Suite et fin ! Oui, je publie vite, en fait, le chapitre n'aurait pas dû être coupé mais je le trouvais trop long.

Comme je vous le disais, la Civil War, je l'aime paaaas ! Donc j'ai tenté de suivre les comics un maximum, tout en en faisant une version... que je préfère.

Bonne lecture ! (et merci à ceux qui ont laissé les commentaires sur le chapitre 1 sur mon autre profil Dandysme)


3. NUIT BLANCHE POUR NUIT BLEUE

Steve courait, se débarrassait de ceux qui voulaient l'arrêter sans même ralentir. À une intersection, il vit le couloir D. Il l'emprunta, cherchant le bon numéro. Porte 206, 208, 210... la 212 était ouverte, des bruits de coups, des geignements contenus... Tony en train de tabasser quelqu'un ? Il se précipita et stoppa dans son élan, totalement surpris par la scène. L'ingénieur était bien là mais menotté à une chaise alors qu'une brute le frappait. Du sang s'écoulait sur sa joue, comme une larme. Leurs regards se croisèrent, l'autre était de dos, il n'avait rien vu.

Bien-sûr que je me souviens, je serais incapable de l'oublier, même si je le voulais...

Le type se retourna, Steve ne réfléchit pas pas une seconde et lui décocha une droite qui le sonna pour le compte. Puis il pointa son arme sur la tête de Tony.

Et maintenant, on fait quoi ?

« Salut, Cap'.

- Donne-moi une bonne raison de te libérer.

- J'en ai plusieurs : l'envie d'un bon bain chaud puis je me mâterais bien un film et cet endroit manque cruellement d'AC/CD.

- T'arrêtes jamais, hein ?

- Si, Cap', désolé... Tu sais quoi ? Je crève de trouille que tu ne le fasses pas. Je crève de trouille que tu me laisses là, que tu ne veuilles pas me laisser une chance de... J'ai toujours peur sans toi, ça n'a pas changé.

- Vraiment ? C'est pas l'impression que j'ai.

- Je sais. Je suis le roi du bluff. »

Ils entendirent des pas dans le couloir. Tony fronça les sourcils. Steve hésita un instant, puis il jura entre ses dents et rompit la chaîne des menottes de sa seule force.

« Merci.

- Ne me remercie pas trop vite. Si tu ne m'expliques pas tout, je te rappelle que tu n'as pas ton armure et cette fois, je ne te ferai pas de cadeau et ceux qui arrivent non plus, à mon avis.

- Alors décide-toi : tu me fais confiance ou tu les laisses me buter, voilà ton choix, Steve. »

Le soldat se pencha sur l'homme à terre, lui prit son arme et la tendit à Stark.

« Je passe devant, suis-moi. Et t'avise pas de me tirer dans le dos.

- Je ne ferais jamais ça.

- T'as la mémoire courte. »

Mais déjà, le peloton se précipitait sur eux, échanges de coups de feu, de coups de poings et bientôt, tous les agents du Shield furent à terre. Tony, toujours coincé derrière Steve, le poussa pour avancer mais celui-ci ne bougea d'un pouce et se tourna vers lui.

« Steve, faut qu'on file.

- Ces types étaient prêts à flinguer leur directeur alors on sort pas d'ici tant que tu ne m'as pas tout dit.

- On n'a pas le temps.

- Eh bien, on va le prendre ! »

Ils se défièrent un instant du regard puis Tony soupira. De toute façon, il ne pourrait jamais faire bouger le soldat dopé au super sérum s'il ne le voulait pas. Et franchement, il en avait assez de s'opposer à lui.

« Tu te souviens du Sénateur Warrington ? Il veut le Shield, l'a pris et si on ne l'arrête pas, ce sera un bain de sang.

- Celui à qui tu dois ta place, je crois.

- Oui.

- Alors pourquoi tu es là, attaché et tabassé ?

- Il a découvert que... je suis un agent double, je l'ai toujours été. Je devais me renseigner sur les Avengers et balancer ce qui pouvait être utile. À lui mais aussi à quelqu'un d'autre qu'il ne porte pas dans son cœur.

- Mon dieu... et qui t'a demandé un truc pareil ?

- Si je te le dis, tu ne me croiras pas.

- Essaie quand même.

- Warrington et... Fury.

- Oh bon s... ! Je n'en reviens pas qu'à ce moment précis, tu essayes encore de m'embrouiller ! Pourquoi il ne serait pas venu t'aider alors ? T'es vraiment...

- J'ai dit à Fury de t'embarquer et que je me débrouillerais pour le reste. Je te le jure sur le disque dur de Jarvis.

- Le quoi ?

- Sa... sa tête. Je te le jure sur la tête de Jarvis, Cap'. »

Steve l'observa un instant. S'il y avait bien quelqu'un à qui Tony pouvait tenir, c'était bien Jarvis. Et c'était aussi la seule chose dont il pouvait être sûr avec lui en ce moment.

« Warrington est ici ?

