Bonjour, bonjour à tous!

Je sais que ce chapitre a pris un peu plus de temps, mais que dire? Comme toujours, que je suis assez prise. Mais je ne m'en sors pas trop mal pour le moment, non? A peine deux semaines d'attente pour ce nouveau chapitre. Je progresse. (Et, il n'y a pas que moi qui progresse, mais je n'en dis pas plus!)

Avant de vous souhaiter bonne lecture, je tenais à remercier tout le monde pour les super reviews que l'on reçoit (j'essaie de répondre rapidement à tout le monde) et pour toutes les personnes qui ont ajouté AU PLACARD parmi leurs favoris. J'ai encore du mal à croire que vous si nombreux à nous suivre ou à commencer cette aventure avec nous.

A vite!

CHAPITRE 15

— Pas cette fois, Malefoy. Je ne te laisserai pas partir.

Harry était bien décidé à obtenir des réponses maintenant. Il avait pris des risques en venant au rendez-vous en sachant pertinemment, ou presque, qui serait son interlocuteur. Il était hors de question qu'il se fasse de nouveau expulsé de ce placard sans avoir obtenu ce qu'il voulait. Mais que voulait-il par ailleurs ? Il ne le savait pas lui-même.

La main fermement refermée sur le poignet de Malefoy, qui lui semblait frais et délicat, sous la rugosité de sa paume (ça lui apprendrait de faire trop de Quidditch sans ses gants !), il n'était certain que d'une chose : maintenant qu'il avait attrapé le dragon, il ne le lâcherait plus. Donc, soit ce dragon était prié de le cramer sur place, et on n'en parlerait plus, soit il lui fallait accepter de lui remettre ses trésors. On dirait un vieux pervers !, pesta Harry contre lui-même, et il était certain que le rire cristallin qui résonna à ses oreilles n'était que le souvenir des taquineries que lui avait imposées la terrible fée Morgane. Quoi qu'il en soit, il refusait que le dragon se carapate la queue entre les pattes.

Il se rapprocha un peu plus de Malefoy, le plaquant de nouveau contre le mur, bien décidé à affronter le dragon. Il ne put s'empêcher de sourire, malgré le rouge qui lui monta rapidement aux joues, en sentant que ledit dragon était presque… d'attaque.

— Où comptes-tu aller comme ça ? susurra-t-il à son oreille, assailli par son parfum musqué. Il n'y a que toi et moi ici. Et peut-être bien Morgane et… Hermès, c'est cela ? Tu crois qu'ils comptent les points ?

Le coup de tonnerre qui lui répondit le fit sursauter. Qu'est-ce que c'était que cela ? C'était nouveau ? Malefoy avait parlé d'Hermès pas de Zeus !

— Gabriel, souffla Malefoy contre son cou.

Si la sensation du souffle de Malefoy sur sa peau était des plus plaisantes, le fait qu'il murmure le nom d'un autre garçon ne lui plaisait guère. Et il avait entendu suffisamment de fois son interlocuteur prononcé son prénom comme la pire des insultes pour être certain qu'il le connaissait parfaitement bien et qu'il n'avait aucun problème d'élocution.

— Hein ? ânonna-t-il.

— C'est l'archange Gabriel, pas Hermès, reconnut Malefoy en se détendant un peu contre lui.

— Gabriel, Hermès, c'est un peu du pareil au même, des messagers de dieux, des psychopompes…

Le placard se mit à vibrer et un grondement sourd ronfla autour d'eux.

— Mais Gabriel a les ailes dans le dos tu sais, alors qu'Hermès les portes sur ses sandales ou son casque… reprit promptement Harry, essayant de résonner logiquement pour calmer le courroux divin qui les menaçait.

Cramer par les flammes d'un dragon qu'il avait choisi comme ennemi, amant ?, était une chose, se faire griller les miches par un ange, un archange !, mécontent en était une autre.

