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Bonne lecture
Chapitre 13 :
Revanche
« Comment vas-tu James ? J'espère que tu n'as pas pris cette convocation pour une punition ? A voir ta tête, je dirais que si. Qu'as-tu fait de si grave pour que je te punisse ? commença Dumbledore.
-Rien, rien du tout, se hâta-t-il de répondre.
-Bien, prend donc un malice réglisse et assieds-toi ! continua-t-il.
-Merci...
-Tu dois donc te demander pourquoi je t'ai fait venir...
-En effet...
-J'ai vu ton père aujourd'hui, il m'a demandé de te passer le bonjour, dit le directeur en souriant.
-Mais ? demanda James
-Déjà tout jeune, j'avais remarqué ta vivacité d'esprit James, tu vois souvent plus loin que les gens de ton âge. C'est pourquoi je pense que tu dois être au courant. Tu connais bien sûr l'affaire Malfoy dont ton père s'est occupé...
-Oui. »
Même si son père ne lui en avait que peu parlé, tout le monde était au courant et tout le monde en parlait depuis des mois, depuis que ces meurtres horribles s'étaient déroulés et encore plus depuis que l'Auror Jack Potter avait arrêté Malfoy senior pour ces crimes.
Jamais les Malfoy ne s'étaient vus réprimés ainsi par la loi. Nul ne doutait qu'ils avaient commis de nombreux crimes mais jamais les preuves n'avaient été trop accablantes pour que quelques Gallions ne suffisent plus à les faire disparaître.
Le directeur avait pris une pause, il passait ses mains dans sa longue barbe, cherchant probablement les mots les plus justes pour confier sa pensée sans en dire trop. James en profita pour examiner le bureau du directeur qu'il voyait pour la première fois.
« Mais probablement pas la dernière… pensa-t-il. »
Il n'avait jamais vu autant d'artéfacts et d'objets magiques en tout genre dans une même pièce. Partout où il posait les yeux se trouvait une trace apparente de la magie, ici de la fumée multicolore s'échappait d'une tube en argent tandis qu'à côté des planètes plus vraies que nature tournaient en orbite autour d'un soleil qui sifflait l'heure !
« Je veux que tu saches que les tenants et les aboutissements de cette affaire dépassent de loin ce que tu pourrais imaginer... Tu vas sûrement subir des pressions et je veux que tu me promettes de faire très attention à toi », ajouta-t-il le visage grave.
James était vraiment surpris par le ton employé par le directeur. Toutes les fois où il l'avait rencontré, il lui avait paru souriant et rieur, tout le contraire du visage qu'il affichait en ce moment. Il ne savait quoi répondre et se contenta donc d'hocher brièvement la tête en signe d'approbation.
« Je vais te laisser rejoindre ton camarade, le professeur McGonagall n'aime pas beaucoup attendre. »
James quitta donc le bureau du vieil homme en traînant les pieds. La soirée ne commençait pas très bien et la suite ne paraissait pas vraiment plus réjouissante.
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Longues, très longues furent les heures qu'ils passèrent dans le bureau de leur directrice de maison. Chaque seconde paraissait plus longue que la précédente, bientôt le temps semblait s'être arrêté pour ces deux jeunes hommes pleins d'énergie et de fougue.
Ainsi lorsqu'ils sortirent de la salle pour se retrouver dans un couloir sombre et silencieux, il ne restait plus une goutte d'énergie dans toutes leurs cellules.
« Ahhhh ! bailla Sirius.
-Je me suis endormi deux fois... ajouta James.
-J'ai cru que j'allais faire une crise cardiaque quand elle t'a réveillé !
-Et moi alors ? J'étais en train de faire un beau rêve... répondit James, des étoiles dans les yeux.
-Ah oui ? s'étonna Sirius. Tu étais avec quelle belle créature dans ce rêve ? »
Voyant James rougir, le jeune Black ne put se retenir d'ajouter :
« Je parierais bien sur Rosa Colse, moi aussi je rêve d'embrasser ses furoncles et de glisser mes doigts dans ces cheveux gras... Je te comprends, elle est vraiment unique ! » ricana Sirius.
