Bonjour à tout le monde =) je pense avoir répondu à tout le monde par MP, sauf à Naze :
Oui je fais parfois passer Finn pour un gros abruti...Enfin dans la série ça ne semble pas vraiment mieux O_o Et oui, je ne pouvais pas les laisser en froid aussi longtemps ;)
Voici la suite =)
Pov Santana
Je fend la foule. Et je la vois apparaître. C'est très étrange. Penser aussi souvent à quelqu'un, quelqu'un d'aussi proche et d'en être brusquement séparer. Si bien, qu'en la revoyant, je ne sais quel sentiment est le plus fort. Est-ce le manque ? L'incompréhension ? L'amertume ? Au milieu d'inconnus, je me laisse bercer par les accords d'une musique qui me paraît pourtant bien lointaine.
Je prend le temps de détailler son corps, si souvent parcouru. Je me remémore ces moments. « Ces » et non plus « nos ». J'ai l'impression de sentir, là...les rainures que son indifférence a tracé sur mon cœur. Ses irrégularités qui m'ont rendu si faible. Qui m'ont fait assimiler l'amour à la souffrance. Il n'y a qu'un être aimé qui puisse vous faire tant souffrir.
Oui, je la sens. Cette cassure. Ce vide immense entre nous. Et cette constatation m'empêche de respirer correctement.
Soudain, au creux de ma main à demi ouverte, je sens une autre main venir s'y déposer. Me serrer un peu plus fort. Un soutien jamais espéré. Je me tourne vers le visage de Sugar. Elle me regarde. Sa main dans la mienne me donne soudain l'impression de compter. Son visage si doux se fend d'un sourire confiant. Un sourire qui veut simplement dire que tout ira bien. Je n'aurais jamais pensé pouvoir me rapprocher autant de quelqu'un. Je l'ai laissé si facilement accéder à cette partie de moi que si peu de personnes connaissent.
Elle a les cheveux détachés. De longs cheveux d'un brun clair, légèrement ondulés, de la même couleur que ses yeux. Et elle porte une jolie robe, dont la simplicité la met pourtant en valeur.
- Tu es très jolie...
Le rouge qui monte jusqu'à ses joues me donne envie de sourire.
- Toi aussi, me répondit-elle avec un regard vers la robe bleu sombre que je porte.
- Merci...
On la bouscule et mon regard rencontre instantanément les yeux rieurs du garçon. En me voyant avancer vers lui, il se décompose et recule. Mais la main de Sugar, toujours accrochée à la mienne, me retient doucement.
- ça ne fait rien, me dit-elle en me tirant à sa suite, fendant la foule.
Elle m'emmène jusqu'à un banc en périphérie de la piste de danse et je m'assois docilement alors qu'elle lâche ma main.
- Tu aurais du me laisser faire, la sermonné-je.
- J'aurais eu trop peur...
- Je ne risquais rien !
- Pour lui, rit-elle alors qu'un léger sourire détend mes lèvres.
Elle s'assoit à côté de moi, le regard rivé à la piste de danse. Je ne peux comprendre comment on ne peut même penser qu'à lui faire du mal. Je sais que sa douceur et son air un peu « ailleurs », beaucoup trop visible, est une faille que certains prennent plaisir à agrandir. Elle est si...innocente. Voyant que je l'observe, elle tourne son visage vers moi, attendant silencieusement que j'intervienne.
- Il n'y a personne qui t'intéresse ?
Je lance un coup d'œil à la piste de danse. Elle rit doucement.
- Je pense plutôt que c'est moi qui n'intéresse personne.
- Ne dis pas ça...
Elle tourne à nouveau les yeux vers la piste. Et je ne peux empêcher mon cœur de se serrer. A ce moment précis, je la vois. Cette solitude qui l'habite. Alors, je prend son visage entre mes mains et la force à le tourner vers moi. Surprise, elle ne peut que me fixer.
- Tu mérites mieux que ces idiots...
- Et que crois tu donc que je mérite ?
Et je me fige. Je ne sais pourquoi, mais cette question remue quelque chose en moi. Je lâche son visage doucement, sans pourtant fuir son regard.
- Quelqu'un qui te voit vraiment...Qui voit la dévotion que tu portes aux autres, qui voit les sacrifices que tu fais pour que tout le monde se sente bien. Mais surtout, quelqu'un qui te fera voir combien tu peux compter...combien tu es importante.