- Non mais ses chiens de garde, oui. Il dispose de toute l'infrastructure du Shield... améliorée par moi. Dès demain matin, il va exposer son plan au Congrès, de tous nous anéantir avec les félicitations du Jury. On n'en n'est plus au registre, ça va devenir une chasse aux super-humains. Et une fois le champ libre, l'opinion pour lui, il va tout détruire, renverser le système, le Président, il peut désormais le faire.

- Comment t'as pu le laisser faire ?!

- Je devais le court-circuiter mais y'a eu un imprévu.

- Et lequel ?

- Toi. Il m'a testé, je devais te tuer, j'ai refusé et j'ai planqué les codes de l'Iron Man, déconnecté Jarvis, il ne peut pas s'en servir. J'ai juste eu le temps de prévenir Fury qu'il vienne te chercher. »

Tony avait baissé la tête comme un gamin pris en faute avec la main dans la boite à biscuits. Ses démons semblaient imprimés sur son visage. Steve avait envie de le toucher, le réconforter, autant que de le frapper.

« Tony, il est temps de rétablir l'ordre, tu crois pas ?

- Tous les deux ?

- Y'a plus que nous.

- Tu peux encore t'en aller, c'est mon bordel que je dois régler.

- Il n'est pas question de nous mais de ce qu'il peut advenir. T'as plus l'armure mais moi, je peux me débrouiller sans bouclier alors je crois que tu as besoin de moi. Allez, en route. »

Les deux hommes se faufilèrent à l'extérieur où il régnait une ambiance survoltée : des camions, des voitures, des agents partout et tout en haut d'une tour de métal, le vaisseau qui s'apprêtait à décoller. Ils ne purent longtemps s'interroger sur la conduite à tenir, rapidement repérés et se retrouvant sous un feu nourri. En se mettant à couvert, ils avaient été séparés. Seulement armés de deux pistolets chacun, sans armure, sans bouclier, leur destin leur paraissait bien sombre. Pourtant, ils continuaient d'avancer, Steve se chargeait tous ceux qui se trouvaient au sol, en neutralisait le plus possible pendant que Tony progressait dans son ascension vers le vaisseau.

Après quelques combats au corps à corps, ils étaient tous deux en sang mais toujours debout. Puis les munitions vinrent à manquer. Steve s'était réfugié derrière un container, il leva la tête. Tony le regardait, trente mètres plus haut. Il souriait.

Comme pour dire adieu.

Ça ne peut pas finir comme ça.

D'autres balles sifflèrent à leurs oreilles. Ils allaient perdre, la ville, la vie. Tout allait finir dans le chaos. Il y eut une seconde de silence puis plusieurs explosions simultanées. L'apocalypse ? Steve leva les yeux. Non. Les Avengers. Il leva la main et réceptionna son bouclier, l'ancien, que Natasha venait de lui lancer. Il ne réfléchit pas plus avant et partit à l'assaut de la tour d'acier. Ses muscles le propulsaient, couvert par les flèches de Clint qui tirait sans discontinuer. Il se jeta au-dessus de Tony et les protégea d'une rafale.

« Cette fois Tony, on fait les choses ensemble. »

Chacun sentait la chaleur de l'autre. Le soulagement d'être en vie. Ensemble.

Encore une fois, au moins cette fois.

« Il faut qu'on les arrête. », souffla l'ingénieur.

Un rugissement leur fit tourner la tête. En bas, le Hulk s'attaquait à la structure alors que la foudre de Thor frappait l'engin qui ne pouvait pas décoller.

« Je crois que les autres vont s'en charger. Viens Tony, on se barre. »

Ils touchaient à peine la terre ferme que tout s'écroulait, le vaisseau avec la tour dans une explosion gigantesque. Encore une fois, le soldat et le bouclier tinrent bon. Les deux hommes se redressèrent de concert, les dégâts étaient titanesques, encore quelque chose à reprocher aux super-humains. Fury les rejoignit à ce moment.

« Pas trop de bobos, messieurs ?

- Non, ça ira, répondit le milliardaire. Et maintenant ?

- Je crois qu'il est temps pour vous de rendre une dernière visite au Congrès, Stark. Je vais rester ici faire le ménage. »

Steve, que les autres Avengers venaient de rejoindre, s'interposa.

« Holà, attendez. Je crois que vous nous devez un paquet d'explications avant, non ? »

Fury releva le menton, nullement impressionné.

« En effet, Capitaine. Je ne vous apprendrai pas que parfois, nous ne sommes que les marionnettes d'un gouvernement. Le Sénateur Warrington ne m'impressionnait pas, j'ai eu le tort de le sous-estimer. Il a réussi à mettre dans sa poche les hommes les plus influents, ma place était sur le sellette, on m'a fait disparaître. Je vous ai réunis au moment des menaces mais il me fallait une taupe parmi vous, il fallait que je sache si je pouvais compter sur vous pour ce moment précis.

- Pourquoi Stark ?, demanda Natasha.

- Il est le seul à qui je ne pouvais rien cacher, il s'est infiltré dans nos systèmes avant même notre première rencontre. Il était l'homme idéal.

- Et pourquoi as-tu accepté, Tony ?, demanda le soldat.

