Le 21 Août dernier, mon meilleur ami, confident et petit frère adoptif était à moto quand il s'est fait percuter par un chauffard. Il est décédé 6 jours plus tard… 9 jours avant de rentrer auprès des siens dans le Sud.
Sa mort m'a frappé très durement. Et même si aujourd'hui ça va mieux, c'est encore dur. J'ai quand même décidé de me remettre à l'écriture… Ou plutôt à la correction et au peaufinage, même si j'avoue que le cœur et la tête n'y sont pas vraiment.
Mais je me dois de finir de la poster par respect à vous tous qui me lisez.
Un GRAND merci à ceux qui laissent un message, c'est motivant et très encourageant.
Bien, maintenant, je suis sûre que vous voulez lire la suite….
Le prochain chapitre et le reste de l'histoire sont dédiés à Jérôme.
Bonne lecture…..
Chapitre 15. Road trip and Release
La fraicheur de la fin de nuit nous frappe dès la porte franchie. Malgré que la maison laissait passer l'air de par ses murs et toiture détruits, celui-ci était moindre, n'aidant pas vraiment les occupants malades à refroidir leurs corps brulants. J'espérai donc que cette fraicheur soulagerait quelque peu la fièvre de Rick qui, au fil de la descente, avait encore augmenté. Je pouvais sentir la chaleur à travers ses couches de vêtements. Mais il y avait aussi les gouttes de transpirations qui fuyaient le long de sa tempe droite et son front. Et puis, il y avait sa respiration qui, même avec la pause, n'était toujours pas revenue à la normale… Alors, avec son bien être en tête, nous commençons à raser les murs de la maison. Nous la contournons par la suite puis, avec le plus de discrétion possible, nous nous acheminons vers les ruines d'1 autre habitation qui n'a pas eu la chance de celle que nous venons de quitter. Seuls sont restant debout, un pan d'un mur et la porte d'entrée. Le silence autour de nous est total ce qui rend chaque léger craquement ou son psalmodique aussi bruyant qu'1 coup de feu. Et à chaque fois, nous ne pouvons pas nous empêcher de sursauter et de nous pétrifier sur place. Lorsque rien ne vient, nous reprenons notre marche et c'est seulement 15 minutes plus tard que nous atteignons enfin les voitures. Et là, c'est la stupéfaction.
Dans la maison, je pouvais tout toucher sauf la jeune femme et je le comprenais parce que je me trouvais dans un lieu que je connaissais et étais capable de contrôler. Mais en sortant, je m'étais persuadée que l'effet disparaitrait et que Rick devrait effectuer toutes les tâches. Alors, quand mon bras était entré en contact avec la vitre du véhicule, j'avais été surprise.
Sans perdre plus de temps, je teste la poignée qui, bien sûr, est fermée. J'appuie donc Rick et, par extension, son fardeau contre la voiture puis vais tenter les autres pour trouver celle qui nous conduira vers la délivrance.
La 4ième est la bonne. Je retourne rapidement auprès des 2 malades et ensemble, nous zigzaguons en direction de l'auto salvatrice. Délicatement, Rick place la jeune femme sur le siège arrière où celle-ci se laisse tomber avant d'aller s'assoir derrière le volant. N'ayant pas trouvé de clé de contact, la seule façon de la faire démarrer est de la trafiquer. Je me penche donc sous le tableau de bord où je tire les fils, coupe ceux qui me seront utiles avec la pince trouvée dans la poche de la portière puis les réunis. Quand le moteur vient à la vie, je me dépêche de les entrelacer puis me précipite vers le côté passager et m'installe auprès de lui sans rien dire... Même si j'aurai préféré conduire, rien ne certifiait que je puisse être vu… Et imaginez-vous croiser 1 véhicule qui se conduit tout seul… Ce serait la folie !
