Eh oui, les miracles existent! Nous en avons à présent la preuve! Deux chapitres de AU PLACARD! en moins d'une semaine alors que la suite s'était fait tant attendre!

Bien sûr, vous ne devez ce petit miracle qu'à Nicolina qui écrit plus vite que son ombre! :))) Espérons que je serai à la hauteur de ma partenaire! ;)

Souhaitons donc la bienvenue au retour de notre narrateur blondinet, j'ai nommé : Drago!

Au Placard !

Chapitre 12

Trois jours ! Cela faisait trois longs jours qu'il menait son enquête sur le garçon du placard, sans succès. A croire qu'il lui serait vraiment impossible de connaître son identité. Pourtant, il avait fait le tour de l'école, fixant tous les garçons à lunette qu'il croisait en se demandant si c'était celui qui lui avait fait éprouver autant de plaisir.

Dès qu'il y pensait, il ne pouvait réprimer un frisson. Il n'était pas encore totalement prêt à admettre qu'il avait vraiment aimé ça, par moment, il trouvait même cela invraisemblable. Comment, lui, avait-il pu éprouver de tels sentiments pour un homme ? Il avait beau se poser la question, aucune réponse ne lui était encore apparue.

Malgré ses doutes, ses hésitations, il était tout de même obnubilé par cette recherche qui lui prenait tout son temps libre. Il déambulait à longueur de temps dans les couloirs de l'école et il analysait tous ceux qu'il croisait, mais aucun des garçons ne trouvait grâce à ses yeux. Trop grand, trop gros, pas assez classe, trop maigre, etc…

Rien qui ressemblait à celui qu'il avait touché. Mais, il devait sûrement être trop difficile et son cerveau lui faisait sans doute comprendre qu'il devait changer de stratégie. Essayer de chercher le garçon ainsi était peine perdue. Si jamais il se décidait à aller parler à ceux qu'il soupçonnait, il se ferait griller direct et nul doute que la nouvelle se rependrait comme une trainée de poudre dans tout Poudlard. Ce n'était pas une option pour le Malefoy qu'il était.

L'heure du rendez-vous approchait et il ne savait pas du tout ce qu'il devait faire. Il savait qu'il devait y retourner, pour savoir, c'était le seul moyen. Il pourrait certainement lui poser des questions, comprendre ce qui s'est passé, trouver une logique à ce quiproquo et peut-être que tout disparaitrait, qu'il n'aurait plus cette sensation de manque et aussi de frustration.

-Tu y retournes ? demanda Blaise alors que Drago était sur le point de sortir.

Drago ne répondit pas. Ces derniers temps, Blaise se montrait décidemment trop curieux. Il lui avait reproché d'avoir planté Katarina et ne comprenait pas pourquoi. Non, c'était évident qu'il ne pouvait pas comprendre. Mais peu importait, il préférait l'ignorer quitte à se fâcher définitivement avec lui.

Le Serpentard sortit rapidement, ignorant les regards de ses camarades qui semblaient toujours du côté de la jeune fille qui s'était fait jeter par lui. Il savait très bien que ça finirait par leur passer, comme toujours. Il devait simplement prendre son mal en patience. Il traversa les cachots et se retrouva rapidement devant le tableau de Gabriel, toujours torse nu, vêtu d'un pantalon blanc. Mais le décor semblait sombre, des éclairs jaillissaient du ciel et l'ange semblait morose, comme s'il savait que quelque chose de désagréable allait se passer.

Drago préféra ignorer cette image désagréable et bientôt il se retrouva dans le placard. Il y faisait noir, mais il y était habitué. Il devait juste attendre de voir les mains teintée de rose apparaitre, mais d'un seul coup, il fût pris d'un doute. Et s'il ne venait pas ? Après tout, lui, avait presque raté le dernier rendez-vous à cause de son hésitation. Mais, il savait que l'autre garçon avait reçu également une lettre puisque lui aussi en avait reçu une. Cependant, voudrait-il seulement le revoir ?

Les minutes passèrent et Drago commença à angoisser, son cœur battait à tout rompre et il se força à se calmer mettant en pratique ses années de stoïcisme et de maîtrise de soi. Il n'aimait pas avoir l'air paniqué, mais il se sentait quand même un peu anxieux à l'idée que l'autre ne vienne pas. Il commençait à se sentir à l'étroit et au fil du temps, il prenait peu à peu conscience qu'il était sans doute trop tard. Le fait qu'il vienne trop tard, lors du dernier rendez-vous avait probablement vexé l'autre garçon et maintenant, il ne reviendrait plus. Et s'il ne revenait plus, Drago ne recevrait plus non plus de lettre.

