Disclaimer : Comme d'ordinaire, les personnages ainsi que le monde magique de Harry Potter appartiennent à JK Rowling. L'histoire torturée et sinueuse est le fruit des formidables auteurs ArielGobuss, je ne les présente plus.
Note : Salut à tous !
Je vais pas m'éterniser cette fois, vous savez bien que ça fait... des mois que je n'ai pas updaté mais bon, l'important est que c'est chose faite maintenant. Navrée pour le délai d'attente et un grand MERCI aux reviews que vous avez mises sur le dernier chapitre, c'est toujours super motivant. Excusez mon retard et bonne lecture à vous. On a enfin le point de vue de Snape cette fois-ci, héhé.
Bêta-lecteur/Correcteur : Marxiss, toujours fidèle au poste.
3. Fascinations.
Like anyone would be
I am flattered by your fascination with me *
Quand Severus Snape, le Maître des potions de l'école de Sorcellerie et de Magie Poudlard, fut en chemin pour son lundi après-midi de cours avec les étudiants de sixième année, une seule pensée prévalait dans sa tête : Potter !
Le morveux ne s'était pas montré aux repas, il ne l'avait pas rencontré dans les couloirs, il avait même délaissé son précieux entraînement de Quidditch. Il n'était nulle pas en vue, comme s'il s'était dissout dans l'air. Et il avait eu l'audace d'envoyer McGonagall pour lui dire qu'il voulait arrêter de suivre son cours.
Non, je ne vais pas le permettre ! Je n'en ai toujours pas terminé avec lui. C'est seulement maintenant que les choses commencent à devenir intéressantes... Murmura une voix sinistre à l'intérieur de la tête de Severus.
Il pense qu'il peut se cacher de moi et qu'il peut m'ignorer ! Il avait tout le week-end pour venir me trouver, mais il ne s'est pas montré ! Un petit lâche insolent qui est effrayé par la confrontation. Il a toujours été lâche, exactement comme son père bien-aimé. Sans parler du loup-garou et du clébard – son parrain. Une bande de clowns sans cervelle !
Les yeux du Maître des Potions se plissèrent dangereusement.
Il doit se montrer aujourd'hui. S'il ne vient par à mon cours...
Snape fit glisser son regard sur quelques élèves de première année alors qu'il marchait vers sa salle de classe, et ils se collèrent tous aux murs des couloirs, loin de lui et totalement terrifiés. Sa cape noire claqua furieusement derrière lui. Il ressemblait à une chauve-souris guettant ses victimes.
Snape sourit sournoisement.
D'un autre côté, il n'est pas autant lâche qu'il en a l'air. Il s'est jeté sur le fils Malfoy et a brisé son nez. Eh bien, ce n'est pas comme si Potter n'avait jamais été capable de se contrôler. C'était assez suffisant de le provoquer juste un peu pour le rendre furieux. Il a toujours été réactif, mais de là à attaquer un élève en classe juste sous le nez de la directrice de sa maison… Je ne m'attendais pas à ce que Potter fasse une chose pareille…
… Tout comme il ne s'attendait pas d'être le désir le plus cher de Harry Potter. C'était une incroyable découverte, bien que choquante étant donnée la haine que Potter manifestait pour lui au cours de ces dernières années. Et vice versa. Si quelqu'un lui avait dit plus tôt que Potter le désirait profondément, il se serait moqué de lui cruellement. Mais il savait que la potion avait été correctement effectuée. Il savait que c'était vrai. Il l'avait vu de ses propres yeux...
... Il avait vu intérieurement le jeune homme regarder rêveusement en l'observant avec adoration. Snape avait vu la douleur du plaisir peinte sur le visage de Potter. La faim qu'il avait constaté dans ce regard vert était indescriptible. Personne, durant l'existence entière de Snape, ne l'avait jamais traité de cette manière et prononcé son prénom avec tant de désir. C'était quelque chose de nouveau.
Il se souvint de son propre effroi lorsqu'il réalisa quelle sorte de passion l'élixir avait éveillé en Potter. Le professeur avait espéré différentes choses mais pas... Pas ça !
Il ne pouvait pas quitter des yeux ceux de Potter, qui avaient cessé de remarquer quoi que ce soit d'autre, et ne voyait que Severus Snape. Durant un bref instant, Severus était devenu le centre du monde de Harry Potter. C'était un sentiment extraordinaire.
S'enfonçant plus profondément dans ses souvenir, Snape se souvint des larmes qui coulaient le long des joues de Potter et de la bosse clairement visible à l'intérieur de son pantalon.
Non ! Il ne penserait pas à Potter et à son érection !
Snape tourna dans un autre corridor et vit deux Serdaigles de septième année s'embrasser. Il les chassa rageusement, leur enlevant à chacun cinquante points. Une fois qu'ils eurent disparu de sa vue, il revint à ses souvenirs.
Il se rappela l'ombre qui était apparu sur le visage de Harry Potter lorsqu'il avait finalement brisé l'enchantement, ramenant complètement Potter sur Terre. Dégoût, honte, embarras, aversion. Seul Snape l'avait vu. Potter avait eu l'air d'être sur le point de vomir. Severus n'en fut pas pour autant surpris. Ce n'est pas souvent que l'on apprend que son désir le plus profond, le plus puissant et le plus incontrôlable s'avère être le dégoûtant Maître des Potions détesté de tous.
