Oliver

Après quatre jours de marche sans embûche nous arrivons à proximité du campement, nous nous mettons à l'abri derrière un bosquet d'arbre. Je sors mes jumelles et je regarde dans la direction. C'est étrange, on dirait qu'il n'y a plus personne, je ne perçois aucune activité, les jeeps sont bien la, mais pas de traces d'humain, je fais un tour du site en prenant bien mon temps quelque fois que les soldats ce seraient planqués, je vise la cime des arbres, ils sont malins, autant que nous, je me concentre mais je ne vais absolument rien, aucun mouvement aucune forme humaine. Je tends les jumelles à Slade et j'attends qu'il me confirme ce que j'ai vu.

- (Slade) On dirait qu'ils se sont tous barrés.

- Je vais descendre pour voir, vous restez ici, Slade si ça tourne mal tu viens me chercher à la tombé de la nuit.

- Pas de soucis gamin, je suis à ton service essaie de pas te faire tuer quand même.

- (Felicity) Je viens avec toi, je ne veux pas te laisser partir seul.

- Je ne crois que ce soit une bonne idée, si Slade et Shado sont attaqués il vaut mieux que tu restes avec eux.

- Non Oliver s'il te plait, je ne veux pas te perdre une fois de plus, je veux t'accompagner.

- (Shado) Laisse la t'accompagner, ça ira pour nous, je sais encore me défendre, je suis encore assez agile pour me battre. Puis j'ai pas envie de l'entendre me demander toute les cinq minutes si tu vas bien...

Felicity

Lorsqu'Oliver annonce qu'il va descendre seul au campement je m'interpose, je ne veux pas qu'il m'abandonne ici, je veux aller avec lui. Comme je m'y attendais il refuse trouvant comme prétexte l'état de Shado. Je sais que je devrais rester avec eux mais ça mais impossible, mon coeur me hurle de le suivre, je le supplie, lui disant que je ne veux pas le perdre, c'est vrai je ne veux pas le perdre. Oliver ne dit rien, il nous regarde tour à tour et pousse un soupir d'exaspération. C'est shado qu'il lui dit de me laisser l'accompagner, je la remercie intérieurement pour son intervention, j'apprécie moins la partie ou elle dit qu'elle ne veut pas m'entendre jacasser toute les cinq minutes, je lui lance une œillade assez gentil, après tout elle va dans mon sens, mais tout de même je ne pensais pas que j'étais ce genre de fille, avant je ne l'étais pas, c'est cette île qui m'a transformé, il va falloir que je me reprenne et que je sois moins collante mais pour le moment je n'en ai pas envie.

Oliver finit par se résigner.

- D'accord tu viens avec moi à condition que tu fais exactement ce que je te dis.

J'hoche la tête, puis un énorme sourire se dessine sur mes lèvres, je suis contente, il veut bien de moi à ses côtés, il me prend par la main et nous descendons la colline avec beaucoup de prudence.

- Regarde où tu mets les pieds, y'a des mines sur le sol, suis bien mes traces d'accord.

Je le suis, enfin j'essaie c'est pas évident de marcher droit devant en ce concentrant sur les pas d'Oliver, un petit bruit me surprend sur la droite et je fais un bon sur la gauche, merde je crois que je me suis fait piégé. Je mets ma main devant ma bouche et je ne bouge pas d'un millimètre, mon pied droit est posé sur une mine, si je fais le moindre mouvement j'explose. Oliver a continué son chemin, je suis étonné qu'il n'est pas entendu ce petit bruit que ma fait peur.

- Oliver ! Ollie !

Il se retourne, je lis sur visage tout l'inquiétude qu'il éprouve, il revient sur ses pas.

- Je me doutais bien que tu te serai mise dans le pétrin, Fel c'était pourtant pas compliqué de suivre mes pas.

- Je suis désolé, j'ai entendu un bruit dans les broussailles et j'ai paniqué.

- Ce n'était que des animaux.

- Comment peux tu le savoir, tu n'a même pas entendu !

- Bien sur que si, je ne me suis juste pas inquiété car je sais faire la différence entre un animal qui bouge et un humain.

Je me sens mal, bien sur qu'il sait faire la différence, au cours de ces deux dernières années il a appris à repérer et à distinguer le moindre bruit, il a l'ouïe fine.

- Je suis désolé Ollie vraiment !

Il s'approche de moi, son visage est à proximité du mien, cependant il ne me touche pas, je peux voir qu'il est inquiet que faché et ça me soulage, je n'aime pas quand nous nous disputions.

- Je vais monté sur l'arbre la bas, quand je serai assez haut, je m'élancerai, je t'attraperai au vol, j'espère juste que nous aurons le temps de nous envoler assez loin pour ne pas être touché par l'explosion.

Je le regarde s'éloigner, il grimpe dans l'arbre avec une agilité qui envierai plus d'un alpiniste. Il se met debout sur un branche bien solide, arme son arc.

