Chapitre XVIII: Partager un secret (1/2)

Une retenue n'était pas l'idée que je me faisais d'une super soirée, mais, en fait, ça n'était pas si mal.

D'accord, c'est vrai que je passais la majorité du temps à ensorceler des seaux d'eau pour qu'ils se renversent sur Scorpius ou le suivent partout dans la pièce, mais c'était quand même une retenue.

Et c'était toujours dans la salle de potion qui donnait la chair de poule, tard dans la nuit.

On nous avait dit, à Scorpius et à moi, que nous pouvions partir à neuf heures et demie, à condition que la salle soit propre et que nous ayons fait un peu de travail.

Nous ne le prenions pas sérieusement, de toute façon. Nous savions que nous allions devoir revenir peu après pour nettoyer une salle de potion de nouveau incroyablement sale et récurer de nouveau le foie de chauve-souris incrusté sur les tables.

Quand il fut neuf heures et demie, nous étions tous les deux recouverts de poussière accumulée sur les surfaces de la salle de potions, d'eau salie à force d'être renversée, de cire noire qui ressemblait à du cirage de chaussures, et d'une substance bizarrement mousseuse, bleue-violette, qui était de toute évidence le résultat d'une expérience ayant mal tourné plus tôt dans la journée.

Les mains entrelacées et secoués d'un rire incontrôlable, Scor et moi marchions sans nous presser le long du couloir du sixième étage, peu pressés de rentrer à nos dortoirs.

"Pourquoi est-ce que je suis celui qui est le plus sale alors que je suis clairement plus doué que toi?" se plaignit pathétiquement Scorpius en regardant son uniforme complètement souillé.

"Probablement parce que tu m'as laissée t'avoir plusieurs fois avec cette potion..." lui souris-je. Et il pensait que je ne l'avais pas remarqué.

"T'as pisté, hein?" Il rougit alors en s'asseyant sur un large appui de fenêtre, me tirant pour que je m'assoie sur ses genoux.

"Je ne suis pas comme tes autres petites amies débiles, Scor," ris-je.

"Certainement pas", dit-il en m'embrassant sur la joue. "Et je ne les aurait jamais laissées gagner."

"'Aurait'?" le questionnai-je.

"Ouais, enfin, mes petites amies précédentes n'était pas trop intéressées par de longues conversations profondes, si tu vois ce que je veux dire..."

Nous rougîmes tous deux, gênés; je détestais imaginer Scorpius avec d'autres filles, il détestait en parler.

"Je vois ce que tu veux dire", soufflai-je en souriant, alors que je me levai et m'avançai de quelques pas pour m'appuyer sur le mur d'en face. "Et, tu sais, je ne suis pas toujours intéressée par de longues conversations profondes..." Je haussai les sourcils en direction de mon petit ami de manière suggestive.

"Je ne doute pas de ça, Rose Weasley", souris-je.

J'éclatai de rire. "Tu me fais passer pour une fille facile."

"Je veux dire, tu ne peux même plus penser quand je suis près de toi", me taquina-t-il. "Je t'intoxique tellement."

"Bien sûr, Scorpius", approuvai-je sarcastiquement. "Oh, quel pouvoir tu as sur moi."

Je fis semblant de tomber en pâmoison devant lui. Haussant les sourcils, Scorpius me lança un petit sourire narquois. "Oh, alors c'est pas vrai?"

"Non", ris-je alors qu'il se rapprochait de moi.

"Vraiment?" murmura-t-il.

"Non", acquiesçai-je.

"Je ne t'intoxique pas du tout?" Il traversa lentement le couloir et se plaça devant moi pendant qu'il parlait.

"Non, pas du tout", continuai-je, campant sur mes positions.

Et puis il gâcha tout en se penchant pour que son nez touche le mien et en plaçant ses mains sur ma taille.

"Et maintenant?" souffla-t-il.

"Je... je-quoi?" J'avais totalement oublié de quoi nous étions en train de parler.

Scorpius se rapprocha encore, ses lèvres chatouillant mon oreilles, et chuchota, "Toi, Rose Weasley, tu viens de te faire embobiner."

