Bonjour à tous et à toutes !

Je le rappelle, cette fiction ne m'appartient pas, c'est celle de NCChris

Et les perso appartiennent à .

Je remercie encore pour les reviews, que je lis toujours avec plaisir même si je n'ai pas trop le temps d'y répondre

Bonne lecture


Bella POV

Je finissais de manger mon sandwich au fromage fondu et à la tomate, bu un verre de lait et fit lentement la vaisselle. Allez, Swan, arrête d'être une mauviette. Marche dans l'escalier maintenant, et va remercier cet homme incroyable d'être celui que tu avais toujours voulu dans ta vie.

J'allai dans la salle de bain pour me brosser les dents. Je me retournai pour partir et entrai en plein dans Rosalie. « Merde, Rose, tu m'as fait peur. Je vais vous mettre à tous une cloche autour du cou. » Elle se contenta de sourire et me tira dans la petite chambre de service à coté de la salle de bain. « Ok Bella, ne te retourne pas contre moi, mais vous allez en avoir besoin et je ne suis pas sur que Jasper en ai. Tu sais les rapports humains/vampires sont un peu risqués. Tu as besoin d'une protection contre le venin. » Dit-elle tout en me tendant une boite de préservatifs. Je su que je rougissais comme une folle, mais Rose souri simplement en me donnant une accolade avant de disparaître dans sa chambre avec Emmett. Je n'avais aucune idée de se que j'avais fait pour mériter une telle amie et sœur mais je trouverais un moyen pour qu'elle sache combien je l'aimais. Je sortis finalement de la salle et me dirigeai vers l'étage.

J'hésitai un instant, ma main sur la poignée de porte de la chambre de Jasper, non, notre chambre maintenant. Prenant un profonde inspiration, je tournai la poignée et entrai. Il n'avait pas perdu de temps pour rendre la pièce la plus accueillante possible. Des bougies parfumées à la vanille étaient dispersées stratégiquement autour de pièce, lui donnant une lumière douce. Je savais que Jasper essayais de me mettre à l'aise. Dans la salle de bain attenante, je pouvais entendre couler l'eau de la douche et le chaud baryton de Jasper en train de chanter quelques ballades. Je me détendis en sachant qu'il m'offrait quelques minutes à moi avant son retour. J'en profitai pour ranger le « cadeau » de Rosalie dans le tiroir de la table de nuit qui était, je pensais, de mon coté du lit et me glisser dans mon pantalon de pyjama. Je commençai à me brosser les cheveux, perdue dans mes propres pensées pendant un petit moment, m'émerveillant de la chance que j'avais d'être entourée d'autant d'amour. Je devais vraiment être ailleurs, car je ne l'ai pas entendu quand il se posta derrière moi et me prit doucement la brosse des mains. C'était extrêmement sensuel de le sentir me brosser les cheveux avec son odeur tourbillonnant autour de moi. Il sentait la cannelle, le bois de santal et le miel, une odeur à la fois douce et épicée.

Aucun de nous ne parla pendant quelques instants, nous savions que notre relation était sur le point de changer de manière significative. Lentement, je me retournai pour le regarder. Il était une des plus belles choses que je n'ai jamais vu. Il portait un pantalon de flanelle et sa poitrine était nue. Il était grand et assez mince, musclé mais comme un coureur, pas imposant comme Emmett. Ses yeux étaient comme du caramel fondu. Je n'avais jamais vu son torse jusqu 'à aujourd'hui. Je savais d'instinct qu'il avait honte de ses cicatrices. Il faisait très attention à ne pas les montrer. Je pouvais voir sa nervosité dans le léger tremblement de ses mains. Il n'était pas sur de ma réaction quand à se que j'avais sous les yeux. Je m'approchai encore de lui et embrassai doucement sa poitrine, passant de cicatrices en cicatrices. Il gémit légèrement et je su qu'il fallait que je lui dise que ça ne me rebutait pas. « Tu as tellement été blessé dans le passé. Je voudrais pouvoir supprimer cette douleur, mais je sais que tu ne pourras jamais l'oublier. Permet moi d'essayer de te montrer que le passé est le passé. » Murmurai-je.

Ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes et il me prit dans ses bras pour me porter sur le lit. « Bella, j'ai envie de toi ce soir, » dit-il d'une voix rauque, « mais j'ai besoin que tu saches quelque chose sur moi d'abord. Tu dois savoir qui je suis réellement réellement. » Je pouvais sentir la honte qu'il projetait. Je tendis la main pour caresser sa joue et hochai la tête. Je savais que rien de se qu'il pourrait dire ne ferait changer mes sentiments à son égard, mais il fallait qu'il partage ça avec moi. Je glissai loin de lui sur le lit et mis mes pieds sous mes fesses. Il avait besoin d'un peu de distance pour son récit. Il me lança un regard reconnaissant et, regardant vers le bas, commença son récit, son accent devenant encore plus présent.

