Bonsoir mes loulous!

Désolée du retard, j'ai été très malade durant mon jour de congé (et je le suis encore, grrr p*tain de grippe), du coup, je n'ai pu finir mon chapitre qu'aujourd'hui... :(

J'espère que vous ne m'en voulez pas trop... :/

Merci pour toutes vos reviews si adorables! Vous êtes toujours au top, je suis à chaque fois tellement flattée et reconnaissante de voir vos messages! *.*

Pour la personne anonyme qui trouve que mon titre est "nul", ben je suis désolée, mais pour les titres, je ne suis pas très douée...

Et pour ceux qui me demandent s'il s'agit de SwanQueen, même si cela ne paraît pas encore évident, ce sera OF COURSE du SwanQueen! Cela va se construire progressivement! ;)

Bon allez, trêve de blabla! Voilà le nouveau chapiiiiiiiitre! Et comme prévu, un secret va être révélé... :D

Mouack! :)

Rien ne m'appartient (sauf l'histoire)

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Marco observe. Les esprits agités, les angoisses dominantes, les cœurs effrayés. Un absolu non-sens règne. Il voit la pureté se marier à l'obscurité, corrompue par la peur et par l'envie. Il soupire. Forcément, une part de lui comprend. Les paroles de l'Auteur se répètent en boucle. Comme une rengaine, une chanson d'été facile et entraînante, dangereusement voluptueuse. Une fin heureuse. La paix enfin trouvée. Il le sait, peu importe qu'ils soient habités par la candeur ou la noirceur, chaque habitant présent ici est animé par ce désir. Il le sait, rien n'est tout noir, rien n'est tout blanc. Dans la vie, dans les contes de fées, rien n'est aussi tranché. Rien n'est aussi radical. Ce n'est pas possible. Les frontières entre le bien et le mal sont floues, nuancées, de plus en plus indécises. Lui-même s'est approché des affres les plus ambigus pour protéger son fils. Il aurait été prêt à tout, et lorsqu'il y réfléchit un peu plus longuement, il sait au plus profond de lui qu'il aurait été capable du pire. Pourtant, il n'est pas un mauvais bougre. Non. Tout le monde s'accorde à le décrire comme un homme bon, aimant, sage bien que borné. Il se situe toujours éloigné des conflits. Il aide son prochain aisément et avec un total désintérêt. Il n'est certes pas irréprochable, mais il est loyal, fidèle et a bon cœur. Ou du moins, il fait toujours son possible pour agir avec altruisme... Tandis qu'il se perd dans ses pensées, il commencer à errer, visitant inconsciemment chaque pièce de la maison. Il laisse la parole et les décisions aux royaux, aux fous, aux sorciers. Lui n'est personne. Il préfère rester en retrait.

La bâtisse s'organise autour du rez de chaussé et d'un seul étage. Pour chaque niveau, une chambre commune, composée de sept lits, une salle de bain ainsi qu'un dressing. Si l'Auteur semble vouloir recréer une véritable vie en communauté, nul doute qu'il cherche aussi à favoriser l'émergence de deux clans bien distincts. Le vieil ébéniste rejoint la salle de séjour. Certains cherchent du réconfort, certains manigancent, d'autres tentent simplement de garder leur calme. Il continue son chemin et rejoint le couloir sombre et étrange qui l'intrigue depuis son arrivée et que nul ne semble avoir remarqué encore. Sans doute l'expérience des choses. Marco a toujours eu l'œil. Il sait discerner les détails les plus infimes, les égratignures les moins visibles. Il sait voir des choses que l'œil humain n'est pas toujours apte à distinguer. Une particularité sans doute due à son métier. Il avance dans la semi-obscurité du couloir. Grâce à de légères lumières fluorescentes éparpillées sur les murs, il parvient à atteindre la porte noire qui se dessine progressivement, tout au fond du corridor. Le cœur battant, le sang bouillonnant, il pose sa main sur la poignée. Il inspire, puis expire bruyamment. Il abaisse le levier. En vain. La porte est fermée à clef... Déçu mais sa curiosité plus que piquée au vif, il décide de calmement revenir sur ses pas et faire part de sa « trouvaille » aux autres. Si l'Auteur a placé cette porte ici, ce n'est pas sans raison. Il y a forcément une explication. Alors qu'il rebrousse chemin, et toujours dans l'optique de connaître les moindres détails qui l'entourent, Marco observe les lumières fluorescentes présentes sur les deux longs murs du couloirs. Il y a des chiffres, des lettres, des tableaux mais aussi des symboles. Une véritable énigme. Il fronce les sourcils. Qu'est-ce que ce charabia peut-il bien signifier ? Il reste là, stoïque. Tandis qu'il commence à se creuse les méninges, curieux de connaître la signification de ces inscriptions lumineuses, une voix féminine légèrement et naturellement suave le sort de ses réflexions.

- Marco ? Tout va bien ?

Le vieil ébéniste se tourne vers Ruby, souriant.

- Pas mal et toi ?

- Ouais, c'est... embarrassant toute cette histoire.

Marco comprend immédiatement le sous-entendu. C'est vrai que c'est embarrassant. Même plus. Le vieil homme mentirait s'il prétendait se moquer que l'on découvre son secret...