Alors qu'il s'éloignait, mes idées se remirent en place.

Je lui lançait un long regard.

"Quoi?" gloussa-t-il.

"Si tu continues à utiliser des mots comme 'embobiner', je ne vais plus rester avec toi."

Il me lança un sourire qui ne pouvait être décrit que comme charmant. "On devrait vraiment se bouger", continua-t-il. "Le couvre-feu est dans quelques minutes et on ne voudrait vraiment pas être attrapés après, si?"

Je voyais ses yeux pétiller derrière ses cheveux, suggérant l'opposé total, et m'avançai, repoussant mes cheveux derrière mes épaules.

"Enfin", souffla-t-il, et je sentis son souffle sur mon cou, "quelques minutes ne nous tueront pas..."


"Bon sang, mais qu'est-ce que t'as foutu?" s'exclama Dom quand alors que j'entrai dans le dortoir et m'effondrai sur mon lit.

"Retenue..." marmonnai-je, me roulant sur le côté pour mieux la voir.

Elle était assise en tailleur sur son lit, tenant un vieux livre à moi dans ses mains. "T'as l'air horrible."

Je gloussai doucement. "Merci, je me sens horrible", approuvais-je. "En fait, tu pourras penser à remettre ce livre là où tu l'as trouvé quand tu l'auras fini, s'il te plaît?"

Dom me regarda un moment avant de réaliser de quoi j'étais en train de parler. 'Oh, non... Je - je ne suis pas en train de le lire. Fred s'est ramené pour me faire chier et je l'ai utilisé pour faire comme si je ne l'écoutais pas pour qu'il se fatigue et s'en aille", soupira-t-elle.

Je gloussai nerveusement, ne riant pas comme je l'aurais normalement fait. Je demandai prudemment, "Pourquoi est-ce qu'il était venu?"

"Je sais pas", sourit Dom, roulant sur elle même pour s'allonger sur le ventre. "Quelque chose à propos d'énormes nouvelles dont il voulait me parler."

"Et... C'était quoi?"

Je reteins pratiquement ma respiration jusqu'à ce qu'elle me réponde. "Il n'est pas allé droit au but - je lui ai dit de la fermer et de se barrer", rit-elle.

"Vous parlez de Fred?" demanda Alice en sortant de la salle de bain. Je pouvais entendre Niomi et Polly rire alors que l'odeur de séchage de cheveux s'infiltrait dans le dortoir.

"Ouais", dit Dom en jetant le livre qu'elle tenait sur mon lit - L'Histoire de Poudlard. "Quel débile."

"C'est ton cousin", marmonna Alice depuis sous son coussin, inutilement. Évidemment, elle pensait que cela supposait que Dom était censée être sympa avec lui - en réalité, cela voulait dire que Dom était encore plus chiante avec lui.

"Alors... alors il n'a rien dit à propos de ..." Il fallait que je le demande. "A propos de Scorpius?" J'essayai de garder le sujet de la conversation loin de ma personne, mais j'avais vraiment besoin de vérifier que Fred n'avait rien laissé échapper.

J'allais tuer ce mec pour avoir ne serait-ce qu'essayé de parler à Scorpius et moi à Dom.

Alice me lança un regard pénétrant, essayant de me demander silencieusement ce qu'il se passait. Dom haussa simplement les épaules.

"R... Rien", soupira Alice.

"S'il l'avait fait, j'aurais écouté", dit Dom avec un clin d'oeil.

Je soupira de soulagement. "Merlin merci", soufflai-je plus bruyamment que prévu.

Cela attira l'attention de Dom. "Qu'est-ce que tu veux dire?"

"Rien."

"Sérieusement, Rose, t'es affreusement concernée par Malefoy ces temps-ci," continua Dom, haussant les sourcils. "Depuis Noël..."

"Ah bon?" Ma voix monta d'un octave. Je lançai un regard d'appel au secours à Alice, elle me sourit juste à la 'c'est toi qui t'es mise dans ce pétrin'.

Ni Dom ni moi n'ouvrîmes la bouche - j'avais l'impression qu'un projecteur était braqué sur moi alors que nous nous fixions l'une l'autre.