« J'étais le plus jeune major de la guerre civile. Te l'ai-je déjà dis ? Même si je leur avait menti sur mon age en leur disant que j'avais 18 ans à la place de 16, j'ai toujours été le plus jeune. J'avais 20 ans quand je fus promu au grade de major dans l'armée confédérée. J'avais un certain pouvoir sur les gens. Je suppose qu'on peut dire que j'étais charismatique et que j'étais un brillant stratège. Ma mission, dans la nuit où j'ai été changé, était d'évacuer les habitants d'une ville qui allait bientôt être le théâtre de combats. J'ai pris mon travail avec sérieux et avait commandé à mes hommes de diriger les femmes et les enfants dans un fort voisin, en sécurité. Je galopais au crépuscule sur la route vide, à la recherche de retardataires, quand j'ai vu les trois plus belles femmes que je n'avais jamais vu. Elles avaient une étrange discussion. Très vite je me rendais compte qu'elles parlaient de moi. Je me suis dirigé vers elles et, en parfait gentleman que j'étais à l'époque, leur ai demandé si je pouvais les aider. La brune, qui j'appris plus tard se nommait Maria, ignora ma question, se tournant plutôt vers ses compagnes de route et leur dit qu'elle pensait me garder.

Je me souviens plus grand chose à part l'agonie de la transformation. J'ai brûlé pendant trois jours et, quand je me suis réveillé, Maria commença à m'apprendre à me nourrir et à combattre. Tu vois, toutes les parties de notre monde ne sont pas pacifiques, même chez les vampires. Dans le Sud, il y avait des guerres sanglantes constamment. Les territoires étaient gagnés et perdues à une vitesse folle. Les clans commencèrent à créer des armées de nouveaux nés, pour exploiter leur force brute durant les batailles. Maria avait eu vent de mes récompenses et de mon grade et m'a créée spécialement pour ça. La découverte de mon don lui fit très utile par la suite pour calmer les nouveaux né, très irritables et peu contrôlables. Pendant près d'un siècle, je me suis battu. J'ai continué à m'élever dans la hiérarchie de l'armée de Maria et suis devenu son amant. Elle me récompensait grandement quand je faisais bien mon travail, mais inversement, me punissait aussi beaucoup. Les cicatrices que tu peux voir sont autant dues aux batailles qu'aux sévères punitions de Maria. J'avais une autre tache également, celle de détruire les nouveaux nés dont la force s'était affaiblie après un an de vie vampirique. Durant de nombreuses années, je l'ai fait sans le remettre en cause. Je n'avais pas d'amis en dehors de Maria et j'avais perdu toute mon humanité. Je me suis nourri, battu, j'ai baisé mais au moins j'existais. Du moins, le croyais-je.

Un jour, alors que j'étais envoyer pour détruire le dernier groupe de nouveau né ayant passé l'age, je fus envahi par une profonde douleur. J'avais une connaissance, Peter. Il était mon commandant en second. Il essayait de protéger un des nouveaux nés que je devais détruire. Son nom était Charlotte et je pouvais sentir tout leur amour qu'ils avaient l'un pour l'autre. Il était si fort, Bella. Depuis un moment, je détestai ce que j'étais devenu, mais je ne connaissais pas d'autre vie. Alors je les laissai partir, sachant que Maria allait me punir. Je sombrai de plus en plus dans une profonde dépression. Maria ne comprenait pas ce changement en moi et me punissait d'autant plus.

Cinq années ont passé avant que Charlotte et Peter reviennent vers moi. Ce dernier me pria de venir avec eux, me disant qu'une autre vie était possible. Ils étaient des nomades, pas végétariens mais pacifiques. Dieu, Bella, j'étais si fatigué de la guerre. Je suis parti avec eux. Je ne l'ai dis à personne et l'ai fait sans un regard en arrière. Je suis resté avec Peter et Charlotte de nombreuses années, mais la dépression ne voulait pas me quitter. Vois-tu, je ressentais toutes les émotions de mes victimes, leur peur, leur désespoir, leur douleur. Et cela finissait par me bouffer littéralement. Même si la vie était paisible avec eux, je ressentais une extrême culpabilité à me nourrir. J'espaçais mes repas autant que possible, pour finalement craquer et replonger dans le noir de nouveau. Je me détestais. Peter et Charlotte étaient inquiets pour moi, ils étaient et sont toujours de bons amis pour moi, même si nous ne partageons pas désormais la même philosophie d'alimentation. Peter m'a donc conseillé de m'éloigner et de réfléchir à un possible autre style de vie.

Je l'ai quitté, lui et Charlotte, le jour même. J'ai fini par rencontrer Alice à Philadelphie et nous avons rejoins Carlisle et le reste de la famille peu après. Tu vois Bella, c'est la raison pour laquelle il a toujours été très dur de contrôler ma soif de sang. J'ai passé plus de 85 ans essentiellement à laisser libre cours à ma soif. Mais je te jure, jamais je ne pourrai te blesser. Je n'ai plus soif de toi de cette façon. Le seul désir que j'ai pour toi est celui d'un homme envers une femme. » Termina Jasper, la voix tremblante.

Il ne releva pas la tête après son discours, mais la honte et le dégoût de soi émanait de lui par vagues. Des larmes coulaient sur mon visage au vue de la douleur qu'il avait du subir dans le passé. Je ne pouvais imaginer le Jasper que je connaissais vivre comme ça et je su à cet instant ce que je devais dire pour le lui faire comprendre.

Je le tirai alors vers moi, versant tout mon amour et l'acceptation dans ma voix, sachant qu'il pouvait le sentir, et murmurai : « Ce Jasper est mort depuis longtemps. Il n'existe plus. Tu es un homme bien, encore plus pour avoir eu toutes ses expériences et d'avoir réussi à les rejeter et à changer de vie. Je suis très fière de le savoir et de vous aimer, Jasper Whitlock. » Je senti son corps rigide se détendre contre le mien alors qu'il commençai à être secoué de sanglots sans larmes.


A bientôt !