- Parce que j'avais des choses à racheter, ce que l'Iron Man ne suffisait pas à faire.

- Et ce registre ?

- C'était l'idée de Warrington, répondit l'ingénieur. Il fallait que je donne la change, que je fasse croire que je tenais chacun de vous dans le creux de ma main. Je savais que tu ne serais pas d'accord, Cap' mais il fallait que je le fasse. Tu es incapable de mentir, je ne pouvais rien te dire.

- Au point de sacrifier Spiderman ?

- Je n'avais pas prévu ça. Il voulait le révéler avant de raccrocher, je n'ai fait que le rallier à moi en faisant ce qu'il aurait voulu. L'attaque contre sa tante est un dommage collatéral. »

Steve faillit lui décrocher une droite.

« Comme la partie de la ville détruite lors de notre combat ? Combien de morts, de blessés ? Bon sang Tony, j'avais l'homme-araignée devant moi, je l'ai blessé ! Tu te rends compte ?

- OUI ! Oui, bordel, oui ! Et maintenant, je vais finir de régler tout ça. Jarvis est hors course donc pas d'armure et j'ai six heures de route à faire en quatre heures alors je vais monter dans cette putain de bagnole, faire mon putain de job et tout sera réglé. »

Steve lui attrapa le bras pour le stopper, un peu trop fort.

« Je viens avec toi.

- Pourquoi ? Tu veux surveiller mes arrières, Cap'tain America? Je suis assez grand pour...

- Non. Je veux être sûr que tu feras ce que tu dis.

- Je vois qu'entre nous, y'a comme un léger problème de confiance.

- Ouais et c'est pas le seul. En route. »

Stark prit le volant et démarra en faisant crisser les pneus sur le gravillon.

« Ça s'est plutôt bien passé », commenta Clint.

Les autres rigolèrent. Fury les avait contactés quelques heures auparavant, grâce à Banner. On ne pouvait risquer de voir apparaître le Hulk en cas de grosse contrariété donc Fury l'avait isolé et mis dans le secret. Jarvis n'avait eu aucun mal à suivre Steve, Natasha et Clint depuis qu'ils avaient quitté la Tour Stark, le reste avait été un jeu d'enfants ou presque. Personne ne se méfiait de Bruce, ils lui avaient fait confiance et l'avaient écouté. Et pour l'heure, ils avaient encore à sécuriser les lieux et reprendre définitivement possession du Shield, Stark se chargerait de convaincre le gouvernement. Fury sourit, ça s'était vraiment bien passé.

OoO

La voiture sportive lancée à pleine vitesse avalait les kilomètres.

« Steve, tu vas me faire la gueule tout le long ?

- J'en sais rien. À ton avis ?

- Il me semble, sans m'avancer bien-sûr, que c'est bien parti pour.

- Et comme tu as toujours raison, je ne peux qu'approuver.

- Même si tu ne me crois pas, ça m'a coûté de faire tout ça.

- T'as encore raison, je ne te crois pas. Tony, t'es le roi du contrôle, de l'embrouille, j'imagine que tu t'es bien marré. Et te taper le Capitaine America a dû être la cerise sur le gâteau. C'était aussi pour mieux m'espionner et me contrôler ? »

Steve avait tourné son visage vers la vitre, cachant le pli d'amertume qui lui faisait serrer les dents. Tony soupira, il ne savait que dire pour lui expliquer, les mots n'y suffiraient jamais.

Tant de nuits blanches, pour ça. Tu me manques, putain !

Le milliardaire leva la main, effleura du revers de ses doigts la mâchoire crispée du soldat qui, sans même y penser, appuya un peu son visage sur cette chaleur qui lui faisant cruellement défaut en cet instant.

« Steve, je te jure... Tu as été le seul imprévu. J'ai voulu tout arrêter, c'est pour ça que je suis parti, que j'ai disparu. J'étais fatigué de tout ça, de te mentir. Je ne suis pas un homme bien, Cap', sauf avec toi. Mais tu m'as retrouvé et là, j'aurais dû me barrer encore, mais je n'ai pas pu. Je t'ai menti, c'est clair mais jamais sur ce qu'il y a... avait entre nous, jamais. »

Steve se tourna vers lui. Son regard bleu dans le jour qui pointait ressemblait au ciel, plus à la glace.

« T'as une mine à faire peur. Arrête-toi, je vais prendre le volant.

- Je peux...

- Tony, arrête-toi. Laisse-moi t'aider et je te préviens, tu rentres pas là-dedans tout seul.

- Tu veux veiller sur moi, Cap'tain ?, ricana l'ingénieur.

- Non, juste que si quelqu'un doit te mettre une raclée, ce sera moi. »

Tony éclata de rire en se garant sur la bas-côté. Alors qu'ils se croisaient, Steve se ficha devant lui, le scruta, sourit en coin quand il vit le milliardaire plisser les paupières. Il prit son visage entre ses mains et posa sa bouche sur la sienne. Tony crut d'abord à une hallucination puis s'accrocha à lui, rendit son baiser. C'était doux puis plus exalté, plus urgent, comme s'ils pouvaient rattraper le temps. Le temps qui filait, inexorablement. Ils se séparèrent, un peu essoufflés, puis regagnèrent leurs siège pour filer sur des chapeaux de roues.

