- Théa, chut tais toi tu va réveiller ta mère et Walter.

- Et c'est pas ma faute, tu me fait rire Roy ! Je me demande comment tu as réussi à te fourrer dans se pétrin une fois de plus.

- Je te l'ai dis j'ai pas eut de chance.

Je ris de plus belle, je sais que je devrais faire moins de bruit mais je ne peux m'empêcher de rire, j'ai réussi à me relever après la disparition de Felicity, j'ai mis du temps mais j'ai fini par y arriver. Roy et Dig m'ont beaucoup aidé, je pense encore énormément à elle, lorsque je me rends à la société et que je vois qu'une autre personne occupe son bureau, j'ai le coeur qui se serre, je me dis qu'elle ne devrait pas être la, que c'est la place de Fel, mais Walter n'a pas eut le choix, il devait la remplacer. C'est vraiment à ce moment que je me suis rendu compte qu'il n'y avait plus aucun espoir qu'on la retrouve car même mon beau père avait abandonnée. La police a enquêté pendant plus de six mois mais elle n'a rien trouvé absolument rien c'est comme ci elle s'était volatilisé. L'homme qui l'avait kidnappé avait lui aussi disparu de la circulation, je me suis toujours demandé comment s'était possible, je m'étais toujours dit que c'était une bande d'incompétent, si ça avait été Felicity derrière ces écrans elle aurait réussi à retrouver la trace du kidnappeur, elle n'aurait pas lâché prise avant d'avoir trouvé, elle était comme cela, tant qu'elle n'obtenait pas ce qu'elle désirait elle cherchait encore et encore, d'ailleurs c'est ce qu'elle avait fait à la mort de mon frère, elle l'avait cherché pendant plus de cinq mois avant qu'elle ne se rende à l'évidence, il devait s'être noyé. Le plus dur pour elle s'était que nous n'avions pas retrouvé son corps et je dois dire que pour moi aussi surtout à l'enterrement lorsqu'il avait fallu descendre les cercueils dans le caveau familial, ils étaient vides. On avait pas pu faire notre deuil convenablement, dans un coin de notre tête, il restait toujours une infime chance pour qu'il réapparaisse. Aujourd'hui encore je le pense, j'en rêve même la nuit. Je revois mon frère arrivé au manoir, dans mon rêve il a les cheveux très long, une barbe de quelque jours, un regard bleu ou l'on pourrait s'y noyer et la touche final il est super bronzés. Il est craquant, il me fait un sourire et me dit simplement si tu savais comme tu m'a manqué Speedy. Je déteste se surnom qu'il m'avait donnée lorsque nous étions enfants mais je donnerai n'importe quoi pour qu'il le prononce rien qu'une fois.

- On se mate un film ? Hey Théa tu es avec moi !

- Heu quoi ! Roy il est plus de trois heures, je pense que ce serai plus sérieux que j'aille me coucher et que tu rentres chez toi.

- Ok, d'accord, on se voit demain bébé.

Je souris, je l'embrasse passionnément puis je le raccompagne à la porte. Nous échangeons encore un baiser sous le porche, puis Roy monte dans sa voiture, je regarde sa voiture quitter notre allée, je ne rentre que lorsque les phares de sa voiture ne sont plus qu'un petit point lumineux dans le lointain. Je referme la porte, je retire les clefs que je dépose sur la console de l'entré puis je file me coucher.

Je commence à monter la première marche de l'escalier lorsque le téléphone se met à sonner. Dans un premier temps je pense le laisser sonné mais ensuite je me dis que c'est peut être important, puis j'avoue que la curiosité l'emporte, je me demande qui peut bien nous appeler si tard dans la nuit ou si tôt dans la matinée. Je décroche et je suis complètement troublé lorsque j'entends la voix de mon frère prononcer "Speedy". Je mets trois secondes avant de me ressaisir, bon sang il est en vie, je viens de penser à lui, et lui il est en ligne avec moi, c'est juste pas possible pas après quatre années sans nouvelles, quatre ans que je le crois mort et en fait non il est au téléphone avec moi, et il vient littérallement de m'appeler "Speedy" je suis sur que c'est lui, personne d'autre ne m'appelait comme cela, c'était juste lui.

J'aimerais lui parlé mais il me coupe la parole et me demande de noter le numéro de téléphone qu'il me cite, il me dit de réveiller notre mère et de le rappeler, il n'a pas le temps d'en dire plus que la communication se coupe. Je cours comme une dératé dans les escaliers, un sourire figé sur mon visage, mon coeur bat la chamade, je ne sais pas si je suis excitée, surprise, contente, bref je suis heureuse, Ollie est en vie, j'entre en trombe dans la chambre de ma mère, elle est blottit contre Walter, c'est la première fois que je fais irruption dans leur chambre et ce sera la dernière parce qu'honnêtement ça ne se fait pas, c'est tout de même ma mère et mon beau père. Je m'avance vers ma mère et je la secoue énergiquement, mes gestes ne sont pas doux, je suis énervé, je veux qu'elle rappelle de suite mon frère, j'ai besoin de partager ma joie avec elle.

- Théa qu'est ce qui se passe ?