"Pourquoi est-ce que vous êtes si calmes?" rit Polly alors qu'elle entrait dans la pièce avec Niomi et se laissait tomber sur mon lit.

"Merlin merci!" murmurai-je à moitié à Polly, brisant le contact visuel avec Dom. "Tu viens de me sauver la vie."

Elle me sourit, "Quand tu veux."

Dom me lança un regard qui signifiait qu'elle me coincerait plus tard si elle le pouvait.

"Est-ce que je vous ai entendues parler de Scorpius Malefoy?" demanda Niomi après quelques secondes.

Et je pensais que le sujet était clos.

"Oh, Merlin, il est tellement canon", s'exclama Polly.

"Je plussois totalement ça", approuva Dom, et elle tapa dans la main de Polly.

"Rose vient d'avoir une retenue avec lui", ajouta Alice, d'aucune aide, sachant que son commentaire garderait la conversation sur Scorpius. Je lui lançai un regard pénétrant et mimai 'Merci beaucoup' alors que les autres commençaient à couiner.

Elles parlaient toutes dans un brouhahas impossible en essayant chacune de me soutirer des informations le plus vite possible. Je soupirai.

"Seuls?" Polly haussa les sourcils.

"Et bien... Scorpius était là", répondis-je sèchement.

"Ouais", rit Niomi. "Tu sais ce qu'on veut dire, Rose."

"Ouais... je sais..." souris-je, la tête enfoncée dans mon oreiller.

"SI j'étais seule avec Scorpius, je -", commença Dom.

"On sait ce que tu ferais, Dom!" rit Alice.

"Hé, je ne suis qu'humaine", se défendit Dom.

"En fait", commença Niomi. "Je pense que j'aimerais bien juste avoir une conversation avec lui. Le pauvre garçon doit probablement avoir des filles qui essaient de le bécoter toutes les cinq secondes. Je pense qu'il apprécierait d'avoir quelqu'un à qui parler."

"Pas quand il utilise des mots comme 'embobiner' ou 'diantre'", mamonnai-je.

Elles éclatèrent toutes de rire.

"Enfin, Ni", commença Polly à l'intention de sa meilleure amie. "Tu n'es pas un peu occupée en ce moment avec toutes ces conversations que tu as avec Greg et James..."

"Hé!" sourit Niomi, en lançant un oreiller à Polly. "J'ai pas encore décidé lequel des deux j'apprécie le plus..."

"Et bien, tu as jusqu'à la prochaine sortie à Pré-au-lard pour te décider, Ni, ou alors ils vont comprendre qu'ils sont deux", la prévint Polly.

"C'est quand?" dit Dom en me regardant.

"Hein?" Je n'avais honnêtement pas envisagé de prendre part à la conversation, j'avais opté pour simplement les écouter. "Oh, c'est le 14 février."

"La Saint-Valentin!" s'exclama Alice, surexcitée.

"Et c'est comme ça que tu vois qu'une fille a un copain", rit Dom.

"C'est un grand événement..." marmonna Alice.

"Mais quand t'es célibataire par contre..." dit Polly, approuvant Dom.

"Ouais, c'est nul quand t'es célibataire", dit Dom.

"Et ben, trouve-toi un copain alors", ris-je.

"Comment, comme ça?" elle haussa les sourcils d'un air sceptique.

"Dom!" souris-je. "Tu es Dominique Weasley! Tu es, quoi... un huitième Vélane!"

Dom me fixa d'un air neutre pendant quelques secondes. Puis elle eut un sourire satisfait, "C'est vrai."

"Exactement," souris-je.

"Tu pourrais probablement avoir n'importe quel mec, Dom," continua à la booster Alice, se sentant probablement un peu coupable d'avoir rappelé à Dom qu'elle n'avait pas de copain.

"Alors... quel mec tu veux, Dom?" demanda Polly pas-si-subtilement-que-ça.

"Ok, ça va peut-être paraître bizarre parce qu'on le connait assez bien et tout ça," dit soudain Dom, "Mais... Je tenterais bien ma chance avec M. Malefoy..." Elle sourit malicieusement.

"Tu ne peux pas", lâchai-je immédiatement, incapable de m'en empêcher.