« T'as remarqué, Tony ? On est habillés pareils. Ils vont nous prendre pour des frères. »

Il regarda le tee-shirt blanc, la veste noire à capuche, les jeans...

« T'as pas tort mais je dirais que c'est la version Sex-Bro'. »

Steve sourit en rougissant légèrement, secoua la tête puis enroula ses doigts autour de ceux de son amant. La route était encore longue mais ils avançaient...

OoO

On les fit entrer dans la salle ronde du Congrès, bondée. Une arène où Warrington tenait tribune.

« Je viens d'apprendre que le Shield a été attaqué par les Avengers, venus libérer le Capitaine America et menacer le directeur Stark. L'heure n'est plus à l'amnistie, tous les moyens seront employés pour les mettre hors d'état de nuire. »

Tony se pencha sur un sénateur qui jouait au Sudoku sur sa tablette au fond de la salle.

« Pardon Sénateur, je peux ? »

Sans attendre de réponse, il s'empara de l'objet et pianota. L'homme n'avait rien dit, les détaillant tous les deux, sales et couverts de sang et le regard menaçant de Steve n'encourageait pas à la rébellion.

« Jarvis, tu es prêt ?

- Absolument, Monsieur. »

Le soldat l'interpella.

« Il te suffisait d'une tablette à 200 dollars pour réactiver Jarvis ?

- Évidemment. Et tu as reconnu l'appareil, je suis fier de toi.

- Pourquoi tu ne t'es pas servi de l'Iron Man pour venir ?

- Parce que tu n'aurais pas été avec moi. », lui répondit-il avec un clin d'œil.

Ils avancèrent alors que les volets roulants se fermaient et que des écrans holographiques s'allumaient un peu partout. Le show made in Stark pouvait commencer. Warrington avait pâli et les regardait approcher sous le brouhaha de la foule. Tony se plaça à côté de lui, Steve juste quelques pas en arrière.

« Messieurs, mesdames, bien le bonjour. Et oui, je vais mieux que j'en ai l'air. En tant que Directeur du Shield, je viens corroborer les propos du Sénateur. Voici les images. »

Les murs s'allumèrent, explosions, boules de feu, le vaisseau tombant dans le vide. On les vit tous : Le Hulk en train d'abattre la tour, Thor, Natasha, Clint... un chaos de flammes et de sons. Puis tout s'éteignit. Aussitôt, l'assemblée vociféra. Tony laissa faire quelques secondes et à nouveau, d'autres images. Warrington y était en gros plan, donnant ses ordres à Stark puis on le vit avec d'autres hommes, des mafieux, des hommes recherchés, des terroristes, les enregistrements de ses plans pour renverser le gouvernement.

Les lumières revinrent sur un Congrès tétanisé. Tony se mit au micro.

« Bien, je crois que tout le monde aura compris. Et pour ce qui est de dévoiler l'identité des Avengers, voici ce que vous avez besoin de savoir. »

Il écarta les bras et aussitôt, les volets se levèrent, toutes les armures se découpaient dans chacune des ouvertures de la coupole.

« Tous ont fait le serment de protéger, VOUS protéger et notre pays. Il me suffit d'un signe pour faire exploser cet endroit. Mais en fait, cette technologie n'est là que pour arrêter l'assaut de Warrington, ses hommes sont neutralisés. Et pour finir, je démissionne du poste de Directeur mais j'ai déjà nommé mon remplaçant. Merci de m'avoir donné ce pouvoir, Warrington, c'était dans mon contrat. Bonne journée. »

Il y eut un instant de flottement puis toute l'assemblée se leva pour applaudir alors que Stark se dirigeait vers la sortie, suivi de Steve.

« Tu ne peux pas t'empêcher de faire le cabot, hein ? »

Tony ricana.

OoO

Ils s'étaient engouffrés dans l'hôtel le plus proche, tout de même cinq étoiles. Dans la plus grande suite, ils avaient commandé un repas auquel Tony ne toucha pas, il n'avait vraiment pas faim.

« Je vais prendre une douche », dit-il.

Il attendit une seconde pour laisser à Steve le choix de l'accompagner mais ce dernier ne fit que hocher la tête, sans bouger du salon. À présent qu'ils étaient enfermés ici tous les deux, un certain malaise s'était réinstallé. Ils n'avaient pas eu un geste vers l'autre, le soldat gardant les bras croisés ou les mains dans les poches, le message était clair, il allait lui faire payer quelques temps ses mensonges.

L'ingénieur se glissa sous le jet brûlant, le sang dilué par l'eau qui s'écoulait par la bonde. Il y resta longtemps, laissant ses muscles se dénouer petit à petit. Mais il faudrait bien plus que de l'eau pour le laver de sa culpabilité. Car il s'en voulait d'avoir dû se servir de ses amis, même si la cause le valait. Ses amis... s'ils pouvaient encore les considérer ainsi...