La surprise est la principale émotion qui traverse son visage. Qui traverse peut être le mien. Je ne sais exactement ce qu'il m'a prit, de me dévoiler ainsi, de dévoiler combien, en si peu de temps, Sugar a pu compté. Elle essaye de se reprendre, balbutie quelque chose que la musique recouvre complètement. Puis, quelque chose semble l'envahir avant qu'elle ne regarde avec angoisse la main posée sur sa cuisse. Et là je vois ce qui la terrifie. Celle-ci commence à disparaître doucement. Recouvrant petit à petit sa peau d'un filet transparent. Je vois la panique s'emparer d'elle. Je veux l'aider mais elle m'empêche de l'atteindre en s'éloignant. Comme si ma simple approche risquait de lui faire perdre le contrôle. Elle finit simplement par fermer ses yeux, la concentration donnant à ses traits un air sérieux. Puis, quand elle les rouvre, son bras est à nouveau « normal ».
- Désolée. J'ai du mal à ne pas disparaître, sourit-elle avec une certaine gêne, alors je ne pense pas que quelqu'un puisse me voir comme tu le dis...
Doucement, avec un naturel déconcertant, je dis la seule chose à dire. La seule chose que je ressens véritablement.
- Moi...moi, je te vois.
Pov Rachel
L'alcool. Liquide teinté d'oubli. Et là tout de suite, ça me paraît une merveilleuse idée. Enfermée dans une chambre, assise sur le sol, je regarde un instant les lueurs que me transmettent les lampadaires au dehors. Avant que mes yeux ne se perdent dans les reflets mordorés de la bouteille que je tiens entre mes mains. Le bruit du bouchon tinte un instant quand je l'ouvre. Puis, armée de ma lâcheté habituelle, je bois d'un trait une rasade. Je grimace un instant quand le liquide brûle ma gorge. Je tousse. J'ai même presque mal quand je réessaye. Mais tout cela a-t-il vraiment encore de l'importance ?
Gorgée après gorgée, je n'ai pas vraiment l'impression que cela change quoi que ce soit. Mais là, quelque part, mon esprit n'est plus assez clair pour remarquer quoi que ce soit. À la moitié de la grande bouteille que je tiens entre les mains, je le sais, je le comprend. Je suis saoule. Et je me met à rire sans raison particulière. Car je comprend encore que j'aurais beau boire quoi que ce soit, il me faudra aller plus loin pour que la douleur s'estompe. Car la voilà amplifiée, encore plus forte. J'essaye de me lever. Trébuche. Me relève à nouveau et jette la bouteille au sol, son liquide se déversant sans résistance sur le tapis de la chambre. Et je me remet à rire en me dirigeant vers la porte. Tout a l'air de bouger. Rien n'a l'air d'être véritablement à sa place.
Aveuglée par l'alcool et par des émotions poussées à l'extrême, j'essaye juste de trouver un endroit où je n'aurais plus mal. J'erre comme un fantôme et cette image étire mes lèvres dans un sourire amer. Oui, voilà tout ce que je suis à présent, tout ce que j'ai l'impression de d'être devenu : Un fantôme. Je bute sur quelque chose et je remarque alors un homme allongé sur le sol. Je continue et me heurte à un couple qui ne semble même pas le remarquer avant de me cogner à un mur. Non...pas un mur. Mais une immense armoire à glace.
- Qu'est ce que tu veux Puck ?
- Rachel ?
Son regard transperce ma tristesse pour venir se poser sur mon visage dévasté.
- Laisse moi...
J'essaye de me dégager mais il me retient un instant, sincèrement inquiet.
- Quelque chose ne va pas ? Quelqu'un t'a fait du mal ?
Ses yeux m'examinent avant que quelque chose, peut être dans mon attitude lui mette la puce à l'oreille.
- Tu as bu ? Tu as bu Rachel ?
Mais je m'empresse de me dégager. Je veux être seule. J'ai besoin de l'être. Alors, sans m'occuper de son intérêt, je passe devant lui.
- Rachel...
- Je n'ai pas besoin qu'on veille sur moi ! Je n'ai besoin de personne !