James redescendit immédiatement de son nuage et se renfrogna.
« En plus son nom est si poétique... Rosa, la rose ! continua Sirius hilare.
-Imbécile...
-Oui, tu as raison, parlons donc de choses sérieuses, s'exclama Sirius en prenant tout d'un coup un air d'enquêteur en vouvoyant son camarade. Connaissez-vous depuis longtemps un dénommé Galahad ? Et que pouvez-vous me dire sur lui ?
-Euh non, c'est à cause de Dumbledore...
-Quoi Dumbledore ? s'étonna Sirius
-Il voulait me voir et Galahad m'a montré le chemin de son bureau.
-Ah d'accord... répondit Sirius déçu de n'apprendre rien d'intéressant.
Un silence pesant s'installa entre les deux garçons jusqu'à ce qu'ils arrivent au quatrième étage. Au lieu de continuer à monter afin de rejoindre leur dortoir et la chaleur d'un bon lit douillé, comme toute personne normalement constituée l'aurait fait, James bifurqua et s'enfonça dans un des couloirs.
« Tu peux me suivre si tu veux, je pense que tu veux parler à la personne que je vais voir... » déclara James en souriant.
D'un naturel curieux et ne voulant surtout pas se dégonfler devant Potter, Sirius le suivit au mépris du règlement.
« Au fait, tu ne m'as pas dit pourquoi Dumbledore voulait te voir ? » l'interrogea Sirius.
James mit quelques temps à répondre, il hésitait et comme toujours dans cette situation, il préféra tourner la situation en dérision et se cacher derrière son masque prétentieux en déclarant ce qu'il savait très bien être un mensonge.
« Il voulait me prévenir que j'allais sûrement subir des pressions journalistiques comme mon père est celui qui a arrêté le père de Lucius ! déclara-t-il en faisant un grand sourire.
-Ah d'accord... » répondit Sirius pas vraiment convaincu.
Après quelques minutes de marche, sur un chemin que James semblait connaître, ils arrivèrent dans un petit salon. Eclairé par une lumière douce, on aurait pu passer tout près sans le voir. Ils s'avancèrent dans la pénombre et s'assirent en attendant le troisième homme.
« Bon maintenant qu'on est là, tu peux me dire qui est-ce qu'on attends ? commença Sirius.
-Vous n'attendez rien puisque je suis là, répondit Gal' qui sortit par la même occasion de l'ombre et s'assit sur le troisième fauteuil.
-Je croyais que tu ne le connaissais pas ? demanda Sirius en se tournant vers James.
-C'est vrai, mais il a dit qu'il pourrait m'aider alors je suis là... répondit celui-ci.
-T'aider à quoi faire ?
-Je lui ai dit que je pourrais l'aider à se venger de certaines personnes », expliqua Gal'.
A ces mots, Sirius se redressa, pensant être la cible de cette vengeance.
« Mais c'est bon, calme toi. Tu n'es pas le centre du monde, ricana James. Tu as dû voir, au dîner, Malfoy s'en est pris à Lily. Et trois Gryffondors ont ri de ses moqueries ! »
James bouillonnait encore, le fait qu'il ait pu être trahi par des membres de sa propre maison, les fiers Gryffondors, le mettait en rage. Gal' sortit un petit carton de sa poche qu'il donna à James. Il lui expliqua ensuite comment s'en servir.
« Qu'est-ce que je te dois ?
-Vois d'abord si ça marche, répondit Galahad en rigolant. Et puis je suis sûr que tu me rendras la pareille ? ajouta-t-il avec un clin d'œil.
-Merci vraiment ! s'exclama James en se levant, prêt à partir.
-Tu verras la première colle, c'est la plus dure. Après on s'habitue, certains arrivent même à rester éveillé, ajouta Gal' en lui faisant un clin d'œil.
-Comment tu le sais ?
-Tu as encore la trace de ta main sur le front, je parierais bien que tu t'es endormi dessus...
-Bon je vous laisse entre colocataires ! » rougit James.
