Encore un grand merci à tous ceux qui lisent et commentent cette histoire, que ce soit directement ou par message, cela fait toujours énormément plaisir de lire des réactions comme malau-chu m'en a livré, des messages encourageants comme ceux de Qffan ou charlie89. Voilà un nouveau chapitre du côté de Sugar ( certains ont quelques réticences avec elle, mais hé...laissez lui sa chance ;) à vrai dire je l'imagine toujours avec une part très prononcée d'une autre Luna Lovegood )


Pov Sugar

La voix du professeur m'échappe. Je sais bien que je devrais écouter, mais c'est plus fort que moi. Il y a toujours un moment où mon esprit s'esquive. J'ai le regard qui se perd à travers un rien infini. Je laisse mes yeux glisser sur les visages de la classe, des inconnus pour la plupart. Aucun visage réconfortant. Et ce qui m'était avant indifférent commence à me peser.

La vérité c'est que ce que j'ai construit au fil du temps vient de lamentablement s'effondrer.

Même pas pierre après pierre. Mais d'un seul coup.

Abruptement.

Ma solitude, cette vieille amie, m'est devenue non pas difficile à supporter, mais ne semble plus me suffire. Et ce vide rassurant, comblé pendant un infime instant, emporte avec lui une certaine paix, et laisse derrière lui la peur. Dissimulée.

Pour ne pas me focaliser sur ce sentiment désagréable, je laisse mon esprit continuer sa course. Jusqu'à un point encore un peu plus instable.

Santana.


Nous revenons de chez Quinn. Elle me ramène chez moi. Et j'ai beau essayer de me persuader que ce qui vient d'arriver est simplement cela : rien. Pourtant, si je devais être sincère, je dirais qu'au contraire...

- à gauche ? Me demande Santana.

- Oui.

Je tourne la tête vers elle. Discrètement, ou du moins autant que je le peux, je l'observe. Analysant cette chose en moi. Quelque chose, peut-être la crispation de ses doigts sur le volant, peut-être le mouvement involontaire de ses lèvres, ces petites choses me font penser que quelque chose la taraude. J'espère simplement que ce n'est pas mon comportement qui l'a gêné.

Je ne sais ce qu'il m'a prit. Après tout, nous ne sommes pas si proches l'une de l'autre. Nous ne sommes rien l'une pour l'autre. Des étrangères.

Mais ce terme me fait tiquer malgré moi.

- Sugar ?

Sa voix profonde et ce besoin qui y résonne me fait lever instantanément le regard vers elle. Et si ses yeux sont fixés sur la route, je vois bien que son attention est dirigée vers moi.

- Je...

Et c'est tout ce qu'elle peut alors dire.

- Je voudrais...

Je comprends soudain que c'est moi qui vient de parler. Des mots se bousculent à l'intérieur de ma tête mais impossible de les laisser s'échapper. Cela me coûterait trop.

Soudain nous sommes arrivées. Trop rapidement.

Mais trop rapidement pour quoi ?

- à demain...dit-elle sans me regarder.

Et j'ai cette impression affreuse d'avoir fait un pas de trop. De ne pas avoir su calculer quelque chose qui m'échappe. J'aimerais simplement lui dire quelque chose mais je ne sais pas quoi. Ou plutôt « je voudrais » mais comme d'habitude, je préfère rester dans ce que je connais déjà. Dans cette solitude qui me semblait tant réconfortante avant.

à demain, je murmure, presque muette.

J'ouvre la porte.

Et je sors sans un regard derrière moi. Marchant vers une maison vide, dans une vieille habitude.

Et à chacun de mes pas cette impression qu'elle me regarde ne me quitte pas.

Mais j'ai trop peur de me retourner. Trop peur de ce que ses yeux ne me diront pas. Alors je marche avec ses mots inscrits sur mes lèvres :

« Je voudrais... ».


La sonnerie coupe le souvenir sans pour autant supprimer ce qu'il m'inspire.

À ma sortie de la classe, je vois le flux des élèves se diriger vers la cafeteria pour le midi. Je croise Tina qui me fait un signe de main énergique pour que je la rejoigne. Je me dirige vers elle en essayant d'éviter ces choses qui me perturbent, si étranges aujourd'hui. Si étranges depuis quelques temps déjà.

Perdue dans mes pensées je ne vois pas la silhouette de la personne que je heurte brusquement. Je manque de tomber alors que mon sac s'écrase par terre. Je relève rapidement la tête vers la haute stature habillée de rouge qui me fait face, l'air furieux.

Je reconnais le garçon qui a attaqué Rachel et Kurt lors de la soirée. Carter je crois.

- Putain !

Sans vraiment faire attention à lui, je m'agenouille pour ramasser les affaires éparpillées autour de mon sac, le laissant pester en espérant qu'il passe simplement son chemin. Mais c'est quand je sens sa main agripper mon haut pour me relever que je comprends que les choses ne vont pas exactement se passer comme je l'avais d'abord imaginé.