Une serviette autour des reins, il se regarda dans le miroir : le visage écorché, des hématomes partout, ce n'était vraiment pas beau à voir. Il éteignit la lumière, seul le réacteur ARC diffusait sa lumière bleue et ça le rasséréna quelque peu. Il s'habilla, Jarvis avait tout prévu avant leur arrivée : chambre réservée, affaires propres, dîner commandé, le parfait majordome. Il n'enfila qu'un pantalon de toile noir et un tee-shirt blanc, il voulait profiter encore d'être dans le bleu filtrant à travers le tissus.

Dans le salon, Steve était allongé sur le canapé.

« La place est libre.

- Merci, j'irai tout à l'heure.

- Bien. Je vais dormir, je suis rincé. Tu me rejoins ?

- Hmm. »

Ni oui, ni non. Tony referma la porte de la chambre derrière lui, descendit les volets puis s'allongea tout habillé. Il aurait voulu s'endormir comme ça, sans plus rien penser mais non, son esprit toujours en éveil écoutait les bruits à côté, analysait chaque son, guettait le moindre signe.

La douche, la porte de la salle de bain, le froissement du canapé de cuir.

Steve ne viendrait pas et là, il n'avait plus la force de passer une autre nuit blanche, ou journée puisqu'il était quatorze heures mais peu importe. Il se mit torse nu, éteignit la lampe et se coucha sur le côté, le bleu l'enveloppait, colorait le bord du lit, le sol, le dressing... et le sommeil le surprit, comme une délivrance.

OoO

« Tony, Tony, réveille-toi. »

Il ouvrit les yeux, s'extirpant de son cauchemar comme un nouveau-né le ferait du ventre sa mère. Aux forceps ! Il était essoufflé comme après une course, les ténèbres étaient partout.

Pourquoi fait-il noir ?

Ah oui, parce qu'un bras puissant le maintenait, cachant le réacteur. Et un souffle sur sa nuque, un chuchotement dans son oreille.

« Chut, Tony, tout va bien, je suis là. »

Steve. Un lit. Une chambre. L'hôtel.

La réalité lui revenait par bribes, d'abord le plus important. Il soupira.

« Tony, ça va ? »

Steve s'inquiétait, craignant encore une crise de panique.

« Oui Cap', maintenant, ça va. Il est quelle heure ?

- Trois heures du mat.

- Wahou, y'a un bail que je n'ai pas autant dormi. »

Le réconfort cessa quand il sentit le soldat le lâcher et s'écarter. La nuit, le froid, il avait besoin de le voir, sa version bleue, celle qu'il était le seul à partager avec lui. Aussi, il se retourna face à lui en position fœtale, colla ses mains jointes sous sa joue pour ne pas être tenté par le geste de trop. Steve était couché au dos, son profil se dessinait devant lui, il avait les yeux fermés. Et il craignait de prononcer le moindre mot, de peur qu'il ne s'enfuie à nouveau.

« Tu veux en parler, Tony ?

- Du rêve ? C'est toujours le même, je plonge vers le noir, le vide, seul, je ne contrôle rien, même Jarvis n'est plus là. Cette impression de mourir... puis je me réveille.

- Je fais le même parfois, sauf que tout est blanc, le blanc de la glace.

- Moi le noir, toi le blanc, toujours aussi différents. Mais regarde.

- Quoi ? »

Tony se redressa, glissa sur le matelas et monta à califourchon sur les cuisses du soldat.

« Tu vois, là, tout est bleu. »

Steve leva la main et posa sa paume sur le réacteur, les plongeant dans les ténèbres. Il sentit Tony se raidir imperceptiblement alors il ouvrit les doigts, la lueur bleue filtrant entre eux puis la laissa à nouveau passer. Du bout de sa pulpe, il courut autour du cercle parfait, sur le métal puis élargit, jusqu'à la peau. Il sourit. Ce demi-sourire, qui voulait dire qu'il pardonnait, qu'il lui en voudrait toujours. Tony sentit une goutte d'eau salée franchir la barrière de ses cils. Il la détesta, cette stupide goutte d'eau, il était un show-man, il aimait se donner en spectacle, toujours en représentation. Les apparences, toujours. Sauf que son armure virtuelle se fissurait, juste par la force d'un seul effleurement du Capitaine America. Steve la recueillit du pouce, prit le visage entre ses mains, se redressa jusqu'à s'asseoir et posa doucement ses lèvres sur leurs jumelles. Il se recula aussitôt, plongeant son regard dans les deux orbes sombres qui le fixaient avec anxiété.

« Tony, je comprends pourquoi tu as fait ça. Il va falloir arrêter de t'en vouloir.

- Je ne...

- Il va falloir arrêter de penser que tu déçois ton père. »

Le soldat lui aurait envoyé un uppercut en plein plexus solaire que ça n'aurait pas été pire.

« Comment tu... ?

- Il était mon ami. Il était un génie mais il y a bien longtemps que tu l'as surpassé. Par contre, il avait ses démons et il est devenu un homme dur. Ne deviens pas comme lui.

- Je suis désolé.

- Ça ne suffit pas.

- Merde, Steve, je sais. Apprends-moi.

- Et depuis quand tu écoutes les autres ?

