Seve2904 : Pas de prison pour Russel dans ce chapitre mais des nouvelles qui vont faire du bien. ^^
FabPezBerry78 ; A dire vrai je suis loin de l'apprécier, la roue tourne comme on dit ;) .
Pov Quinn :
Santana et Britt sont partis dans le courant de l'après-midi. Britt dormait debout et San voulait prendre une douche et se changer avant de nous ramener des affaires puise que Rachel ne veux pas quitter l'hôpital. Les médecins ont essayé de la pousser à rentrer et se changer les idées en jurant de lui téléphoner si jamais il y a du nouveau mais elle a refusé et à son regard sur moi j'ai compris que je ne pouvais pas la laisser alors je me suis approchée et je l'ai tenu fermement contre moi en espérant que bientôt tout serait enfin revenu dans l'ordre.
J'ai regardé l'aiguille des heures faire inlassablement le même chemin me demandant à quel moment elle serait la promesse d'un lendemain meilleur. Je repense aux derniers événements, je me questionne ce qui nous a conduit à un tel désastre. Avais-je une part de responsabilité dans tous cela ? Mon amour pour Rachel n'est il pas le vecteur de cette situation difficile ? La tension m'envahit au fil de mes divagations. Le mal être me saisie insidieusement et bientôt la culpabilité fait son chemin en moi. Je frisonne et ma petite diva se tourne vers moi. Après un instant à me contempler elle prend enfin la parole et ses mots me choquent.
« - Je me demandais à quel moment exactement tu commencerais à te sentir responsable de tous cela. N'ai pas l'air si surprise Quinn. Je te connais comme tu me connais et je me doutais que nous en arriverions là. Je ne vais pas te mentir et te dire qu'aujourd'hui je suis au summum du bonheur parce qu'alors je te mentirais mais je n'en suis pas loin pourtant. Notre amour ne tient pas seulement à toi, il nous concerne l'une et l'autre, il est et a toujours été mon moteur. Tu es une part si ce n'est la part la plus importante de moi. Sans toi je ne suis pas moi. Je t'aime du plus loin que je me souvienne jusqu'au jour le plus lointain qui me soit donné de vivre avec toi alors je t'en pries Quinn abandonne ta culpabilité. En la laissant te posséder tu insultes notre amour, tu me blesses bien plus que tu ne l'as jamais fait. Je t'aime et contre ça tu ne peux rien, tu ne le changeras pas et tu n'en as jamais eu la responsabilité. C'est ainsi et c'est cela que tu dois comprendre. Nous ne faisons rien de mal alors ne te sens pas coupable de cela.
- Je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est mon père qui a tiré sur les tiens, il a voulu te les prendre et c'est à cause de moi qu'il te tient responsable de mon homosexualité alors que tu es la plus belle chose qu'il pouvait m'arriver. Je t'aime aussi Rach plus que je ne pourrais jamais te le dire ou même te le prouver mais c'est celui qui m'a permit d'exister qui est aujourd'hui celui qui a presque réussi a assassiner tes papas. Je ne sais pas quel miracle fait qu'ils sont encore en vie mais je me demande si les choses auraient été ainsi sans cet amour entre toi et moi.
- Je ne veux pas envisager les choses autrement. Tu es ma vie et je ne peux vouloir les choses différemment. Il est possible qu'en d'autres circonstances papa H ne serait pas en train de se battre pour rester en vie et que papa L ne soit inanimé sur un lit d'hôpital alors qu'il les a en horreur mais si j'avais la possibilité de choisir je voudrais qu'en même vivre cela. Je ne peux pas renoncer à toi. Qui qu'il m'en coûte j'ai besoin de toi Quinn alors ne me laisses pas.
- Jamais Rach. Je compte être là pour toi même lorsque tu seras une vieille femme aigrie pleurant sur sa gloire perdue devant une vitrine de ses récompenses trop nombreuses.
- Hé ! Il n'y en aura jamais assez pour rendre hommage à la star que je vais devenir. Je suis une étoile de Broadway Quinn Fabray, ne l'oublies jamais.
- Pas encore ma si modeste et douce diva juive. ».
C'est naturellement que nous finissons par nous embrasser sans même voir que Santana est revenue.
« - Eurgh si c'est pour être spectatrice de ce genre de scène je préfère encore me crever les deux yeux ! Ça suffit le gnome relâche blondie avant que je ne régurgite mon repas sur vous deux.
- Satan toujours aussi subtile. Tu ne nous a pas manqué tu sais.