Au bout d'un quart d'heure et quand il sentit le vent souffler, il comprit qu'il était trop tard, qu'il ne viendrait plus et il ne put s'empêcher d'être déçu. Et pourtant, il était parfaitement conscient que cela pourrait arriver, cependant, il avait espéré que l'autre cherche à savoir qui il était lui aussi. Il fût expulsé du placard si violemment, qu'il en tomba à terre sur le carrelage de l'école. Il regarda la peinture de Gabriel dont le regard se faisait encore plus triste, ce qui mit Drago dans une colère noire.

-Tu le savais, n'est-ce pas ? pestaDrago.

L'ange ne répondit pas. De toute façon, le Serpentard ne l'avait jamais entendu prononcer un seul mot alors que tous les personnages des autres tableaux prenaient un plaisir à jacter à tout va, provoquant parfois un brouhaha dans les couloirs de l'école. Drago prit seulement conscience qu'il était à terre et se releva rapidement. Il lança un regard mauvais à l'ange Gabriel avant de repartir rageusement en direction de son dortoir.

Le lendemain, Drago eu un mal fou à se réveiller. Il n'avait quasiment pas dormi de la nuit, repensant sans cesse au garçon du placard, qui n'était pas venu. Par moment, il l'avait détesté de l'avoir laissé poireauté près d'un quart d'heure dans ce placard sombre, et à d'autres, il s'en était voulu lui-même d'être arrivé si tard la fois d'avant.

Au petit-déjeuner, il n'avait pas levé la tête de son assiette, ressassant sans cesse son incompétence à trouver l'identité du garçon à lunette. Durant les cours, il ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder ailleurs. A plusieurs reprises, le professeur McGonagall lui avait demandé d'être plus attentif, s'étonnant même qu'il ne réussisse pas sa métamorphose du premier coup. Mais, il n'arrivait pas à prononcer correctement ce fichu sort et il eut droit à quelques ricanements venant des Gryffondors.

Il leur jeta un regard mauvais et beaucoup baissèrent la tête. C'est ainsi qu'il put s'apercevoir qu'il n'était pas le seul à avoir l'esprit ailleurs. Le survivant également semblait plongé dans ses pensées et n'avait pas plus brillé lors de ce cours, même si ça n'avait rien de bien étrange venant de lui. Durant un instant, il ne put détacher son regard du garçon qui a survécu. Ce dernier avait la tête posée sur poing et regardait l'extérieur comme s'il se fichait de ce qui se passait autour de lui.

Il le voyait rarement ainsi, aussi vulnérable. A vrai dire, ces derniers temps, il avait vu énormément d'expression sur le visage du survivant, moins de regard haineux, plus d'émotion instantanée, il avait même eu l'impression qu'il allait pleurer, il y a encore quelques jours. C'était vraiment invraisemblable et Drago se demanda un instant ce qui avait bien pu se passer.

Quand il comprit à quoi il pensait, il se retourna vivement et reporta son attention sur sa métamorphose. Mais malgré sa bonne résolution, il ne put empêcher son esprit de vagabonder une nouvelle fois vers l'inconnu du placard et il se dit qu'il était définitivement atteint.

Et cela ne s'arrangea pas en cours de potion. Il ne savait pas comment contacter le garçon, et puisqu'il n'était pas venu au dernier rendez-vous, il ne recevrait plus aucune lettre, alors il lui serait impossible de le revoir. Cette idée lui était insupportable. Il n'aimait pas se sentir mis de côté ainsi, ne pas savoir le mettait hors de lui. Il avait toujours eu ce qu'il voulait et cette fois, il lui était impossible de l'avoir.

Sa frustration était telle qu'au moment de verser le contenu de la fiole qu'il tenait dans sa main droite, il la fit exploser entre ses doigts. Durant un instant, il ne bougea pas, trop surpris parce qu'il venait de faire. Il savait qu'il était observé, son geste avait attiré l'attention de tout le monde et surtout du professeur Rogue qui s'empressa, à grandes enjambées de les rejoindre. Il prit la main de Malefoy, sans que celui-ci ne réagisse vraiment et nettoya la plaie à l'aide de sa baguette. Tout le monde les regardait et Drago se sentit soudain rougir par cette soudaine attention qu'on lui portait. Habituellement, il n'aurait nullement été gêné qu'on le regarde, mais là, il se sentait très mal à l'aise.