Snape sourit amèrement à lui-même. Ceci, bien entendu, ne changeait rien. Il continuerait de haïr Potter, seulement maintenant il aurait un pouvoir sur lui. Avec ses connaissances, il pourrait faire n'importe quoi de lui. Il ne pouvait pas dénigrer le fait de pouvoir humilier le morveux d'autant plus grâce à cet état de fait. Et peut-être pourrait-il faire en sorte d'utiliser cette situation dans un autre but ?
Un sourire cruel apparu sur ses lèvres.
Oh, comme Potter doit avoir été détruit... Il est sûr et certain que sa vie vient de lui éclater au visage... Maintenant il doit trouver une thérapie...
Mais tout ne pouvait pas se passer ainsi. La moitié des enfants de Serpentard avaient des pères qui étaient Mangemorts et ce n'était qu'une question de temps avant que le Seigneur des Ténèbres ne découvre tout. A tout moment Snape s'attendait à recevoir un appel pour une réunion. Et il n'aurait pas le choix. Alors il devait être le premier à l'en informer. Le Seigneur des Ténèbres trouverait l'information intéressante, pour sûr.
Le Maître des Potions fronça ses sourcils et accéléra son pas.
Potter doit venir, autrement il le regrettera !
Quand le professeur marcha vers l'endroit où les étudiants étaient en train d'attendre avant le début de la leçon, il regarda leurs visages et bouillonna de rage en constatant que Potter n'était pas parmi eux.
Ce petit sournois, arrogant, lâche... Snape commença à réciter quelques chapelets de jurons dans son esprit alors qu'il ouvrait la porte et lassait les élèves entrer dans la salle de classe. En dehors de son champ visuel, un mouvement soudain attira son attention. Il regarda dans la direction et vit Harry Potter sortir furtivement du croisement de couloir et venir se placer à la fin de la queue d'étudiants qui entraient en classe.
Snape sourit triomphalement dans sa tête.
Et le voilà qui arrive.
Potter le devança sans lui donner le moindre regard. En plus, au moment où il passa près de lui, il tourna sa tête dans une toute autre direction comme s'il n'était même pas capable de le voir.
Cet arrogant va regretter d'être venu ici. Il va vraiment le regretter... Pensa le Maître des Potions en claquant la porte rageusement.
Tout le monde sursauta à ce bruit et regarda la porte avec terreur alors que le professeur alla au milieu de la pièce. Snape surveilla les étudiants qui étaient en train de s'asseoir et de sortir leurs livres ainsi que leur matériel de leurs sacs. Il garda un oeil sur Potter un moment par cette occasion.
Le Gryffondor était assis entre Weasley et Granger. En se préparant pour la leçon, il ne dit pas un mot à qui que ce soit. En fait, il était tellement concentré sur « ne pas regarder Snape » ou ne pas avoir le moindre contact visuel avec quiconque que Potter ne lâcha pas des yeux son chaudron et ses livres... Et il est probablement le seul. Songea Snape, notifiant que les étudiants étaient en train de jeter des coups d'oeil rapides, une fois vers lui et l'autre fois vers Potter.
« Silence ! » Gronda finalement Snape au bruissement incessant des murmures des autres étudiants, désirant commencer la leçon aussi vite que possible. « Aujourd'hui vous allez préparer une potion qui provoque la poussée des cheveux. Cet élixir est si simple que personne ne devrait être apte à le rater. Cependant, en voyant les compétences de certains, » Le Maître des Potions regarda Longdubat « et l'embarrassant niveau de capacité intellectuelle qui les place bien en dessous de la moyenne estudiantine, j'ai de sérieux doutes. »
Neville rougit profusément et détourna le regard.
Severus se sourit à lui-même et lança un coup d'oeil vers Potter, attendant de voir sa réaction, mais le jeune homme était obstinément en train d'observer son canif sur sa table, comme si c'était la chose la plus fascinante au monde. Le Maître des Potions se sentit irrité. Si Potter voulait jouer avec lui, il serait heureux de lui apprendre quelques règles du jeu...
« Sur le tableau noir sont inscrits les ingrédients » Snape fit onduler sa baguette. « et les instructions pour préparer la potion. Dans les placards, » Nouvelle ondulation, « se trouvent les ingrédients nécessaires. A la fin de la leçon je vérifierai vos résultats. Votre potion devrait être un liquide clair avec un faible arôme de musc. Pour ceux qui prépareraient la plus mauvaise mixture... » Snape baissa d'un ton un moment. « ils la boiront et verront d'eux-mêmes quels effets ressortiront de leur stupidité et de leur ignorance dans un tel sublima art qui consiste à rater les potions. »
Longdubat devint pâle comme la mort, avala sa salive, et regarda avec horreur au tableau noir. Les étudiants murmurèrent et chuchotèrent avec indignation, mais Snape les ignora complètement. Il alla à son bureau, s'assit derrière lui et commença à corriger les copies des élèves en continuant de jeter de temps à autres des regards vers sa classe pour contrôler qu'aucun des étudiants ne causaient de sérieux dommages. Quand une classe comme celle-ci est constituée d'un groupe d'enfants paresseux et sans esprits, un accident n'est pas impossible.
Tout le monde s'est levé pour rassembler les ingrédients... Non, pas tout le monde. Potter est resté assis ? Ah, oui, Granger les lui a apporté. Il a toujours aimé se servir des autres.
