Oliver
Nous sommes dans les embouteillages depuis plus d'une demi heure, je commence à m'inquiéter, j'ai peur que nous ne sommes pas à l'heure, il me semble que ma mère m'a dit que le jet serait la à huit heure, il est un peu plus de sept heure trente et ça n'avance pas, je me demande si nous n'irions pas plus vite en courant, nous ne sommes qu'a trois kilomètres de l'aéroport. Je sais que nous irions probablement plus vite, nous n'avons aucun bagage, mais Felicity vient d'accoucher et ce n'est pas le moment pour elle de se remettre au sport.
- Tu es anxieux ?
- Ca se voit tant que ça ?
Elle hoche la tête, pour me signifier que oui ça se voit, elle me connait vraiment par coeur, je lui caresse le bras pour la rassurer. Joy se met à pleurer, Felicity la sort du cosy et le prend dans ses bras.
- Je pense qu'elle a faim...
Elle me dit cela en regardant le chauffeur, je comprends son mal être et je ne veux pas non plus que le chauffeur reluque sa poitrine pendant qu'elle nourrit notre fille. Je retire mon pull et je le positionne de manière à ce qu'elle soit protégé des regards indiscret. Elle ouvre sa tunique, puis met la petite au sein. Je place mon pull sur ma fille mais je fait en sorte que Joy soit gêné avec, je vois le chauffeur qui lance une oeillade dans le rétroviseur intérieur, j'ai envie del ui dire de regarder devant lui mais je me tais, je ne veux pas que Felicity soit mal à l'aise. Je me tourne vers ma femme et ma fille, je pose un main sur la nuque de Felicity et je lui masse.
- Hum ne t'arrête pas c'est agréable et ça me détend.
Je n'avais pas l'intention de m'arrêter, je continue mes mouvements en décrivant des petits cercles avec le bout de mes doigts.
Après ce qui me semble une éternité, la circulation semble reprendre et le taxi avance un peu plus, une fois que nous aurons atteint la sortie d'autoroute nous y seront presque, les voitures sont cul à cul, je me plaignais du flot de voiture en Amérique bein à côté de la chine c'est vraiment rien. Je regarde par la fenêtre, je vois un avion passer près de l'autoroute, il descend sur la piste atterrissage, à l'arrière je remarque le nom de la société de mes parents.
- Et merde l'avion est déjà la !
- T'inquiète pas mon chéri ils vont nous attendre.
- La petite à fini de boire ?
- Oui, je pense qu'elle est rassasié.
Je regarde ma princesse, elle s'est déjà rendormie.
- Est ce que tu penses que l'on peut la remettre dans le cosy ?
- Je ne sais pas, elle n'a pas encore digéré.
Je hausse un sourcil, je ne suis pas très fan de ce que je vais faire et je sais que Felicity risque de me rouspéter mais tant pis, je ne veux pas prendre le risque que l'avion reparte sans nous.
- Ma chérie repose la quand même, tu la reprendras après, d'accord.
Felicity fait ce que je lui demande, je sais qu'elle aimerait me demander pourquoi, après tout nous sommes coincé au milieu des bouchons et Joy ne risque pas grand chose à être dans ses bras.
Elle dépose la petite dans la cosy et l'attache,je la prends dans mes bras lui souffle un merci et je demande au chauffeur de rouler sur la bande d'arrêt d'urgence et de se dépêcher, la sortie n'est qu'a cinq cent mètres. Au départ il refuse me disant qu'il ne peut pas qu'il risque de perdre son permis, je comprends ses réticences mais moi je ne veux pas rater mon avion et rester une minute de plus dans ce pays, j'ai hâte de rentrer chez moi pour serrer ma soeur et ma mère dans mes bras. Je lui promets un gros pourboire, il n'hésite plus, c'est dingue avec l'argent nous pouvons vraiment acheter n'importe quoi et n'importe qui, il met alors son clignotant se déporte sur la droite et s'élance à toute vitesse sur la file d'arrêt d'urgence, la route est étroite et nous frôlons les voitures de gauche, le chauffeur essaie un maximum de ne pas se coller sur la rambarde de sécurité, il fait probablement attention à ma fille et je l'en remercie silencieusement.
- Oliver !
Et voilà je m'en doutais que j'allais me faire enguirlander.
- Tu es fou, mais j'avoue que nous n'avions peut être pas le choix.
Felicity
Oliver discute en chinois avec le chauffeur, je suis sur qu'il prépare un mauvais coup, j'ai rattaché Joy comme il me l'a demandé, ses yeux sont grand ouvert alors qu'elle dormait il y a quelque seconde. J'écoute l'échange entre les deux hommes, j'entends au ton qu'emploi le chauffeur qu'il n'est pas très d'accord mais Oliver sait se montrer persuasif. Le taxi déboule sur la droite et accélère sur la bande d'arrêt d'urgence, il file rapidement, je ne suis pas rassuré, j'avale difficilement, je crois que je vais être malade, je commence à avoir des douleurs dans le ventre et l'estomac qui se soulève,d'habitude je ne suis pas malade en voiture, c'est probablement la peur et le stresse. J'essaie de me calmer en inspirant par le nez et en expirant par la bouche, Oliver voit dans quel état je suis, il me prend dans ses bras.
