Coucou tout le monde !
J'espère que je ne vous ai pas fait trop attendre. Dans ce chapitre il y aura beaucoup de descriptions, j'espère que cela ne vous prendra pas la tête. ^_^
Je remercie une nouvelle fois mes nombreux lecteurs, mes nombreux reviewers, toutes celles et ceux qui l'ont mis en alerte/favoris.
Donc merci à Sarah-chan, Mama, Kytiara, Nemuros, Maryloup, Sakura-okasan, Jojo-shadow, Blue-moon, Aya31, pour vos reviews, cela m'a fait énormément plaisir.
Merci Blue pour la petite correction, effectivement je n'avais pas fait attention. Pas facile d'écrire correctement quand je dois surveiller mes deux petits loups.:-)
Question de Jojo : Je ne sais pas encore... Peut-être, je vais voir comment je fais évoluer mon histoire.
J'espère que ce chapitre vous plaira comme les précédents. Je m'excuse encore une fois par avance si vous tombez sur des fautes, certaines ont encore du m'échapper malgré mes relectures.
Maintenant je vous souhaite bonne lecture.
L'enfant 3
La forêt reprenait vie doucement, sous les rayons du soleil qui traversaient la cime des arbres. Un des rayons pointa sur l'entrée du creux rocheux, éclairant la petite cachette et réveillant le garçonnet.
Il se frotta doucement les yeux pour chasser les dernières traces du sommeil. De là où il était et grâce à la clarté du jour, il regarda vers l'extérieur, intrigué. Mais il ne voyait qu'en face de lui. Il se rappela alors qu'il avait un sac et une petite sacoche. Il fouilla dans la première et en sortit quelques biscuits et fruits sec, ainsi que la gourde. Pendant qu'il commença son maigre petit déjeuné, il fouilla dans la petite sacoche et vit que s'était de quoi le soigner.
Il ramassa ensuite le kunai qu'il avait lâché durant son sommeil. L'arme brilla sous les rayons et elle semblait bien grande pour ses petites mains. Les bruits effrayant de la nuit avaient laisser place aux gazouillis des oiseaux. Il faisait encore frais en ce tout début de matinée aussi il s'enroula tant bien que mal dans sa couverture, kunai à la main et partit à l'exploration de son environnement proche.
Doucement, il sortit de sa cachette, puis il se dirigea vers un petit passage entre des buissons. Il n'avança pas plus d'une vingtaine de mètres et regarda aux alentours. Aucune trace de chemin. Il alla sur les côtés mais encore une fois aucune trace d'un quelconque passage. Il revint alors à son point de départ serrant sa couverture.
Quand il arriva devant son creux, il constata qu'il était au pied d'une colline.
-Je verrai le village peut-être, dit-il assez fort pour se donner du courage.
Il laissa sa couverture dans le creux car pas pratique pour monter la colline, et remarqua alors la veste trop grande pour lui. Il enroula les manches tant bien que mal pour que cela ne le gêne pas car cela ne serrait pas facile de monter avec et n'emporta avec lui que le kunai.
La colline était facile à grimper. Il lui fallu cependant près d'une heure pour la grimper et arriver sur une sorte de petit plateau. Il observa l'horizon, mais ne vit qu'une grande immensité de verdure, une immense forêt composer principalement de sapin, entourer dans sa grande majorité la petite colline. Mais il finit par repérer un endroit plutôt découvert et un autre qui semblait bien plus loin.
-Je suis loin de Konoha, souffla-t-il... Comment je vais rentrer à la maison ?... Ojiji, va être inquiet... Et aussi tante Mikoto et Sasuke...
Des larmes commencèrent à perler sur ses joues « griffées »
-Je veux... rentrer... à la maison, fit-il entrecouper par ses sanglots.