- Tu es prête ?

- Je ne sais pas, mais nous n'avons pas le choix.

Il tire la flèche qui va se planter très haut dans un arbre en face du sien, il s'élance, je lève le bras, il me ramasse sur son passage, passant son bras libre autour de ma taille puis nous nous élevons dans le ciel. Nous ressemblons probablement à Tarzon et Jane du livre de la jungle. Mon pied a à peine décollé de la mine que celle ci explose nous projetant sur le sol. En chutant, ma tête heurte une petite pierre, je vois un milliers d'étoile danser devant mes yeux, puis un douleur m'assaille l'arrière de mon crâne. Oliver est étendu sur moi, il semble allé très bien il se redresse, et plonge son regard dans le mien.

- Je pense que nous avons réussi ! Comment tu te sens ?

- Comme quelqu'un qui vient d'être sauvé par son héros.

Il rigole, j'aime lorsqu'il rit comme ça, c'est tellement rare que ça nous arrive. Il se relève et me tend la main. Il me tire vers le haut pour me remettre sur mes pieds, je chancelle, Oliver me prend dans ses bras et me stabilise.

- Ca va !

- Oui, je pense, je me suis cogné en tombant sur le sol, je suis un peu sonné.

- Laisse moi regarder.

Je me retourne, avec ses doigts, il écarte mes cheveux, il les passe sur ma blessure.

- Ouille !

- Tu saignes un peu mais ce n'est pas ouvert, par contre tu as une belle bosse. Allez remettons nous en route.

Nous marchons encore quelque mètres, ce coup-ci je ne me laisse plus distraire et je pose mes pieds dans les empreintes qu'Oliver laisse sur son passage. Nous sommes à moins de deux mètre de la tonnelle ou se tenaient les militaires et Hunt. Nous nous allongeons sur le sol.

- Fel passe-moi les jumelles !

Je lui donne les jumelles, heureusement elles ont résisté au choc de tout à l'heure. Je me demande tout de même pourquoi Oliver me les a confié, je ne serai même pas les utiliser, enfin si je suis pas stupide au point de ne pas savoir comment ça fonctionne c'est juste que je ne vois pas très bien. Il regarde à travers pendant un long moment, je reste sage, je ne prononce pas un mot, je ne voudrais pas le distraire, j'ai fait assez de dégât tout à l'heure, j'espère que Shado et Slade n'ont pas pris peur.

- Vient, il n'y a personne.

Nous accourons près de la tonnelle, nous nous cachons derrière, Oliver se baisse et soulève un pan, il passe discrètement sa tête dessous.

- Personne, ils ont déserté.

Nous entrons, on dirait qu'ils sont parti précipitamment n'emportant avec eux que le matériel informatique, le bureau a été renversé, des papiers jonchent le sol, Oliver redresse le bureau, et l'inspecte, il ouvre chaque tiroir pensant trouver quelque chose, il sort un truc et me le tend.

- Mes lunettes, j'en reviens pas qu'il est gardé mes lunettes.

Je les pose sur mon nez, wahou ça me fais drôle de voir correctement, elle m'avait manqué. Oliver ouvre les malles, il y a de la nourriture en conserves beaucoup de conserves, j'ouvre une malle qui se trouve à l'opposé des autres et y trouve des vêtements civil et militaire. Oliver sors à l'extérieur et fait de grandes signes vers Slade et Shado leur intimant de venir nous rejoindre.

Oliver

Lorsque je me retourne quand Felicity m'appelle, je ne m'attends pas à la trouver piégé. Grhhh, décidément elle n'écoute pas quand on lui parle, je lui avais pourtant demandé de me suivre, c'était tout de même pas compliqué si, bon bein vu la situation dans laquelle elle se trouve je pense que si. Je mets ma colère et mes pensées de côté puis j'accours vers elle. Elle me dit qu'elle est désolé, ouais je veux bien la croire, pendant qu'elle me parle, mon cerveau tourne à cent à l'heure, j'essaie de trouver une solution pour la sortir de la, il est hors de question que nous mourrons sur cette île, surtout maintenant.

Je viens de trouver un plan, enfin une idée, je lui explique comment nous allons procéder, elle semble soulagé, je me précipite vers l'arbre puis j'atteins rapidement la branche que j'avais repéré. Je me met debout décoche ma flèche qui va se planter pile ou je désirais qu'elle aille. Je m'élance dans les airs et je récupère ma belle au passage, l'explosion nous propulse sur le sol, j'essaie d'amortir notre chute, mais c'est difficile, Felicity tombe sur le sol, je maintiens sa tête pour que la rencontre en celle ci et le sol soit la plus douce possible, puis j'essaie de retenir mon corps pour ne pas l'écraser.

