Et voilà un nouveau chapitre, peut-être plus long que d'habitude pour rattraper mon terrible retard. Comme d'habitude, et sans jamais me lasser de ce mot : Merci. À tous ceux qui lisent cette histoire, à qui elle plaît, même si ce n'est qu'un peu, qui prennent le temps de poster un petit ( ou un peu plus grand ) commentaire ou encore de m'envoyer un message, vous êtes supers =)

malau-chu : merci de ton enthousiasme et de tes commentaires ! Et la suite avec un peu de retard ( bon...un peu beaucoup ) est là, j'espère qu'elle te ne décevra pas =)

Kassiopee : Oui Brittany devrait se bouger un peu plus...Ah oui j'oubliais c'est mon personnage...Je suis terrible avec elle ! Merci pour ton commentaire enflammé mais toujours appréciable;)

grimm37 : ça fait déjà trois fois qu'on me dit que je n'avais pas le droit de m'arrêter à ce chapitre...C'est terrible d'être légèrement sadique comme ça ! Pour la personne qui était avec Brittany, la réponse dans le prochain chapitre ( je suis en train de faire de la pub pour essayer de créer un pseudo-mystère déjà presque résolu...arf...il va falloir que je m'améliore vraiment ...) En tout cas Merci, beaucoup, beaucoup pour ton message (je dois dire que je suis friande des longs messages )

McFly76 : là encore je dois être un peu sadique de laisser Quinn se débrouiller toute seule...qu'est ce que je leur fais encore subir à ces pauvres personnages...et ça ne va pas s'arrêter là...Merci pour ton commentaire et je suis contente si tu as aimé le rapprochement entre Quinn et Rachel;)

Zeb410 : Et à nouveau un commentaire de plus où je me trouve assez cruelle...mais tu devrais le savoir depuis le temps, j'ai l'impression de faire constamment faire souffrir mes personnages. C'est horrible...comme d'habitude, merci de ton message Zeb =)

Juuuulie ( j'avoue ne pas avoir compté les « u » dans ton pseudo ( prénom j'imagine ) mais j'ai essayé... ) : D'abord, merci Charlie89 de suivre mon histoire ET d'en parler en plus...là c'est vraiment, vraiment gentil !;) et bien sûr merci à toi Juuuuulie ( cette fois-ci j'ai compté les « u »...j'avais l'air un peu idiote mais bon...passons ) : je suis donc contente de te retrouver vu que tu avais déjà lu le début de cette histoire qui s'est retrouvée au point mort pendant deux ans, merci de l'avoir reprise ( bravo même ! Je ne sais pas si j'aurai eu ce courage...) Là tu me fais vraiment plaisir, aimer le Faberry ET en plus aimer le personnage de Sugar...là c'est juste wahou ! Alors Merci, merci et je crois encore merci ( faut que j'arrête avec ce mot...ou trouver un synonyme...si tu as une idée, je suis preneuse;) )

Et merci à FaberritanaLove08 et seve2904 pour vos gentils messages =)


Pov Sugar

Les médecins ont annoncé leur diagnostic.

À chaque passage dans sa chambre les mots changent et s'entrechoquent dans une grande incompréhension.

Hémothorax. Fractures. Commotion cérébrale. Épanchement. Drain Thoracique.

À son arrivée à l'hôpital, ils n'ont accepté que ses membres « proches ». Seulement sa « famille ». Alors j'ai fais ce que je sais faire de mieux.

Je suis restée invisible.

Dans un coin de sa chambre d'hôpital. J'ai regardé les infirmières reporter ses constantes, surveiller que le sang qui comprimait ses poumons s'évacuait correctement à travers le système d'aspiration. Vérifier que la canule qui l'aide à respirer était bien placée.

Des allées et venues, et toujours cette interminable attente.

J'étais là. J'ai vu sa mère éclater en sanglot quand son mari est sorti de la chambre. Je l'ai vu poser une main tremblante sur la joue de sa fille. Murmurer des choses qui m'échappent. Puis tressaillir à l'ouverture de la porte de la chambre. Reprendre une contenance. Et continuer à n'être qu'un fantôme.

La nuit tombe si vite et je n'ai toujours pas bougé. Je suis là même quand plus personne n'est présent. Je ne prends même pas le temps de répondre à l'énième appel de mon père.

Je m'assois simplement dans l'un des fauteuils à côté de son lit, sans pouvoir détacher mon regard du tracé de son cœur, des mouvements de sa poitrine, de son visage tuméfié.

Et de ses yeux.

Toujours fermés.


La porte de la chambre coulisse avant que William Schuester ne fasse quelques pas vers moi. Sans jamais la regarder il s'avance et pose une main réconfortante sur mon épaule.

Il s'en veut. Il ne devrait pas.

Nous sommes tous coupables.

- Les médecins ont dit d'attendre...

