Bonjour ! Et voici un nouveau chapitre. Je ne remercierais jamais assez ceux qui continue à suivre cette histoire. Un énorme merci aussi à ceux qui prennent aussi le temps de poster des reviews =)
D'ailleurs en parlant de ça :
juju2904 : Pour une fois que Finn ne gâche pas quelque chose...n'est ce pas ?;) J'espère que la suite de leur relation te plaira =)
Dororo03 : C'est un peu un trait de son caractère qui m'a fait penser à Luna Lovegood, ce côté un peu décalé. ( C'est un secret mais j'ai toujours adoré le personnage de Luna, ça a du ressortir;) ). Puck devrait être un peu plus présent peut être dans la deuxième partie ( si deuxième partie j'arrive à faire =) ).
Op2line : Alors que dire ? Merci ? Encore et encore. J'en suis à 16 chapitres, et l'histoire avec Mercedes n'est pas très clair depuis le début ( c'est le cas de le dire ) alors je comprends tout à fait que tu sois larguée. J'espère que tu y verras plus clair dans les chapitres à venir;) J'espère pouvoir publier aussi régulièrement que possible avec la rentrée et mon satané partiel =/
camille76260 : Ne t'inquiète pas, elles vont vite se retrouver;) ( Au chapitre suivant ^^ ).
vilou : Pour ce qui est de la relation entre Sugar et Santana...il faudra lire pour voir. Mais, quoi qu'il se passe, rien ne sera simple. Rien n'est jamais simple sinon ce n'est pas marrant !;) On a le même point de vu sur Finn alors. Oui, j'ai hésité un moment pour ce dernier passage...mais je voulais à tout prix le mettre, alors j'ai laissé de côté ma satané raison;)
Kennedy : Merci à toi de lire cette histoire plutôt ^^
Naze : Ha ha je suis contente, j'espère que l'histoire continuera à te plaire en tout cas ! Pour Santana...ah ça...les réponses ne vont pas arriver tout de suite;)
Mel71 : Et voilà la suite;)
Zebulon : Pour ce qui est de Sugar et Santana je ne vais rien rendre facile pour le coup, je suis désolée Zeb ! Mais je suis réellement attachée au personnage de Sugar ( pas dans la série O_o ) et j'aimerais pouvoir réussir à la faire voir autrement. La faire évoluer dans cette histoire. J'espère y arriver;) Encore un grand merci pour tes reviews ! Mais ça je te l'ai déjà dis...redis..répéter...Merci merci merci !;) ( J'espère bien que ma menace a été prise au sérieux ! Mouahaha ! ).
Paori : Physiquement pas ! Tu vois tu recommences avec tes compliments...C'est normal que j'adore tes reviews ma pauvre, tu vois à chaque fois ce que tu m'écris...toi, Zeb, vous êtes incorrigibles ! Ha ha ! Je suis contente que tu trouves le personnage de Sugar attachant, j'espère que ça va continuer ! =) ( mdr c'est vrai qu'au bout de 16 chapitres, un commencent de lucidité pour ces deux là...il fallait vraiment que je m'y mette ! O_o ). Alors Là il devrait me rester une dizaine de chapitres encore normalement ^^
NayannaR : Ah ! … Mais je me répète...où est la suite de ton histoire à toi ? Oui je l'attends toujours U_u;) Je suis contente que tu apprécies ce que j'ai essayé de faire entre elles deux ( Rachel et Quinn ). Ah Sugar et Santana, s'est revenu beaucoup dans les reviews...la plupart sont de ton avis je pense... ( mais j'ai un avis qui diverge ha ha ) on verra bien;) J'ai bien profité de mon voyage à Paris, maintenant la rentrée va être moins marrante je pense;) J'espère que ton voyage en Angleterre aura été tout aussi bien =)
Encore un petit mot pour remercier encore YoungAndWild pour son message super joli =)
Voici la suite ! =)
Pov Sugar
Cela arrive certains matins. Je ne sais si cela vient de mes rêves ou d'autre part. Les yeux toujours fermés, son image s'interpose comme un mirage, trop lointain pour être atteint. Elle semble heureuse. Peut être parce que je veux qu'elle le soit. Je préfère m'imaginer, qu'à certains moments, elle revient me voir, m'accompagne...invisible. Comme mon pouvoir me permet de l'être parfois.
J'ai aimé ma mère et elle m'a aimé, du moment où son regard a croisé le mien pour la première fois jusqu'à ce qu'il s'éteigne. Définitivement. Je n'avais alors que sept ans...sept merveilleuses années que j'ai eu la chance de passer à ses côtés. Sept années trop courtes.