Il mit quelques minutes avant de se calmer et de se mettre à redescendre vers le creux rocheux. Une fois à sa petite cachette, il but une bonne gorgée d'eau, mit la besace un peu grande pour lui sur les épaules et rangea dans celle-ci, la petite sacoche, tant bien que mal. Il arrangea comme il put, la couverture sur lui et prit son doudou, tout en gardant dans sa main le précieux kunai.
-Je vais voir vers la clairière... Peut-être qu'il y a quelqu'un qui pourra m'aider...
Et il se mit en route vers la zone qu'il avait repéré du haut de la colline.
*/*
Iruma et Yaki, étaient devant le maître des lieux, un genou à terre. Ils venaient de rentrer.
-Ta mission Iruma ?!
-Accompli Maître. L'enfant est mort.
-Est-ce vrai Yaki ? Fit-il douteux.
-J'ai vu son corps brûler...
-Bien... Vous pouvez disposer. Vous avez votre journée.
-Merci, Maître, firent les deux hommes en se levant et le saluant avant de partir.
Au bout d'un moment Danzo se leva et passa par un passage secret. Il devait annoncer la nouvelle aux autres.
Pendant ce temps à Konoha, dans le bureau du Hokage
Sarutobi tournait en rond depuis un moment dans son bureau quand il se stoppa devant la grande baie vitrée et regarda tristement le visage sculpter du quatrième. C'est alors qu'on toqua à sa porte.
-Entrez ! Dit-il en faisant dos à son visiteur.
-Maître Sarutobi ?!
-Mikoto ? Tu viens aux nouvelles je suppose ?!
-Oui, Maître... Naruto a été retrouver ?
-Hélas, non pas encore... J'ai demandé à mes espions qui sont à Iwa, de voir de leur côté... J'ai un gros doute que Onoki, le Tsuchikage d'Iwa, est enlevé notre jeune sauveur.
-Puis-je vous poser une question, Maître ?
-Vas-y Mikoto.
-Pourquoi, n'avez vous jamais révélé le statut de Naruto à la population, cela aurait-pu lui être bien plus bénéfique que le mystère qui l'entoure ? Demanda-t-elle un peu amer.
-Je sais que c'était le souhait de Minato, Mikoto... Mais le Conseil avait déjà commencé à faire opposition, et à ce moment là je n'avais pas encore repris mon poste... Puis même le Seigneur à juger de taire l'information, soit disant pour protéger l'enfant contre un éventuel enlèvement... Mais cela à coûter du mépris et des tentatives de meurtre envers l'enfant... Je ne peux aller contre le Seigneur, ma chère enfant... Même si je le voulais...
-Mais... On aurait pu adopté Naruto... C'était le souhait de nos amis !
-Je le sais cela aussi... Mais tu sais aussi bien que moi, qu'ils ont fait main basse sur le testament de Minato... C'est déjà bien qu'ils vous aient autorisé à l'approcher... A vous en occupez durant près de quatre ans... Si seulement j'avais eu plus de soutient, il serait toujours avec vous... Mais Koharu et Homura, ainsi que Danzo et le Chef Hyûga, ont beaucoup de pouvoir sur le village... Trop à mon goût même... Je me demande même si je suis vraiment le Hokage parfois..., fit-il encore une fois las.
-Le soutient de beaucoup de villageois y jouent pour beaucoup je suppose.
-Oui... Maintenant retourne auprès de tes fils Mikoto... Ils ont besoin de toi, surtout Sasuke... La disparition de son ami doit beaucoup l'attrister.
-En effet... Bien alors je vous laisse Maître... Et reposez vous un peu.
-Merci, Mikoto de t'inquiéter pour moi... Mais je...
-Je comprends Maître... Au revoir...
Il la salua, puis elle s'en alla, laissant le vieil homme dans ses doutes et sa peine.
Il se remémora alors la scène de la veille.
Flash Back
-Pourquoi nous avoir convoqué Hiruzen , demanda Homura.
