Pour ce dixième one shot, (et oui déjà, j'ai du mal à le réaliser ! xD) je vous offre une petite note de douceur et d'insouciance (oui, j'en suis capable. Parfois.), qui je l'espère vous fera sourire~
Ma réaction après l'avoir écrit : ô mon dieu ce texte est bizarre. Je ne sais pas du tout s'il est bien ou particulièrement nul. C'est la première fois que j'écris quelque chose comme ça, je crois... J'espère qu'il est plus bien que nul, quand même xD
Imthebest : Révélation de la review : TU ES UNE FILLE ! Quelle perspicacité, je sais, je sais. Et, ô, joie, quelqu'un qui n'aime pas Yuki ! Magnifique. XD
Désolé de t'avoir un peu déçue sur le dernier, j'espère que celui ci te satisfera (oh put*** j'aime pas écrire ce mot, il me fait penser au salsifis. Beurk.) plus.
Voilà voilà, bonne lecture jeune salsifis de sexe féminin.
Bonne lecture ! ^^
L'enfant
L'enfant courrait, comme tous les autres enfants, il courrait de toute la force de ses courtes jambes. Savourait cette impression de régner sur ce monde dont il ne connaissait encore qu'une minuscule partie. Il appréciait de cette fois, ne pas courir pour fuir une personne voulant lui faire du mal. De ne pas courir pour fuir les regards dégoûtés qui ne se cachaient plus depuis l'enterrement. De ne pas fuir son père aussi. Surtout
Aujourd'hui, il courrait pour avoir le droit de rire et de sourire, comme tous les autres enfants. Il courrait retrouver la vieille femme dont il ne connaissait pas le nom. Mais il connaissait son visage, son sourire, ses mains, et le son de sa voix et de son rire. Et ça lui suffisait.
Il arriva finalement devant la petite maison au jardin bien entretenu, plein de fleurs colorées ou blanches, d'herbe douce et d'écorce rêche. Et la vieille femme se trouvait là, penchée sur des jolies fleurs dont l'enfant ne connaissait pas le nom. Il s''approcha et tira doucement sur le tablier plein de poches, et la vieille femme sursauta et baissa les yeux vers lui, qui avait soudainement peur d'avoir fait une bêtise, et de ne plus avoir le droit de venir ici, et de ne plus avoir le droit de venir la voir. Mais la vieille femme eu un grand sourire en le voyant, et l'enfant se détendit, un peu.
-Mon petit, je suis heureuse de te voir ! Est ce que tu viens m'aider ?
L'enfant se contenta de hocher la tête, et se mit à genoux sur le sol, comme la vieille femme, et commença à sortir les fleurs de leurs pots en plastique pour les mettre dans les trous dans le sol, comme la vieille femme le lui avait montré.
Elle non plus ne connaissait pas son nom. L'enfant avait peur que, si il le lui disait, elle saurait qui il était, et ne voudrait plus de lui dans son jardin. Alors la vieille femme l'appelait avec plein de surnoms qui surprenaient toujours l'enfant habitué à son nom prononcé avec mépris ou avec dégoût.
Lorsque l'enfant et la vieille femme eurent finis, elle le prit par la main et ils allèrent dans la maison chaleureuse pleine de bibelots et de photos qui ravissait toujours le petit. Ils s'assirent à la table de la cuisine et burent leurs simples verres d'eau pendant que la vieille femme entamait une conversation, bien que sachant très bien que l'étrange enfant ne dirait pas plus de quelques mots.
Elle l'avait rencontré la première fois un soir, à une heure à laquelle un enfant de cet âge aurait dû être à la maison avec père et mère, il marchait dans la rue en frottant de petites égratignures. Lorsque elle l'avait interpellé et lui avait demandé ce qui lui était arrivé, il lui avait dit qu'il était tombé. Alors la vieille femme l'avait emmené chez elle et avait désinfecté les petites plaies en évitant les nombreux bleus qui colonisaient la peau mâte sous le tee shirt de l'étrange enfant. Mais la vieille femme n'était pas idiote, et les réactions de chaton blessé de l'enfant lui laissaient envisager les pires scénarios. Alors, tout au long de la soirée, elle avait tenté de l'apprivoiser, un peu, et lorsqu'il était parti, elle lui avait dit qu'elle serait très contente de le revoir s'il le voulait. Et l'enfant avait simplement hoché la tête en la regardant de ses étranges yeux rouges avant de retourner d'où il était venu.
Il s'était passé presque un mois avant que l'enfant ne revienne, et la vieille femme avait perdu tout espoir de le revoir. Alors lorsqu'il était arrivé devant le grillage du jardin, n'osant plus bouger, elle lui avait souris comme personne d'autre ne lui souriait et l'enfant avait su qu'il avait eu raison de venir.
Vous vous doutez bien sûr que ces moments de joie douce et insouciante ne durèrent pas, car sinon, l'homme qu'était devenu l'enfant serait différent. Mais ils durèrent tout de même presque une année, durant laquelle la vieille femme éleva bien plus l'enfant que ses parents ne l'avaient jamais fait, faisant grandir et s'épanouir la partie humaine de son esprit qui jusque là restait terrée au fin fond de lui. Et ces souvenirs restaient parmi les plus chers de l'homme qui avait finalement eu le droit d'être un enfant, une fois dans sa vie.
Fin...