- Bonjour...
J'ouvre les yeux et l'image de ma mère s'efface brusquement, comme une bougie que l'on souffle. Je me relève doucement et regarde fixement la jeune femme assise sur le fauteuil, à côté de la fenêtre de ma chambre. Paisible, ses traits ont ainsi l'air plus fragiles, moins immortels qu'ils ne le sont véritablement.
- Tu as bien dormi ? Me demande-t-elle.
Je hoche la tête silencieusement, la questionnant du regard.
- Ne pense pas...ce fauteuil est très confortable.
- Je sais. Ma mère s'y installait souvent.
- S'y « installait » ?
- Elle est morte.
Elle se fige sous cette vérité crue, que maladroitement, je n'ai pas pensé à adoucir. « Elle est partie », « elle n'est plus de ce monde », y-a-t-il vraiment une expression adéquate pour qualifier ce vide que tout être aimé laisse en mourant ? Un mot qui pourrait expliquer à un enfant que sa mère ne reviendra plus ? Peut être, parfois, le silence est-il la plus douce manière de comprendre.
J'aurais voulu, à cette époque, que l'on respecte cela. Que mon père le comprenne. Mais perdu autant que je pouvais l'être, il n'a pas comprit qu'essayer d'échanger ma peine avec de parfaits inconnus n'était qu'une manière de plus de ne pas me sentir bien. Qu'il ne faisait qu'ajouter, dans sa maladresse, à cette impression affreuse d'avoir perdue une partie de moi-même.
Je n'étais alors qu'une enfant.
- Je suis désolée...
Je reviens au présent quand Santana prononce ces mots si souvent dit. Pourtant, à travers ses lèvres, ils sonnent emplis d'un profond besoin de m'aider. D'être là.
Et je devine qu'elle va se lever, bien avant qu'elle ne le fasse. Elle arrive vers moi, ses mouvements emplis de sa grâce habituelle. Elle stoppe soudainement devant ma commode. Son regard se perd un moment, comme espacé du temps, à travers les diverses photos posées sur le grand meuble de bois. Délicatement elle saisit un cadre. L'un des ceux où ma mère apparaît. Celui où son sourire reste maintenant à jamais figé.
Je me relève à mon tour et m'approche d'elle alors qu'immobile, son regard ne perd pas la photo un instant des yeux.
- Elle est très belle. Et elle a cet air...
Ses yeux se détachent doucement du cadre pour venir se poser sur mon visage. Le détailler. Comme on le ferait d'un mystère.
- Ton air...
Elle caresse du bout des doigts la photo avant de me la tendre. Et comme à chaque fois que son image m'apparaît, je ne peux empêcher ma respiration d'être bloquer par l'émotion qui me saisit.
Je caresse à mon tour son image, son visage, alors que je sens mes yeux s'embuer malgré moi.
Cela fera dix ans dans trois mois.
Dix années.
- J'avais sept ans quand elle est morte. J'étais dans le salon quand c'est arrivé. Elle est tombée...d'un coup. Rien n'est vrai dans les films. Les moments ne s'éternisent pas. J'ai couru...mais peut être était-il déjà trop tard ? Je ne le saurais jamais. Quand je suis arrivée, je sais simplement que ses yeux ne voyaient déjà plus rien. Cette peur qui m'a tordu le ventre...c'est cela qui a déclenché pour la première fois mon pouvoir. J'ai disparu...lentement.
Je regarde ses jolis boucles auburn. Son sourire...Et un instant, l'écho de sa voix transperce ma mémoire. Ses mots...Comme des repères.
- J'étais paniquée.
Mon souffle se bloque un instant avant que mes souvenirs ne se déversent à nouveau à travers mes lèvres.
- Bien qu'invisible, j'étais pourtant là. Là quand mon père est rentré. Quand ils ont compris qu'ils ne pouvaient rien faire. Là quand ils l'ont emmené...Mais tétanisée, je n'ai rien réussi à faire. Je n'ai fais que regarder. Je ne comprenais pas.
Mes yeux se perdent.
- Je n'ai même pas pu lui dire au revoir. Mais, même si j'aurais pu, qu'aurais-je pu dire ? Qu'aurais-je pu lui dire qui puisse décrire ce manque inaltérable ? Cette sensation qui m'a soulevé certains soirs, où je la voulais plus que tout auprès de moi. Ce n'est pas comme vouloir quelque chose inaccessible...ou de trop lointain...non c'est vouloir quelque chose d'impossible.
Quand je tourne mon regard vers Santana, elle pleure. Des larmes presque solitaires descendent le long de sa peau halée. Cela ne dure que quelques secondes, mais elles n'échappent pas à mon regard.