- Depuis toi. Je te le jure. Ce n'est pas seulement mon père que j'ai peur de décevoir mais toi. Surtout toi. Je me fous des autres mais toi, c'est important ce que tu penses de moi.

- Ok. Donc tu es un menteur, un escroc, un manipulateur.

- Dis-moi quelque chose que je ne sais pas, grogna le milliardaire en détournant le visage.

- Mais tu n'hésiteras jamais à sacrifier ta vie pour une cause. Tu sais quoi ? Je ne te reproche pas de ne m'avoir rien dit, je te reproche d'avoir risqué ta vie. Tu étais prêt à y rester pendant qu'on serait tous en sécurité, comme ce jour où tu as foncé vers le portail avec la bombe. Si tu étais mort, comment tu crois qu'on se sentirait ?

- Vous me détestiez assez pour passer à autre chose.

- Quoi ? Ne me dis pas... tu as agi ainsi pour nous préserver ? Bon sang Tony, la confiance, tu sais ce que c'est ?! »

Cette discussion s'éternisait, Stark était lassé. Bordel, il était assis sur le Cap'tain, dans un pieu et ils allaient continuer à parler ? Marre, juste, trop marre ! Il accrocha la nuque du soldat et fondit sur sa bouche, y insinua sa langue, s'écorchant sur ses dents. Et ferma les yeux quand Steve emprisonna sa taille de ses bras et le serra contre lui. Il s'embrassaient, se caressaient. Le tee-shirt du blond fut soulevé et ôté entre deux baisers. Puis Steve sembla revenir sur terre et détourna son visage.

« J'ai tout gâché entre nous, pas vrai ? »

Tony posait la question sans douter de la réponse. Steve était là mais il le sentait se retenir, encore pire que leur première fois. Et c'était insupportable. Ce dernier soupira.

« Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Que tout est oublié ? Et Peter Parker, tu crois qu'il oubliera, maintenant qu'il est sous les projecteurs, que ses proches sont menacés ?

- Lui et sa tante sont à la Tour, ils ne risquent rien. Je... les gens ont su qui j'étais, ça n'a pas posé de problème, je ne me doutais pas que lui...

- Tu as toujours été sous les lumières, tu vis en reclus dans ta tour, tes voitures, tes jets... ton armure. Ta vie n'a changé en rien, la sienne, si. Il voulait raccrocher ? Il ne le pourra plus.

- Ouais, et par ma faute, je sais.

- Non Tony, NOTRE faute. Je me suis buté contre toi, je n'ai pas cherché à comprendre, j'aurais dû rester pour te convaincre et pas partir comme je l'ai fait. Je suis aussi responsable que toi.

- Et pourquoi ça m'étonne que tu prennes ça sous ta responsabilité ? Bon, tu m'énerves, Môssieur la Vertu. »

Tony tenta de s'échapper mais une poigne de fer le retint.

« Eh, tu vas où, là ?

- Je rentre réparer mes erreurs et peut-être, et je dis bien peut-être, que tu verras que tu peux me faire confiance à nouveau. J'ai merdé, et je suis sûr, même certain, que je merderai encore. Mais jamais je ne laisserai qui que ce soit s'accuser de mes conneries.

- Y'a vraiment un truc que tu ne comprends pas, c'est qu'on est deux. On ne fait pas que coucher ensemble.

- Oh, j't'en prie ! Tu veux quoi de plus, les violons, un bouquet de fleurs ?

- Non. À partir de maintenant, on partage tout et ce n'est pas négociable.

- Tu ne veux jamais rien... à part la culpabilité, bien-sûr. »

Steve secoua la tête et le repoussa. Tony le vit à regret se lever du lit mais alors qu'il pensait qu'il allait fuir, il le vit déboutonner son jean et le descendre.

« Wow, Cap', tu ne portes pas de sous-vêtement ? Trop excitant. »

Le soldat eut un petit sourire gêné puis il s'allongea à plat ventre en travers du matelas. Tony sentit sa gorge soudain s'assécher.

Offert. Terriblement sexy.

« Euh, tu sais, t'es pas obligé...

- Ce n'est pas le cas. On partage tout et ce n'est toujours pas négociable. Et je te signale que ta règle dans ton lit est d'y être à poil, j'invente rien. »

Tony ne trouva pas la répartie. En un geste, Steve venait de tout lui pardonner, lui donner une deuxième chance, sa première fois.

C'était trop.

Dans leur couple, le soldat avait toujours été actif, non pas que ça gêne Tony, le premier pas leur avait coûté, plonger dans l'inconnu avec le sérum. Mais ils avaient trouvé un rythme, une sorte d'osmose entre eux. Steve n'avait jamais eu de relation gay auparavant, c'était tabou à son époque, il n'avait connu bibliquement aucune femme depuis son réveil, l'intimité lui faisait peur depuis les années 40, la seule et unique fois où il avait voulu faire l'amour à une femme, il l'avait blessée, pas sérieusement mais il avait bien failli lui casser un bras juste en le serrant trop fort. Seul ce diable de Tony n'avait eu cure de ses avertissements, il était un nouveau challenge, une énigme qu'il ne supportait pas de ne pouvoir résoudre. L'excitation avait fait le reste.