Walter est réveillé par la voix de ma mère il se redresse dans le lit et me dévisage, je crois qu'il n'apprécie pas le fait d'être réveillé à plus de trois heure du mâtin.

- C'est Ollie maman, il vient de m'appeler, il faut que tu le rappelles.

- Théa tu vas bien, est ce que tu as bu ou fumé quelque chose ?

Elle se redresse prend mon visage dans ses mains et me fixe, elle détaille mes yeux, ils doivent être un peu rouge car je suis fatigué, mais je peux lui jurer que je n'ai ni fumée, ni bu, ce n'est pas mon style et ça ne le sera jamais.

- Maman non arrête j'ai rien fait de tout ça, je suis sérieuse.

- Va te coucher Théa, nous sommes fatigués et nous avons envie de dormir.

- Non pas avant que tu descendes avec moi et que tu rappelles ce fichu numéro. Maman s'il te plait.

Je lui lance la dernière phrase méchamment, mais je n'ai pas le choix, il faut qu'elle accepte. Elle finit par capituler, elle se lève avec un regard sévère, elle dit a mon beau père de se rendormir, qu'elle arrive, mais lui aussi se lève, il veut être présent lorsque ma mère composera le numéro, j'espère que je n'ai pas rêvé sinon je serai dans les ennuis mais je suis sur que non, je me repasse la scène dans ma tête, non rien ne cloche, j'étais bien éveillé, c'était bien réel. Nous descendons tout les trois dans le salon.

Ma mère compose le numéro, mon frère à probablement répondu car elle me fixe avec un regard d'incompréhension, des larmes se mettent à couler sur son visage, elle a la voix qui tremble, Walter se place derrière elle et l'enlace, je me joins à eux. Elle parle d'argent et de compte en banque, elle lui demande si nous allons le revoir puis raccroche.

- Maman il est ou ?

- En chine apparemment !

- C'est tout ce qu'il a dit ?

- Il a besoin d'argent, je dois réapprovisionner son compte.

- (Walter) Je vais m'en charger, tu veux que je dépose combien ?

- 50 000 dollars. Ca me semble raisonnable.

Walter s'éloigne dans son bureau, nous laissant seule toute les deux, nous nous asseyons dans notre canapé, je replis mes jambes sous moi et je me blottit contre la poitrine de ma mère qui a un grand sourire sur le visage.

- Maman il t'a dit si papa était toujours vivant ?

- Il ne m'a rien dit de plus Théa juste qu'il était en chine et qu'il avait besoin d'argent.

- Mais il compte rentrer hein !

- Oui c'est ce qu'il a dit.

- Je n'en reviens pas maman, ça fais quatre ans, comment c'est possible, ou était-il pendant toute ces années. Même Felicity n'avait pas retrouvé sa trace.

- Je ne sais pas Théa, il nous le dira quand il rentrera.

Walter reviens au salon puis nous annonce qu'il a appelé un employé de Queen.

- (Moira) Tu as réveillé ce pauvre homme au beau milieu de la nuit mais pourquoi ?

- Il va pister le numéro de téléphone, il me rappelle des qu'il sait d'ou il vient.

Nous restons tout les trois assis dans notre salon, nous ne disons pas un mot, nous sommes trop abasourdi et heureux pour faire le moindre commentaires, nous attendons l'appelle de l'employé de Queen qui ne tarde pas d'ailleurs, le gars est rapide. Walter sors du salon et répond à son téléphone, il revient cinq minutes plus tard.

- Oliver est à Shanghai dans un hôpital.

- Maman tu penses qu'il est blessé ?

- Il avait l'air d'aller bien. Walter, est ce que tu peux envoyer le jet ? Je veux qu'il rentre rapidement à la maison et sans son passeport il ne risque pas de pouvoir prendre un avion à l'aéroport.

- Bien sur, j'organise tout, en attendant vous devriez allé vous coucher. Je sais qu'après les événements vous ne devez pas avoir sommeil mais on ne peut rien faire pour le moment.

- Maman tu restes un peu avec moi, s'il te plait, je ne sais pas si je serais dormir.

Ma mère regarde Walter, elle l'embrasse puis m'accompagne dans ma chambre.

- Merci maman , je vais prendre ma douche rapidement et j'arrive.

Je me dépêche, je pensais que cette douche m'aurait calmé mais non, je suis trop excité, je m'imagine nos retrouvailles, j'ai hâte de serrer mon frère dans mes bras, j'ai hâte qu'il voit que je suis devenue une belle jeune femme, j'avais seize ans lorsqu'il a disparue, j'en ai vingt aujourd'hui, je me demande aussi ce qu'il va nous raconter, j'espère qu'il ne lui ai rien arrivé, peut être qu'il était amnésique et qu'il ne sait souvenu de nous qu'aujourd'hui, plein de théorie aussi folle les unes que les autres me traverse l'esprit. Il est quatre heure du mâtin nous sommes au milieu du mois d'août et mon frère est vivant.

Je sors de ma douche, passe un shorty et un débardeur je me m'effondre sur mon lit, ma mère me prend dans ses bras, elle me caresse les cheveux, je finis par m'endormir sous ses caresses apaisantes, la vie ne sera plus jamais pareil.