Son visage juste en face du mien, je sens que ce n'était pas exactement le moment de lui foncer dedans.

- Putain de Glee Club...de vermine qui ne peut pas s'empêcher d'emmerder son monde...dit-il alors que les élèves autour s'écartent sans pouvoir s'empêcher de regarder.

Il tire sur mon haut en rapprochant nos deux visages l'un de l'autre.

- Sugar c'est ça ?

Moi qui me pensait invisible. Il faut croire que je ne le suis pas assez.

- Quoi ? T'a perdu ta langue ?

Je ne comprends pas pourquoi il s'entête comme ça mais une chose est sûre, ça ne plaît pas à mon pouvoir. Je le sens qui fourmille, comme une entité veillant sur moi, voulant se réveiller pour me défendre de ce stupide agresseur.

- Laisse moi, je dis en essayant de me dégager.

Mais ce petit spectacle qu'il donne devant tout le lycée ne doit pas lui suffire car il me rapproche un peu plus de lui avant de me repousser brusquement, me laissant tomber lourdement sur le sol. Il avance vers moi, un curieux sourire aux lèvres.

Un sourire qu'il perd immédiatement quand son regard croise quelque chose derrière moi.

Ou plutôt quelqu'un.

Comme si il avait croisé le diable.

Le couloir devient soudainement silencieux et je sens les quelques élèves derrière moi s'écarter. Alors que je vais me retourner, je sens un corps descendre vers le mien.

Et je sais.

Ses mains viennent palper mes bras, mes coudes, s'attardant plus qu'il ne faudrait sur le dos de ma main. Nos regards se croisent alors que l'air qu'elle affiche se fissure un instant pour me laisser entrevoir son inquiétude.

- Mais qu'est ce que vous avez toutes ? Ça a l'air d'être tes affaires Lopez ? Tu te crois où là ?

Immédiatement son regard se voile de quelque chose de plus violent, plus sombre. Elle se relève et tout se passe si rapidement que je me relève instantanément pour essayer de la rattraper. Mais il est trop tard. Elle se jette sur lui avec une telle brusquerie qu'il vacille vers l'arrière jusqu'au casier contre lequel s'écrase l'arrière de son crane. Elle ne s'arrête pas pourtant, ça ne lui suffit pas car l'instant d'après elle lève son genou avec une incroyable fureur vers son ventre qui se plie immédiatement. Par trois fois. Il étouffe mais elle continue, lançant son poing fermé contre sa joue à une vitesse hallucinante.

- SAN !

Je crie son nom. Non pas pour l'idiot qui s'effondre maintenant sur le sol. Mais parce que j'ai peur pour elle.

Je veux l'atteindre mais elle se tourne vers moi. Un court instant son regard capte le mien, et à nouveau cette fissure.

Je vois trop tard Carter bouger derrière elle et attraper sa jambe pour la faire tomber. Elle résiste un instant, les dents serrés. Elle essaye d'envoyer son autre pied dans son visage mais il la fait vaciller pour finalement la faire tomber à côté d'elle. Je me précipite mais soudainement Tina est là, agrippant mon bras, m'empêchant d'accéder jusqu'à elle.

Mon cœur à l'intérieur de ma poitrine frappe comme pour en sortir. J'essaye de me dégager de la poigne de Tina alors que je vois Carter se mettre au dessus d'elle, lui écrasant le ventre avec son pied.

Puis à plusieurs reprises il frappe.

Il la frappe.

Encore.

Et encore.

- Appelle Puck ! J'entends crier Tina juste derrière moi à une personne que je ne vois pas. Dépêche toi !

Santana a les dents serrés, ses mains essayant d'entourer son ventre qu'il écrase l'instant d'après avec sa chaussure.

Quelque chose à l'intérieur de moi, enfermé depuis trop longtemps se rompt. Je me tourne vers Tina, les lèvres serrées, posant mes mains sur son ventre comme pour l'écarter, ce qu'elle fait, comme pousser par une force invisible. Je profite de ce moment étrange pour me retourner et foncer vers Carter qui continue à lui faire du mal.

Comme me l'avait appris mon père j'envoie mon pied de toute mes forces sur son genou qui plie instantanément. Douloureusement pour lui car il se recule. Le visage en sang il me regarde, surpris avant qu'un sourire carnassier ne vienne défigurer sa bouche.

Il n'a pas le temps de contre-attaquer que Santana envoie sa jambe brutalement vers ses tibias et qu'il tombe à nouveau sur le sol. Assommé, il grogne et veut se relever quand j'avance. Je me mets entre lui et Santana et mon pied se dépose lentement sur sa trachée, quelque chose de violent s'emparant de celle que j'ai pris l'habitude d'être.

