Un très court chapitre 4 dans lequel j'ai glissé, spécialement pour Urbanmuse, quelques indices sur le fameux cadeau d'anniversaire... Bonne lecture !
En rentrant ce soir là, Mac trouva Jo dans son salon, ou plus précisément, sur son canapé, les cheveux tirés en chignon désordonné, dans un débardeur noir et un jogging gris qui n'avaient rien à voir avec ses tenues habituelles. Elle s'était péniblement redressée en entendant la clef dans la porte, appuyant sa main sur le dossier du sofa pour ne faire dépasser que sa tête par dessus l'assise, et avait gratifié Mac d'un 'Il est déjà 20h !' avec une voix encore ensuquée et rocailleuse.
Mac eut un sourire en coin. Elle avait donc passé sa journée à comater entre lit et canapé. S'il ne la connaissait pas aussi bien, il aurait pensé qu'elle couvait une grippe.
Elle s'étira à grand renfort de grognements, bailla à gorge déployée, ce qui fit sourire de plus belle Mac, attendri par le plissement de nez de sa compagne, avant de quitter le confort du canapé pour venir l'embrasser, ronronnant de plaisir en glissant ses bras autour de son cou.
« Quelque chose me dit que tu vas avoir du mal à trouver le sommeil cette nuit. Souffla Mac en la serrant contre lui. Une lueur maligne passa dans les yeux de Jo.
- Qui a dit que je voulais dormir ? »
Mac leva les yeux au ciel, se demandant qui, de la mère ou de la fille, était finalement la plus 'jeune' des deux.
Soudain, les mains de Jo se retirèrent de là où elles étaient nichées dans la nuque de Mac pour venir se plaquer sur son ventre alors qu'elle prenait une expression choquée.
« Que se passe-t-il ? Demanda Mac qui commençait à s'inquiéter.
- Mon estomac réclame pitance. Expliqua-t-elle en grimaçant. »
Cette fois, Mac ne pût s'empêcher d'éclater de rire. Seuls les instincts les plus primaires de Jo ne connaissaient pas le repos dominical. Elle lui mit une tape sur l'épaule avec un regard assassin, ce à quoi Mac répondit par une caresse légère comme une plume sur son ventre, la faisant frémir.
« Ne changez pas de sujet Mckenna Taylor. » Ordonna-t-elle en plissant ses yeux, cachant à peine la dilatation rapide de ses pupilles.
« Comme vous voudrez, Joséphine... » Murmura-t-il à son oreille, son souffle chaud caressant son visage, avant de s'éclipser à la cuisine.
Elle ferma les yeux et soupira. Il avait le don de la déstabiliser en moins de deux. Elle se secoua, resserra son chignon, et suivit son homme à la cuisine où il était déjà en train d'éplucher des carottes. Elle s'appuya à côté de lui sur le plan de travail et l'observa manier l'économe aussi habilement qu'il maniait les seringues, les échantillons d'analyse, son arme, ou même... L'idée la fit rougir : son corps. Mac était un homme qui maîtrisait le milieu dans lequel il évoluait. Peut-être était-ce pour cela qu'elle l'aimait tant. Il ne se rendait pas même compte de sa maîtrise absolue, et faisait tout avec une attention particulière, dans l'intérêt des personnes qui l'entouraient. C'était le contraire de Russ... Elle chassa cette idée de son esprit et décida de se concentrer sur le plus important.
« Qu'est-ce que tu nous prépares ? Demanda-t-elle en observant attentivement les gestes de Mac par dessus son épaule.
- Je croyais que tu aimais les surprises.
- Pas quand j'ai faim.
Il soupira d'un air faussement exaspéré. Il capitula :
- D'accord, du colin en papillotes.
Elle fronça les sourcils.
- Où est le colin dans l'histoire ?
- Pour le moment, dans le frigo. Rends-toi utile et va le chercher si tu veux bien. »
Jo sautilla vers le réfrigérateur, heureuse de faire avancer les choses plus vite.
Finalement, les papillotes furent mises au fours, sans que Jo ne les lâche des yeux une seule seconde, rodant tel un chat autour de Mac alors qu'il travaillait à satisfaire son appétit de grande dormeuse.