Mais là, Steve reprenait les rênes, sans doute laissées trop longtemps au milliardaire. Tony glissa hors du lit, se déshabilla et vint se placer entre les jambes du soldat qui dépassaient du matelas.

Si beau sous cette lumière bleue.

Du bout des doigts, l'ingénieur glissa sur les chevilles, remonta doucement le long de la face externe des jambes, lentement. Arrivé aux hanches, il monta sur lit et écarta les cuisses fermes des genoux. Ses pouces s'égarèrent sur les fesses puis remontèrent le long des flancs alors qu'il se penchait et embrassait la colonne vertébrale tout du long. Sous la lueur bleue, la peau se couvrait de petits monts à son passage, les muscles roulaient.

Une vue sur l'océan.

Tony s'attarda sur la nuque puis glissa à gauche. Steve se tourna vers lui et leurs bouches se rencontrèrent, d'abord doucement puis plus ardemment, une envie de dévorer l'autre. L'ingénieur pesait de tout son poids sur le corps dur sous lui, il savait qu'il pouvait le supporter sans peine et puis, c'était bon de se reposer sur quelqu'un. Il embrassa la mâchoire, remonta vers l'oreille, à nouveau la nuque. Il nicha son sexe entre les fesses et se balança, faisant monter la tension encore d'un cran.

« Comment tu te sens, Cap' ?

- Plutôt bien jusque-là. »

Tony rigola puis se laissa glisser en arrière, descendit du lit. Il se dirigea vers la table de nuit, en sortit du lubrifiant.

« Saveur coco, qu'est-ce que tu en dis, Cap'tain ?

- J'en dis que tu devrais pas laisser refroidir... et ne lésine pas, surtout. »

Steve était à présent un peu nerveux.

« Recule un peu », lui ordonna son amant qui revenait derrière lui.

Steve obtempéra.

« Bon soldat ! », railla le milliardaire en lui donnant une tape sur la fesse, ce qui fit soupirer le blond.

Mais ce dernier ne perdit pas de temps à lui répondre, sentant quelque chose et chaud et humide titiller son intimité. Tony y jouait de la langue, caressant, tournant autour pour s'insinuer sans forcer. Et il branlait divinement le soldat dont seule la moitié du corps reposait encore sur le lit.

« Woow, Tony... »

Celui-ci sourit, s'il arrivait déjà à lui faire perdre les pédales, ça présumait du très bon pour la suite. Et puis, Steve méritait qu'il fasse ça bien, il méritait le meilleur de lui et comptait bien le lui donner. Il le caressa ainsi de longues minutes, variant le rythme de sa main, la pénétration de sa langue. Puis il le délaissa, souriant au soupir de pure frustration. Il revint sur le lit, l'embrassa, le guidant de la main pour qu'il s'allonge, plaçant un oreiller sous son ventre. Le soldat le touchait, laissait ses mains s'égarer partout dès qu'il le pouvait, il était à point, aussi, l'ingénieur enduisit son membre de lubrifiant et tout en caressant son dos, il s'aligna. Il tenta la pénétration tout en douceur, à la troisième poussée, il était entré.

Steve respira un grand coup, ce n'était pas vraiment douloureux mais assez dérangeant.

« Steve, détends-toi.

- Euh, c'est pas hyper agréable, là.

- Je te promets que ça va le devenir mais faut vraiment que tu... j'ai pas d'armure, là...

- Oh bordel, me fais pas rire maintenant.

- Je ne plaisante pas, je te le jure... »

Steve pouffa dans les draps mais ce petit intermède lui avait permis de se laisser aller. Il sentit Tony coulisser à l'intérieur de lui, très doucement. Puis les sensations se muèrent vers quelque chose de plus électrique, son corps réagissait à chaque passage. Ce ne furent bientôt que gémissements, peaux qui claquent l'une contre l'autre.

Tony regardait ce corps parfait dans la lumière bleue qui bougeait au même rythme que lui. Le plaisir enflait, refluait, revenait par vagues. La sueur brillait sur leurs peaux moites, leurs odeurs se mélangeaient. Juste avant d'atteindre le point de non retour, Tony se retira et d'une pression sur l'épaule, obligea au soldat à se mettre au dos. Il se plaça entre ses jambes, s'allongea à demi sur lui. Il prit leurs deux membres dans sa main et bougea pour en augmenter la friction, Steve recouvrit ses doigts des siens et bouche contre bouche, les souffles courts, ils se rejoignirent dans l'orgasme. Tony voulut s'écrouler aux côtés de son amant mais ce dernier le retint et l'emprisonna dans ses bras.

« Reste-là. »

Tony abandonna la lutte de bon gré. Il était encore tôt, ils pouvaient se rendormir. Et il ne ferait pas de cauchemar cette fois, il en était persuadé, la nuit était bien trop bleue pour que le noir y trouve sa place, bien trop bleue pour qu'elle soit blanche.