-J'ai une nouvelle... une mauvaise nouvelle à vous annoncer... Naruto Uzumaki, l'hôte du démon Renard, a été enlevé cette nuit par des ninjas d'Iwa.
-Quoi ?! Firent quelques uns feignant la surprise.
Mais Sarutobi, vit sur certains, un léger sourire transparaître qui lui donnèrent quelques doutes sur qui avait enlevé l'enfant.
-Tu as envoyé des ninjas à sa recherche je suppose, fit Homura.
-En effet.
-S'il est retrouvé, prévient nous.
-Certes... Je vais vous laisser..., dit-il légèrement sur un ton froid.
Il sortit de la pièce et referma la porte, mais il put entendre une chose, de la part d'un des conseillers, avant de partir pour son bureau.
« L'opération « mort » du démon à marcher. »
Et là le doute était devenu de plus en plus une certitude.
Fin Flash Back
C'était une fois arrivée à son bureau, qu'il écrivit un message à ses espions de confiance. Maintenant il attendait une réponse.
*/*
Naruto arriva dans la clairière, une heure après son départ. L'étendue était immense. Une grande prairie, où les hautes herbes lui montaient aux dessus des genoux. Au loin, il vit paître un groupe de cerfs. Ils entendaient même les mâles bramer. D'autres animaux la traversaient ou s'y reposaient mais aucune trace d'un être humain. Pourtant il tenta un appel.
-Y a quelqu'un ?! Cria-t-il de sa petite voix.
Les animaux tournèrent la tête vers lui, curieux, des oiseaux s'envolèrent effrayer par le cri du garçonnet, d'autres s'enfuir se cacher dans la forêt. Il cria une seconde fois, puis une troisième... Mais seul, le silence lui répondit. Les larmes lui revinrent alors. Il serra fort son doudou.
-Je... je suis tout... seul... maintenant... Personne ne m'... ne m'aime...
A l'intérieur de lui, l'être démoniaque qu'il abritait, avait pitié de l'enfant.
« Maudits humains... Faire cela à un enfant... J'ai détesté Minato parce qu'il m'a enlevé une grande partie de ma force... Mais... j'ai compris pourquoi... En vivant dans le Gamin... En le voyant grandir... Je ne peux même pas l'aider comme je le voudrais...
Le Renard fit une pause dans ses pensées avant de reprendre sa discussion avec « lui-même ».
… Le sceau est très fort, je ne peux que continuer à le soigner, le réchauffer si besoin est... Et un peu de force... Mais c'est tout... Tu vas devoir t'en sortir tout seul Gamin... Je ne pourrais même pas discuter avec toi... Accroche-toi... Prouve leur que tu es un battant... »
Et le Renard repartit dans une sorte de sommeil profond.
L'enfant lui, n'avait rien entendu du monologue de son occupant interne. Une fois de nouveau calmer, il fit le tour de la clairière, pour trouver un chemin. Il en trouva un, presque effacer comme si personne n'était passé par là depuis très longtemps. Il espérait que cela le conduirait au deuxième lieu qu'il avait repéré depuis le haut de la colline. Il savait aussi que le chemin serait long... très long pour lui. Il pénétra dans la forêt dense de nouveau.
*/*
Quatre jours venaient de passer quand ses équipes de recherches rentrèrent. Tous étaient dans le bureau du Hokage. Tous avaient la tête basse.
-Nous sommes dans le regret de vous annoncer, Maître Hokage, que nous avons échoué à retrouver l'enfant, fit Fugaku.
-Merci de votre aide... J'ai eu des nouvelles de mes espions... Ce que je redoutais s'est confirmé...
-Qu'est-ce ? Fit Shikaku.
-Onoki, n'a jamais lancé cet enlèvement...
-Je ressentais la même chose Maître..., fit Fugaku, serrant le poing... Vous savez qui à fait cela ?
-J'en ai presque la certitude... Le Conseil... Quand je partais, j'ai entendu un des Conseiller dire que l' « Opération « Mort » du démon » avait marché...