— Désolé, monsieur l'archange, reprit-il à la hâte. Mais vous savez, Malefoy est un sorcier pur jus, alors la théologie, ce n'est pas trop son truc. Ne lui voulez pas. D'ailleurs, si vous pouviez aussi ne pas m'en vouloir…

Le rire qui résonna dans le placard ne le surprit pas, contrairement à l'intervention de Gabriel. D'ailleurs le cristal de la voix de Morgane le rassura quelque peu.

— Tu m'écrases, finit par se lamenter Malefoy, qui était toujours coincé en sandwich entre lui et le mur.

— Non, non, non, s'exclama Harry. Tu ne pars nulle part, je n'en ai pas fini avec toi !

— Tu marches sur mon pied, grommela Malefoy.

— Oh, pardon, baragouina Harry, en retirant son pied, tout en essayant de garder le dragon prisonnier de son étreinte.

Morgane rit de nouveau. Harry soupira. Drago grogna.

— Je crois qu'il y a deux personnes de trop dans ce placard, se lamenta Harry, dépité.

Qu'était devenu son tête à tête avec Malefoy ? Morgane et Gabriel n'avaient-ils pas honte de les interrompre ainsi ? Mais cela voulait-il dire qu'ils avaient toujours été là ? Qu'ils avaient assisté à tout ? Harry blêmit. Non, cela ne se pouvait pas. Il n'avait jamais ressenti leurs présences auparavant. Mais ce rendez-vous n'avait pas été comme les autres, et ce parce que Malefoy en avait fait la demande. Peut-être voulaient-ils simplement garder un œil sur eux ? Il l'espérait. Sa vie sexuelle était déjà suffisamment désertique pour ne pas en plus finir complètement castré à la seule idée de tous les habitants du château qui pourraient assister à ses « ébats ».

— Je crois qu'il y a trois personnes de trop dans ce placard, reprit Malefoy sarcastique. Il est temps que ce cirque se termine.

Harry soupira. Il n'obtiendrait plus rien de Malefoy maintenant. Il avait repris contenance. Sa voix était redevenue dédaigneuse, il pouvait le sentir se tenir plus droit, plus fier. L'instant avait été perdu, tout cela à cause de la sensiblerie d'un ange ! Malefoy dégagea son poignet, et Harry ne le retint pas d'avantage. Il l'entendit se remettre sur son trente-et-un, probablement, et une vague de tristesse le submergea. Il était impossible que Malefoy accepte d'avoir affaire avec lui à présent. Il le connaissait trop bien.

— Prétendons que rien de tout cela n'est jamais arrivé ? dit-il d'un ton froid, presque cassant.

Harry fit la grimace. Il avait été prêt, lui, à faire l'impasse sur le « qui » avait été l'inconnu. Malefoy n'était pas disposé à lui rendre la même courtoisie. Peut-être parce que lui n'avait jamais eu de mal à se trouver de petites amies… Il n'y avait jamais fait attention, mais le garçon n'avait jamais été en manque d'attention, pas comme lui. Avait-il été désespéré à ce point de trouver quelqu'un qui accepte de l'aimer ? Ou du moins, de lui consacrer son temps et son affection ?

— Bien sûr, répondit-il, amer, une boule de rage coincée dans la gorge. Prétendons donc que le grand Drago Malefoy, de l'illustre maison des Serpentard, n'a pas eu peur du petit « Potty » de Gryffondor.

— Qu'est-ce que tu as dit ? grogna Malefoy, furieux.

Harry pouvait sentir la colère irradier du corps qui était encore proche du sien. Un sourire naquit sur ses lèvres. C'était lui qui avait provoqué ce sentiment, lui qui jouait avec les cordes sensibles de Malefoy. Ça avait toujours été lui. S'il ne pouvait le pousser dans ses retranchements pour lui faire affronter ce qu'ils avaient partagé malgré eux et cette attraction qui existait encore, il s'y prendrait d'une autre manière.