Cahin-caha, nous abandonnons le village. Le début du trajet se fait sur une route pleine de bosses et de nid de poules. Rick est si concentré sur sa conduite, que je garde le silence. Finalement, nous nous engageons sur la Kaboul Gazhni Highway, comme l'indique le panneau que l'on vient de passer, direction Kaboul. Nous n'avançons pas à plus de 50 km/h et je prie pour que rien ni personnes ne viennent interférer dans notre échappée...
Le soleil commence à percer à travers les collines, mais la route est toujours assez sombre. Alors, malgré le risque de tomber sur des insurgés, il allume les phares. De temps en temps je me retourne pour contrôler l'état de la jeune femme qui semble s'être rendormie. En revenant pour faire face à la route après ma vérification sur Shirley, je prends quelques secondes pour observer le profil de Castle… Ou Trevor.
Avec un soupir silencieux, je me remets dans le sens de la conduite et fixe la route devant moi.
-« Quel est ton dernier souvenir ? » Demandais-je moins de 5 mn plus tard en brisant la sérénité oppressante de l'habitacle. Ne supportant plus ce silence. Ce qui est surprenant quand on sait que je me complais dans celui-ci.
-« Euh… Je suis en mouvement puis j'entends un coup de feu, des cris. J'entends aussi des hommes et des femmes parler dans une langue étrangère et… et c'est tout. »
-« Tu ne te souviens pas avoir marché dans la forêt ou avoir été recueilli par les propriétaires de la maison que nous venons de quitter ? »
-« Non. »
OH !
-« Alors quel est ton 1ier souvenir après le trou noir ? »
-« Toi dans la maison tout à l'heure. »
-« Mais si tu ne te rappelles pas de moi comment savais-tu mon nom ? » M'exclamais-je, avec une pensée subite d'une durée d'une fraction de seconde, de s'il ne me jouait pas un de ses tours tordu en feignant l'amnésie.
-« Je t'ai vu… dans des flashs et… »
OH !
-« Quand est-il de Martha et Alexis ? Te souviens-tu d'elles ? » Le coupais-je rapidement pas sûre de vouloir entendre la suite.
-« Non. » Répond-il bassement.
-« Alors pourquoi avoir dit que tu les aimais !? » Lui demandais-je agréablement surprise. Je me souvenais encore de la chaleur que j'avais entendue dans sa voix quand il avait dit les aimer.
-« Je… Je ne sais pas. Dans les flashs on avait l'air proche. Alors quand tu m'as dit qu'elles étaient ma fille et ma mère... Ca semblait la bonne chose à dire. »
-« Donc quand tu as dit que tu avais besoin de moi, tu ne le pensais pas ? » Rétorquais-je légèrement dégonflée et triste.
-« C'est… Je… Je ne peux pas l'expliquer. Il y a des fois où il ne se passe rien, et d'autres où je ne peux pas m'empêcher de réagir. »
-« Comment ça ? »
-« J'ai des images, des sons ou des ressentis qui m'envahissent mais je ne sais pas ce que cela signifie ni pourquoi certains sont plus puissants que d'autres. »
-« Quels genres d'images ? »
-« Je suis dans 1 voiture. Je crois que je suis subissant un carjacking et il y a des hurlements et puis plus rien... Et c'est terrifiant... J'entends aussi un coup de feu et des gens tout autour de moi qui crient alors que je suis penché au-dessus de quelqu'un et il y a du sang sur mes mains… Mais là, je ne ressens rien... Et quand je regarde Shirley ou que je la touche, il ne se passe absolument rien. Mais c'est différent avec toi et je ne sais pas pourquoi.
-« Dis-moi. »
-« Quoi ? »
-« Dis-moi ce qui me rend différente. » L'invitais-je à me dire avec empressement. A la fois curieuse mais surtout voulant éviter de m'appesantir sur son dernier flashback sans émotion qui, j'en mettrais ma main à couper, est de mon tir au cimetière et la douleur qui s'est installée en moi.