C'est la deuxième fois que je vois Santana pleurer.
Pov Santana
- Je dois parler à Quinn...
Cette affirmation claque dans l'air, déchire le calme dans lequel nous étions plongées. Allongées en travers du lit, les yeux sur le plafond, comme on regarderait le ciel, nos pensées s'entrecroisent. Elle se relève légèrement, me fixe de ses deux yeux emplis du même doute qui m'étreint. Et pourtant, de la même détermination.
- Aujourd'hui ? Me demande-t-elle.
Un léger mouvement de tête de ma part la fait réfléchir.
- Calmement ?
- Plus ou moins...
- Santana...
Je souris en la bousculant avec ma jambe alors qu'elle se relève un peu plus, ses coudes appuyés sur le lit.
- Tu ne vas quand même pas la frapper ? Me demande-t-elle, impressionnée.
- Si il le faut. Si Quinn persiste je devrais la pousser.
Son front se barre d'une légère ride.
- La pousser ?
- Oui...
- d'où ?
Nous nous fixons un moment avant que ses lèvres ne se crispent sous l'inflexion d'un amusement contrit.
- Tu es en train de te moquer de moi !
Mon exclamation l'a fait éclater de rire alors que je me relève à mon tour. Debout sur le lit, la surplombant, les sourcils froncés en une forme non sérieuse de revanche.
- Non...dit-elle entre deux rires. Mais tu es tellement amusante quand tu essayes d'être méchante !
Faussement outrée, je croise les bras alors qu'elle essaye de se relever, tant bien que mal, sur la matière souple que forme sa couette sous nos pieds. Je lui tend une main secourable et elle s'accroche, jusqu'à la lâcher au dernier moment, la faisant retomber sur son derrière. Un fourmillement agréable caresse mon estomac alors qu'un rire sincère déchire ma cage thoracique. Il m'est alors impossible d'arrêter l'allégresse dans laquelle la simple présence de Sugar peut me porter.
En la regardant se débattre avec sa couette pour essayer à nouveau de m'atteindre, je ne peux m'empêcher de sourire. Un véritable sourire. Perçant la brume des problèmes qui nous entoure, ce moment semble en dehors du temps. En dehors de la noirceur qui sévit en dehors de cette chambre. En dehors de cette complicité naissante. De ce besoin de ressentir à nouveau, ne serait-ce qu'un peu, les contours d'un monde plus lumineux. Moins angoissant. Alors je ne peux qu'enlacer ce répit. Aussi court soit-il.
Une fois debout, elle saute à pied joint à côté de moi pour me déstabiliser. Je me raccroche à elle alors qu'elle continue de rire, d'une façon si simple et si naturelle qu'il m'est impossible de ne pas me laisser entraîner par ce son teinté d'une enfance pourtant si lointaine. Alors, je la laisse ressortir. Cette petite fille apeurée. Et le reflet dans les yeux de Sugar ne peut être plus parfait. Je me revois, quelques années plus tôt...où l'insouciance était encore un mot représentant quelque chose de palpable. Des années ? Autant dire des siècles.
Je saute à mon tour à côté d'elle avant de me laisser tomber sur le lit, la poitrine soulevée par une respiration saccadée. Au dessus de moi, une Sugar victorieuse me surplombe. Et un instant, je vois la femme...Celle qu'elle va devenir.
- Tu abandonnes ?
- Je suis...je n'en peux plus, lui dis-je en aspirant l'air tout autour de moi.
Elle rit en s'asseyant à côté de moi.
- Où est passé la terreur des quartiers chauds de Lima ? Me demande-t-elle, amusée.
- C'est épuisant d'être toujours cette personne, soupiré-je à moitié sérieuse.
Le souffle un peu plus calme, je me relève et l'aide à descendre du lit. Et alors qu'elle me fait face, je remet quelques unes de ses mèches à leur place. Et elle baisse la tête. J'ai remarqué cela. Le plus souvent et à la moindre approche, Sugar est comme une fleur fragile qui se referme. M'empêchant d'accéder à cette partie d'elle. Cette partie où elle n'aurait plus à douter de ma confiance. Je remarque alors, avec une petite pointe étrange au creux du ventre, qu'elle n'est pas ainsi avec Quinn. Je baisse ma main. Et ses yeux, petit à petit, se relèvent vers moi.
- Tu n'as pas besoin d'être cette personne avec moi, dit-elle. Tu n'auras jamais besoin de l'être.
Et ce qui est bizarre, c'est que ce qu'elle dit est vrai.