Je laisse passer un temps avant d'ajouter :

- Mais cela fait déjà trois jours.

- Il faut lui laisser du temps...

Un silence reposant s'installe. Seulement traversé par la respiration artificielle insufflée dans le corps de Quinn.

- Je déteste savoir qu'elle était seule.

Je l'entends soupirer avant de s'asseoir à côté de moi et d'enfin poser le regard sur elle. Il déglutit. Et c'est la première fois que je vois Mr Schuester pour ce qu'il est vraiment. Plus un surhomme. Mais l'homme qui doit supporter le poids de tous ces destins qui ne tiennent qu'à un fil.

- On m'a passé un appel en début de soirée. Un appel qui semblait important. J'ai compris trop tard de quoi il s'agissait vraiment. Et le temps que j'atteigne son esprit, il était déjà trop tard. Je l'ai vu essayée de se défendre. Mais...

Je ferme les yeux un court instant.

Juste pour que les images qu'ils me rapportent ne s'y impriment pas. Et en les rouvrant, je tends ma main vers celle de Quinn, toujours immobile. Je la sers doucement. Mais assez fort pour m'assurer qu'elle est toujours là.

Que Quinn...que mon amie est encore là.

- Brittany y était.

Mais cela ne me surprend pas.

- Vous avez vu autre chose ?

Il laisse passer un temps pendant lequel il ne quitte pas Quinn des yeux.

- Non.

Pour une raison ou une autre il me ment. Mais je ne le relève pas.

- il y a quelque chose que je ne comprends pas...

Il se retourne vers moi.

- Je ne comprends pas pourquoi elle ne s'est pas tout simplement envolée ?

Il laisse passer un moment avant de répondre. Un temps infime qui me laisse entrapercevoir la naissance d'un pauvre sourire. Pas un vrai sourire. Pas de ceux qu'on a envie de surprendre. Un léger tressaillement de la lèvre qui au lieu d'afficher une certaine joie, n'est que le signe physique d'une tristesse trop grande pour être contenue ni exprimer autrement.

Un regard suffit pour que je comprenne. Bien avant qu'il prononce ces mots. Je sais.

- Elle ne pouvait pas. Cela vous aurait tous mis en danger. Je suis un idéaliste. Mais je ne suis pas idiot. Je vois comment les gens se comportent, je vois comment les gouvernements gèrent le monde. Je le sais. Et Quinn le sait.

Nous nous regardons un court instant avant que je ne détourne le regard à nouveau vers elle. Je reste ainsi pendant un long moment. Mr Schuester finit par partir. Les infirmières passent. Un médecin. Mais personne d'autre. Pas celles qui comptent vraiment.

Puis je finis par le dire.

Un murmure qui je l'espère est assez fort pour lui parvenir, où qu'elle soit maintenant.

- Merci...

Et je pleure.

Bien sûr.

Je pleure par intermittence.

Parce qu'elle me manque. Parce que je comprends la place qu'elle a pris dans ma vie. Son importance. Et tout ce qui fait qu'elle est « elle ».

Alors je le répète.

- Merci Quinn.

Et je soupire en essayant de ne pas avoir l'air trop pitoyable.

- Mais s'il te plaît...réveille toi...


Pov Rachel

Il est 23h18.

J'attends dans le couloir. Quelques murmures s'échappent parfois des chambres. Le bruit d'une télévision encore allumée. Et quelques pas.

- Je peux vous aider ?

Je relève ma tête. Une infirmière se tient juste au dessus de moi. Ses yeux me questionnent alors que je suis toujours aussi silencieuse.

- Vous cherchez quelqu'un ?

Mais je ne réponds toujours pas. Je pense un instant qu'elle va me demander de partir mais elle finit simplement par s'asseoir à côté de moi. Sans rien dire, elle attend sans cesser de me regarder. Je sens l'une de ses mains se poser sur la mienne.

- Les visites sont terminées depuis longtemps, finit-elle par dire. Mais je ne suis pas une personne qui est très fan des règlements. De manière exceptionnelle, je peux vous aider. Seulement, pour cela il faut que me disiez qui vous êtes venue voir.

Je tourne les yeux vers elle. Elle me sourit d'une manière que je n'ai pas la force de lui rendre.

- Quinn Fabray, je finis par dire d'une voix rauque.

Du coin de l'œil, je la vois hocher faiblement la tête.

Elle finit par se relever.

- Vous venez ? Dit-elle.

Je la suis silencieusement avant qu'elle arrive jusqu'à une chambre dont elle fait coulisser la porte. Elle s'écarte pour me laisser passer.

- Si on vous demande, je ne vous ai jamais vu, murmure-t-elle.

- Merci...

Elle me sourit avant de partir. Je regarde sa silhouette disparaître dans le couloir avant de rentrer enfin dans la chambre. Une faible lumière est allumée au dessus du lit. Et enfin j'ose la regarder.