-Allez tout de suite à l'infirmerie, dit Rogue. Mme Pomfresh va vous soigner ça correctement.

Dragoacquiesça et traversa la salle de classe sans un mot. Tous les élèves tournés vers lui, reportèrent brusquement leur attention quand Rogue leur cria qu'il n'y avait rien à voir. Juste avant de sortir, il remarqua Potter, qui était le seul à ne pas l'avoir regardé, toujours perdu dans ses pensées. Il ne put s'empêcher à nouveau de se demander à quoi pouvait bien penser le survivant.

Juste avant de passer la porte, Drago porta son attention sur sa main et il se sentit d'un seul coup nauséeux. Il n'avait jamais aimé la vue du sang, surtout quand il s'écoulait en abondance comme il le faisait à pré avait beau lui avoir donné de quoi panser sa main, il voyait le liquide rouge imbiber le linge et durant un instant, il se sentit vaciller. Il mit une main sur le chambranle de la porte pour se retenir, mais il sentait qu'il allait tourner de l'œil. Ses jambes le lâchèrent brusquement et alors qu'il pensait tomber plus durement sur le sol, il sentit qu'on le retenait. Il put regarder son sauveur quelques instants, constata que c'était Potter, et s'évanouit quelques secondes plus tard.

Drago se réveilla la tête lourde. Il se rappela bien vite ce qui s'était passé et se maudit intérieurement d'avoir été si faible. Il s'était évanoui à cause de la vue de son sang, pas de doute que la nouvelle allait faire le tour de l'école. Il soupira en se redressant sur le lit de l'infirmerie, avant de grimacer après s'être appuyé sur sa main blessée. Dès qu'elle le vit éveillé, Mme Pomfresh vint à son chevet et examina sa main. Drago ne put réprimer un petit cri de douleur quand elle l'agita dans tous les sens.

-Allons Monsieur Malefoy, je vous pensais plus courageux que ça.

-Je ne suis pas un Gryffondor, lui fit-il remarquer.

-Vous croyez que c'est une raison valable ? demande-t-elle avec dédain.

-Est-ce que j'aurai des cicatrices ?

-Non, dans deux ou trois jours, il ne devrait plus y paraître. Ce n'est pas quelques bouts de verre qui vont vous tuer.

-Mais ça aurait pu s'infecter, dit-il en se rappelant malgré lui les paroles de Potter.

-Pas chez moi, dit-il d'un sec. La seule chose qui aurait pu aggraver votre cas, c'est la potion qui était contenu dans la fiole que vous avez brisé. Fort heureusement pour vous, elle n'était pas toxique. Vous avez eu de la chance.

-Oui, probablement, dis-je en grimaçant. Est-ce que je peux sortir à présent ?

-Non, les cours ne sont pas encore terminés. Je préfère vous garder pour le moment. Profitez-en pour vous reposer.

Il ne pouvait s'empêcher de grimacer à cause de son ton dédaigneux. Madame Pomfresh était une excellente infirmière, mais parfois elle n'avait aucune sensibilité. Même les pires cas, elle les traitait comme si ce n'était rien, mais elle agissait probablement ainsi parce qu'elle savait ce qu'elle faisait. Quoiqu'il en soit, Drago avait dû mal à supporter son ton condescendant. Il regarda sa main bandée et se rappela exactement la raison pour laquelle cela lui était arrivé. Il n'avait cessé de penser à son inconnu du placard. Il l'obsédait vraiment, si bien qu'il avait compris désormais qu'il devait le retrouver.

Durant le temps qu'il passa à l'infirmerie, le Serpentard put réfléchir à un moyen de retrouver son garçon du placard et il repensa un instant à la peinture de Gabriel. Il était certain qu'il devait savoir qui se cachait derrière ce garçon. Après tout, les lettres arrivaient toujours au bon destinataire. Il y avait sans doute un système pour repérer l'aura ou quelque chose dans le genre, des personnes qui se trouvaient dans le même placard en même temps. Il n'était pas vraiment sûr d'être sur la bonne voie, mais c'était la seule qui s'offrait à lui pour l'instant. L'ange Gabriel était son seul indice pour retrouver son inconnu, car depuis le début, c'est lui qui l'avait guidé à lui. Maintenant, restait à retrouver cet ange qui ne cessait de changer de place et de tableau dans tout Poudlard.