- Si c'est comme ça que vous accueillez votre sauveuse je retourne voir Britt. Elle au moins sait me faire savoir que ma présence est loin de la déranger si vous comprenez ce que je veux dire …
- Mais c'est quel nous ferait presque un discours … De la fièvre Satan ?
- Vous seules me rendez malade. ».
On allait continuer notre petite joute si le docteur Miller en charge des papas de Rach n'était venu nous interrompre.
« - Mlle Berry ? J'avais promis de revenir vers vous au moindre changement et c'est avec soulagement que je vous annonce que votre père, Monsieur Hiram Berry est enfin stabilisé. Il en a fallut de peu mais désormais ses jours ne sont plus en danger. Je n'ai jamais vu un patient batailler avec tant d'acharnement surtout avec de telles blessures. Entre nous si je devais émettre une supposition et sachez que je déteste cela hé bien je dirais qu'il a sentie la présence de son aimé. Les infirmières vous ont-elles dit que Leroy l'avait appelé malgré son inconscience ? Incroyable et pourtant … Je jurerais que c'est cela le déclic. Je n'étais pas favorable à votre requête mais finalement je peux affirmer qu'elle a été la plus profitable à mes patients. Rien ne vous retient désormais d'aller les voir mais faîtes moi plaisir après cela rentrez vous reposez. Ils ne risquent plus rien et je compte bien les surveiller de près. ».
Ma brune pleure mais ses larmes sont cette fois de joie. Elle sautille partout avant de nous attirer dans un câlin que Santana accepte quelques secondes avant de la repousser en grognant que les nains lui filent de l'urticaire. Rach ne s'en formalise pas. Il y a bien longtemps qu'elle a apprit à faire avec Santana la dure à cuire. Elle part ensuite en direction de la chambre de ses papas et se retourne enfin vers moi me demandant silencieusement de la rejoindre. San me pousse doucement et je lis dans son regard qu'elle va nous attendre et qu'elle est heureuse pour moi, pour elle, pour nous.
Rach se stoppe un instant avant de franchir le seuil. Je sens son appréhension et je prends sa main dans la mienne lui transmettant mon soutien. Ils ne sont séparés que par un fauteuil et chacun semble avoir une sérieuse carence en lumière solaire mais hormis cela et les appareils médicaux ils ont juste l'air de dormir et non d'avoir été les victimes d'un tireur haineux. Je soupire de soulagement alors que ma brune s'avance entre eux et après s'être détachée de moi attrape la main de l'un et l'autre avant de se mettre à leur parler.
C'est avec émotion que je l'écoute exprimer son amour pour ses deux hommes merveilleux qui ont fait d'elle cette si belle personne. Mes larmes coulent quand elle reparle de ses souvenirs d'enfance relatant ces jours heureux que malgré mes efforts je n'ai jamais partagé avec Russel lui qui se disait être un bon père. J'ai plus de mal à l'associer au mot papa désormais. Je ne veux plus rien avoir affaire avec cet homme. A compter de maintenant il ne sera plus que mon géniteur, ni plus ni moins.
Un tic agite la lèvre inférieur de Leroy alors que sa fille évoque sa tristesse de les voir ainsi et qu'elle dit se languir de les savoir réveillé même si c'est pour entendre papa H l'appeler chaton jusqu'à la fin de ses jours. Encore quelques instants avant qu'elle ne les embrasse l'un et l'autre et ne me revienne. C'est au moment de partir que prise d'une impulsion je me retourne et vais à mon tour faire une bise à chacun les remerciant de m'avoir permis d'avoir Rachel dans ma vie. Je jure de prendre soin d'elle en leur absence avant d'enfin la rejoindre et de quitter l'hôpital Santana sur nos talons l'esprit enfin apaisé.
Pov Russel :
Je me réveille au soudain tambourinement contre ma porte. C'est en titubant que je vais ouvrir pour trouver devant moi le concierge gras et sale qui me réclame une journée supplémentaire ou mon départ immédiat. Il me faut quelques instants pour comprendre ce qu'il me veut avant que je ne retourne dans la chambre chercher dans mon porte-feuille les quelques billets qui vont servir à me soulager de sa présence. Alors que je les lui tend j'aperçois du coin de l'œil un gamin à crête vaguement familier me fixer avant que la femme plus âgée qui lui tient la main ne le tire à sa suite loin de mon regard. Je claque la porte avant de m'affaler à nouveau sur le lit cherchant dans la brûlure de l'alcool l'oubli qui persiste à me fuir.