Snape redirigea ses yeux vers la copie devant lui.
'La racine de Mandragore est utile pour les douleurs abdominales, et quand quelqu'un est malade...'
Quel non-sens !
Severus bougea sa main et fit une croix sur la copie entière.
Il jeta un nouveau regard à la salle de classe. Une masse sombre de cheveux attira ses yeux.
Qu'est-ce qu'il fabrique ? Pourquoi est-il encore assis à regarder son pupitre ? Tout le monde suit les instructions avec attention, il est le seul qui ne veut pas regarder dans cette direction. Les ingrédients sont listés sur le tableau noir, espèce de fou ! »
'Les Mandragores étaient des racines qui voulaient devenir des hommes, mais une méchante sorcière leur avaient lancé un sort... »
Est-ce que ces morveux ont laissé leurs cerveaux chez eux, s'ils en ont un ?
Au regard suivant, il se focalisa immédiatement sur la petite forme que formait Potter. Une ride apparut entre les sourcils sombres de Severus.
Qu'est-ce que Granger est en train de murmurer à Potter ? Elle n'arrête pas de jeter des regards au tableau noir et... Les sourcils de Snape se froncèrent d'avantage. Qu'est-ce que je viens de voir ? Est-elle en train de lui dicter ce qui y est écrit ? Quel lâche sans honte ! Eh bien, à quoi aurais-je pu m'attendre de lui ? Il va le renier, le dénier et se fourvoyer mais à la fin il va se briser... Ne te leurre pas Potter. Ne te bats pas. Tu ne peux pas gagner. Tu as juste à l'accepter...
Il était rempli de satisfaction éclatante. Il se sourit à lui-même et retourna à ses copies virulentes.
'Les racines de Mandragore sont bonnes pour se laver les dents...'
Severus sentit une migraine arriver. Pourquoi devait-il perdre son temps dans de telles absurdités ?
Il leva à nouveau les yeux. Il regarda directement Potter. Le jeune homme évitait son regard fixe comme un trou noir. Comme s'il n'y avait pas d'autres gens dans la salle de classe.
Il s'est enfin mis au travail. Il est en train de presser les racines de valériane avec le couteau mais... Hmm, quelque chose ne va pas. Potter a grimacé... Comme si il avait mal ? Je suppose que c'est le cas puisqu'il a changé son couteau de main.
Snape plissa ses yeux et regarda plus attentivement la main droite de Potter avec laquelle il tenait la racine.
Quelque chose ne va pas... On dirait que c'est comme si quelque chose de solide l'avait coupée et blessée. Quelques... morceaux petits et tranchants ? La blessure a à peine guéri...
Du verre ?
Qu'est-ce que ce taré a utilisé pour se casser la main ? Le nez de Malfoy n'est pas en verre.
Et de toute façon, qu'est-ce que ça fait si la main de Potter est blessée...
Severus retourna à ses examens, mais il ne pouvait plus se concentrer sur eux. Qu'importe, ils étaient tous bons pour la poubelle. Il n'y avait aucun sens dans tout ce temps perdu à corriger ces brouillons. Il posa sa plume et s'appuya contre sa chaise, examinant le classe d'un regard menaçant. Il leva son regard juste à temps pour voir Malfoy transformer un morceau de papier en oiseau qui s'envolait dans les airs, l'envoyant... Snape observa les ailes de l'oiseau animé voleter... vers... Potter.
Snape plissa dangereusement des yeux.
« Accio. » Rugit-il en montrant les dent, et la note changea de direction, au grand dam des Serpentards, et atterri directement dans la main tendu de leur professeur. Quand Severus resserra ses doigts autour, Malfoy, toujours pâle, le devint encore plus et ouvrit la bouche pour dire quelque chose.
« Oui, Monsieur Malfoy ? » Demanda Snape en soulevant un sourcil.
Le Serpentard ferma instantanément sa bouche en fusillant son professeur de ses yeux haineux. Severus vit avec le coin de son regard que Potter était également devenu pâle. Devinant ce qu'il allait voir, Snape ouvrit l'origami en forme d'oiseau et en sortit la petite lettre. Cependant, ce qu'il vit surpassa même ses suppositions les plus cruelles. Dans le coin du papier il y avait un dessin fait à la main où Potter était étalé devant Severus qui faisait des mouvements très suggestifs derrière les fesses du jeune homme. Cependant, ce qui était écrit en dessous fit rougir les joues de Snape pour la première fois depuis son enfance.
Le texte était l'une des chansons 'amusantes' des Serpentards :
Quand Potter voit Snape,
Il glousse sur-le-champs
Et des larmes coulent sur ses joues
Il a des problèmes avec ses boules
Il gémit, s'étouffe et rêve éveillé,
Il ne rêve de Snape qui la lui met dans -
Severus écrasa l'oiseau dans sa main, ne lisant pas la fin, et avisa un regard meurtrier à Draco.
Son esprit était rempli d'un torrent de rage. Comment ses propres Serpentards osaient écrire de telles choses sur lui ! En ce qui concerne Potter ils pouvaient inventer ce qu'ils voulaient, mais personne ne pouvait écrire de pareilles sornettes sur le Maître des Potions !