-Vous voulez dire que..., commença Tsume.
-Oui... J'en ai bien peur...
Ce que personne n'avait remarqué, c'était qu'un petit garçon, aux cheveux de geai, qui avait vu son père rentrer dans le bâtiment l'avait suivit et qu'il venait d'entendre toute la conversation malgré la porte fermée.
L'enfant resta stupéfait et des larmes commencèrent à couler. Il se précipita à l'extérieur faisant beaucoup de bruits et bousculant les gens sans s'excuser.
Dans le bureau tous se retournèrent par le fort bruit, et c'est alors que Fugaku reconnu le léger chakra de son jeune fils.
-Sasuke !
-Retrouve ton fils...
L'homme s'en alla rapidement remerciant son Hokage.
Dehors le petit garçon courait à en perdre haleine, son visage noyer de larmes, hélant voire criant le prénom de son ami, faisant sursauter les gens.
-Naruto !... Naruto !..., criai l'enfant.
Les gens avaient eu des doutes en ne voyant plus l'enfant traîner dehors ces derniers jours. Et voir le fils cadet des Uchiha, hurler son nom confirmèrent leur doute et surtout tirèrent des sourires voire même des hourras.
Fugaku rattrapa son fils, à la porte principale. Il appela son fils qui se retourna vers lui puis se jeta dans ses bras. Il le serra contre lui tendrement.
-Je suis désolé mon garçon...
-Pourquoi papa ?... Pourquoi ?... Pourquoi ils sont toujours méchants avec lui ?, fit-il dans le cou de son père, déversant encore le flot de larmes.
-C'est très compliqué à expliquer mon fils... Disons que c'est une longue histoire... Je t'expliquerai à la maison... D'accord ?
Le garçonnet hocha la tête puis son père le souleva et ils partirent pour leur demeure.
*/*
Cela faisait quatre jours que Naruto suivait, tant bien que mal, le vieux chemin dans la forêt. Il n'était pas sûr d'arriver là où il avait vu, au loin, depuis la colline, le petit espace dégager. Durant son périple, il avait fait de nombreuses pauses et avait très peu dormi, ne trouvant réellement un endroit sûr. Seul, la nuit dernière il trouva un petit creux au pied d'un grand arbre, où il avait trouvé une certaine sécurité.
Les nouveaux problèmes qui se posaient maintenant à l'enfant, était qu'il commençait à manquer de rations et d'eau, et qu'il faisait plus froid qu'à Konoha. Le vent commençait à être glaciale et malgré la couverture sur lui et la veste et les doubles vêtements qu'il portait, le tout ne le réchauffait guère.
Au bout du cinquième jour, depuis le départ de sa cachette, il arriva, en milieu de journée, au lieu qu'il recherchait. Mais sa joie fut de courte durée.
Il y avait bien vu des habitations de loin, lorsque la forêt avait commencer à être bien moins dense, mais quand il arriva devant les premières, seule la désolation régnait dans le petit village.
Pas plus d'une vingtaine de maisons et deux petits commerces et un restaurant qu'il avait reconnut grâce aux enseignes pendantes. Mais tout ou presque, avait été brûler et la Nature avait repris ses droits depuis longtemps.
-Non ! Cria-t-il en pleurant.
Il se laissa choir contre un arbre et se recroquevilla sur lui même. Il lui fallu un petit moment encore pour se calmer.
-Ben si les gens m'aime pas tant pis !... Je suis plus fort qu'eux... Ojiji va réussir à me trouver, j'en suis sûr ! Et tonton Fugaku aussi !
Il s'était revigoré. Il se leva et avança dans le village fantôme pour mieux l'observer et peut-être trouver un endroit où dormir au chaud. Il fit une à une les maisons, les deux épiceries et le restaurant de grillade. Elles étaient faites principalement de pierres et de bois. Il finit par trouver une vieille maison délabrée en grande partie mais dont le toit semblait encore en bon état par endroit et il pouvait dormir au chaud à première vue. C'était la seule de tout le village à avoir conservé un semblant de toit. Il pénétra le lieu, incertain, de peur que peut-être la maison s'écroule avec son arrivée.