Mme Pomfresh le libéra dès la fin des cours et au lieu de se rendre dans son dortoir comme prévu, il partit directement à la recherche d'un tableau ou d'une statue représentant l'ange Gabriel et ses pas le menèrent tout d'abord à la tour des Serdaigles. Il était souvent venu ici, car il lui semblait que c'était l'endroit privilégié qu'avait choisi l'ange pour se montrer. Il est vrai qu'un tableau de ce genre n'allait pas vraiment avec le décor des cachots, même s'il l'avait déjà vu à cet endroit.

Il fit le tour de l'étage, sans succès. Il croisa quelques Serdaigles de première année, qui baissèrent la tête en le voyant et accélérèrent le pas pour ne pas qu'il s'en prenne à eux. Mais Drago préféra les ignorer. Habituellement, il n'aurait pas raté une occasion de les maltraiter un peu, mais aujourd'hui, il avait vraiment d'autres hiboux à fouetter. Il n'avait pas de temps à perdre avec le menu fretin, il lui fallait absolument retrouver son inconnu du placard. C'était devenu vitale pour lui, une obsession.

Il se rendit ensuite à l'étage des Poufsouffles, mais là encore, il fit choux blanc et il se demanda un instant s'il allait à nouveau se montrer à lui. Cependant, toujours motivé, il continua ses recherches, retournant malgré lui près des cachots, allant même jusqu'aux serres et espéra un instant qu'il n'avait pas élu domicile à Pré-Au-Lard comme la dernière fois. Il avait déjà réussi à rester discret malgré son interdiction de sortie, mais si jamais quelqu'un voyait un élève hors de l'école en dehors des heures autorisées, il passerait un sale quart d'heures. Il préféra donc ne plus penser à cette éventualité et se contrer sur l'enceinte de l'école.

Après deux heures de recherche où il fit le tour du château, il se rendit compte qu'il ne restait plus qu'un endroit où il n'avait pas encore mis les pieds. Mais il l'avait évité pour beaucoup de raisons, d'abord parce qu'il n'aimait pas cette partie du château, mais aussi parce qu'il n'était pas non plus le bienvenu. La tour des Gryffondors, l'endroit qu'il détestait le plus. Il hésita un moment, se disant que si quelqu'un le voyait dans ce coin-là, il n'éviterait sûrement pas l'altercation, cependant, son esprit était tellement tourné sur son obsession qu'il finit par se décider à y aller.

Vu l'heure qu'il était et le bruit de son estomac, il savait que la plupart des élèves avait rejoint la Grande Salle pour dîner. Cela lui laissait un peu de répit pour chercher. Quand il arriva dans la tour Gryffondor, il ne put réprimer une grimace de dégoût en voyant les couleurs rouges et or et le blason du fondateur se dessiner un peu partout dans les couloirs. Il passa devant plusieurs tableaux, qui le regardèrent avec dédain, se demandant certainement ce qu'un Serpentard pouvait bien faire dans l'antre de l'ennemi. Il les ignora et continua son exploration et alors qu'il se disait que jamais il ne trouvait Gabriel ici, il vit une lueur qui attira son attention.

Il avança jusqu'à un renfoncement qu'il n'avait pas vu tout de suite même en passant devant, puis constata avec surprise que le tableau s'y trouvait bien. Il l'observa un instant, l'ange était debout devant un grand arbre et regardait le ciel sans lui prêter attention. Il avait l'air perdu dans ses pensées comme s'il réfléchissait à quelque chose d'important.

-Eh ! Il faut qu'on parle, dit Drago avec un murmure afin que personne ne l'entende.

L'ange ne se tourna même pas vers lui et resta à contempler l'horizon. Cela agaça fortement le Serpentard qui serra les poings de rage avec de se rendre compte que ce geste avait réveillé la douleur dans sa main meurtrie.

-Ne m'ignore pas ! dit-il d'une voix un peu plus forte. Il faut que je sache qui est cette personne qui était avec moi dans le placard et je sûr que tu sais qui il est. Les lettres n'arrivent pas par hasard dans la poche des gens, alors je suis sûr que tu peux prendre contact avec lui.

Gabriel daigna enfin le regarder et il s'avança dans le cadre si près que Drago vit disparaitre une partie de son corps. L'ange avait pris la place de la quasi-totalité du tableau, mais il ne parla pas pour autant. Il avait un visage neutre et il semblait attendre quelque chose.