Une peur que j'ai nourri pendant cinq journées.

120 heures.

7200 minutes.

Un tas de secondes que le temps allongent pour que vous preniez bien conscience de chaque chose que vous pourriez perdre.

Toutes ces secondes pendant lesquelles je suis restée enfermée dans ma chambre. Prétextant une fausse grippe. Prétextant n'importe quoi pour ne pas avoir à affronter la vérité qui allait me surprendre en sortant.

Et bien sûr, le coup est tellement dur que je suis obligée de m'arrêter.

Je regarde le tuyau qui sort de sa bouche. Ses yeux fermés. Endormie on pourrait dire, sans « tout ça ». Toutes ces choses autour d'elle qui m'empêchent de respirer correctement. Je finis par faire un pas. Puis un deuxième.

Et à chaque fois que j'avance, quelque chose de plus m'apparaît.

L'entaille refermée sur l'arrête de son nez.

Le bleu de son œil droit qui commence tout juste à se résorber.

Les ecchymoses sur ses bras.

Et celles que je ne vois pas, sous la couverture qui cache son corps.

Sa lèvre fendillée.

Les points au niveau de son arcade.

À force d'avancer, ma jambe finit par buter contre le matelas du lit, m'obligeant à m'arrêter.

Les films sont censés vous préparer à ce genre de choses. On voit tellement de choses rien qu'en zappant d'une chaîne à l'autre. On nous raconte tellement d'horreurs. Mais le vivre vous met enfin face à une certaine réalité. Et cette violence dont on a usé contre elle me donne envie de hurler. De laisser les flammes tout détruire.

Tout effacer.

Mon regard se pose sur sa main qu'un cathéter relie à une tubulure, elle-même rattachée à des poches de solutés diverses.

- Je suis désolée...

Ma voix est si faible. Mais j'ai besoin de continuer. De lui parler comme si elle pouvait me répondre.

Je laisse mes doigts aller jusqu'aux siens. Sa peau est plus froide que d'habitude. Mais c'est toujours elle. Elle est toujours là. Je ne sais pas trop si c'est un espoir un peu dingue ou simplement ce que je voudrais, mais j'évite simplement d'y penser.

Je remonte le long de son bras. Un geste qui me ramène quelques jours plus tôt. Je la revois encore. Je ressens encore ce long frisson. Ce lien invisible qui depuis le début nous attire comme deux atomes qui ne peuvent s'empêcher de se heurter.

- Tu m'exaspères parfois...

Je laisse le bout de mes doigts effleurer sa joue.

- Souvent en fait, je reprends avec un pauvre sourire qu'elle ne peut voir. Tu me pousses à bout. Tu es la personne la plus têtue de toute cette fichue planète.

Je me penche pour coller mon front à sa tempe, l'écoutant respirer en fermant les yeux.

- Mais il y a toute ces choses...que je ne pensais pas ressentir un jour. Et qui sont là, inexplicables à chaque fois que tu apparais.

Je laisse ma main descendre sans me détacher d'elle, et couvrir l'énorme bleu de son épaule, comme si cela avait pu l'effacer.

- Quinn...

Du bout du nez je caresse sa joue avant que mes lèvres ne s'appuient sur sa peau.

- Je ne veux pas te perdre non plus...


Pov Santana

Je remonte la rue. Je ne fais attention à rien autour de moi. Ni aux deux types qui essayent de me parler, ni à la cadence de mes pas, d'une lenteur exacerbée par cette chose qui menace d'exploser à l'intérieur de moi.

J'ai le regard vide.

Et j'ai l'impression de l'être tout autant.

Simplement malmenée par cette colère. Sourde. Presque palpable. En arrivant au niveau de mon immeuble, une silhouette attire mon regard. Malgré ma surprise, je feins l'indifférence en passant devant elle sans relever sa présence.

- Santana...

Sa voix est emplie d'une lassitude que je suis presque sûre de ressentir aussi. Je finis par me retourner vers elle.

- Qu'est ce que tu fais là Berry ?

Elle laisse passer un court instant avant de s'approcher.

- Tu sais pourquoi je suis là.

- Dégage.

Je sens sa main agripper mon bras. Je me retourne instantanément vers elle. Je la repousse en arrière avec violence et alors qu'elle reprend son équilibre, je m'avance. Sans que je ne m'y attende elle me met une gifle monumentale.

À vrai dire c'est la première fois qu'on a le courage de m'en donner une aussi violente.

Alors que je pense déjà au moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce, immédiatement ses yeux se mettent à rougeoyer furieusement alors que sa bouche se tord dans un rictus de colère.

- Tu crois que tes petites flammèches me font peur Ber...

- La ferme...lance-t-elle à travers ses dents serrées.