— Tu as très bien entendu, le railla-t-il. Tu n'es qu'un lâche, Drago Malefoy. Tu le seras toujours !

Harry ne s'attendait pas à une réaction aussi violente de la part Malefoy. Il ne le vit pas, bien sûr, le saisir par le col de son sweater, pas plus qu'il ne devina ses attentions avant qu'il ne le plaque violemment contre le mur opposé à à peine quelques pas. Sa tête tapa lourdement contre la pierre, mais même la douleur lancinante n'empêcha pas un sourire satisfait de renaître sur ses lèvres.

— Va te faire foutre ! gronda Malefoy, en le plaquant un peu plus durement contre le mur.

Malefoy était là où il le voulait : face à lui.

Harry était sur la pointe des pieds, alors que le garçon le tenait surélevé, très certainement pour que leurs visages soient plus proches. Ils ne faisaient toujours pas la même taille, mais Harry pouvait sentir le souffle haletant de Malefoy contre sa joue. Ils étaient bien plus proches qu'il ne l'avait supposé. Cette constatation accentua un peu plus son sourire.

— C'est une invitation ? taquina Harry, plus farouche qu'il ne s'en serait jamais cru capable. Je pensais que nous prendrions d'abord le temps d'aller boire une bière-au-beurre ensemble à Pré-au-Lard, de parler de manière civilisée autour d'un dîner aux chandelles…

— Ta gueule ! hurla Malefoy, un peu plus proche encore.

Eh bien, Harry ne savait pas vraiment comment il s'y était pris, mais si Malefoy devenait si vulgaire… (Il ne l'avait jamais entendu dire autant de gros mots en si peu de temps, certes Malefoy était souvent « vulgaire » envers lui et ses amis, mais il le faisait toujours poliment, si cela avait un quelconque sens.) Il avait touché une corde très sensible, presque aussi sensible que son corps plaqué contre celui de Malefoy.

Après tout, il n'avait plus rien à perdre. Il savait que Malefoy avait aimé l'embrasser, le toucher, le sentir contre lui. C'était lui qui avait tout fait pour le rencontrer de nouveau alors qu'il n'était pas venu au dernier rendez-vous. Autant faire le grand saut, voir jusqu'à quel point Malefoy était prêt à le molester plutôt que de céder…

Lentement, il se relâcha pour reposer complètement et de manière détendue contre le mur. Il respira calmement alors qu'il entendait le souffle encore laborieux tout contre sa joue. Il se mordilla la lèvre avant de se lancer.

— Si tu souhaites tant me faire taire… souffla-t-il d'une voix égale. Qu'est-ce que tu attends ?

Harry ne savait pas trop ce à quoi il s'attendait. Plusieurs scénarii se jouèrent de concert dans son esprit : Malefoy lui mettant une droite phénoménale, Malefoy l'embrassant passionnément, Malefoy le relâchant, dégoûté. Le dernier scénario était de loin le pire : imaginer Malefoy lui tourner le dos lui retourna l'estomac.

Mais tout ce qu'il obtint fut un silence de mort. Douloureux. Le souffle erratique se calmait lentement. Il allait de nouveau perdre l'avantage. Il sentait déjà Malefoy prendre lentement ses distances. Avant que le garçon n'ait pu prendre la moindre décision, Harry agit. Il jouait le tout pour le tout.

Il saisit lentement Malefoy par son pull et resserra ses poings de toutes ses forces autour du cachemire délicat.

— Fais quelque chose, lâche ! pesta-t-il entre des lèvres pincées.

Quand sa tête heurta de nouveau la pierre, il put dire adieu à ses lunettes qui vinrent s'écraser quelque part à ses pieds. Mais à la place du morceau de plastique qui lui permettait d'y voir quelque chose il sentit deux mains aux longs doigts l'attraper quelques instants à peine avant que sa tête ne bascule violemment et douloureusement en arrière et qu'une bouche fraîche prenne d'assaut la sienne.