- Ferme les yeux, et pense a quelque chose de joyeux.
J'écoute ses consignes, et je pense à nos retrouvailles avec sa famille. J'imagine la scène, nous arrivant tout les trois au manoir des Queen, Théa qui nous ouvre la porte et qui se stoppe devant nous, elle nous prend dans ses bras puis pleure de joie. Elle repère enfin Joy et ne comprend pas réellement, elle ne pose pas question, elle nous laisse entrer. Moira et Walter sont dans le vestibule et semble choqué de nous voir tout les deux avec un bébé. Une fois le choc passé ils nous enlacent et regarde avec émerveillement notre petite fille.
Je sens la voiture ralentir, je rouvre les yeux, le chauffeur à réussi, nous nous trouvons à proximité de l'aéroport, je me redresse, Oliver dépose un baiser sur ma tempe.
- Tu es fou Oliver Queen.
- Hum hum... C'est pour ça que tu m'aimes non !
- Ca et plein d'autre chose que je ne citerais pas, je ne voudrais pas que tu prennes la grosse tête.
Nous nous mettons à rire tout les deux, ça fait du bien, je suis complètement détendu maintenant. Joy a fini par se rendormir, je ne comprends comment un bébé peu dormir autant et se rendormir aussi vite. Je pense que nous avons de la chance avec la demoiselle, elle n'est vraiment pas difficile pour le moment. Oliver donne des directives au chauffeur, il s'éloigne du bâtiment principal, il empreinte une petite voie, des barrières nous stoppent un homme sort de sa petite cabine, le chauffeur ouvre sa vitre et ils échangent quelque mot. L'homme se retourne et parle à Oliver.
Oliver
Nous nous trouvons devant la barrière, nous ne sommes plus très loin de la piste privée, l'homme qui est chargé de la surveillance sort de sa cabine et discute avec le chauffeur, je comprends très bien ce qu'il lui dit, je vois rouge. Il s'adresse à moi en anglais mais je le reprend en chinois, je ne veux pas que Felicity se fasse du soucis pour rien.
- Monsieur Queen, en principe...
- Reprenons dans votre langue s'il vous plait.
Le gardien parait décontenancé, mais il obéi et reprend dans sa langue maternel.
- Je disais Madame Queen a dit que vous seriez seul, je ne suis pas sur de pouvoir laisser entrer la femme qui se trouve avec vous et encore moins le bébé.
- Felicity attend moi la, je ne serai pas long d'accord. Je sors de la voiture et pousse légérement la gardien dans la cabine.
- Monsieur CHuong, vous tenez à garder votre travail n'est ce pas ?
- Oui Monsieur,
- Bien dans ce cas je vous suggère de vous taire et de faire comme-ci vous n'avez rien vu.
- Mais Monsieur je risque de perdre mon travail si je fais cela.
- Et qui le sera à part vous ?
- Bein... le chauffeur
- Vous serez le seul à être au courant et vous le savez très bien, vous avez simplement dit au chauffeur qu'il y avait un problème, vous n'avez pas dit de quoi il s'agissait et sur les pistes privée il n'y a pas de camera de surveillance donc vous allez passer cela sous silence.
Monsieur Chuong ne bronche plus, il sait que ma famille à de l'influence un peu partout. Il me fait signer les documents.
- Bon retour chez vous Monsieur Queen !
Je lui serre la main puis je remonte dans la voiture. Felicity me regarde avec un air interrogatif sur le visage.
- Tout va bien, ce n'était que de simple formalité administrative à signer.
- Je n'ai pas de passeport Oliver !
- Moi non plus, aucun de nous n'en a, ne t'inquiète pas tout est réglé.
La barrière s'ouvre et le chauffeur s'avance doucement, il tourne sur la gauche et roule maintenant sur la piste d'atterrissage. Il se stoppe près du jet.
Dig se tient devant l'escalier, il n'a pas beaucoup changé, il a toujours une carrure imposante, et le regard qui dérive un peu partout, il surveille les alentours. Lorsque je le regarde ainsi je me vois sur l'île effectuant les même gestes. Je sors de la voiture et m'avance vers lui.
- Bonjour Oliver, ravi de te revoir.
- Moi de même.
- Tu as des bagages ?
Je lui fais un signe positif de la tête, nous n'avons pas grand chose, juste deux sacs un rempli de vêtement pour Joy ainsi que le nécessaire pour la changer et un autre avec nos vêtements. Je me dirige ver la porte où se trouve Joy, je retire la ceinture de sécurité qui maintiens le cosy et le sors. Dig me regarde avec de grand yeux il ne semble pas comprendre, il regarde le cosy, ses yeux restent bloqué sur la frimousse de ma fille.
- Oliver tu as eu un enfant ! C'est récent, elle n'a pas l'air d'avoir plus d'un mois.
- En fait elle est née hier !
- Hier ! Mais qui est la maman ?
- C'est moi .
- Felicity !