A présent, ils n'étaient plus que deux, en plein milieu de la nuit, dans ce salon éclairé par une lumière douce. Face à face, Sirius et Galahad se regardant les yeux dans les yeux en se demandant qui engagerait la conversation et romprait le silence.
« Alors Sirius, que veux-tu savoir ? demanda Galahad avec un sourire
-Pourquoi ?
-Pourquoi quoi ?
-Pourquoi tu aides James ? Pourquoi tu connais si bien Dumbledore ? Pourquoi tu es toujours si mystérieux ? Et surtout pourquoi tu m'as piégé hier soir ? »
Au fur et à mesure que Sirius enchaînait les questions, sa voix devenait de plus en plus forte et aigue, criant presque la dernière. En face de lui son interlocuteur très calme donnait l'impression de s'amuser. Ce qui n'était pas le cas des tableaux qui ornaient les murs du salon, au contraire leurs propriétaires pestaient contre le jeune Gryffondor.
« Les jeunes de nos jours... soupira l'un deux.
-Toujours à faire le pitre ! pesta un autre.
-On ne peut même plus dormir en paix... » bailla un troisième.
Après que Sirius se fut calmé et que les tableaux furent retournés dans leur retraite nocturne, Gal' reprit la parole :
« Je t'ai piégé ? ironisa-t-il.
-Parfaitement ! répondit Sirius qui tentait de garder son calme.
-Oh ! Quel méchant garçon je fais...
-Arrête de te moquer et réponds plutôt à la question ! s'exclama le jeune Gryffondor.
-Quelle question ? Tu as posé beaucoup de pourquoi…
-Pourquoi tu nous as demandé de te suivre, Peter et moi, et que tout d'un coup tu as disparu, nous laissant seul en pleine nuit ! s'exclama Sirius en faisant de grands gestes.
-Oh ! Du calme mon ami !
-Je préfère encore être l'ami de James que le tien !
-Heureux de te l'entendre dire... Ton cas n'est peut-être pas si désespéré finalement... Passons donc à la prochaine étape ! déclara joyeusement Gal' en se levant.
- La prochaine étape de quoi ? s'étonna Sirius. Eh ! Mais attends, c'était un test alors hier soir ?
-Je crois qu'on peut appeler ça comme cela...
-Tu m'as abandonné dans l'école en pleine nuit pour me tester ? s'indigna Sirius.
-Pour la seconde et dernière fois... Oui. On peut passer à autre chose maintenant ? »
Etrangement, un silence s'installa. Sirius, les yeux dans le vide, semblait plonger dans une intense réflexion. Gal' s'était rassit attendant sereinement la réprimande du jeune Gryffondor. Pourtant Sirius ne paraissait pas en colère du tout, au contraire il souriait et finit même par éclater de rire à la grande stupéfaction de son colocataire. Finalement le jeune homme reprit ses esprits et déclara d'un air déterminé :
« Je suis ton homme ! C'est quoi la prochaine étape alors ? »
A son tour, Galahad éclata de rire épaté par la réaction et l'entrain de Sirius.
« Quelle fougue ! Quelle vivacité ! Tu ferais un noble chevalier, jeune écuyer. s'exclama un homme en armure dans un des tableaux. Veux-tu que moi, Sire Geldural de Ronthier, je t'anoblisse ?
-Euh... ça va merci. Black ça me suffit, c'est déjà assez difficile à porter. Je ne vais pas y ajouter de Ronthier.
-Quelle couardise ! s'indigna le chevalier avant de disparaître dans un autre tableau.
-Allez viens ! On retourne au dortoir... déclara Gal'.
-Et la deuxième épreuve ? s'étonna le jeune Black.
-Je t'expliquerai là-bas » répondit-il en faisant un clin d'œil et un sourire malicieux.
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Peter dormait profondément, bien au chaud dans ce lit confortable aux draps impeccables, son visage était serein, paisible comme s'il ne s'était retrouvé que trop rarement dans un tel havre de paix...
Malheureusement ce moment de bonheur simple touchait à sa fin. En effet Sirius était, quant à lui, déjà réveillé ce qui n'était en aucune manière compatible avec le silence et le calme requis pour le sommeil de Peter.