Oh, il savait que Potter n'aurait pas une vie facile désormais, mais il n'avait cure du genre de harcèlement que le Golden Boy pouvait bien subir ! Mais bien sur, il n'avait pas pensé qu'il pouvait aussi devenir l'objet des moqueries des étudiants. Il n'avait pas pensé que quelqu'un puisse oser défier son autorité. Et sûrement pas Malfoy... même s'il est le fils d'un Mangemort. Il jura que Malfoy regretterait d'avoir fait ceci ! L'embarrasser ainsi !
« Monsieur Malfoy ! » Un sifflement enragé sortit de la bouche de Severus, « Votre Maison vient juste de perdre vingt points ! Vous allez vous présenter à mon bureau ce soir pour votre punition ! A sept heures précises !
Le Serpentard se rassit de façon raide et saccadée. Ses yeux jetaient à Snape un regard énervé.
La classe était remplie de murmures surpris.
Un Serpentard avait été puni ! Malfoy avait été puni ! Par Snape !
« Silence ! » Rugit ce dernier en fusillant ses élèves du regard. « Si une fois encore j'attrape qui que ce soit murmurant la moindre chose concernant l'incident qui a eu lieu à la précédente leçon, ils seront punis avec une retenue chaque week-end jusqu'à la fin de l'année scolaire ! » Severus scanna les visages terrifiés des élèves, notifiant que Potter était en train de regarder à l'intérieur de son chaudron, ses joues cramoisies. Son regard glissa ensuite vers la face enragée de Malfoy sur laquelle apparut une brève et rapide grimace de dédain, comme si le Serpentard n'avait rien à foutre de l'avertissement et était certain qu'il pourrait d'une façon ou d'une autre y échapper. « Si quelqu'un essaie de s'opposer cet avertissement en le brisant, je le saurai, je vous l'assure ! Est-ce que c'est clair Monsieur Malfoy ? »
Draco mordit ses lèvres et défia Snape du regard. Ses yeux gris s'assombrirent comme les nuages lors d'un orage et à tout instant on pouvait s'attendre à ce que les éclairs de sa fierté blessée n'apparaissent dans ses yeux, foudroyant son professeur comme s'il désirait l'immoler sur-le-champs. Il avait l'air de lutter contre lui-même. Après quelques instants de silence tendu, il finit par acquiescer rageusement.
« Excellent ! » Répliqua le Maître des Potions sur un ton venimeux. Il n'aimait pas le comportement rebelle de Malfoy. Il devait le remettre à sa place. Personne ne devait s'opposer à lui. Personne. « Maintenant, remettez-vous au votre travail ! »
Il se retourna brusquement et s'assit dans son fauteuil derrière son bureau d'où il avait une parfaite vue sur la classe entière. Les étudiants, après avoir échangé quelques regards poursuivirent leur préparation. Jusqu'à la fin de la leçon, personne ne prononça un mot. La menace de Snape, c'est à dire que la personne préparant la plus mauvaise potion devrait ensuite la boire, était leur source de motivation. Aucun des étudiants ne voulaient de retrouver transformés en cochon d'Inde.
Potter laissa tomber son couteau plusieurs fois et écorcha ses ingrédients, ce que Snape ne manqua pas.
C'est difficile de croire qu'un empoté des mains pareil puisse être le meilleur attrapeur du siècle pensa Severus en regardant Potter qui essayait de rassembler ses ingrédients tombés au sol. Il a toujours eu plus de chance que de bon sens de toute façon. Ajouta Snape en pensée. Raison de plus pour le détester, stupide magnifique morveux Gryffondor. Severus prononça presque ces mots à voix haute, ses yeux parcourant le corps du jeune homme, fin, osseux, puis ses longues jambes et ses cheveux sauvages.
Ce qui l'énervait le plus, c'était que depuis le début du cours Potter ne l'avait pas regardé ne serait-ce qu'une petite fois, comme si Severus était une mouche sans importance contre le mur. Le fait que Potter l'ignore le rendait fou, et cette folie était d'autant plus alimentée par le souvenir de l'incident de la dernière leçon, quand le Gryffondor ne voyait rien ni personne d'autre que le Maître des Potions, comme si Severus était la personne la plus importante au monde pour lui.
Maintenant Potter prétendait qu'il n'était rien à ses yeux.
La connaissance de ceci enrageait Snape et son coeur était entouré d'une flamme glacée de colère qui prévalait progressivement dans toutes ses pensées, son désir ardent d'humilier Potter. De faire quelque chose qui lui fasse regretter son comportement !
« Le temps est écoulé ! » Aboya Snape en se levant de son siège.
Je le forcerai !
Snape marcha au travers de la salle de classe et se stoppa à la table où son Gryffondor le plus pathétique était assis, suant abondamment.
« Longdubat ! » Siffla-t-il en regardant avec dégoût le Gryffondor dégingandé qui était tremblant de peur. « Non seulement votre potion a la consistance du vomit mais pire, elle en a l'odeur. Décidé à tous nous asphyxier, Longdubat ? »
Depuis les bancs des Serpentards, des rires faibles était audibles.
Le visage du Gryffondor prit la teinte de l'élixir Desideria Intima.