"Quoi?" Dom et les autres semblaient perdues à propos de cette interruption. "Pourquoi pas?"

"Et bien, parce que... parce qu'il -" Parce qu'il sort avec ta cousine en cachette?

"Parce qu'il a une copine!" s'exclama Alice, mais au lieu d'avoir l'air d'une information, on aurait plutôt dit qu'elle avait finalement trouvé la réponse à une énigme.

"Ah bon?"

"Qui?"

"Heuu, je sais pas..." marmonna doucement Alice, de manière très peu convaincante, étirant ses mots autant que possible.

"Oh que si tu le sais," rit Dom. "Tu ne pourras pas le garder secret longtemps, Alice", la mit-elle en garde. "Rien ne reste secret à Poudlard."

Oh oh. Mes cousins n'allaient pas apprécier quand ils découvriraient la vérité.

Sans aucun doute, Al allait s'opposer fermement à Scorpius et moi en tant que couple. Je veux dire, il avait pété un câble quand Angie avait accepté d'aller au bal de Noël avec un Serpentard, alors encore moins un Malefoy...

Encore moins un Malefoy qui était censé être son meilleur ami et ne pas sortir avec sa cousine préférée.

Le lendemain allait être dur.


La première chose que je fis le lendemain matin au petit déjeuner fut d'enchanter le petit déjeuner de Fred pour qu'il se change en pierre dès qu'il le mettait sur sa fourchette.

Pour être honnête, je cherchais depuis longtemps une excuse pour utiliser ce sort sur quelqu'un.

Et, oui, une des probabilités possibles si le sort avait mal tourné aurait été que Fred aurait passé la journée entière à ne pouvoir que dire les mots 'fourchette' et 'œuf', mais ça n'aurait pas été trop mal.

En fait, j'aurais en quelque sorte souhaité que c'eût été le cas.

D'accord, ça peut avoir l'air méchant mais dès que j'eus rejoint tout le monde pour le petit déjeuner, je sus qu'il se passait quelque chose. Fred, assis directement en face de moi, se contracta quand j'arrivai et se dérobait à chaque fois que je me penchai vers lui pour attraper mon verre, et les autres me lancèrent des regards curieux pendant tout le repas. Personne ne parla beaucoup.

C'était le cas jusqu'à ce que Al, Roxanne, Hugo, Lily et Scorpius, les seuls qui manquaient à l'appel, s'approchèrent de la table et s'y installèrent. A partir de ce moment, tout le monde devint vif et alerte.

Le sujet de conversation venait de passer des devoirs chiants d'Oncle Neville en Botanique au dernier match de Quidditch quand Dom explosa soudain en disant, "Rose a un copain!"

Scorpius fut le premier à recracher sa nourriture et à me lancer un regard choqué. Ces actions furent copiées exactement par Al quelques secondes plus tard.

"Comment est-ce que tu le sais?" fixai-je Dom.

"Ouais!" s'exclama-t-elle. "J'avais un doute et tu viens juste de prouver que j'avais raison."

"Fais chier, Dom."

"Vous ne voulez pas savoir comment je l'ai découvert?" Elle avait l'air déçue que tout le monde s'en fiche.

"Pas vraiment", commenta Lily.

"Rose n'est pas très douée pour garder des secrets alors ça n'a sans doute pas été très dur de le découvrir," approuva Roxanne.

La cloche sonna le début des cours matinaux et je plongeai ma tête sous la table pour récupérer mon sac. La tête d'Alice apparut sous la table également. "Ne dis rien", siffla-t-elle rapidement, essayant de parler le plus vite possible. "Fred a dit à tout le monde que tu as un énorme secret que tu n'as dit à personne. Il a dit qu'il attendrait de voir si tu nous le dirais à tous aujourd'hui et que si tu ne le faisais pas il..." Elle forma des guillemets avec ses doigts "prendrais le problème en main moi-même ce soir."

Alice roula des yeux tandis que j'essayai de ne pas rire. Je n'eus pas le temps de rajouter quoi que ce soit comme tout le monde nous rejoignait, plongeant sous la table pour attraper leurs sacs.