Dig
Ah le voila enfin je pense que c'est lui, il sors du taxi, wahou il a changé j'ai l'impression de ne plus avoir affaire au même gosse qu'il y a quatre ans, il est aussi musclé que moi, il a l'air d'être en bonne condition physique, il regarde un peu partout, puis il s'avance vers moi. Je le rejoins et je lui serre la main en lui souhaitant la bienvenue. Je lui propose de l'aide pour ses bagages, il me dit qu'il en a un peu, je le suis prêt à l'aider à les porter, il ouvre la porte arrière du taxi et en sors un cosy, je suis stupéfait, je ne comprends pas ce qu'Oliver fait avec un cosy de plus madame Queen m'a dit qu'il serait seul. Je ne peux m'empêcher de regarder le bébé, vu la couleur du cosy, j'en déduis que c'est une petit fille, elle est mignonne mais n'a vraiment pas l'air d'être très âgé. Je lui demande si c'est le sien, il me dit que oui et qu'elle est née la veille. Une question me traverse l'esprit qui est à la maman, a t'il déjà oublié la femme qu'il aimé plus que tout avant de partir sur le râteau, mon coeur se serre, j'ai de la peine pour Felicity même si elle n'est plus la je me dis que si ça avait été le cas elle aurait été vraiment malheureuse de le voir revenir avec une femme et un enfant, j'aurai du l'épauler encore plus que lorsqu'il a disparu en mer il y a quatre an et honnêtement je ne suis même pas sur qu'elle aurai survécu à cette trahison.
Je me redresse, il me détaille comme ci il cherchait quelque chose sur mon visage, je ne sais pas quoi, peut être pense t'il que je vais le juger, cependant je dis pas grand me voyais déjà lui annoncé la disparition de Felicity, j'avais préparé tout un speech à ce sujet mais je pense que je n'aurais pas besoin de le réconforter et de lui expliquer les choses, on dirait qu'il a tiré un trait sur son passé. Je me demande ou il a passé les quatre dernières années, il aurait tout de même pu donner des nouvelles à sa mère.
Je baisse à nouveau le regard sur la fillette, déjà je suis sur d'une chose sa mère n'est pas asiatique en tout cas la petite n'en a pas l'air, elle a les yeux fermés je ne peux donc pas bien voir, mais je suis sur de moi. Je lui demande tout de même qui est la maman, je ne m'attends pas à une réponse après tout qu'est ce ça peut me faire. Ce n'est pas Oliver qui réponds et lorsque j'entends cette voix, cette voix que je n'oublierai jamais et qui me hante depuis deux ans, nous avons passé d'innombrable soirée ensemble à discuter de tout et de rien, à rire, à pleurer, à se soûler bref quand j'entends sa voix je sais déjà qui est la maman, et je n'en crois pas mes oreilles. Je me redresse en prononçant son prénom.
- Felicity !
- C'est bien moi Dig !
Elle s'approche de moi et je la serre dans mes bras, bon sang j'y comprends rien mais ça fait du bien de la retrouver, je la serre le plus fort que je peux en essayant de ne pas lui broyer les os, je suis heureux, si heureux que se soit elle et pas une autre, j'ai douté de la loyauté d'Oliver, je sais que je n'aurai pas dû mais en même temps je n'aurai pas pu deviner qu'une telle scène soit possible. Elle me dépose un bisou sur ma joue puis me resserre dans ses bras.
- Comment c'est possible ?
- On t'expliquera tout dans l'avion.
Felicity
Je vois que John est secoué, je ne peux pas lui en vouloir c'est incompréhensible, qui pourrait croire une chose pareille, je suis sur qu'il s'imaginait qu'Oliver m'avait oublié, ce que j'aurai pu comprendre après tout au début lorsqu'il était distant avec moi au début je l'avais pensé, je croyais qu'il aimait une autre femme. Je le serre dans mes bras, je ne pleure pas, je suis super contente de le retrouver, il me serre fort très fort, j'ai un peu de mal à respirer mais je ne lui dis rien je suis tellement contente que se soit lui qui nous accueille et pas un autre, Dig il m'a tant manqué tout autant que Théa d'ailleurs. Nous nous relâchons, je prends Joy puis je m'avance vers l'avion, j'entends Oliver et Dig discuter derrière.
Oliver
- Ta mère risque d'être sacrément surprise.
- Oui autant que toi, Dig j'ai un service à te demander, nous en discuterons dans l'avion.
- Ok ! Je suis impatient que vous me racontez comment vous vous êtes retrouvé ensemble. Au fait, ta fille est née ici tu penses qu'on peut l'amener en Amérique sans problème ?
- J'en sais rien et franchement Dig je m'en moque, je veux rentrer chez moi et présenter ma princesse à ma famille. Et toi comment vas-tu ?
- Mieux depuis que je vous ai retrouvé. Et surtout depuis que je sais qui est la maman de ta fille.
Je lui donne une grande tape dans le dos, puis nous montons tout les deux dans l'avion à la suite de Felicity, Dig referme la porte et donne des ordres au pilote.
-(dig) Nous décollons dans vingt minutes.