Il n'y avait rien de doux ou de révérencieux dans ce baiser : juste des lèvres punitives. Et un goût léger de menthe. Harry ne s'attarda en rien sur la nature cruelle de ce baiser, et se concentra sur l'attaque que lui avait portée son ennemi, bien décidé à contre-attaquer.

Ses bras se nouèrent autour des épaules de Malefoy, pour lui permettre de retrouver un semblant de stabilité, mais surtout pour lui permettre de rendre coups pour coups. Sa langue n'avait rien à envier à celle de Malefoy dans l'assaut sauvage qu'il faisait subir à cette bouche venimeuse. Puis, ses mains, bien décidées à participer au conflit se perdirent dans la chevelure blonde, trop stricte, bien décidée à y mettre un désordre de tous les diables. Cela lui valut un grondement. De contentement ou de fureur, il n'aurait su le dire. Mais peut importait : Malefoy était là, et Malefoy l'embrassait comme s'il voulait le marquer.

Alors que des sons, qui n'auraient pu être qualifiés autrement qu'obscènes, naissaient entre leurs lèvres, de leurs lèvres, un vent violent s'abattit sur eux. Instinctivement, Harry resserra son étreinte sur Malefoy, refusant de perdre la chaleur de ce corps, la lave de cette bouche. Il poussa un long râle de protestation qui fut récompensé par des mordillements.

Il abandonna la chevelure, dont il était certain d'avoir vaincu l'ordre établi et inébranlable, pour glisser les mains sous la douceur de ce pull et y trouver une peau encore plus délectable. Ses mains parcourent ce dos fin mais musculeux, avant que ses ongles courts ne se mettent à tracer des routes encore inconnues.

Le vent hurlait à ses oreilles, mais il refusait de lâcher ce dragon enragé qu'il tenait étroitement piégé, mais la magie eut raison de lui, et il fut littéralement projeté hors du placard, une douleur déchirant son cœur et ses lèvres.

Il resta allongé sur le sol en pierre, heureusement recouvert d'un épais tapis qui avait amorti sa chute, à regarder le flou du plafond. La lueur éthérée de la lune perçait au travers d'un vitrail et venait caresser tendrement les vieilles pierres du château. Il ne discernait rien sans ses lunettes, mais le spectacle n'en était pas moins beau. Son cœur battait encore un rythme effréné, un rythme qui pulsait en chœur dans ses oreilles et sur ses lèvres. Il avait l'impression d'avoir mené une terrible bataille, que sa bouche avait été molestée de la plus exquise des manières qui soit. Il suça sa lèvre inférieure pour essayer d'y retrouver le goût de Malefoy, mais tout ce qu'il trouva fut une douleur lancinante et un goût ferreux. Il fronça les sourcils et passa la langue sur sa lèvre inférieure qui commençait à enfler : du sang.

Malefoy l'avait mordu jusqu'au sang.

Après ce qui lui sembla être une éternité à regarder les rayons de lune danser dans un flou artistique des plus total, Harry s'était relevé et avait décidé de retourner à son dortoir, y voyant tout aussi bien qu'une taupe. Il avait l'impression d'avoir été roué de coups ; se battre contre une armée de trolls n'aurait pu le mettre dans pareil état, et il ne savait pas s'il se tenait aux murs parce qu'il était épuisé ou tout simplement parce qu'il menaçait de se prendre les pieds partout. Il se traîna lourdement jusqu'au portrait de la Grosse Dame et baragouina le mot de passe.

— Êtes-vous ivre, jeune homme ? demanda la voix haut perchée du portrait, avant de fixer son visage. Vous vous êtes battu !