-« C'est… A certains moments quand je te regarde, il ne se passe rien et je n'éprouve rien. Mais à d'autres, je ressens de la colère, de la tendresse, de l'exaspération, de la tristesse et… »
-« Et quoi ? »
-« Du… Du désir... Et alors, je n'ai qu'une envie, c'est de te serrer dans mes bras et de t'embrasser. Et je ne sais pas d'où ça vient parce que de ce que j'ai compris, vous n'étiez pas ensemble. Et si après tout ce temps vous n'étiez rien de plus que des partenaires, cela signifie qu'il ne devait pas être amoureux de toi.» Finit-il par lâcher dans un murmure, son attention toujours sur la route « Et ce que tu m'as raconté ne m'aide pas à y voir plus clair. Tu dis que Rick a reçu une balle dans la poitrine mais je n'ai aucune cicatrice. Et je n'ai aucun souvenir d'avant ton arrivée dans la maison. »
Il a des flashbacks de moi… Certes pas très réjouissant… Mais. Parce qu'il y a un MAIS, Il éprouve du désir pour moi !... Il ne se souvient pas de moi mais son corps, lui, semble se rappeler. Peut-être que tout n'est pas perdu. Peut-être qu'il est bien Castle et il… Ou bien c'est seulement une réaction physiologique. Evites de t'emballer trop vite si tu ne veux pas souffrir plus que tu le fais déjà…. De plus, il ne sait pas que Rick est amoureux de toi… C'est parce que je ne lui ai pas réellement tout dit… Pour te protéger je sais. Je devrais le lui dire maintenant. Et le rendre encore plus confus ? Je ne veux pas le lui cacher. Ce qu'il ignore ne peut pas le blesser. Non, mais moi oui. Fais ce que tu penses est le mieux alors…
-« Rick, je ne t'ai pa… » Commençais-je avant d'être interrompue.
-« Je sais beaucoup de chose sur *Rick* mais rien sur Trevor. Parle-moi de lui. »
-« Je ne sais que ce que j'ai lu dans son dossier... Il est né le 26 Avril 1971 à Hamilton. Il est le fils unique de Simon Bradford un bijoutier de profession et de Tracy Bradford une institutrice en primaire. Son père est mort i ans d'un anévrisme et sa mère vit toujours à Hamilton. Il est célibataire. Il a une licence en informatique. En 96, il s'est engagé dans l'armée. Il est Lieutenant-colonel dans la 10th Mountain Division (Light Infantry) qui est basée à Fort Drum à New-York. Il a été déployé en Afghanistan le 17 Février 2007 et le 16 Mai de l'année dernière alors qu'il se rendait en mission, son véhicule a été pris en embuscade par des Talibans sur la Kaboul Ghazni Highway alors qu'il se rendait à Ghazni. La voiture a été retrouvée par une équipe qui passait par là 2 jours plus tard. Elle était vide. Malgré les recherches, Bradford et ses 3 autres compagnons n'ont jamais été retrouvés. »
-« Donc, je pourrais effectivement être ce *Trevor*. Il doit y avoir une raison pour que je porte sa tenue et que j'ai une arme à ma hanche. »
-« La dernière fois que je t'ai vu, tu m'as dit que tu avais cette arme pour te protéger mais que tu ne savais pas pourquoi tu portais ces vêtements. »
Après sa petite explication, qui pourrait à grand regret être plausible, j'ordonne à Castle de s'arrêter sur le bas-côté de la route. Oublieuse des risques encourus, je me précipite hors du véhicule avec une sensation d'oppression. Je suis ravie qu'il soit trop faible parce que ça l'empêche de me suivre. Car j'ai besoin de temps et d'espace...
Je fais les cent pas devant le capot de la voiture essayant de réfuter son explication. Mais plus j'essaie, plus elle fait son chemin dans mon esprit jusqu'à s'y encrer. Tendue et sur les nerfs, je me rue à nouveau dans la voiture et lui ordonne de faire demi-tour. Parce que si le ramener à l'ambassade signifie le perdre, alors je ne suis pas prête et ne le serai probablement jamais. Au moins de cette façon, je peux choisir qui je veux qu'il soit. Je peux le convaincre qu'il est Rick. Et priver 2 mères et 1 fille de revoir leurs fils et père ?… Sans oublier ton propre père et tes amis qui te perdraient aussi.