- Sugar !

La voix de Monsieur Schuester claque derrière nous. Carter me lance un regard mi-inquiet mi-furieux.

- Viens avec moi...dit-il plus calmement.

Quelque chose voudrait vraiment lui faire du mal. Mais je finis par enlever mon pied, me retournant vers une Tina secouée, choquée par ce qu'elle vient de voir. Me regardant moi seule. La plupart des autres élèves sont partis quand Monsieur Schuester est arrivé. Ce dernier me lance un regard compréhensif, m'incitant à le suivre.

- Josh Carter, je vous verrais à 14h, lance-t-il dans la direction du garçon qui essaye de se relever.

Je me retourne vers Santana avant de partir. Un dernier regard pour voir si elle va bien. Malgré son pouvoir, la douleur, elle, reste présente. Et je ne veux pas qu'elle ait mal.

Jamais.

Elle s'est relevée. Droite, son t-shirt tâché de quelques traînées rouges. Ses yeux me fixent. Son regard sombre.

Elle est magnifique.

Je me retourne sans répondre à toutes ces questions qui planent entre nous.


Deux jours se sont passés depuis l'incident.

Moi, Tina, Kurt, Puck et Rachel sommes installés à l'une des tables de la cafeteria de l'école, le brouhaha autour de moi ne pouvant couvrir les propos enjoués de Tina.

- C'était énorme ! Sugar a complètement défoncé le type ! Elle lui a collé un coup de pied dans le genoux ! BAM ! Il est tombé sur le sol !

- Sugar, tu nous avais caché quelques talents cachés, me susurre Kurt avec un clin d'œil.

- Et je ne vous ai pas parlé du meilleur, quand elle a appuyé so...

Un raclement de gorge nous fait tous tourner la tête vers Santana qui s'assoit à la place en face la mienne. Sans un regard pour moi.

- Ce que Tina oublie certainement de vous signaler c'est que j'ai d'abord bien abîmé le mec...

- Santana... tu gâches mon histoire, se plaint Tina.

- Cette histoire pourrait se rapprocher d'un semblant de réalité si ce que tu disais n'était pas gâché par tes petits cris de chat agonisant...

- casseuse d'ambiance, murmure Tina.

Tout le monde rit et même Santana esquisse un sourire avant que la conversation entre Tina et Kurt ne reprenne sur la nouvelle coupe d'une fille de leur classe. Puck pousse Santana du coude en lui envoyant un sourire.

- De mauvaise humeur Lopez ?

- Une mauvaise migraine...

J'écoute en faisant mine de manger mon plat de pâtes agrémenté d'une sauce si pimentée que j'ai l'impression que chaque bouchée m'arrache un bout de langue.

- Mal dormi ? La relance Puck avec un clin d'œil significatif. Une autre victime de ton succès ?

- Ferme la Puckerman et mange tes pâtes !

Et si ces répliques cinglantes en auraient énervés plus d'un, Puck se contente de sourire à nouveau.

- Tu vas venir à la séance du Glee Club ce soir ? Ou l'éviter comme depuis deux jours ?

- Tu nous as manqué, lance Tina avec un sourire moqueur.

- J'imagine, murmure-t-elle avec une grimace de dégoût pour ses pâtes. C'est immangeable ce truc...

- Ce n'est que maintenant que tu le découvres ? Lance Rachel, caustique.

- Un des élèves est mort il y a quelques années à cause d'un aliment mal cuit...

- Qu'est ce que je viens de dire sur tes histoires Tina ? Lance Santana alors que Kurt essaye de se retenir de rire.

J'apprécie cette ambiance bon enfant en silence, un sourire au creux des lèvres, les écoutant discuter et se chamailler gentiment les uns les autres. J'ai toujours adoré ce côté du Glee Club. Voir les gens apprendre à vivre les un avec les autres pour finalement s'apprécier, voir les liens d'une famille à l'intérieur même d'un groupe de personnes aux ressemblances peu pertinentes au premier abord.

Et tout ça est mis en danger par la vendetta personnelle de Mercedes.

Je sens la présence de Quinn bien avant de la voir. Elle marche avec son plateau vers une autre table. Elle m'aperçoit et si elle ne sourit pas, son regard parle pour lui. Le soir de la bagarre avec Carter, elle est venue me voir jusqu'à chez moi, me serrant dans ses bras, inquiète. Impressionnée aussi. Elle me fait un clin d'œil confiant comme pour me donner du courage, continuant son chemin comme si de rien n'était. Son regard est pourtant attiré vers un autre point. Si rapidement qu'un œil non averti ne le remarquerait pas. Elle passe devant nous sans s'arrêter. Et si Quinn sait parfaitement donner l'image qu'elle veut à ceux qui ne la voit que superficiellement, pour Rachel c'est un peu plus difficile. Ses yeux ne la quittent pas, comme hypnotisée. Et cette chose au fond d'elle, cette barrière qu'elle s'impose semble commencer à s'effriter. Si elle semble avoir compris qu'il ne servait à rien de lutter, lâcher prise sera peut-être un peu plus difficile.