Et cette phrase me revient comme un écho à ma mémoire. En faisant fi de cela, Je commence à descendre tant bien que mal les escaliers pour arriver en bas où un bruit horriblement fort résonne jusqu'à moi. Je comprend enfin que ce son de demeuré n'est autre que de la musique. Je m'engouffre parmi eux. Certains crient, d'autres rient, tout le monde a l'air de s'amuser. Et je me demande comment ils font ça ? Être heureux ? Je le ressens tellement fort maintenant : l'agonie de cette chose au fond de moi. C'est étrange, que tout me paraisse si flou et si clair à la fois. Que toutes ces émotions au fond de moi me semblent décupler alors que mes sens semblent me lâcher.
Alors je fais comme eux. Je laisse mon corps aller jusqu'à cette musique. Ce bruit de fond qui ne me dit rien. Je bouge sans savoir trop comment, ni pourquoi. Je sens juste l'attention des autres se tourner, à intervalle, vers moi. Mais ça n'a aucune sorte d'importance. Non, aucune.
Alors que je me laisse à nouveau aller à la musique avec cette impression de n'être plus qu'une coquille vide. Qu'un corps dénudé d'âme. Pourtant, cette souffrance ne peut venir que d'un être doué d'une certaine conscience ? Puis-je dire que je suis encore vivante ? Est-ce donc cela ? Seulement la douleur qui peut encore me permettre de me sentir encore en vie ?
Soudain, une main ferme vient m'enlever à tout cela. Me porter à l'orée de la foule. Le regard de Finn me transperce. Il a encore cet air sur le visage, cet air de Monsieur-je-sais-tout qui m'horripile.
- Qu'est ce que tu fais ? Je ne t'ai pas vu de la soirée et je te retrouve au milieu de la piste, en train de te donner en spect...
- Je m'amuse Finn, j'en ai encore le droit ?
- Tu as bu ? Devine-t-il avec irritation.
Rien que de le voir m'énerve. Car il est...lui. Car il n'est pas « elle ». Il est tout son contraire. Et ma culpabilité fait naître une colère encore plus grande.
- Oui, j'ai bien le droit de m'amuser de temps en temps aussi non ?
- Pas comme ça ! Tu es ma copine et je refuse que tu...
- Tu refuses ?
Mes mots, armés d'une colère froide, donnent à mes veines un nouveau feu. Un pouvoir qui n'est pas encore éteint.
- Tu n'es bon qu'à ça ! Commander ma vie...Décider ce qui est bon pour moi, décider ce qui ne l'est pas...Je ne suis pas « ta » chose Finn !
- Tu n'es plus toi même...
- Mais alors dis moi...Ce que tu veux que je sois ! Dis le moi !
Je le repousse quand il essaye de me rapprocher de lui. Je le repousse car, embrumée par l'alcool, et embrouillée par tous ses sentiments qui s'agitent à l'intérieur de moi, je ne peux plus. Je ne peux plus mentir. Jouer à ce jeu qui n'est pas le mien.
- je n'en peux plus...murmuré-je assez fort pour qu'il l'entende.
Il me regarde, quelque chose que je n'avais que rarement vu chez lui dans les yeux. Une colère, miroir de la mienne. Jumelle. Presque complémentaire. Pour des raisons pourtant différentes. Je sens la brume de l'alcool poser un instant un voile noir sur mes yeux, alors je recule. Car c'est la seule chose que je peux encore faire. La seule chose depuis que Quinn est partit.
- Tu ne sais plus ce que tu dis...Soupire-t-il comme si j'avais été une enfant, sans prendre en compte mes états d'âme.
Et je ne sais pas, je ne sais plus, ce qui un jour a pu me forcer à ne serait-ce qu'imaginer une vie à ses côtés. Il n'est qu'un mirage, que je me suis imposée, tant bien que mal, pour combler cette peur. Et à cet instant, tout cela m'étouffe. Je me retourne pour partir, mais pas assez vite car il me rattrape instantanément, avec une force qui donne enfin une douleur physique à celle qui gît à l'intérieur de ma poitrine. Et quand je me retourne, je le vois. Ce feu. Cette rage qui le surprend.
- Lâche moi tout de suite !
- Alors calme toi !
Et je vois ce qu'il essaye de faire. A nouveau, il essaye d'éteindre la flamme encore présente. Il essaye, par sa force, de me faire plier. Et à ce combat là, je ne sais si je survivrais bien longtemps.
Et soudain, deux yeux d'une bonté incroyable se dessinent derrière lui. Sugar se tient à ses côtés, une main posée sur le bras de Finn, comme pour l'empêcher de me faire du mal.