-J'ai un message à faire passer, dit le Serpentard avant de prendre un morceau de papier dans sa poche. Est-ce que tu pourrais lui transmettre ?

Gabriel pencha la tête sur le côté et cela agaça encore plus DragoMalefoy qui commençait vraiment à perdre patience. Puis soudain, la main de l'ange sortit du tableau ce qui surprit tellement Drago qu'il manqua de tomber à terre. Il n'avait encore jamais vu une telle chose. Habituellement les tableaux pouvaient bouger parler, passer d'un tableau à l'autre, mais il n'en avait jamais vu un sortir carrément de son cadre.

La main toujours tendue, Gabriel attendait quelque chose et le Serpentard comprit bien vite que c'était le morceau de papier qu'il avait à la main. Il avait griffonné ce message vite fait, en se disant qu'il lui dirait oralement, mais apparemment, il pouvait lui donner directement en main propre. Drago hésita un moment, le message était plutôt mal écrit, il avait raturé, ne sachant pas comment s'exprimer. Ce n'était qu'un brouillon qui lui avait permis de mettre ses idées en ordre. Il regarda le morceau de papier un instant. Gabriel en profita pour sortir un peu plus son bras du cadre etattraper la papier pour le ramener à l'intérieur.

-Eh ! Attends ! Je…

Gabriel lui sourit et acquiesça. Drago se sentit soudain gêné et mal à l'aise. Il venait de se rendre compte de ce qu'il allait faire, mais c'était le seul moyen pour retrouver l'homme du placard. L'ange allait faire passer le message et peut-être qu'il répondrait à sa demande de rencontre. Et puis quand bien même il ne venait pas au prochain rendez-vous, Drago avait décidé qu'il réitèrerait cette opération, jusqu'à ce que son inconnu accepte enfin de le revoir dans le placard et qui sait, il saurait enfin la vérité sur sa véritable identité.

-Je compte sur toi, dit finalement Drago.

Gabriel acquiesça une nouvelle fois et le Serpentard finit par s'en aller. Les mains dans les poches, il s'aperçut qu'une lettre était apparue au fond de l'un d'elle. Il ne s'était pas attendu à ce que cela soit aussi rapide et alors qu'il s'apprêtait à prendre les escaliers pour aller dîner, il manqua de heurter Harry Potter qui se trouvait au milieu du couloir.

-Toujours à rester au milieu du couloir, Potter ! pestaDrago. Tu n'as rien de mieux à faire que d'empêcher les gens de passer ?

Potter ne répondit pas, il semblait absorber par quelque chose et Drago tenta vainement de savoir ce qui pouvait bien accaparer son esprit pour qu'il ne daigne même pas lui répondre. D'un geste, le survivant glissa quelque chose dans sa poche, mais Malefoy fût incapable de dire ce que c'était, vu l'angle où il se trouvait. Le Survivant se tourna brusquement vers lui et sembla enfin prendre conscience de sa présence.

-Qu'est-ce que tu fais à la tour Gryffondor, Malefoy ? Tu prépares un mauvais coup ?

-Pas du tout, je me promenais. Il me semble que ce n'est pas interdit.

-Certes, mais il est tellement rare de te voir dans ces couloirs que ça ne m'étonnerait pas que tu aies prévu quelque chose. Je te préviens, je…

-Tu quoi ? demanda Drago en se rapprochant tellement près du garçon qui a survécu qu'il pouvait presque sentir son souffle sur son visage. Qu'est-ce que tu vas me faire ? Il ne me semble pas t'avoir insulté et si tu as la moindre preuve que je prépare quelque chose, ne te gêne pas, tu peux toujours aller en parler à ta directrice de maison.

-Je… je… bégaye Potter les joues rouges. Pousses-toi de là.

Harry Potter repoussa brutalement Drago sur le côté pour pouvoir passer et disparu rapidement dans un couloir, laissant le Serpentard dubitatif quant à son comportement. Il fronça les sourcils en constatant que Potter n'avait, semble-t-il, plus la même répartie qu'avant. Ses yeux avaient perdu cette flamme qui le caractérisait et Drago se demanda un instant ce qui avait bien pu lui arriver exactement. Il chassa rapidement cette question, se disant que l'avenir de Potter lui importait peu. Tout ce qui devait le préoccuper à cet instant, c'était son prochain rendez-vous avec son inconnu du placard et il espérait sincèrement qu'il viendrait pour qu'ils puissent enfin s'expliquer.