Elle avait résumé en quelques mots à peine ce qu'il ressentait : il était ivre des sensations que lui avait procuré les baisers de Malefoy, mais il avait plutôt l'impression d'avoir été passé à tabac plutôt qu'embrassé à en perdre haleine. Toute l'histoire de sa vie : il était incapable de savoir ce que signifiaient les baisers qu'il avait échangés avec Malefoy ce soir.

— Je vais devoir prévenir le directeur, reprit la Grosse Dame, clairement déçue.

Harry blêmit.

— Je ne me suis pas battu, s'empressa-t-il de répondre. J'ai croisé Peeves, qui a trouvé ça amusant de faire tomber mes lunettes. En essayant de les retrouver, je me suis pris un mur.

— C'est bien son genre de plaisanterie, ça ! maugréa-t-elle avant de sourire. Entre donc mon petit et soigne vite ce gros bobo. Je vais demander aux autres portraits et fantômes bien éduqués s'ils ne trouvent pas tes lunettes.

Harry la remercia et lui sourit en retour avant de faire la grimace. C'est que sa lèvre commençait à lui faire un mal de chien !

Après avoir raconté son gros mensonge à tout le monde, Harry était allé se coucher, bien décidé à se remémorer encore et encore sa rencontre, altercation ?, avec Malefoy ce soir. Il prit sa douche vite-fait, essayant tant bien que mal de ne pas se tuer vu qu'il n'y voyait rien sans ses lunettes, et se mit face au miroir. Il fronça les sourcils pour essayer de détailler le contour de son visage. En effet, sa lèvre inférieure était rouge sang et une marque la zébrait en partie : il ne l'avait pas raté le dragon.

Un petit objet attira son attention sur l'évier en céramique, une petite fiole verte. Il s'en saisit, en secoua le contenu, et fronça de nouveau les sourcils, incapable de lire ce qui était écrit sur l'étiquette. Son regard fut attiré par un mouvement au niveau du miroir, le temps qu'il puisse lire le message, Morgane avait terminé sa romance.

Les serpents, ça mord ! ;p

Très drôle. Moins drôle était le fait que Morgane pouvait être partout et qu'il se sentait particulièrement nu dans la salle de bains, avec sa toute petite serviette autour de ses hanches. Il était loin d'être bâti comme un Adonis et n'aimait pas trop l'idée de pouvoir être vu vêtu de si peu.

Il finit par hausser les épaules et déboucha la fiole. Une douce odeur de plantes envahi la salle de bains, c'était sûrement un baume pour soulager sa lèvre. Il n'avait aucun doute sur les bonnes intentions de Morgane, alors il versa un peu du contenue sur le bout de ses doigts. Le liquide était légèrement adipeux mais pas désagréable au toucher. Il porta ses doigts à sa lèvre, mais resta figé face à la glace.

Il soupira. Pourquoi hésitait-il ? Il avait mal et cette concoction l'aiderait certainement à mieux dormir et à cicatriser plus vites. Était-ce ce qu'il voulait vraiment ? Faire disparaître toute trace de cette rencontre ? Non. La douleur, il aurait pu s'en passer, mais elle lui rappelait qu'il était vivant et qu'il avait fait des choix primordiaux ce soir. Quant à l'empreinte des dents de Malefoy… Il ne lui ferait pas le plaisir de la faire disparaître, de prétendre que rien n'avait eu lieu, qu'ils n'avaient pas perdu pied. Demain, lorsqu'ils se croiseraient dans les couloirs de Poudlard, Malefoy devrait lui faire face, mais surtout, faire face à la marque qu'il avait laissée sur lui. Sa marque.

Il passa une nouvelle fois sa langue sur la peau encore sensible, chahutant la blessure : il risquait de garder une cicatrice. Harry détestait la cicatrice qu'il avait au front, cet éclair qu'une main monstrueuse avait creusé dans ses chairs, mais celle qui menaçait de rester sur ses lèvres, fine et délicate, le fit sourire.

— Bonne nuit, Malefoy, murmura-t-il en fixant son reflet. À demain.