Nous nous relevons, je vois qu'elle n'est pas stable, je regarde sa blessure à la tête, ouf il n'y a rien de méchant, juste une belle bosse. Je replace ses cheveux et nous reprenons notre chemin.

Personne sur la base, ils sont tous partis, probablement en bateau car nous n'avons pas entendu de bruit de moteur d'avion durant nos quatre jours de marche. Je fouille le bureau et je retrouve les lunettes de ma jolie blonde, je lui donne, de suite elle les pose sur son nez, elle a l'air ravie. Je lui fais un sourire et je continue ma fouille, je trouve une grosse malle rempli de boite de conserve, j'en ouvre une seconde même chose, finalement je me retrouve avec huit malles remplies de nourritures. De son côté Felicity a trouvé des vêtements, je sors de la tonnel et je fais de grand signe à Slade, j'espère qu'il me voit. Je regarde dans les jumelles, il quitte sa position et descend à son tour la colline avec Shado.

Je cours vers les jeeps garé un peu plus loin, il n'y pas les clés, merde ça aurait pu nous être utile, je fouille le véhicule dans l'espoir de les trouver mais en vain, je fais le tour des trois voitures, c'est dans le troisième que je trouve mon bonheur, je démarre la jeep, le niveau de gasoil n'est pas très élevé mais je m'en fiche, on a une voiture pour nous permettre de nous déplacer plus rapidement. J'éteins le moteur et je continue mon ascension, je ne m'étais jamais aventuré plus loin que ce qui leur servait de bureau. Je cours vers la plage, il y a un grand posé sur le sable, je l'ouvre facilement, il n'y a pas de système de sécurité et entre dedans, il y a un tas d'arme, d'outil, des lits de campements, des médicaments, des produits d'hygiènes. Tout est rangés sur de grandes étagères en bois, je suis content de ma trouvaille. Je referme le conteneur et je repars voir Felicity. Elle est toujours occupé dans le bureau elle est assise sur le sol en train de lire des documents, Slade regarde la nourriture tandis que Shado regarde les vêtements.

Felicity

Dans les malles, il y a beaucoup de vêtement pas seulement des masculins mais des féminins également, je suis excitée, on va enfin pouvoir porter autre chose que ces treillis et ces tee shirts. Je me pose sur le sol et regarde les documents qui y sont éparpillés , beaucoup sont des ordres de missions, je les lis rapidement, ce n'est pas intéressants. Shado s'assoit à mes côtés et s'active également.

Elle me tend le document qu'elle tient entre ses doigts.

- Je crois savoir pourquoi ils sont partis tiens lis ça !

Je parcours le document.

- Wahou bon la bonne nouvelle c'est qu'ils sont partis pour de bon, nous avons fini de courir, la mauvaise c'est que la chine a capitulé, elle va donner ses armes bio-chimique.

- Ils n'ont pas eu le choix Felicity, dans l'avion qu'ils ont détruit il y' a quatre jours à l'intérieur se trouvait le gouvernement chinois, tout le gouvernement, président, ministres ect... ce n'était pas un hasard, une fois le président mort ils ont pu s'emparer de ce qu'il voulait.

- On peut dire qu'ils ont utilisé la méthode forte.

- Oui, ce qui m'inquiète maintenant c'est que nous n'avons aucun moyen de quitter cette ile, parce qu'ils ont emmené tout le matériel informatique, les radios les talkies-walkies , tout.

Oliver

Slade à trouver six barils de gasoil à l'est du camp, il revient avec une petite jerrican rempli et en mets dans la jeep, ensuite nous la chargeons. On prend les petits lit de campement, de la nourriture, des médicaments, des vêtements, on en fourre partout. J'appelle les filles, elle grimpe à l'arrière, nous avons décidé de nous installer près de la carcasse de l'avion, l'endroit est à l'abri du vent et nous avons une bonne vue d'ensemble. Le trajet en jeep ne nous prends que vingt minutes. Nous déposons nos victuailles, les filles font le rangements tandis que nous, nous repartons prendre les outils et les armes. Au cours de la journée nous effectuerons sept voyages. Je suis comme un gosse lors des mâtins de noël, ce n'est pas grand chose mais ça fais deux ans que nous vivons comme des sauvages nous nourrissant de ce que la terre veux bien nous donner, prenant des risques pour voler de quoi survivre auprès des soldats, et fuyant encore et toujours. Nous allons enfin pouvoir nous poser, Shado aura le repos qu'elle mérite, son bébé ne sera plus en danger et nous non plus.

Chacun sait au fond de lui que ce n'est pas maintenant que nous rentrerons, c'est très rare qu'un bateau passe près de l'île en deux ans, il n'en est pas passé un seul. Ca craint mais tant pis nous n'avons pas le choix, nous sommes tous en vie, en bonne santé, nous vivrons ici jusqu'a ce qu'un bateau passe près des côtes, j'espère que ce sera rapide, j'aimerai autant ne pas assister à l'accouchement de Shado.