OoO

Ils n'étaient revenus que depuis une demi-heure à la Tour que Tony était déjà dans son laboratoire. Steve avait pris le temps de discuter avec les autres Avengers qui avaient rejoint la Tour. Il y fit connaissance de Tante May qui semblait bien adaptée à son nouveau royaume, elle était charmante. Ils parlèrent un peu, de tout sauf de ce qui s'était passé. Tony ne les avait pas encore confrontés et Steve n'avait pas insisté, ils partageraient un joyeux repas puis tout serait pardonné, ça marchait comme ça entre eux. Parce que le milliardaire avait mis sa vie en jeu, chacun ferait le tri. Il y aurait quelques piques, ça n'irait pas plus loin car demain, ils pourraient être amenés à combattre côte à côte et personne ne doutait d'Iron Man dans ces moments-là.

Il échangea encore quelques mots avec Clint avant de le rejoindre. Aussitôt, un jeune homme lui fonça dessus.

« Ooooh, c'est pas vrai ! Le Capitaine America ! Je suis trop content de vous connaître, Capitaine Rogers. »

Steve venait de rencontrer Spiderman et il s'était attendu à tout sauf à un tel accueil.

« Euh, merci. Tu peux m'appeler Steve et me tutoyer. Et encore désolé pour ça. »

Le jeune homme portait encore sur le visage les traces de coups que lui-même lui avait infligé.

« Oh non, t'en fais pas, c'est rien du tout. »

Tony lui sourit de loin puis leur fit signe de venir.

« Peter, on va faire les premiers essayages, mets-toi là. »

Il le poussa sur un cercle au milieu de la pièce pendant que Steve s'asseyait sur un tabouret, se demandant ce qui allait se passer. Tony lui fit écarter bras et jambes.

« Bon, tu ne bouges pas. Jarvis, envoie.

- Tour de suite, Monsieur. »

Aussitôt les robots, dans une parfaite chorégraphie, recouvrirent l'homme-araignée d'un costume de métal rouge et or. Tony s'approcha de son amant.

« Alors, qu'est-ce que tu en penses ?

- C'est incroyable.

- Et attends de voir la suite. Peter, essaye de bouger. Elle est légère et très flexible. »

Le jeune homme fit quelques mouvements, gagna de l'assurance et se retrouva bientôt au plafond à envoyer de la toile un peu partout.

« Wooow, elle est géniale ! Je ne sens pratiquement pas de différence avec mon ancien costume.

- Je vais y apporter encore quelques améliorations, j'ai pas mal de gadgets à y ajouter.

- Je peux sortir l'essayer ?

- Va. Mais ne fais rien que je ne ferais pas.

- No limit alors, yeah ! »

En moins d'une seconde, il sortait par le toit et on le voyait passer d'un immeuble à l'autre. Tony le regarda faire depuis la fenêtre puis sentit deux bras autour de sa taille. Il s'adossa contre le large torse de son compagnon.

« T'as fait un sacré boulot, Tony.

- Si je le pouvais, je le rendrais invulnérable mais c'est mieux que rien.

- T'en as fait un Avengers, je crois que tu lui a redonné la fierté de combattre maintenant qu'il n'est plus seul. C'est notre force à tous. »

Tony hocha la tête et lia ses doigts aux siens. Le soleil se couchait, le ciel bleu se teintait de violet, d'oranger, New-York s'allumait sous leurs pieds. Il se détacha de son amant et l'embrassa avant de s'éloigner.

« J'ai encore du boulot, tu restes avec moi ?

- Je peux t'aider ?

- Si je peux te rouler une pelle de temps à autre, ça ira très bien.

- Si tu as froid, je te réchaufferai.

- Et si tu as peur, je te rassurerai. »

Ils se souriaient. Tony revint vers ses écrans, expliquant ce qu'il faisait à Steve qui n'y comprenait rien mais écoutait religieusement, son crayon et son bloc de dessin à la main. La nuit tombait doucement, ils passeraient sûrement une nuit blanche à travailler, dessiner, discuter puis s'aimer ici ou là, contre un mur ou sur le plancher à la lumière du réacteur... une nuit blanche pour une nuit bleue...

FIN


Et voilàààà ! J'espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire que moi à l'écrire.

Pour la salle du Congrès, j'ai brodé, j'ai cherché des images et ai interprété l'architecture à mon histoire lol. Mais bon, ce n'est que détail...

Puis je veux en profiter pour passer un petit mot au nom de mes copinoux et copinettes auteurs: Une fic comme celle-ci, on met 20 minutes à la lire mais elle prend des heures, des jours à être écrite, lue et relue, à s'en faire saigner les doigts et les yeux. Et après l'histoire de plagiat, ce connard qui copiait les textes et les vendait sur le net, on se décourage, on ne publie plus. Alors laissez un p'tit mot sympa pour encourager les auteurs que vous aimez, rien qu'un merci. C'est flatteur de voir que vous nous mettez en favoris mais quand on vous offre quelque chose dans la vie réelle, vous dîtes merci, non ? Et inutile de me sortir que demander des reviews, c'est comme se prostituer, on me l'a déjà faite et ce n'est drôle qu'une fois XD.

Au plaisir ;)