Il y a des moments où je souhaite que tout ça ne soit qu'un horrible cauchemar et d'autre fois, j'espère que c'est réel parce que j'ai peur que si je me réveille et découvre que tout est venant de mon imagination, je ne fasse rien pour changer les choses entre Castle et moi. Alors que si c'est vrai, je sais que je ne pourrais plus reculer. Et je ne suis pas prête à faire face à sa colère. Je ne veux pas le retrouver pour le perdre à nouveau… Peut-être qu'il veut justement que tu le retrouves et lui montres pour 1 fois que c'est lui que tu veux vraiment… Ca a toujours été lui. Mais je refusais de le reconnaitre et surtout de l'accepter. Trop effrayer de le perdre par la suite… Tu peux le perdre. Mais tu peux aussi le récupérer. Seulement, tu ne le sauras jamais si tu t'obstines à rester enfermé dans cet état.
-« Refais demi-tour. On doit rejoindre l'ambassade. » Lui ordonnais-je subitement.
-« Kate ? »
-« Fais-le. C'était une erreur… Toi et Shirley avez besoin de soin et vos familles vous attendent. » Lui expliquais-je en tournant la tête vers la vitre pour lui éviter de voir mes larmes.
Sans répondre, il remet la voiture dans le sens de la direction de Kaboul…..
¾ plus tard, le bâtiment est finalement en vue. Dans un silence, qui dure depuis mon changement d'idée, Rick fait les derniers mètres vers le poste de sécurité. A la hauteur de la cabine du gardien et du grand portail il stoppe la voiture. Le garde, un homme d'1 30aine d'années à la peau basanée sort de sa cage et vient se tenir devant la portière du conducteur. Il se penche et jette un regard dans l'habitacle avant de s'adresser à Rick
-« Eteignez le moteur s'il vous plait. »
-« Je ne peux pas. »
-« Monsieur, éteignez s'il vous plait le moteur de la voiture. »
-« Je vou… »
-« Pose ta main sur le neiman Rick. Je m'occuperai de la refaire partir plus tard. » Le coupais-je rapidement en me penchant pour déconnecter les fils, ayant senti la tension de l'homme monter en flèche.
Une fois la voiture silencieuse, les épaules du garde se relâchent
-« Qui êtes-vous et que voulez-vous ? »
-« Mon amie et moi-même sommes américains. Elle est enceinte et est gravement malade.»
-« C'est d'un hôpital que vous avez besoin Monsieur, pas d'un… »
-« Nous sommes exactement là où il faut. » Commence à s'énerver Castle.
Voyant l'homme porter sa main à sa hanche, je pose ma propre main sur le bras de Rick pour essayer de le détendre.
-« Tu dois rester calme. Il fait juste son travail... Dit-lui en juste assez pour qu'il pense que ça vaut le coup de contacter le consul ou son adjoint. » Lui dis-je quand il se tourne vers moi.
Il fait à nouveau face au gardien
-« Je suis désolé. Nous ne pouvons pas aller à l'hôpital parce que nous n'avons plus de papiers. Nous nous sommes réveillés il y a quelques heures dans une maison en ruine. Je suis un soldat de l'armée américaine. » Termine-t-il en pointant de l'index sa poche de poitrine où est inscrit le nom du soldat.
Le regard de l'homme va de Rick à la veste mais aussi au corps de Shirley allongé sur la banquette arrière à plusieurs reprises avant de se redresser et de retourner dans sa cabine. Nous l'observons se saisir du téléphone puis parler à son interlocuteur avant de revenir vers nous
-« Le vice-consul a été prévenu et il s'occupera de vous dès son arrivée. En attendant, vous avez été autorisés à entrer mais vous serez sous la garde armée d'officiers américains. »
Une fois les nouvelles annoncées, il se relève, se dirige à l'intérieur de son poste de garde et quelques secondes plus tard, le portail glisse sur ses rails pour nous permettre l'entrée.