Nos visages sont maintenant à seulement quelques centimètres l'un de l'autre, une tension affreuse nous liant autant que nous séparant.

- Tu ne peux pas « la » laisser tomber comme ça. Tu ne peux pas nous laisser tomber.

- Pour qui tu te pr...

- On n'est pas sûr qu'elle va un jour se réveiller...Elle est...je ne l'abandonnerai pas, et tu ne le feras pas non plus.

Un long moment passe pendant lequel nous nous contentons de nous fixer, entre colère et culpabilité.

- Le monde autour de nous s'écroule. On ne peut pas rester là sans rien faire.

- Je ne peux pas...je finis par murmurer en laissant quelques remparts s'effondrer.

- Si on lâche maintenant, Mercedes a déjà gagné.

- Je ne peux pas faire ça ! je dis un peu plus fort en la repoussant légèrement en arrière pour pouvoir partir.

- Pourquoi ?

Mon regard redevient dur avant même que je formule ma réponse.

- À ton avis ?

- Ce n'est pas en te cachant que tu arrangeras les choses...

Elle relève les yeux vers moi.

- ne fais pas ça Santana...

Et le feu dans ses yeux s'amenuisent alors qu'elle m'apparaît un peu plus clairement.

- S'il te plaît Santana...Nous avons besoin de toi.

Alors pour la première fois de nos vies, nous nous comprenons enfin.

Mais je ne peux pas...je ne peux tout simplement pas...

Et quand je me retourne pour partir je l'entends m'appeler.

- Santana !

Mais je ne me retourne même pas.

Je claque la porte de l'immeuble et monte les escaliers trois par trois, espérant qu'elle ne me suivra pas. Qu'elle n'essayera plus. En arrivant à l'appartement vide, je reprends mon souffle contre le chambranle de la porte.

Qui aurait pu dire que Rachel Berry me ferait un jour courir ainsi ?

Je finis par aller jusqu'à ma chambre. Claquant la porte avec force, comme si ça avait pu apaiser la tension qui fait trembler mes doigts.

- On n'est pas de bonne humeur ?

Je sursaute violemment en me tournant vers les deux silhouettes qui se tiennent à ma gauche. Je fais un pas en arrière, déjà prête à l'affronter.

Mais le second regard me fait un instant baisser ma garde. Pourtant, pour la première fois, j'arrive à ne pas sombrer dans une énième lâcheté.

Mercedes a un très léger sourire qui s'intensifie au fur et à mesure qu'elle me voit essayer de comprendre le pourquoi de sa présence et une possible issue.

Elle fait claquer sa langue en s'avançant lentement vers moi.

Brittany, elle, reste impassible. Elle me regarde sans ciller. Et je n'arrive plus à savoir jusqu'à quel point Mercedes la contrôle. Jusqu'à quel point elle se laisse faire.

Acculée je finis par me jeter sur Mercedes. Pas assez rapidement car soudainement je sens une douleur horrible éclater sous ma peau, comme si mon sang était en train de bouillir.

Je me plie en deux en essayant de comprendre ce qui m'arrive.

- Plus de la moitié du corps est constitué d'eau Santana...tu le savais ?

La douleur est insupportable. J'ai l'impression que chaque cellule de mon cœur essaye de s'échapper à travers chaque pore de ma peau. J'ai à peine le temps de regarder la main de Brittany tendue vers moi, essayant de contrôler un pouvoir devenu destructeur.

- Je me pose quand même une question, dit-elle en époussetant le lit avant de s'asseoir sur l'un des coins. Pourquoi Sugar ?

La pression au niveau de mon cou se renforce d'autant plus alors que j'essaye tant bien que mal de me concentrer sur le peu d'air qui arrive encore à passer.

- Elle est si...tu m'excuseras, je ne te juge pas, mais...c'est une fille assez...insignifiante.

Et même derrière les points noirs qui commencent à apparaître derrière mes yeux je peux apercevoir son stupide sourire.

- Ce que je veux dire par là c'est que je n'aurais jamais penser que Santana Lopez puisse seulement envisager quelqu'un comme elle.

J'entends à peine le petit rire qui lui échappe alors que sa pression s'intensifie de plus en plus et que mes doigts commencent à essayer de s'appuyer sur ma gorge, comme si ça avait pu m'aider.

- je suis bête...

J'arrive encore à la voir s'approcher de moi et s'agenouiller pour être à ma hauteur avant qu'elle ne prenne avec force ma mâchoire pour lever ma tête vers elle.

- Pourquoi je demande quand je peux me servir ?

Je ferme les yeux pour ne plus voir le sourire qui lui étire la bouche.

Juste avant que je ne sente une chose insidieuse se glisser à l'intérieur de ma tête.

Et avec violence, l'invisible mal commence à faire son œuvre.

Jusqu'à ce que...

Jusqu'à ce que...