Perdu

Il était bien. A moitié allongé sur le toit d'une maison quelconque, adossé contre son sac, le soleil derrière lui qui amorçait sa descente, et son esprit, calme. Si calme. Oubliés ceux qui le rejetaient, ceux qui le haïssaient. Oubliée sa famille, oublié Akito. Il n'y avait que lui, et le reste du monde. Ce monde qu'il ne pouvait explorer que dans ses rêves, retenu dans cette ville trop petite pour lui.

Comme nombre d'enfants, il avait longtemps rêvé de piraterie, d'aventures et de trésors cachés, qui lui donneraient une raison de continuer à avancer. Aujourd'hui, même si cela le faisait se sentir idiot, il rêvait de parcourir le monde, les océans, les déserts, les montagnes, les plaines, les villes, rencontrer tous ces peuples si différents de celui que formait à elle seule la famille Sohma. Il voulait connaître autre chose que cette ville qu'on lui interdisait de quitter, que ces barreaux dont il se rapprochait un peu plus chaque jour, il voulait rencontrer des gens qui ne le regarderaient pas avec haine, avec dégoût, comme tous ces gens qu'il avait côtoyés, et surtout pas avec pitié, comme le faisaient parfois Shiguré et Kazuma.

Il ne voulait pas non plus s'arrêter aux confins de cette planète, il rêvait de parcourir ce ciel qu'il observait chaque jour, chaque nuit, d'explorer cette forêt d'étoiles qui se dressait tout autour de lui, d'observer ces soleils brûlants, glacés.

Mais tout cela n'étaient que des rêves d'enfants, un enfant qu'il n'était plus depuis longtemps, trop longtemps, aujourd'hui, même ces rêves inaccessibles le fuyaient, lorsqu'il voulait s'éloigner de cette réalité, il ne pouvait plus que laisser son esprit, et parfois son corps, aussi, se replier sur lui même, pour ne plus voir, ne plus entendre, ne plus comprendre, ne plus savoir. Ne plus exister.

Lorsque le soleil disparut ce soir là, on ne pu plus que deviner la forme recroquevillée du corps du Chat, dont les yeux s'étaient fermés pour ne plus avoir à contempler cette ville qu'il connaissait par cœur, ni ces étoiles sur lesquelles il rêvait de s'échapper, mais qui étaient bien loin de lui, bien trop loin.

Fin...

J'ai conscience que ce texte est parfaitement minuscule, microscopique même, et je m'en excuse si cela vous a dérangé, j'espère néanmoins que vous l'aurez apprécié, j'ai écrit les deux trois premières lignes depuis plus d'un mois, et l'ai finalement continué et terminé aujourd'hui, même si ce n'était pas du tout comme ça que je voyais la suite, je n'ai rien pu y faire, les mots se sont écris tout seuls, et si j'en suis moins satisfaite que pour les précédents OS, je n'ai pas pour autant le cœur de tout effacer pour tout recommencer, alors je me contente de celui ci, peut être qu'une autre version naîtra bientôt, mais pour l'instant, voilà.

Le pourquoi de ce titre n'est peut être pas évident pour tout le monde, mais c'est le seul qui me paraît convenir ici. Kyo est perdu entre son désir de rêver, de s'évader, et sa raison qui ne fait que lui rappeler que ça ne sert à rien, qu'il sera toujours retenu ici, qu'il est idiot de penser a un éventuel autre avenir.

Bref, j'espère que vous avez aimé, et j'attends une ptite review ou deux ! (ou plus xD) Oh et bien sûr, même si je ne le rappelle pas à chaque OS, je suis toujours à la recherche d'idées xD Alors, si quelque chose vous passe par la tête, n'hésitez pas ! ^^

Imthebest : Je suis contente que tu ai aimé ^^ Toi aussi tu veux le frapper ? Pauvre Haru, et dire que je l'aime bien moi XD C'est vrai que je ne m'étais jamais penchée sur leur relation, je le ferai peut être un peu plus longuement un de ces jours...
Et t'as bien raison xD Bref, j'espère que tu auras aimé cette dernière mini-chose, et à bientôt ^^

Voilà voilà, maintenant que la note d'auteur est aussi (voir plus) longue que le chapitre, à très bientôt j'espère~ XD