Rick hoche la tête à l'attention du garde pendant que je relie les fils qui font repartir le moteur et alors, il roule lentement en direction du bâtiment…...
Devant les marches menant à l'intérieur de la bâtisse, se tiennent 2 hommes armés. Lorsque nous sortons de la voiture après avoir arraché les fils pour faire taire le moteur, ceux-ci s'approchent de nous ou plus précisément de Rick et pendant que l'un d'eux se charge de faire sortir Shirley, l'autre se saisi du bras de Castle et commence à l'entrainer vers les escaliers et la porte. Une fois dans la salle, Rick s'installe sur une des nombreuses chaises tandis que Shirley, toujours inconsciente, est placée sur le futon au fond de la pièce. Ensuite, ils vont se poster près de la porte. Je viens m'assoir aux côtés de Rick et inconsciemment lui attrape la main. Quand je le réalise, je commence à lâcher prise mais un serrement de ses doigts arrête mon action. Je le regarde et il m'offre un léger sourire. J'observe du coin de l'œil les 2 intrus ainsi que Shirley puis revient vers lui pour lui sourire à mon tour… Il est entouré, mais il est pourtant seul, et je suis son point d'ancrage.
-« Ca va aller. Dans pas longtemps vous serez pris en charge et tu pourras rentrer chez toi. » Lui dis-je toujours sourirante.
-« Où est chez moi ? Je ne sais même pas qui je suis. » Chuchote-t-il, conscient d'être observé par les gardes.
-« Ils vont faire 1 recherche d'empreintes et alors, que tu sois Rick ou Trevor, ils te trouveront parce que vous êtes tous les 2 dans le système. Dès lors, tu sauras qui tu es et retrouveras ta vie et ta famille. »
-« Et toi ? »
-« Quoi moi ? »
-« Que se passera-t-il pour toi une fois que je serai retourné auprès des miens ? Si je suis Bradford, que va-t-il advenir de toi ? Et si je suis Rick, va-t-on se retrouver ?... Et si je ne récupère jamais ma mémoire ? Et si je ne te revois jamais ? Et si tu… »
-« Je ne vais pas te mentir. Je ne sais pas ce qui va arriver, mais si je me réveille et que je découvre que tu es Bradford et est retourné auprès de ta mère alors cela signifiera beaucoup pour moi et si tu étais Rick et que tu ne te souvenais jamais de moi, alors j'apprendrai à vivre avec. N'importe quoi du moment que tu es en vie et toujours dans ma vie. Et puis, si on est vraiment destiné à être ensemble comme semblent le penser tous nos amis et familles, alors on se réunira à nouveau. »
-«Je serai un idiot de ne pas tomber amoureux de toi. »
Avant de pouvoir répondre, la porte s'ouvre et y entre 1 homme d'1 50aine d'années, accompagné par 2 femmes et 1 homme d'1 30aine d'années. Le plus âgé se dirige immédiatement vers nous. Rick se lève et serre sa main quand celui-ci la lui tend
-« Bonjour Mr, je suis Mr Conquodt, le vice-consul. J'ai été informé que vous aviez une situation et que vous et votre amie étiez malades. Un des gardes va prendre vos empreintes et pendant que nous vérifierons vos identités, les personnes qui sont venus avec moi vous conduiront à l'infirmerie et vous traiteront. Je reviendrai vous voir après et nous parlerons de votre situation et de ce qui sera fait pour vous faire rapatrier. »
Après un autre serrement de main, il quitte la pièce. Les 3 nouveaux venus entrent en action.
Deux se dirigent vers Shirley tandis qu'une des femmes s'approche de Rick
-« Bonjour, je m'appelle Trina Vezari et je serai votre infirmière en attendant le 2ième médecin qui est en route. Si vous vouliez bien me suivre s'il vous plait. » Et avec ça, elle s'éloigne. Et c'est accompagné par un des gardes que Rick et moi la suivons…..