Adressant un 'merci' silencieux à Alice pour l'avertissement qu'elle m'avait donné, je bondis hors du banc, attrapai Scorpius, qui était avec moi dans mon cours suivant, et dit au revoir aux autres en partant de la Grande Salle.

"Whoa, qu'est-ce qu'il y a?" me demanda Scorpius en essayant de suivre mon rythme.

"Fred a dit à tout le monde que j'avais un 'énorme secret' et qu'il allait le révéler à tout le monde ce soir", soupirai-je.

"Ok..." dit Scorpius lentement, de toute évidence en réfléchissant à quelque chose. Il n'était pas du matin. Il ne dit pas un mot avant que nous ne soyons arrivés à mi-chemin de la cabane d'Hagrid. "J'imagine que ça veut dire qu'il n'y a toujours aucune rumeur sur nous pour le moment?"

"Toujours pas", confirmai-je joyeusement.

Scorpius soupira, irrité. "Pourquoi est-ce que ça te fait tellement plaisir, Rose?" demanda-t-il. "Tu veux qu'on garde notre relation secrète pour toujours?"

"Bien sûr que non, Scor", répondis-je prudemment. "Mais je pense que si Al entendait la nouvelle au détour d'un couloir, ce ne serait la meilleure façon que mon cousin surprotecteur apprenne le fait que son meilleur ami passe tout son temps libre à bécoter sa cousine, si?"

Les coins de la bouche de Scorpius tressaillirent mais il ne rit pas. "Et si je parlais à Al pour lui dire en personne? Tu te ficherais des autres?"

Je mordis ma lèvre. "Je pense que le reste de mes cousins survivrait, c'est juste Al qui va péter un câble. Et il frappe plus fort que Fred."

Scor recula un peu, comme s'il s'imaginait ce qu'il ressentirait si Al le frappai. "Et tes parents?" me demanda-t-il alors que nous arrivions chez Hagrid.

"Je m'en occuperai", lui souris-je. "Et les tiens?"

"Tu plaisantes?" rit-il. "Ma mère l'a probablement su avant moi. Elle doit être en train de planifier notre mariage avec ta mère en ce moment."

"J'espère que non", je secouai ma tête à cette pensée. "Ça voudrait dire que mon père est au courant."

Nous atteignîmes le reste de notre classe, qui ne consistait qu'en peu de gens, et les rejoignîmes autour d'un seau de ce qui semblait être de l'eau par terre. Nous n'attendîmes pas longtemps avant d'apprendre que la leçon du jour consistait à laver le seau pendant une heure et à noter nos résultats.

Personne ne daigna aller questionner Hagrid sur la raison pour laquelle ce seau d'eau en particulier était si spécial et nous allâmes simplement travailler... sans rien faire.

Nous trouvâmes un coin légèrement surplombé de branches, pour ne pas être complètement trempés s'il se mettait à pleuvoir, et utilisâmes nos imperméables pour nous asseoir dessus afin de ne pas mouiller nos uniformes.

Après quelques moments de silence de notre part, Scorpius me demanda, "Est-ce que je dois parler à Hugo également?" Je dus avoir l'air perdue, car il développa, "Comme c'est ton vrai frère, ce ne serait pas une bonne idée de lui dire personnellement aussi?"

J'y réfléchis. "Pas vraiment-"

"-Oh super, parce que je ne le sentais vraiment pas", soupira Scorpius de soulagement.

"Je veux dire, Hugo est plutôt décontracté - Il n'aura sans doute pas de problème nous concernant... ou alors il va complètement péter un câble et t'attaquer dans ton sommeil... On ne peut jamais vraiment prévoir ses réactions."

Scorpius eut l'air relativement effrayé par ce soudain changement dans la conversation mais il réalisa rapidement que je plaisantai. "C'est... c'est juste cruel."

J'éclatai de rire.


Et voilà un nouveau chapitre :) Ca avance ça avance! J'ai pas mal de temps libre ces temps-ci (officiellement pour réviser mes partiels, maaaais bon) donc je vais essayer de reprendre un rythme un peu plus rapide. Merci énormément à ceux qui on reviewé le chapitre précédent!