« Mais que peut-on attendre de quelqu'un qui a le cerveau de la taille d'une cacahuète ? » Snape parlait d'une voix traînante. « Au moment où vous avez été conçu, vous avez hérité du don du monopole de l'échec. » Severus plissa son regard vers vers le garçon qui semblait rêver de pouvoir se cacher sous la table, puis il cligna des yeux vers Potter qui serrait les dents, en regardant de façon obsessionnelle l'autre extrémité de la classe. « Bien entendu, vous partagez parfois ce don avec Potter. » Au moment où il prononça ces derniers mots, ses yeux s'illuminèrent et sa voix se transforma en sifflement venimeux, mais la seule réaction notable du jeune homme était ses poings serrés qui tremblaient. Il ne jeta même pas un coup d'oeil à Snape. Il ne bougea pas du tout, comme s'il n'entendait pas les mots du professeur. Snape pourrait rester ici et continuer d'offenser son étudiant mais cela n'aurait évidemment aucun effet. Snape sentit l'irritation, qui brûlait déjà en lui, se transformer en un incendie ravageur qui engloutissait tout. Potter devrait être fou de rage, courir tête baissée en rageant, commencer à crier et à protester. Il devrait faire quelque chose ! Là, il était juste assis silencieusement, comme si rien de ce que Snape était en train de dire n'aurait pu atteindre son coeur, ou titiller un nerf sensible. Comme si Severus n'avait aucun pouvoir du tout sur le jeune homme.
Mais Snape savait qu'il en avait. Il l'avait compris lors de la précédente leçon. Il était en train de le constater maintenant, alors qu'il regardait la forme aux poings serrés et contractés, des bras frissonnants du jeune homme devant lui. Oh, Potter était déjà à ses limites... Il avait juste à le pousser un peu plus fort et il craquerait !
« Et maintenant, Longdubat », continua-t-il, retournant son attention au Gryffondor flétri, « buvez cette potion miraculeuse qui est la vôtre et voyons ce qui vous arrive. Cela va peut-être vous transformer en un tas de bouse de dragon. Je me doute que n'importe qui serait désespéré d'une telle situation. Mais vous allez peut-être y découvrir votre réelle destinée. »
Des larmes apparurent dans les yeux du garçon. Quelques Gryffondors essayèrent de protester, mais le regard de Snape les réduisirent au silence.
« Qu'est-ce que vous attendez ? Buvez-là ! » Gronda Snape, menaçant, le ton de sa voix faisant sursauter certains étudiants.
Longdubat, ravalant ses larmes, prit un peu de l'élixir dans une bouteille. Sa main tremblait tellement qu'il avait de la peine à placer le récipient devant sa bouche.
« Arrêtez ça ! » Couina Granger en brisant le silence. La Gryffondor se leva de sa place en fixant farouchement leur professeur. « Vous ne pouvez pas le forcer à faire cela ! Vous n'êtes pas autorisé d'user de votre pouvoir pour oppresser les étudiants ! »
« Comment osez-vous me parler sur ce ton ! » La voix de Snape tremblait de rage. « Asseyez-vous, espèce d'idiote, et ne me parlez plus jamais comme ça, où vous serez celle qui boira cette potion pour Longdubat ! Trente points en moins pour Gryffondor ! »
Granger devint pâle et déglutit difficilement. Elle voulait rajouter quelque chose Weasley l'arrêta, la tira gentiment par la manche en lui chuchotant quelque chose. Severus revint à Longdubat et lui asséna un regard plein de menace. Le garçon ferma ses yeux et avala rapidement la potion. La classe retint son souffle. Tout le monde était en train de regarder Neville frissonner de dégoût et reposer la bouteille sur la table. Au même moment, des touffes de poils noirs commencèrent à pousser sur son visage ainsi que sur ses mains. En quelques instants, son corps tout entier était couvert de ces poils en croissance continue, au travers desquels deux yeux mortellement terrifiés brillaient. « Eh bien, eh bien... » La voix du professeur brisa le silence qui prévalait dans la pièce. « Je vois que votre apparence finit par correspondre à votre intellect. » Severus eut un rictus moqueur. « Miss Granger, veuillez escorter le singe à l'infirmerie. Pomfresh peut trouver un moyen de le soigner, si ce n'est pas le cas, ce ne sera qu'une petite perte dans le monde sorcier. »
Snape ricana, détourna les yeux de Longdubat, dont les cheveux étaient si longs qu'ils touchaient le sol. Il tourna son regard intense vers la table où Potter, Granger et Weasley étaient assis. Granger se leva prestement de sa table et couru pour aider Neville. Serrant son bras, elle l'emmena hors de la classe.
Le sentiment de triomphe que Snape ressentait s'évanouit comme un brouillard matinal quand il vit que pendant tout ce temps, Potter regardait dans la direction opposée, comme si il se fichait bien de ce que Snape avait pu faire à son ami. L'énervement se métamorphosa en une lame glacée de furie qui vibrait dans l'esprit de l'homme. Il s'avança droit vers le Gryffondor. Severus se tint, raide, droit devant la table et regarda Potter qui s'embrasait, une rougeur colérique brûlant sur ses joues, sa pâleur le rendant presque effrayant. L'élixir du Gryffondor avait la couleur du miel et aurait pu être correcte mais, si seulement...
Les feuilles de Belladone, pensa le professeur, plissant ses yeux et regardant Potter qui mordait ses lèvres nerveusement.
« Quel ingrédient avez-vous oublié, Monsieur Potter ? » demanda Snape, utilisant ses mots comme un couteau.
Harry regarda son plan de travail et entretint le silence en décuplant la rage qui brûlait à l'intérieur de Snape pendant la leçon entière en quelque chose de tranchant, glacé et incontrôlable. Potter continuait de l'ignorer ostensiblement, sa furie avait franchi ses limites et l'entraînait dans le désir ardent de voir à nouveau son reflet dans les yeux verts.