La pièce ne comporte qu'un lit simple, 1 table de nuit, 2 chaises et une armoire fermée à clé. Je me poste au pied du lit et regarde la jeune femme sortir du meuble ce dont elle aura besoin. Rick s'est assis sur le lit et est me dévisageant pendant que l'homme prend ses empreintes puis quitte la pièce.
L'infirmière, sans se retourner, demande à Rick de se déshabiller et de mettre la robe d'hôpital qu'elle a lancé sur le lit. Celui-ci se redresse et commence à ôter sa veste puis le T-shirt qu'il avait dessus. Je ne peux m'empêcher de fixer son torse musclé avant de descendre et de suivre du regard le fin duvet qui disparait sous le pantalon. Quand ses mains commencent à travailler sur le bouton du dit pantalon, je relève la tête et tombe alors dans son regard amusé. Le visage virant au rouge cramoisi, je détourne les yeux.
Quand j'entends le matelas s'abaisser et le froissement du drap, je redresse la tête vers lui sans toutefois croiser son regard. L'infirmière finit enfin par abandonner son armoire pour se diriger, avec un plateau en inox dans les mains, vers son patient. Elle dépose le tout sur le chevet puis se saisi de tout le nécessaire pour faire une prise de sang. Ensuite, elle lui place une perfusion d'eau sucrée dont elle accroche la poche dans le crochet au-dessus du lit. Elle attrape ensuite le thermomètre auriculaire et lui prend la température... Le résultat est de 40.6... Elle trifouille dans son plateau puis insère une aiguille dans le robinet de la perfusion probablement lui administrant un antalgique pour faire tomber la fièvre. Elle prend ensuite sa tension et utilise son stéthoscope avant de noter ses résultats sur un carnet
-« Avez-vous des douleurs ? » Demande-t-elle rompant ainsi le silence.
-« En plus de la poitrine et de la gorge qui me brulent, j'ai la tête dans un étau et aussi une légère douleur par intermittence au niveau des côtes gauches. »
-« Le médecin ne devrait plus tarder. En attendant, je vais aller vous chercher le nécessaire pour que vous puissiez prendre une douche après la visite du docteur. Vous devriez essayer de vous reposer un peu. » L'informe-t-elle en se dirigeant vers la sortie.
Une fois seuls, je marche vers lui, m'assois sur la chaise récemment abandonnée puis pose ma main sur la sienne
-« Elle a raison, tu devrais fermer les yeux et donner à ton corps un peu de repos. »
-« Je ne suis pas fatigué. »
Comprenant sa réticence à devoir s'endormir, je me penche vers lui et même si nous sommes seuls dans la salle, je lui murmure
-« Je suis là. Et je le serai encore à ton réveil. »
-« Promis ? »
-« Promis. »
-« Ok, mais juste 5 min. »
A la seconde où ses yeux se ferment, je laisse tomber le sourire que j'avais mis sur mes lèvres parce que si lui ne s'en souvenait pas, ce n'était pas le cas pour moi. Une fois qu'il sombrerait dans le sommeil, je quitterai ses côtés. Sauf que cette fois, je ne savais pas ce qu'il se produirait après…..
Je n'ai pas besoin de le regarder pour savoir qu'il est en train d'être emporté par le sommeil. Mon corps me le fait savoir en devenant de plus en plus léger. Et alors que je me penche pour déposer un baiser sur son front, il rouvre les yeux
-« Je sais. Je sais qui je suis... Je me souviens de tout. Je… » Se met-il à crier.
Et avant de pouvoir finir, il retombe dans l'oubli médicamenteux. Quant à moi, je n'ai pas le temps de réagir que je me sens subitement aspiré par 1 force inconnue vers Dieu sait quoi ou où…..
To be continued
Pour ceux qui sont toujours suivant, merci. Et n'oubliez pas la review … Ou pas
