non...Si certains doutait, j'en étais certaine, tout comme Santana l'avait senti...Tout cela ne lui ressemblait pas.

Perdue dans mes pensées, il faut que Santana tape un petit coup dans ma chaise pour que je comprenne qu'elle s'adresse à moi.

- Irrécupérable, se moque-t-elle gentiment alors que je me tourne complètement vers elle avec un sourire.

- Toi même...répliqué-je alors qu'elle levait les yeux aux ciels.

- C'est vraiment tout ce que tu as en réserve ?

- Je n'ai pas besoin d'avoir une « réserve », tu es là pour ça...

Un petit rire s'échappa de ses lèvres. Léger mais présent. Le premier depuis un mois. Depuis trop longtemps.

- Que voulais-tu me demander ? La questionné-je.

- Cette fête...Celle dont tout le monde parle...

- Celle où tout le lycée a été invité ?

- Oui celle chez le footballeur à la tête de gland...

- lequel ?

- C'est vrai que la plupart ont des têtes de glands. Karofsky, le chef suprême des demi-cerveaux.

- Ah oui ! Je vois maintenant ! M'exclamé-je gaiement alors que Mr Schuester m'intime d'un regard de baisser le ton.

Je réfléchis un moment avant de murmurer :

- Et toi ? Tu vas y aller ?

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée...

- S'il te plaît Santana...accompagnes moi.

Un léger sourire joue sur ses lèvres alors que la sonnerie se fait entendre.

- Je vais y réfléchir.

Je me lève à sa suite et alors qu'elle commence à se diriger vers son autre cours je l'aperçois.

C'est très bref mais il est là. Le regard de Brittany. Ce regard qui transperce cet espèce de masque d'indifférence qu'elle orne pour une raison qui m'échappe encore. Et l'espoir me fait sourire un peu plus. Car là, quelque part, il existe bel et bien.

Alors que je me laisse happer par la foule du lycée, me laissant guider vers mon prochain cours, je sens soudainement sa présence. Je vois sa silhouette solitaire s'avancer au cœur des élèves. Quand elle m'aperçoit à son tour, elle dérive légèrement. M'évitant consciemment, faisant passer ça pour de l'indifférence. Cela fait un mois que cela dure. Et je ne peux plus endurer ça. Quinn est mon amie. Et je déteste qu'elle se retrouve ainsi. Répudiée de tous. La honte berçant ses yeux d'une couleur plus sombre.

Alors, prenant mon courage à deux mains, je la suis. Car je sens qu'il est temps. Et que tout cela a assez duré.

- Quinn...

Son nom lancé derrière elle la fait stopper un moment, comme prise par surprise, avant qu'elle ne recommence à marcher, beaucoup plus vite. Malgré cette rebuffade je m'accroche à l'espoir que je pourrais finalement la rattraper. Puis elle pénètre dans les vestiaires de sport, là où elle pense peut être que je ne vais pas la suivre. J'ouvre pourtant la porte, consciente de l'inconnu dans lequel je pénètre en voulant lui faire face. Elle continue de s'enfoncer dans les vestiaires quand je finis de la rattraper, empoignant son bras pour l'arrêter.

Quand elle se retourne, je vois qu'elle essaye mentalement de se préparer à ce qui va se jouer maintenant. Ses sourcils sont froncés...Son front est serti de ridules significative d'une certaine colère. Mais au fond, je la vois...la peur de cet affrontement.

Elle finit par se dégager de ma prise avec une certaine brusquerie.

- Quinn, il faut qu'on parle.

- Je suis en retard, je n'ai pas le temps de parler.

Et sa voix sèche claque dans l'air comme une gifle invisible.

- J'ai « besoin » que l'on parle, insisté-je.

- Et bien pas moi.

Son attitude distante me fait un instant douter de celle que j'ai en face de moi. Et je comprend ce qu'elle essaye de faire. Ce qu'elle a essayé de faire avec nous tous. Ternir son image pour que personne n'ose venir l'affronter.

Et malgré l'appréhension qui m'étreint le cœur, comme elle me l'a apprit, je reste là. Je fais face.

- Quinn...

- BARS TOI ! T'as pas compris quelque chose là dedans ?

Son cri voudrait me faire reculer mais je reste ainsi, tendant ma main vers elle.

- Mais enfin qu'est ce qui ne tourne pas bien dans ta tête ? Les autres te trouvent bizarre et je commence à comprendre pourquoi !

Ses mots me transpercent, me font mal. Mais elle ne mérite absolument pas qu'on la laisse tomber. Je ne la laisserais pas. Car elle ne l'aurait pas fait. Quinn aurait cherché à comprendre. Et je veux comprendre...cette chose qu'elle essaye désespérément de cacher. Lentement, je m'avance vers elle. Et comprenant mon intention elle se recule.

- DEGAGE !

Mais j'avance.

- Arrête...

Et sa colère n'est plus que supplication.

- Vas-t-en...murmure-t-elle soudain, sa carapace se fissurant lentement.

Mais je continue. Et la prend dans mes bras.

- Lâche moi, lance-t-elle en essayant de se dégager.

Mais fermement, je continue à la serrer contre moi.

- Lâche moi Sugar...

Et c'est à cet instant qu'elle craque. Son attitude distante se fissure. Et elle répond à mon étreinte. Me faisant à peine apercevoir toute la solitude dont elle a du se couvrir. Et c'est elle maintenant qui se raccroche à moi, comme si, par ce contact, elle essayait de se raccrocher à la seule chose à laquelle elle peut encore. Et ses pleurs déchirent sa poitrine.

Je n'ai jamais vu Quinn pleurer. Mais ses sanglots sont, à cet instant, le reflet de protection qu'elle a toujours accordé aux autres et que personne ne lui a rendu.

Bernés par son propre jeu, nous n'avons même pas essayer. Coupables de notre jugement. Guider par notre raison, au lieu d'écouter nos sentiments.

- Tu es mon amie Quinn, je ne te laisserais pas tomber.

Et cette vérité qui devrait la rassurer, la crispe soudain. Comme si elle prenait à nouveau conscience de cette chose dont elle ne peut se défaire, elle se détache de moi, doucement cette fois-ci.

- Merci.

Puis elle se retourne, pousse la porte des vestiaires et disparaît.

Un souffle bruyant s'échappe de mes lèvres alors que je m'accoude contre la porte du vestiaire.

Je sursaute quand je vois une silhouette sortir de l'ombre. Le regard dur, Santana s'arrête à quelques pas de moi, le visage rempli de questions auxquelles je ne peux répondre.