Il se languissait de voir Potter brisé. Il voulait qu'il perde enfin le contrôle de lui-même. Il voulait voir la rage dans ces maudits yeux verts. Voir des milliers d'émotions troubles se peindre sur le visage de Potter. Il voulait le faire sombrer dans la folie et voir à quel point ile le haïssait profondément.
« Je vous ai demandé quel ingrédient vous aviez oublié ! »
« Je ne ne sais pas, monsieur. » Potter lui répondit si doucement que Snape l'entendit à peine.
« Peut-être que si vous aviez regardé le tableau noir, vous sauriez quel ingrédient vous avez manqué ! » Gronda Snape, sentant sa rage brûlante prendre le contrôle de son esprit et le faisant être de moins en moins attentif. « Mais pourquoi vous seriez-vous intéressé par le simple ordre des ingrédients de la leçon, puisque vous ne vous êtes même pas intéressé par le regard implorant que votre soi-disant ami Longdubat vous a adressé il y a quelques instants ? Il doit être très déçu de vous. Le Golden Boy ne l'aura pas sauvé cette fois... Quel dommage. »
Potter flancha, et un flash trancha son visage.
Snape retint sa respiration.
Ça avait marché.
Potter leva les yeux lentement. Pour la première fois depuis le début de la leçon, il regarda droit dans les yeux de Snape.
« Est-ce que ça vous amuse ? » Lança une voix traînante et harassée des lèvres de Potter. Une voix qui avait largement dépassé la barrière de la haine. Une voix qui brûlait de milles émotions, les entraînant dans les flammes. Les yeux verts étaient voilés d'une ombre ténébreuse, les rendant impossibles à lire pour Severus. L'espace d'un moment, du chagrin et de la souffrance vacillèrent en eux, rapidement remplacé par un mépris venimeux, détresse, dégoût, haine, et... quelque chose d'autre. Quelque chose d'étrange, sauvage, débridé, presque frénétique... Mais tout s'évapora aussi rapidement que c'était apparu, laissant seulement l'entêtement vide et la totale indifférence, comme si Potter était en train de cacher ses émotions et les enfouir profondément en lui, quoi qu'il en coûte, où le Maître des Potions ne serait pas capable de les atteindre.
Mais c'était trop tard. Snape avait déjà compris ce qu'il avait vu...
Il se sentit triomphant. Comme si Potter lui avait donné le plus beau des cadeaux qu'il puisse imaginer.
« Oui, grandement... » Répondit-il, souriant vicieusement.
C'était vrai. Il n'avait jamais été aussi amusé... Oh, mais le véritable amusement venait juste de commencer...
La sonnerie qui annonçait la fin du cours, fit cligner des yeux Severus plusieurs fois, comme si il revenait à la réalité. Potter mordit ses lèvres et regarda rapidement dans une autre direction. Le Maître des Potions se tourna vers la classe et lâcha « Fin de la leçon. Tout le monde dehors ! » Il se dirigea ensuite d'un pas pressé vers son bureau. Il avait besoin de temps seul. Du temps pour penser à ce qu'il allait faire. Et il savait, oh oui, il savait très bien... qu'il serait capable de tout faire.
Les étudiants de dépêchèrent d'empaqueter leurs affaires, voulant sortir le plus tôt possible et raconter à tout le monde ce qui s'était passé. Snape, en revanche, s'en fichait. Il s'assit à son bureau, regardant Potter avec les yeux rétrécit. Le Gryffondor grimaça de douleur quand il souleva son sac sur son épaule et il le laissa tomber au sol. Alors, Severus, en ne pensant pas un instant à ce qu'il faisait, ouvrit l'un de ses placards et en sortit une petite fiole.
« Monsieur Potter ! » Sa voix fit se raidir le garçon. « Restez après la leçon, j'ai besoin de vous par-... »
Il n'eut pas l'occasion de terminer sa phrase. Harry avait attrapé son sac et courrait hors de la classe si rapidement qu'on aurait dit que quelque chose le poursuivait.
Après un moment de consternation, Severus était à nouveau envahi par la rage. Malgré cela, ce n'était pas suffisant pour effacer le bref triomphe qu'il avait eu sur Potter.
« Weasley ! » Aboya Snape avant que le Gryffondor ne puisse quitter la salle de classe. Le rouquin déglutit et regarda avec angoisse son professeur. Quand le jeune homme se tint devant le bureau de Snape, le Maître des Potions lui donna brusquement la petite bouteille. « Donnez ceci à Potter et dites-lui de l'appliquer sur sa main trois fois par jour. » Voyant la tête confuse et méfiante de Weasley, Severus fronça les sourcils de façon menaçante. « Dans mon cours, chaque étudiant doit avoir ses deux mains fonctionnelles. » Il ajouta, « ne me regardez pas comme ça. Si j'avais voulu empoissonner Potter, je l'aurais fait il y a longtemps. »
Quand le Gryffondor choqué se tourna pour partir, Severus l'arrêta une dernière fois.
« Et, Weasley, dites à Potter qu'il n'est pas sage de m'ignorer durant mes leçons. »
Weasley acquiesça et s'enfuit de la salle de classe en fermant la porte derrière lui.
Puis il régna un silence béni dans la pièce. Severus s'appuya confortablement dans son siège et soupira. Ce fut une leçon extrêmement... intéressante.
