Hey !

Voici le quatrième texte, pour l'instant celui qui m'a donné un peu plus de fil à retordre, l'idée m'est venue après avoir lu celles de Myrrdyn, d'ailleurs je voulais te dire merci et tes idées m'ont fait penser aux titres des Petit ours brun ou des Martines xDD
Oh, et le titre de ce texte ne me convient pas du tout donc si quelqu'un a une autre idée hein...

Bonne lecture~~

Shiguré

Kyo poussa la porte de la maison, se traîna jusqu'à la salle de bain la plus proche, celle de Shiguré qui devait sûrement dormir heureusement. Il se laissa tomber au sol sans prendre la peine de refermer la porte, minuit était passé depuis presque une heure maintenant. Il ferma les yeux pour tenter de reprendre son souffle, son bras gauche étroitement serré contre lui, sa main droite refermée sur sa hanche couverte de sang. Son tee shirt n'était plus qu'un souvenir et son pantalon allait avoir besoin de raccommodage...

Il était allé se promener après que les autres se soient couchés et rapidement, s'était retrouvé avec trois gros bras tout sauf rassurants, il s'était retrouvé en deux temps trois mouvements projeté contre le mur qui fermait l'impasse et, sans plus d'hésitation, deux des hommes avaient fait pleuvoir sur lui des coups de poings, de pieds, tandis que le troisième faisait le guet. Lorsqu'il avait essayé de s'enfuir en passant par le coté, l'un des deux avait saisit son avant bras pour le tirer à nouveau vers eux et il avait sentit résonner dans tout son corps le bruit d'un craquement sinistre. Les deux autres l'avaient réprimandé en lui disant qu'ils n'étaient pas censés trop « l'abîmer », ils avaient donc arrêté là et étaient partis aussi vite qu'ils étaient venus.

Il avait fallu quelques minutes au roux avant qu'il ne reprenne totalement ses esprits, gémissant de douleur, il avait ramené son bras blessé contre lui et s'était adossé contre le mur pour se relever lentement. Il aperçu alors un petit tas de papier posé à même le sol devant lui, les ramassant, il reconnu le sigle d'une prestigieuse école Américaine qu'il avait contacté avec l'espoir de pouvoir enfin s'affranchir de la pression des autres Sohma, d'après les mots du sous directeur, il n'y avait aucune raison qu'il ne soit pas pris, mais sur ces papiers, on lui annonçait que malheureusement, il n'était pas accepté.

Il comprit qu'Akito avait joué de ses relations contre lui. Encore une fois. Et que les bleus qui commençaient à marbrer sa peau étaient les marques de sa colère à son égard. Il referma avec violence son poing sur les feuilles et, sa douleur paraissant bien réduite face à la rage qu'il contenait avec peine, il réussi sans trop de mal, boitant tout de même légèrement, à atteindre la maison.

Kyo plaça un simple pansement sur sa hanche après avoir nettoyé la plaie et entreprit de soigner son bras. Il allait sûrement devoir passer voir Hatori, soupirant, il se rassura tout de même en se rappelant qu'il y avait bien longtemps que le médecin ne lui posait plus de questions. Celui ci se doutait de toute façon qu'il verrait le chat rapidement à chaque fois qu'Akito semblait presque « heureux ».
Il se releva, prenant au passage une crème contre les bleus et les courbatures dont il était à priori le seul à se servir, il sorti et croisa Shiguré alors qu'il se dirigeait vers l'escalier, il retint de son mieux un tressaillement et s'empêcha de baisser les yeux, il marcha un peu plus rapidement tout de fois vers l'étage et ferma sa porte au plus vite, silencieusement cependant pour ne pas risquer qu'une autre personne ne se réveille.

Au rez de chaussée, le maudit du signe du chien soupira, désolé, ces derniers jours, il ne pouvait qu'observer le chat dépérir lentement, ses sourires déjà rares disparaissaient, l'épée de Damoclès continuellement pointée au dessus de lui par Akito se faisait plus présente à chaque instant et il évitait au maximum d'être enfermé entre quatre murs, les cernes sous ses yeux ne se faisaient elles que plus présentes au fil des jours.

Mais que pouvait il y faire ? De plus, on lui avait toujours répété que le chat était le monstre qu'il fallait haïr, enfant, il était le monstre qui viendrait le chercher s'il était désobéissant, et bien qu'il considère Kyo plus comme un enfant qu'autre chose, une part de lui ne pouvait que se réjouir en voyant les cicatrices qui se traçaient sur la peau du monstre.
Alors, comme souvent, il soupira une nouvelle fois mais retourna dans sa chambre en essayant d'oublier que le jeune homme qui logeait chez lui devait être en train de haleter de douleur à l'étage du dessus.

Fin...

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