Je reviens à mon assiette et ma fourchette va et viens, sépare les aliments dans un vieux geste habituel qui me rappelle celui qu'a souvent mon père quand il réfléchit. Mon regard est attiré par la main de Santana qui joue avec sa cuillère. Je laisse mes yeux dérivés jusqu'à son bras, son épaule, sa nuque, sa mâchoire, ses lèvres...soudain je me rends compte que c'est moi maintenant qu'elle regarde. Je tourne les yeux instantanément.

- je vais y aller, je dis en me relevant, mon cours va bientôt commencer.

- Tu veux que je t'accompagne ? me lance Tina.

- Ça va aller...à plus tard.

- à plus tard, me lance Kurt et Tina en chœur avant de se regarder en riant.

Je me lève et part avec un petit signe pour les autres. Je ne sais pas ce qui m'agite depuis plusieurs jours. Mais ce n'est plus comme avant. Je trébuche presque en voulant déposer mon plateau. La dame qui sert le repas lève les yeux au ciel l'air de dire « qu'est ce qui fait que cette fille n'arrive pas à faire trois pas sans provoquer une mini-catastrophe ? ».

Je continue mon chemin et finit par sortir de la cafeteria pour arriver dans un couloir presque vide.

Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Comme si la stabilité confortable dans laquelle je m'étais installée s'était brisée. Et je dois avouer que tout cela me fait un peu peur. Je ne suis pas bien sûr d'avoir envie que tout cela change. Que les seules choses que je pense maîtriser m'échappent aussi facilement.

Soudain, je me cogne contre quelqu'un. Et ce parfum si particulier s'imprime dans mon esprit de façon si subite que je dois m'empêcher de disparaître presque instantanément. Je bénis les cours de Mr Schuester en relevant un regard timide vers la silhouette de Santana qui me regarde fixement, un léger sourire étirant le coin de sa bouche.

- Comment tu as fait ?

Elle m'envoie un clin d'œil.

- Le temps que tu trébuches j'ai eu le temps de faire trois fois le tour de la cafeteria, se moque-t-elle gentiment.

Je rougis en baissant les yeux.

- Sugar ?

- Hm ?

Elle s'approche un peu plus de moi.

- Quelque chose ne va pas ?

Et je ne sais que lui répondre sans passer pour une idiote. Alors j'essaye de répliquer.

- C'est plutôt moi qui devrait te demander ça, cela fait deux jours que tu ne viens à aucun cours.

Un court silence s'installe entre nous.

Je vois du coin de l'œil sa main se relever vers mon visage et presque instantanément j'ai un mouvement de recul. Santana est blessée mais essaye de ne pas le montrer et persévère en avançant son doigt au coin de mes lèvres pour le passer sur le coin.

- Tu manges comme une gamine...

Mais si son sourire s'efface rapidement, son regard reste un instant fixé sur ma bouche et le mien reste ancré dans ses yeux.

Et ce n'est pas la première fois que je sens mon cœur s'emballer comme il le fait maintenant pour elle.

Presque imperceptiblement son corps s'avance.

Son visage à quelques centimètres du mien. Et Santana a à nouveau cette chose au fond des yeux. Une fragilité dirait certain. Moi, je trouve ça tout simplement beau.

Un brouhaha dans le fond du couloir lui fait tourner rapidement la tête. Et ce geste est suffisant pour que je laisse enfin l'engourdissement de mon pouvoir glacer mon corps entièrement. Et quand elle se retourne j'ai déjà complètement disparue. Les élèves se bousculent autour d'elle. Mais elle reste là, à regarder vers moi sans vraiment me voir.

Je recule légèrement, tournant la tête vers le vide. Les lèvres serrées.

Qu'est ce que je suis en train de faire ? Qu'est ce que...Ce que je sens, là, au fond de moi...

Un mouvement intérieur qui voudrait me rapprocher d'elle. Une puissance semblable à mon pouvoir.

Noyée dans cette foule, elle attend, les yeux tournés dans un vide immense.

Je devrais partir mais au lieu de ça je me rapproche d'elle. Et elle doit le sentir car quelque chose se fige dans son regard.

À nouveau, nous sommes si près l'une de l'autre. Entourées par une foule immense et pourtant comme...Seules.

Nos corps se touchent presque. Je laisse ma main invisible remontée vers son ventre, s'y appuyer doucement, provoquant un frisson presque visible alors qu'elle referme doucement les yeux.

- San...je murmure.

En enlevant ma main, je la laisse glisser sur son ventre, comme une caresse.

Puis, le cœur lourd, je me retourne.