- Tu as peur ma grande?

La jeune louve ne répond pas mais affiche une moue des plus expressives. Clairement déroutée, sans doute paniquée. Marco approuve d'un léger signe de tête. Il ne dit rien. Peut-être devrait-il la rassurer... Il a de la bouteille, comme on dit dans le jargon. Malgré les épreuves endurées, Ruby, elle, reste une jeune femme désinvolte, passionnée et spontanée. A ce même titre, elle devient plus vulnérable en situation dangereuse. Marco sait qu'il se doit de se montrer apaisant, même s'il n'a jamais vraiment su comment consoler autrui. En silence, il passe un bras autour de l'épaule de Ruby et la serre doucement. Puis après un temps, il la dévisage. Soulagée par cet étreinte presque paternel, la jeune femme sourit.

- On va s'en sortir hein ?

- Bien sûr, bien sûr... On va bientôt trouver une solution, ne t'inquiète pas ma grande. Regarde les autres, ils essaient tous de nous faire sortir d'ici.

- Je ne crois pas...

Marco la toise silencieusement, le sourcil levé en signe d'interrogation. La voix de Ruby s'éteint légèrement, une aura inquiète tordant ses cordes vocales déjà fragiles et tremblotantes.

- Que veux-tu dire ma grande ?

- J'ai bien vu les regards de Zelena ou encore de Rumple, j'ai senti l'adrénaline dans leurs veines... Ils sont tentés par la proposition de l'Auteur...

- Hum... Tu sais comment ils sont. On sera plus fort, je te le promets.

Ruby se blottit un peu plus contre cette présence sûre et sage puis observe les murs fluorescents à son tour. Après un moment de profonde méditation, elle prend de nouveau la parole.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?

- J'en sais foutrement rien, sûrement une petite énigme de l'Auteur pour nous rendre fou. Je crois qu'il est assez doué en la matière.

La louve rit légèrement. Marco sourit, heureux d'avoir pu apporter ne serait-ce qu'un peu de réconfort à la jeune femme aux cheveux rouges. Et tandis qu'ils reprennent faiblement leur contemplation des murs bariolés d'énigmes et autres cryptages, de violents éclats de voix émanent de la salle de séjour. L'ébéniste et la serveuse se regardent, inquiets et dans un même mouvement se dirigent vers le salon. Là, un drôle de spectacle les attend : des habitants prostrés, figés entourant une Snow et un David en pleine dispute, leur visage rougis par la rage. La voix de la princesse blanche, criarde et péniblement aiguë, tente de prendre le dessus sur celle de son mari, grave et roulante.

- Attends, dis-moi clairement, qu'est-ce que tu sous-entends par « Tu ne sais pas tout de moi », hein, ça veut dire quoi ? Depuis quand une femme a des secrets pour son conjoint ?!

- Arrête un peu David, toi non plus, tu n'es pas clair ! Alors arrête de faire l'idiot et concentrons-nous sur l'essentiel !

- Oh oui, faisons comme si tu ne me cachais rien ! Faisons comme si de rien n'était !

- David !

- Quoi David ? Hein ? Quoi David ?!

- Je ne comprends pas, t'étais prêt à brûler tous les secrets et là...

- C'était avant que MA femme ne se cache de moi ! Là, forcément, tu comprendras que je deviens méfiant !

- Dis-donc, t'exagères, je ne t'ai posé aucune question sur ton secret ! J'étais prête à fermer les yeux...

- HE BIEN MOI J'ÉTAIS PRÊT A TE LE MONTRER ! ALORS MONTRE-MOI LE TIEN !

- ALORS LA, JAMAIS DE LA VIE !

Marco, comme les autres, regarde le couple royal se déchirer. Il ne sait que faire. Il a l'impression d'être dans un film, à l'instant crucial où toute la vérité va éclater et que toutes les lèvres sont suspendues à ces quelques secondes. Tandis que Snow positionne ses bras derrière son dos et ferme ses poings tellement fort que le père de Pinocchio voit ses phalanges blanchir, David se jette sur elle et tente de lui arracher son secret. Belle, Emma et August accourent vers eux et tentent de les séparer. Tout va très vite. Dans la bataille, David parvient à soutirer le petit papier des mains de sa femme. Un cri hystérique sort violemment de la gorge de la petite brune, qui tente de frapper le prince, retenue avec difficulté par sa fille. Le regard fou, David s'éloigne, déplie fébrilement le papier et pâlit dangereusement. Zelena s'approche de lui, féline et vicieuse, s'empare du secret de l'Ambassadrice de l'Amour Véritable. Après une brève seconde, elle éclate de rire, un rire fou et doucereux, puis lit à voix haute, tout sourire, devant une Snow suppliante.

- « J'ai 500 conquêtes à mon tableau de chasse »...

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Voilà, on découvre un peu Marco et la conclusion du chapitre: Snow White est en fait une chaudasse! :P

J'espère qu'il vous a plu! Le prochain chapitre sera pour mercredi prochain! Je m'intéresse un peu plus aux "méchants" et un petit moment Regina/Emma, je pense :)

Je vous kiffe! :)