Mercredi soir, le professeur Snape marchait d'un pas vif dans les corridors, sentant la douleur aiguë dans son avant-bras gauche.
Le Seigneur des Ténèbres savait déjà...
Après la leçon de lundi durant laquelle il avait forcé Longdubat à boire sa potion, l'ensemble du personnel ne lui avait pas accordé le moindre moment de répit et étaient continuellement en train de traîner son nez dans la boue.
Pomfresh était la pire de toutes. « Vous auriez pu l'empoissonner ! Il aurait pu devenir aveugle ! Vous auriez même pu le tuer ! Je n'ai jamais vu de comportement aussi irresponsable venant d'un professeur ! » Lui avait-elle hurlé.
Chourave, qui ressemblait à une sainte indignée, l'avait traité de sadique. Et McGonagall – la prochaine Mère Térésa des enfants opprimés – se détournait de lui à chaque fois qu'elle le rencontrait. Pas une grande perte ! pensa Snape. Au moins maintenant il n'avait plus à constamment subir ses regards désapprobateurs.
Même Dumbledore l'avait prit à part et lui avait donné de la lecture sur l'abus de pouvoir et le traitement humain des étudiants, non sans rappeler à Snape que c'était un devoir en tant que professeur d'apprendre et d'encourager à ne pas mépriser les étudiants par rancune. Durant toute sa lecture, tout ce dont Severus pouvait se souvenir c'était l'horrible senteur du thé trop sucré de Dumbledore qui lui en avait servi une tasse.
Si l'un d'entre eux pensait qu'il prendrait leur indignation « sacrée » à coeur, ils le ne connaissaient pas très bien. Il détestait quand quelqu'un interférait avec ses méthodes d'enseignement et avec ses étudiants il n'y avait pas d'autres moyens que cela.
Severus fronça les sourcils d'un air sévère.
Depuis que Longdubat avait couru se plaindre à qui voulait l'entendre, la chose intéressante était que jusqu'à présent, aucun des professeurs n'avaient mentionné l'incident avec Potter. Apparemment, le garçon avait décidé de tout garder pour lui.
Je ne l'en blâme pas. Le dire voudrait signifier qu'il devrait leur expliquer sa sombre obsession sexuelle avec son Maître des Potions...
Snape se sourit à lui-même.
Potter avait commencé à apparaître à la fin des repas et dans les couloirs. Probablement parce que son avertissement avait fonctionné. Mais ce n'était pas la seule chose qui avait évolué. Severus sentait, de plus en plus, le regard brûlant du Gryffondor sur lui. Ils étaient brefs, furtifs, durant les repas ou dans les couloirs. Pas assez rapides cependant pour le Maître des Potions ne les remarque pas. Et à chaque fois il ressentait une grande satisfaction. Tout se déroulait exactement comme il l'avait prédit. Potter commençait à craquer, devenait plus faible, il ne pouvait plus se défendre. Dans ses regards, sous la haine, quelque chose de mystérieux commença à apparaître... Curiosité et fascination commencèrent à prévaloir sur l'humiliation et la peur.
L'événement le plus captivant cependant, cela avait été quand il avait croisé Potter cet après-midi dans le hall alors que Snape était en train de faire sa ronde. Severus l'aperçut quand le jeune homme surgit d'un couloir en cherchant quelque chose dans son sac. Lorsqu'ils se croisèrent, Snape observa comment Potter regarda vers le haut quand les ombres ténébreuses le couvrirent. Ses yeux devinrent subitement ronds et reflétaient la peur. Le sac de Harry s'échappa de ses mains et atterrit sur le sol en éparpillant son contenu aux pieds de Severus.
« Potter, » ricana Snape sur un ton sarcastique. « Je constate que même me croiser dans les couloirs est une grande épreuve pour vos nerfs sensibles. »
Harry rougit et commença à ramasser ses affaires au sol. Il ne regarda pas vers lui mais Severus avait vu sa précipitation, ses gestes saccadés, l'énorme montagne de nervosité.
Potter tremblait tellement que Snape était sérieusement en train de se demander comment réagirait son élève s'il essayait de le toucher maintenant. Se mettrait-il à pleurer ? Fuirait-il ? Il était tenté de le découvrir.
Mais pas pour le moment.
Il se tint là un instant et examina le Gryffondor qui était à genoux sur le sol. Il déglutit à cette vue. Potter devrait toujours se mettre à genoux devant lui.
Snape sourit de contentement et s'en alla.
Plus tard, le Maître des Potions se demanda plusieurs fois quelle impulsion l'avait fait se retourner après quelques pas, mais il l'avait eue et ce qu'il avait vu l'avait estomaqué. Potter se tenait au milieu du corridor, pressant son sac contre sa poitrine et regardait Snape avec le regard d'un enfant perdu qui semblait dévasté par quelque chose. Mais au moment où il remarqua que Snape s'était retourné, il baissa les yeux, horrifié, et s'en alla rapidement. Bientôt, Potter serait incapable de contenir son désir. Bientôt, il commencerait à lui courir après, le suppliant... de tout lui faire.
Puis, Snape ricana. Ça allait être un plaisir de voir Potter humilié droit sous ses yeux.
Ces pensées ne voulaient pas quitter Severus, même lorsqu'il continua de descendre le hall qui précédait l'entrée. Néanmoins, l'heure n'était pas à de telles pensées. Il avait besoin de rapidement les effacer de sa mémoire et de tout oublier.