Il fit le tour, si on pouvait dire de la demeure. Ce qui restait de la maison, presque intact, c'était une pièce, une petite chambre semble-t-il vu la présence de quelques tatamis. La porte coulissante avait été très abîmé par le feu et surtout par les plantes qui avaient poussé à travers les fissures sur le sol.
La pièce principale qui était en face de la chambre, était en fait une sorte de cour intérieur, car il y avait un corridor ouvert, avec un puits de lumière sur la toiture délabrée mais encore en place en partie et il n'en restait que la moitié de cette pièce, le reste s'étant effondré par le feu et le temps. En continuant son exploration, il découvrit un reste de squelette dans une autre pièce, elle, calcinée. Il avait poussé un cri d'horreur devant sa découverte et s'était enfui dans la chambre, tremblotant. Une fois la peur passé, il avait comprit que c'était sûrement l'habitant du lieu.
Alors il décida d'explorer un peu plus la chambre, son nouveau lieu de vie. La fenêtre était cassée, l'air frais de l'automne pénétrait avec importance la pièce. Celle-ci était poussiéreuse et des plantes et des araignées avaient réussi à élire domicile par endroit. Il repéra alors un petit placard. Il poussa la porte coulissante et trouva, un futon miteux, qu'il sortit. La poussière vola dans la pièce le faisant tousser longuement. Sur l'une des deux étagères il trouva une boite et regarda à l'intérieur. C'était des papiers, qu'il remit en place et rangea la boite. Dans la chambre même, une vieille commode qui avait perdu un pied trônait près de la fenêtre. A l'intérieur, il trouva peu de chose, certes, mais qui pouvait l'aider un peu. Il ne restait qu'un vieux pull et un pantalon trop grand pour lui, tout miter dans le premier tiroir. Dans le second, deux tricots de peau et un sous-vêtement. D'un autre côté de la pièce, une petite table de chevet et où trônait à ses pieds, une vieille lampe à huile vide.
L'enfant se dit, que sûrement les autres personnes de l'habitation avait du réussir à s'enfuir. Rien d'autres dans la pièce ne pouvait l'aider. Il cacha sa besace dans le placard ainsi que son doudou. Il laissa sa couverture sur les tatamis et ne garda sur lui que le kunai. Il tira ensuite, tant bien que mal, le futon, vers l'extérieur de la pièce pour l'aérer. Puis il partit à la recherche de chose utile.
Dans la partie qui avait complètement brûler, il ne trouva qu'une vieille carafe en métal, deux cuillères à soupe et un bol un peu cassé. Il déposa ses premiers trésors dans la chambre puis parti de nouveau à l'exploration du village en ruine.
Durant tout le reste de l'après midi, il fouilla quelques maisons autour de son nouveau « Chez-lui », malgré les cendres durcis et les plantes. Il était tombé sur d'autres cadavres et s'était dit que les gens avaient été aussi peu chanceux que lui.
Il avait trouvé une paire de botte d'un adulte et des scandales d'un enfant, encore deux-trois vêtements abîmés et trop grands pour lui. Une tasse métallique, une petite casserole et une poêle. Mais rien pour manger. Mais la nuit tomba bien vite, des nuages commençaient à s'amonceler au dessus de sa tête aussi il retourna à son abri de fortune pour poser ses trouvailles. Il regarderai dans les dernières maisons et les deux commerces et le restaurant le lendemain.