Ainsi, comme je l'avais dis, nous voilà toutes deux en route vers la maison de Quinn. Au volant, je laisse le vent faire voler mes cheveux, comme il le ferait avec une herbe sauvage. Et un instant, je pense ressentir ce que Quinn doit certainement ressentir en volant. Cette sensation de ne plus appartenir à la planète terre. De n'être plus qu'un être sans attaches. Sans liens trop serrés autour de soi. Je jette un coup d'œil à Sugar, qui laisse sa main fureter avec légèreté à travers sa vitre baissée. Et je souris.
Et ce sourire se perd quand la rue de Quinn se dessine à travers les gestes chargé d'habitude qui m'ont conduis jusqu'ici. Je me gare devant sa maison. Cette maison au jardin si soigné. Où la taille de la pelouse épouse des mesures parfaites. Où tout semble « à sa place ». Et tout cela renvoi seulement à l'image désagréable de Mr Fabray. J'arrête le moteur et les bruits alentours me reviennent comme amplifiés. Je regarde la fenêtre de Quinn. Et je ne suis pas surprise de voir sa silhouette se dessiner juste derrière. Puis elle disparaît.
- Elle vient...dis-je à Sugar.
- Ça va aller, me rassure-t-elle.
Nous sortons toutes les deux. Et j'entends mon cœur résonner, s'embourber dans une peur que je ne peux refouler. Je n'ai non pas peur qu'elle soit différente de celle qu'elle a toujours été. Non j'ai simplement peur que...pour une raison encore obscure, elle s'entête à mentir. A ne pas vouloir de mon aide. Et quel combat est pire que celui que l'on doit mené contre un ami ? Contre une personne aimée ?
Je m'arrête et la présence de Sugar derrière moi me rassure quelque peu.
Quand Quinn sort et qu'elle s'avance vers moi, la dureté de ses traits me frappe par le mensonge qu'elle dessine. Comment ais-je pu être aussi aveugle ? Comment n'ai-je pu voir cela ? Moi qui la connaît si bien.
- Qu'est ce que tu fais là Santana ?
- Je veux savoir ce qu'il se passe...
- C'est plutôt moi qui devrait poser cette question.
- Tu trouves ?
Je fais un pas. Puis deux. Si elle est dure, je dois l'être aussi. Je ne dois pas plier. Elle ne l'aurait pas fait.
- Bon dieu...Tu vas me dire ce qu'il se passe Quinn ?
- Il se passe que tu n'as rien à faire là.
Alors je fais un pas de plus. Encore un. Et quand je la frappe au visage. Aucune douleur physique n'est à cet instant plus forte que la souffrance qui s'imprime sur ses traits. Les traits d'une amie.
- Santana !
Je sens le corps de Sugar se presser contre moi, essayer de me retenir, mais je m'avance à nouveau. Je dois savoir. Je dois comprendre. Quand elle se relève un peu, à nouveau, je frappe. Les doigts serrés, le coup tape violemment contre sa joue. Sonnée, elle recule un instant, ses genoux ployant sur le sol.
- Non Santana, s'il te plaît !
Et même si je voudrais écouter Sugar, je ne peux pas. Alors je m'approche à nouveau. Je baisse le regard vers elle. Et ses yeux n'admettent aucune riposte. Aucun mouvement qui voudrait se défendre.
- Tu ne me repousses même pas. Tu n'as même pas levé la main vers moi. A aucun instant tu ne t'es défendue. Il y a une raison pour que tu m'aies fait ça Quinn. Et je veux savoir laquelle.
- Non...murmure-t-elle en essuyant le sang qui coule de l'entaille au creux de sa lèvre.
- Alors frappe moi... Si il n'y a vraiment aucune raison, FRAPPE MOI !
Et mon cri s'évanouit dans la tranquillité alentour. Est-il possible qu'un calme aussi profond abrite un tel chaos ? Est-ce ainsi que le ressent Quinn en se levant, chaque matin, dans la maison de ce père qui n'a jamais voulu d'elle qu'une obéissance maladive ? N'est-ce donc pas là l'une des pires prisons ? Celle où chacun ne peut voir que ce que vous paraissez. Et non qui vous êtes vraiment.
- Non, répète-t-elle ses yeux verts fixés dans les miens.
Je m'agenouille. Et la prend dans mes bras. Et ce geste si simple est pourtant d'une importance vitale.
- Tu es l'une des personnes les plus courageuses que je connaisse. Mais tu ne peux pas te battre seule.
Mon étreinte se fait un peu plus forte.
- Je t'en prie Quinn... laisse moi t'aider...
Et l'humidité qui s'écrase sur le dos de ma main ne laisse aucun doute à la réponse qu'elle n'a pas formulé.
