Je me sens particulièrement inspirée ces jours-ci... Voilà donc un nouveau chapitre tout frais, écris pendant ma pause thé dans mon salon favoris (alors il ne peut qu'être bien, non ?). Continuez à laisser vos commentaires, je les adore toujours autant ! :) Merci encore à vous de suivre cette histoire !
« Je trouve que ce serait injuste d'observer une garde alternée pour Twizzler alors que nous ne sommes pas divorcés... Même pas mariés d'ailleurs. »
Jo avait rompu le silence qui régnait dans la chambre. En entendant son nom, le chaton avait levé la tête de sous le draps avant de se mettre à ronronner de plus belle, confortablement installé entre ses nouveaux 'parents'. Mac sourit et promena sa main sur le bras de sa compagne, jusqu'à son épaule, pour ensuite jouer avec une des mèches de ses cheveux.
« Tu sais, je ne t'en voudrais pas si tu demandes une garde exclusive, je suis prêt à régler le problème à l'amiable. »
Jo leva les yeux au ciel et tapa l'épaule de Mac. Décidément, le subtil et l'implicite n'étaient pas inclus dans la version de base...
« Mac ! Devant son air d'incompréhension totale, elle soupira.
- J'étais discrètement en train de te suggérer d'emménager chez moi, mettre un peu de sud dans ta vie, tu sais...
Mac ne sut quoi répondre. Il arrêta ses caresses pour réfléchi, et en voyant sa main s'éloigner d'elle, Jo se mordit la lèvre.
- J'ai déjà du sud dans ma vie... Répondit Mac, le regard plongé dans le sien.
- Écoutes Mac, si c'est trop tôt pour f aire le grand saut, je comprendrai, je serai patiente, je... »
Mac la coupa en posant une main sur ses lèvres. Ses propos lui semblaient insensés. Dans ses yeux, il vit toute l'étendue de son inquiétude, une liste de 'et si' plus longue encore que toutes les lettres au Père Noël rassemblées. Il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Cela faisait 'seulement' trois mois qu'ils se voyaient, et neuf qu'il avait rompu ses fiançailles avec Christine, pensant qu'il n'était pas celui qui la rendrait heureuse. Mais ses sentiments étaient sincères, profonds, et une vie avec elle lui semblait loin d'être insurmontable. Ce n'était pas 'trop tôt', c'était parfait. Jamais rien ne lui avait paru plus sensé.
« Ma'am, ne vous méprenez pas sur mes intentions, je serais ravi de vivre dans cette enclave de la Virginie que vous appelez 'maison'.
Il sentit un sourire se dessiner sur les lèvres de Jo contre sa paume de main et la lâcha enfin, lui laissant le loisir de parler.
- Je ne veux pas te presser, je veux faire ça bien... Je veux que tu te sentes chez toi. »
Mac sourit. Il n'avait pas les mots pour exprimer ses sentiments, il en avait toujours manqué, et il n'avait pas non plus l'aisance de Jo quand il s'agissait d'exprimer ce qu'il ressentait, mais à ce moment là, il aurait voulu lui faire comprendre, à sa manière, que c'était elle son chez lui, peut importe son lieu de résidence. A la place, il étendit les bras, l'invitant à s'y glisser, ce qu'elle fit d'un geste brusque, sentant soudain le chat se raidir et quitter le lit d'un bond félin.
« Ne tues pas ton chat s'il te plaît Jo, je le prendrais mal.
Jo gloussa en glissant sa tête sur l'épaule de son homme.
- J'insisterai sur un point cependant : c'est NOTRE chat. »
Le lendemain :
C'était une belle matinée de printemps, le soleil avait décidé de continuer à dispenser sa chaleur et sa lumière aveuglante, et chacun s'était réveillé de bonne humeur... Excepté le corps allongé dans cette allée peuplée de rats et jonchée d'ordures, qui, lui, ne s'était pas réveillé du tout.
Accroupi près de Sid, Mac venait de finir de relever les empreintes qui entouraient le corps, sans grande espoir de pouvoir se baser dessus pour trouver l'assassin.
Il leva la tête et s'adressa à Danny et Lindsay, en train de photographier la scène un peu en retrait.
« Quelqu'un sait où est passée Jo ? Demanda-t-il.
Lindsay fronça les sourcils. La question lui paraissait bizarre, mais elle ne comprenait pas pourquoi.
- Elle n'a peut-être pas encore décuvé de sa soirée d'hier soir. Je vois bien sa maman à son chevet : 'allez gamine, avale ton aspirine'. » Répondit Danny en imitant presque à la perfection l'accent prononcé de Charlotte. Mac se contenta d'un petit sourire en coin, pensant qu'il avait raté les roulés à la cannelle ce matin là à cause du macchabée qui gisait à ses pieds. Et à cette seule pensée, son estomac se mit à grogner.
Chacun se remit au travail, laissant la question de Mac de côté. Après tout, il n'était pas rare que Jo soit en retard sur une scène de crime... Soudain, Lindsay réalisa : c'était la première fois depuis longtemps que leur chef n'avait pas posé cette question, pourtant grand classique de la maison. Elle fronça les sourcils. Ces derniers mois, Mac semblait toujours savoir avec une précision incroyable et incroyablement louche où était et que faisait sa collègue.
Elle bailla. Elle manquait de sommeil. Lucy avait soulevé une question épineuse qui l'avait tenue en éveil presque la totalité de la nuit, à écouter ronfler Danny. Elle devait bien l'admettre : elle s'était vexée de s'être faite devancer par une gamine de six ans sur un sujet aussi croustillant, surtout quand le parrain de la dite-gamine et sa voisine de bureau (alias celle qui lui volait constamment ses stylos) étaient concernés.
Ses réflexions furent interrompues par Jo, rayonnante dans son nouveau manteau de cuir, un café brûlant à la main, et un sachet en papier dans l'autre.
« Oh Jo ! On parlait justement de toi, ce manteau te va à merveille, la personne qui te l'a offert te connaît vraiment bien. Déclara Danny, en grande forme après sa grosse nuit de sommeil.
Jo sourit, amusée, et fit un tour sur elle-même, envoyant voler les pans de son manteau.
- Merci Danny, je dois avouer que mes amis sont géniaux.
Mac lui fit un petit signe de tête, et elle avança vers lui, l'air fascinée par le corps inerte étendu sur le sol.
- Ugh, pauvre homme. Observa-t-elle. Puis elle tendit le sachet en papier à Mac, sans réellement lui accorder d'attention.
- Tenez chef, vous avez tapé dans l'œil que 'Ma.
Mac prit le paquet et jeta un regard à l'intérieur, sachant déjà ce qu'il contenait. L'odeur était irrésistible, et s'il ne s'était pas trouvé face à un mort qui, techniquement, ne pouvait plus profiter des bonheurs culinaires de Madame Danville, il aurait tout avalé en une seule bouchée.
- Merci Jo. Ça ne veut pas dire que tu seras augmentée.
Elle fit la moue et Sid tendit le cou pour voir ce que contenait le mystérieux paquet.
- Et le reste d'entre nous n'a pas fait assez bonne impression pour avoir droit à des roulés à la cannelle authentiques ? Demanda-t-il un brin déçu.
- Je crois que ma mère voulait soudoyer Mac pour qu'il me laisse partir plus tôt ce soir, c'est une technique bien à elle.
- La ressemblance est frappante... » Souffla Danny à Mac.
Ca, c'était indéniable.
Et dans son coin, Lindsay observait la scène d'un œil plus que curieux.
Une petite idée pour la suite ? :) Ce chapitre vous a-t-il étonné ? Je veux TOUT savoir !