- Laisse Rachel, s'il te plaît.
Alors il me relâche, conscient qu'il est allé trop loin. Et je peux encore sentir mes poings trembler quand il s'en va. Enfin. Je croise un instant le regard de Sugar, qui semble silencieusement me demander si tout va bien.
- Tu sais n'est ce pas ?
Elle ne semble pas comprendre tout de suite. Puis, quelque chose, dans mon visage peut être, lui impose le fil de mes pensées. Alors, elle hoche simplement la tête, un air peiné sur le visage.
Je recule à nouveau, pour échapper à cette chose qui semble me poursuivre. Je m'éloigne. A nouveau happée par la foule. Soudain, on me bouscule, un garçon courant et hurlant des mots qui me reviennent difficilement alors qu'un mouvement de foule se fait soudain sentir autour de moi.
- les flics arrivent ! Cassez vous tous !
Je m'enfonce dans la foule de personnes qui se bousculent autour de moi. Et je me laisse emportée par ce chaos humain. Je n'ai plus la force de me battre. Alors je reste là, ballottée de part et d'autre, une affreuse envie de vomir au creux de l'estomac. C'est quand je sens un froid mordant s'insinuer à travers ma robe que je comprend que je suis arrivée dehors. Les gens autour de moi court alors que je ne peux que tituber.
- Ils sont là !
Et dans la brume bruyante qui m'entoure je les entend. Les sirènes, les cris autoritaires à l'intérieur de la maison. Et la peur de ceux qui m'entourent semble décuplée, leurs mouvements devenus encore plus pressant contre moi.
Mais je ne peux que rester là. Qu'ils m'embarquent. Ou que la folie qui m'entoure m'écrase. Je m'en fiche bien.
Les sens embrumés, je ne peux que laisser mes jambes se plier d'elles même. Et assise sur un sol cotonneux, j'attends. Et j'ai si froid. Oui, rien n'a jamais été aussi froid. Alors que les bruits semblent encore plus proches, je sens qu'on me tire par le bras, qu'on m'oblige à me relever. Je rechigne à suivre cette main secourable avant qu'une impulsion ne me remette sur mes deux pieds. Encore chancelante, je vais pouvoir à nouveau déverser ma colère, quand c'est « elle » qui se superpose à mon regard.
Ça ne peut être possible.
- Viens avec moi...
Oui, cette voix...
Les effets de l'alcool atteignent leur apogée quand je sens sa main chaude s'insinuer à travers la mienne, me presser. Et je ne peux que la suivre. Car c'est tout ce que je souhaite maintenant. Alors elle m'emmène à sa suite, cet excès de désir réalisé m'offrant un répit exaltant. Réconfortant. Elle s'arrête un instant et je me cogne à son corps avec un certain bonheur. Je me demande un instant si je lui ai fais mal, mais tout ce que je peux encore faire c'est aspirer son parfum. M'en imprégner jusqu'à ne plus pouvoir respirer que cela. Je sens ses bras m'entourer alors que son visage se colle au mien, jusqu'à ce que sa bouche ne murmure des mots à mes oreilles.
- Accroches toi à moi Rachel...s'il te plaît, accroches toi.
Je me laisse dériver, entraîner par sa voix et le magnétisme qu'elle a sur moi. Cette envie absurde de la sentir toujours plus près.
- Rachel...
Alors je lui obéis. Esclave de la voix qui perce la brume dans laquelle l'alcool m'a plongé. Je me rapproche colle mon bassin au sien avant qu'elle ne me soulève légèrement et que j'entoure mes jambes autour d'elle.
- Merci, me dit-elle alors que je sens ses lèvres chaudes se déposer un trop court instant sur ma joue.
Je pose simplement ma tête sur son épaule, et me laisse enfin aller alors qu'une impulsion défit la gravité, et m'emmène loin des bruits. Loin du sol. Loin de cette souffrance. Délivrée, je sens simplement le froid mordant du vent battre contre moi, dans une danse pourtant apaisante.
- S'il te plaît...Ne me laisse plus.
Et j'enfonce mon visage dans ses cheveux.
Pov Quinn
Quand j'atterris sur le rebord de ma fenêtre, je bénis l'instinct qui m'a poussé à la laisser ouverte. Je la sens marmonner quelque chose dans mes cheveux alors que je ne peux m'empêcher de sourire. Apaisée de la sentir à nouveau près de moi. Je la dépose lentement sur mon lit et n'obtenant pas de réponse de sa part, je ne peux que profiter de cette proximité.