Soudain un tumulte assourdissant germa dans la chambre faisant vibrer murs et mobiliers. Peter n'eut pas d'autre choix que d'ouvrir les yeux, exercice des plus difficiles lorsqu'il régnait un chahut pareille à sept heures du matin...
« Quel vacarme ! grogna Peter.
-Hein ? Qu'est-ce que tu dis ? demanda Sirius.
-Qu'est-ce que tu as fait ?! s'écria Peter qui avait dû se lever les oreilles bouchées et du pied gauche.
- Désolé... » rougit Sirius.
Petit à petit, la scène apparut devant les yeux de Peter. Ce qui était auparavant une chambre confortable plutôt luxueuse ressemblait maintenant à un champ de bataille où il ne manquait plus que le sang et les corps des victimes...
« Je crois que tu vas avoir besoin d'aide... ironisa Peter.
-Je sens que j'y suis presque... soupira Sirius.
-Presque ? Faire s'écrouler notre chambre ?
-Ah oui ! s'exclama Sirius. Je ne t'ai pas expliqué, tu dormais déjà comme un loir hier soir quand nous sommes rentrés...
-Nous ? » s'étonna le jeune Gryffondor complètement réveillé à présent.
Le jeune Black se lança donc dans un résumé des événements de la veille. Il lui résuma rapidement la colle avec McGonagall pour enchaîner sur le rendez-vous hétéroclite entre Galahad, James et lui.
« Un petit paquet de sa poche ? s'étonna Peter.
-Oui et ensuite il l'a donné à James...
-Et tu ne sais pas ce qu'il y avait dedans ? demande le jeune Gryffondor.
-Non, enfin je pense qu'on le saura très vite ! » répondit Sirius avec un clin d'œil.
Il reprit ensuite son histoire, sur leur retour au dortoir et l'explication de la deuxième tâche par Gal'.
« Alors tu as retourné notre si belle chambre sans dessus dessous juste pour trouver… une trappe ?
-Eh bien... comment dire...simplement...que...disons que...
-Bon donc c'est à cause de ça que je n'ai pas pu finir ma nuit…ironisa Peter, de meilleur humeur.
-D'accord, disons que oui !
-Oh... soupira Peter. Je crois que je vais retourner dans mon lit... Et j'espère que tu as un moyen de ranger tout ça ?
-Je crois, enfin faut juste que je vérifie...
-Bah vérifie ailleurs alors, où tu veux mais pas dans notre chambre !
-Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh »
Plusieurs cris semblant venir d'un dortoir au-dessus firent cesser la dispute entre Sirius et Peter. Tous deux, surpris mais surtout curieux, se précipitèrent hors de leur chambre pour monter jeter un coup d'œil. Ils n'étaient d'ailleurs pas les seuls à être si curieux, de nombreux Gryffondors se pressaient de rejoindre l'origine des cris. Alors que Sirius arrivait sur les lieux, qui étaient en fait un dortoir de deuxième année, James quant à lui descendait et entra triomphalement, le torse bombé, dans la dite chambre. Sirius suivit le jeune Potter qui sifflotait innocemment mais qui semblait aussi heureux que fier de lui. Comme les nombreux curieux présents, Sirius ne tarda pas à comprendre la raison des cris. Trois des garçons de la chambre avaient les cheveux d'étranges couleurs, l'un bleu clair et les deux autres rouges sangs. Quant à leur peau elle avait une teinte d'un vert plutôt effrayant et tout sauf naturelle. D'une voix anodine et presque sincère, James leur souffla :
« Si j'étais vous, j'irai très vite prendre une douche... »
N'ayant pas présentement de meilleure idée, ils s'y précipitèrent tout trois sans prendre la peine de se dévêtir de leur pyjama douillet. Alors que le bruit de l'eau sur le carrelage commençait à résonner dans la chambre, Sirius remarqua que James s'était assis sur un des fauteuils que comptait la chambre et affichait un large sourire. Qu'avait-il préparé d'autre ?