La Marque sur son bras le brûla à nouveau.
Le Seigneur des Ténèbres n'aimait pas attendre.
Le Maître des Potions tenait ses engagements.
« Severus... » La voix de Voldemort brisa le silence dans la pièce sombre. Un unique chandelier pendait du plafond, illuminant les visages des Mangemorts qui étaient assis à la longue table dans le quartier général du manoir Malfoy. « C'est vraiment très intéressant. » Il sourit froidement. « Qui aurait pu imaginer que Potter était capable d'avoir... de tels désirs. »
La face de Snape était inexpressive. Il était assit à la droite de Voldemort, raide, son visage ne portait pas l'ombre de ses véritables émotions.
« Je suis heureux d'avoir pu vous apporter de si bonnes nouvelles, mon Seigneur. » Répliqua-t-il d'une voix calme et dépourvue de passion.
« Comme d'habitude, tu ne m'as pas déçu. » Répondit Voldemort. « Ce que tu as dis pourrait nous aider. Je pense que nous seront capables de l'exploiter. » Le Seigneur des Ténèbres fit un sourire vicieux et méchant. « Regarde-moi, Severus. »
Le regard de Snape se croisa avec les pupilles rouges et inhumaine du Seigneur des Ténèbres. Le professeur sentit une puissante force pénétrer son esprit et il le laissa faire sans hésitation, comme s'il n'avait aucun secret pour lui. Puis il sentit un frisson – Voldemort lui donnait des ordres directement dans sa tête. Les pensées du Mage noir était aussi glaciales que son coeur et s'accrochaient à l'esprit de Snape comme des griffes acérées.
Lorsque Snape entendit ces pensées, il comprit pourquoi le Seigneur des Ténèbres n'avait pas voulu que qui que ce soit d'autre sache la moindre parcelle de son plan.
Voldemort se retira de son esprit. Severus le regarda et son Maître sourit sombrement et mesquinement.
« Tu sais ce qu'il te reste à faire. » Siffla le sombre sorcier.
« Bien entendu. » Répondit le Maître des Potions.
« Comme récompense à ton dévouement, tu peux extorquer les informations de nos invités. » Dit Voldemort. Les Mangemorts, qui étaient en train de regarder la scène dans un respectueux silence, commencèrent à se tourner pour se regarder les uns les autres.
« Mon Seigneur, » Commença soudainement Lucius Malfoy, se levant de son siège et inclinant sa tête. « Pardonnez ma témérité mais c'est moi qui vous les ai amené. Ne suis-je donc pas celui qui a l'honneur de... »
« Silence ! » La voix de Voldemort cingla comme un fouet. « Tu oses remettre en question mon ordre ? »
« Bien sûr que non » Répondit rapidement Lucius. « Pardonnez-moi. » Il prit rapidement place, jetant à Snape un regard de haine et de jalousie.
« Toi, Lucius, tu vas m'amener ton fils. J'ai une tâche pour lui. » Commanda le Seigneur des Ténèbres. Malfoy acquiesça.
« Et maintenant... Queudver, » Voldemort parlait très lentement alors qu'un visage pâle apparaissait dans l'encadrement de la porte. « Conduis Severus à nos invités. »
« Certainement, Mon Seigneur. » Couina Pettigrew d'une voix aigüe avant de s'incliner si bas que son nez touchait presque le sol.
Snape se leva, ne lançant pas le moindre coup d'oeil à Malfoy comme s'il ne s'agissait que d'un ver de terre sur son chemin. Alors qu'il vers la porte où se tenait toujours Queudver, la voix du Seigneur des Ténèbres le stoppa.
« Severus... Quand ils t'auront tout dit... Tue-les. »
Le Maître des Potions acquiesça et sortit de la pièce.
Queudver le conduit jusqu'à une petite cellule qui sentait mauvais. Recroquevillés contre le mur, il y avait trois personnes terrifiées couvertes de sang. Ils ressemblaient à une famille. Une sorcière petite et dodue, un grand sorcier malingre avec une barbe broussailleuse et qui avait du sang séché sur les yeux ainsi qu'une jeune sorcière qui devait avoir dix-neuf ans tout au plus et qui devait avoir été très jolie avant de subir des tortures au-delà de toute souffrance.
Severus entra dans la cellule et observa la famille avec un visage inexpressif, impassible comme s'il était en train de regarder des choses et non des personnes. Il sortit sa baguette magique et dit sans émotions dans la voix :
« Sors, Queudver, et ferme la porte. »
A suivre...
Merci pour avoir lu !
Oubliez pas que c'est le fruit d'ArielGobuss et que si vraiment cette histoire vous plaît, n'hésitez pas à aller le leur dire. J'espère que vous ne détestez pas trop Snape (parce que sinon c'est mal barré vu ce qui nous attend dans le prochain chapitre ! Et les suivants...) car il ne vas pas du tout s'adoucir.
A très bientôt et merci pour votre soutien à tous, vous êtes adorables !
K.
P.S. : La prochaine update de sera sûrement pas pour cette fiction mais pour un autre Snarry, gardez l'oeil ouvert ! Quant à la traduction, le chapitre 4 est déjà en cours de trad donc normalement ça ne devrait pas prendre autant de temps que cette fois-ci.
* Uninvited d'Alanis Morissette