Le froid pénétra encore plus dans la pièce. Alors il fit preuve d'ingéniosité pour son jeune âge. Il enleva la deuxième étagère, après être monté sur la petite table de chevet, et la plaça devant la fenêtre cassée, la posant sur la commode, puis alla chercher des pierres pour la bloquer. Le froid était toujours là mais moins intense. Il remit ensuite le futon, qu'il avait rentré un peu plus tôt, dans le placard, mais le laissant quasiment déplier. Il comptait dormir dans le placard pour être un peu plus à l'abri du froid, la porte coulissante de celui-ci, faisant office de « barrière ».
Ayant encore un peu de lumière qui pénétrait dans la pièce, il prit une des deux bougies et la boite d'allumettes qu'il avait dans sa besace et la plaça dans la vieille lampe à huile. Une lumière tamisée, finit par remplir la petite pièce.
Naruto décida de regarder ce qu'il lui restait à manger. Peu de chose. Sept biscuits, neuf tranches de viande séchés, une pomme et six abricots secs. De l'eau, il ne restait plus qu'un quart de la gourde. Son ventre criait famine. Il prit alors, une tranche de viande et un abricot sec, puis rangea le reste. Il mangea tout doucement son maigre repas puis bu une gorgée d'eau. C'était tout ce qu'il pouvait se permettre. C'est alors que la pièce fut éclairé soudainement puis le bruit du tonnerre gronda dans le ciel.
Il passa sa tête en dehors de la pièce et vit le ciel se zébrait, puis une averse tombée sur le village fantôme. Il mit dehors, devant le reste de la maison, sur les quelques planches en bois qui restait du corridor extérieur qui n'était pas protégé par le toit, la petite casserole, le bol, la tasse, la carafe métallique et la poêle pour récupérer un maximum d'eau, puis retourna dans la petite chambre de fortune où quelques gouttes d'eau filtraient du toit. Il prit rapidement la lampe et les allumettes, et alla dans le placard, qu'il referma sur lui en partie, afin de pouvoir avoir un peu d'air frais. Il s'allongea sur le futon, après avoir récupéré son doudou et rabattu le reste du futon sur lui. Il souffla sur sa bougie et serra sa peluche contre lui.
-Bonne nuit Kyu, fit-il à son doudou, avant de s'endormir.
Depuis, son enlèvement, cela allait être sa première nuit où il allait pouvoir dormir au chaud et à l'abri des animaux.
*/*
Au même moment à Konoha, un petit garçon s'endormait fatigué d'avoir beaucoup pleuré la perte de son ami. Sa mère était resté près de lui, jusqu'à ce qu'il s'endorme. Elle était restée forte devant ses enfants, surtout devant Sasuke, mais une fois celui-ci endormit, elle laissa libre court à ses larmes dans les bras de son époux.
Ce dernier avait gagné en haine contre les Conseillers et il savait que ni lui, ni le Hokage, ne pourrait prouver un jour leur implication, face à la disparition tragique du petit garçon. Il avait aussi gagné une haine envers une grande partie de la population, qui avait fêté la mort du garçonnet.
En rentrant chez lui, il était passé chez le restaurateur de l'Ichiraku pour lui annoncer la triste nouvelle. Ce dernier avait été effondrer.
Il ne savait pas combien de temps il tiendrait avant de faire un scandale, même s'il était le Chef d'un des plus important clan du village et surtout le Chef de la police de Konoha. Voir ses enfants, surtout Sasuke et sa tendre épouse, mal à cause de la disparition du petit blond, le rendait peu à peu dur, envers les autres.
TBC...
Alors, il vous a plus ? J'espère comme à chaque fois que oui. J'espère avoir une petite review. Une critique bonne ou mauvaise et toujours bon à prendre, afin de s'améliorer, seuls les insultes (car j'en ai eu déjà une sur une autre fic) sont blessantes pour moi. On peut dire que l'on a pas aimé, c'est normal, mais, il faut rester correcte avec l'auteur.
Donc je vous dis à bientôt un prochain chapitre et si vous voulez glisser des suggestions, allez y, je verrai ce que je peux faire.
Bisous et à bientôt à toutes et à tous.
