Un mois et quelques jours après ma dernière publication, on oublie finalement la candeur pour retrouver la noirceur !

Imthebest : Non, la vieille dame n'est pas Kyoko ! Voyons elle n'est pas vieille du tout Kyoko ! xD J'imaginais plutôt une mamie de 70/80 ans xD. Heureuse qu'il t'ai tout de même plu xD et désolé du retard de celui ci, j'espère qu'il te plaira malgré le registre totalement différent du dernier ^^

Bonne lecture~

Monstre

L'atmosphère semblait s'accorder a son humeur, la pluie assombrissait le ciel du soir et frappait violemment le sol en une cacophonie de battements qui résonnait dans son crâne et rythmait ses gestes. Le sang coulait le long de son cou, sa tempe a vif lui faisait un mal de chien mais il s'en foutait, il ne sentait que l'adrénaline qui courait le long de ses veines et lui faisait lever les poings pour frapper chaque surface de peau ou de chair rougie a sa portée.

Tout son corps hurlait a l'épuisement mais les corps de ce petit gang de racaille qui jonchaient la rue tout autour de lui lui donnaient l'impression d'être fort, alors il continuait, car il savait que cette impression s'estomperait vite.
Ces imbéciles avaient voulu obtenir tout l'argent qu'il pouvait leur donner, quels idiots, il n'avait déjà pas un sou sur lui, mais il n'était surtout pas d'humeur à se montrer conciliant avec ces gamins de son âge ou moins.

Ils le frappaient, corps sans visages a ses yeux, objets de chair et de sang. Humains. Différents de lui.
Ils ne le connaissaient pas, mais même pour eux il l'était.
Il était le monstre.

Alors il frappait en retour, il entaillait leur peau, faisait saigner leur chair, fendait leurs os, car c'était ce que faisaient les monstres. Et il aimait ça. Pouvoir cogner sans retenue, sentir ses tendons se tendre, ses muscles se bander, son sang bouillonner. Il ne voyait plus. Ne se souvenait plus. Son esprit n'existait plus. Il n'y avait que son corps, qui se couvrait peu à peu de sang et de marques, et ses yeux. Les derniers imbéciles encore debout prenaient peur en les voyant, et il les imaginait pleins de soif de sang et de folie. D'un rouge plus brûlant qu'habituellement. Le rouge des yeux d'un monstre, d'une bête.

Les derniers avaient fuit. Les autres s'étaient relevés et les avaient rejoints. Et lui s'éloignait.

Il tremblait, l'adrénaline se purgeait lentement de son corps. Les blessures cessaient déjà de saigner. Les bleus se formaient.

Et lui souriait, car c'était ce que les monstres faisaient.

Fin.