- Rachel...il faut que tu...
- Non, grommelle-t-elle en s'agrippant encore plus fortement à moi.
- Rachel...
- Non Quinn...
Emplie d'une allégresse étrange, je ne peux m'empêcher de la laisser faire. Quand je sens ses bras se défaire pourtant, je la laisse retomber doucement sur le lit derrière elle. Sans faire attention, jusqu'à ce que je sente sa main agripper assez fermement mon bras pour que je tombe à sa suite, l'évitant de justesse en déclenchant mon pouvoir. Volant à seulement quelques centimètres de son visage, elle ouvre à nouveau les yeux pour comprendre pourquoi je ne suis pas tombée à ses côtés. Ses deux yeux d'une couleur trop profonde pour clairement la définir s'accrochent aux miens, avant qu'un sourire aussi doux que rassuré ne vienne jouer sur ses lèvres.
- Tu es encore là... murmure-t-elle en levant l'une de ses mains pour jouer avec l'une des mèches qui retombent vers elle.
Attirer, je ne peux que me laisser retomber délicatement sur elle, plaçant mes mains de part et d'autre de son visage. Aspirant tout ce qu'elle représente.
- Tu m'as manqué...
Je souris, car je ne peux faire que ça.
- Toi aussi...
Et cette réponse semble la satisfaire. L'apaiser.
- Pourquoi tu as bu Rachel ? Je lui demande simplement.
Elle caresse mon visage. Doucement, ses doigts dessinent la courbe de mon nez, s'attardent sur ma joue, s'y pose avant qu'elle n'avance ses lèvres pour embrasser les miennes. Et j'ai beau savoir qu'elle est encore sous l'emprise de l'alcool, je ne peux m'empêcher de profiter de cet instant volé. De ce court moment, où je peux enfin être moi même.
Alors que je vais me relever, un gémissement de frustration me retient, me fait stopper, debout, devant le lit.
- Ne t'en vas, je t'en prie...
- Je suis là...la rassuré-je.
Je fais descendre la couverture alors qu'elle se hisse tant bien que mal pour se lever. Abandonnant le tissu, je vais vers elle alors qu'elle tangue jusqu'à moi. Je la rattrape alors qu'elle se met à rire. Comme une enfant le ferait. Avec un laisser aller contagieux. Arrivant à me reprendre assez pour la faire asseoir sur le lit, je pose un genoux à terre pour réussir à lui enlever ses talons.
Et quand je relève les yeux vers elle, son regard me fige sous son intensité.
- Ce n'est pas l'alcool, dit-elle simplement. Je suis...Saoule. Mais c'est simplement...
Alors que je me relève elle prend ma main dans la sienne avant de l'attirer jusqu'à son visage. Elle embrasse ma paume avec une tendresse qui me laisse coite.
- C'est juste...murmure-t-elle alors que je sens son souffle s'insinuer à travers mes doigts, qu'à cet instant, je suis plus moi même que je ne l'ai jamais été.
Elle se met à rire doucement.
- ça ne doit pas être très clair...s'excuse-t-elle alors que je souris à nouveau.
- Si, ça l'est, la rassuré-je en montant la main qu'elle tient toujours dans la sienne, jusqu'à sa joue.
Je caresse doucement son visage. Puis je l'aide à se mettre sous la couverture.
- Viens, dit-elle en tirant doucement sur ma main.
Tant bien que mal, je retire à mon tour mes chaussures, avant de venir jusqu'à elle et de me glisser à ses côtés.
- J'ai froid...dit-elle en rapprochant son corps du mien.
Et je sens soudain le désir pulser le long de mon corps. Honteuse de ma propre faiblesse, j'essaye doucement de me dégager alors qu'elle se raccroche à moi, s'approchant toujours plus.
- Moi aussi, murmure-t-elle simplement. Si je n'avais pas bu autant, tu ne t'en serais pas tirer aussi facilement, Quinn Fabray...
Je la sens qui enfouis sa tête dans mon cou, son bras sur mes hanches, et ses jambes emmêlées aux miennes. Je la sens bouger un instant alors que j'embrasse sa tempe et qu'elle sert légèrement sa main sur mon dos.