« Nan ! » crièrent les trois victimes qui venaient de quitter la douche pour se voir dans la grande glace qui ornait chaque chambre de Poudlard. A ce moment-là, James ne put retenir plus longtemps son fou rire qui couvrit même les voix et les cris des trois victimes. De son côté, Sirius était persuadé d'avoir déjà vu ces trois gryffondors mais il n'arrivait pas à se souvenir à quelle occasion et surtout le lien avec James qui semblait être à l'origine de cette farce. Toutes ses pensées et ses réflexions étaient concentrées sur la deuxième tâche que lui avait confiée Galahad...
« Mais oui Gal' ! » s'exclama Sirius pensant tout haut.
Remontant dans le temps, il passa en revue ses souvenirs pour être sûr d'avoir compris la situation. Les insultes de Malfoy, les moqueries de trois gryffondors à propos d'Evans et enfin le paquet que Gal' donna à James... Tous les éléments s'emboîtaient parfaitement pour conduire à cette vengeance.
« Alors James, j'espère que personne ne t'a vu... souffla Sirius en s'approchant de celui-ci.
-Je nie toutes implications dans cette magnifique blague ! répondit l'intéressé tout sourire.
-Un petit peu simpliste tout de même comme blague, surtout si cela part à l'eau...
-Mais je n'ai jamais dit que ça partirait à l'eau !
-Ah bon ? Alors pourquoi... »
Sirius fut coupé par le retour des trois victimes accompagné par de nombreux rires. Voyant le résultat, il finit sa phrase hilare :
« Pourquoi tu leurs as conseillé d'aller se doucher… »
En fait, l'eau de la douche avait eu un effet plutôt inattendu. Leurs cheveux étaient toujours colorés mais leur peau semblait avoir repris une teinte plus humaine. Pourtant le vert n'avait pas disparu pour autant ! Des pieds à la tête, leur corps était recouvert de mots écrits à l'encre verte. Et si on y regardait de plus près, ces mots formaient toujours la même phrase quelque soit le sens de lecture. Sirius ne résista pas à la déclamer haut et fort :
"JE SUIS UN IDIOT."
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Depuis plusieurs heures déjà, la directrice des fiers lions était levée. Ses différentes fonctions ne lui laissaient que peu de sommeil mais une quantité importante de paperasse. Elle s'apprêtait à rejoindre ses collègues et les élèves dans la Grande Salle pour le petit déjeuner lorsqu'un elfe de maison vint l'informer qu'un attroupement s'était formé dans l'un des dortoirs de ses élèves.
« Que peut-il encore bien se passer ! » s'exclama McGonagall.
Elle s'engagea immédiatement derrière un tableau où un majestueux lion dormait à point fermé. Ce passage secret allait la conduire directement dans la salle commune de sa maison où elle pourrait châtier les fauteurs de trouble.
La directrice poussa un long soupir. L'année était à peine commencée, qui pouvait donc déjà faire du chahut à cette heure de la journée? Sans oublier les nouvelles préoccupantes que Dumbledore lui avait confiées. Elle devrait être un peu moins sévère avec le jeune Potter dorénavant.
Alors qu'elle montait les escaliers, elle croisa ses premiers élèves, ils s'éloignèrent rapidement, ne voulant pas être eux-aussi punis. Les bruits semblaient venir d'un dortoir un peu plus haut, elle continua donc sa montée. Elle entra dans celui-ci apparemment juste à temps puisque l'attroupement s'était changé en altercation.
Deux élèves de deuxième année menaçait de leur baguette Sirius Black alors qu'un troisième avait sa baguette sous la gorge de…
Non, ce n'était pas possible, pas déjà, pas un élève de sa propre maison, pensa-t-elle. Puis elle cessa de réfléchir. Personne ne s'en prendrait au jeune Potter sous ses yeux, Dumbledore ne lui pardonnerait jamais, elle ne se le pardonnerait jamais ! Elle fut donc obligée de faire ce qu'elle n'avait jamais eu à faire durant toutes ses années d'enseignements, elle lança un sort sur l'un de ses élèves.
Malheureusement, son sort n'eut pas exactement l'effet qu'elle avait escompté. Bien sûr, l'élève visé se retrouva à terre, immobilisé par le sortilège de la directrice, mais les quatre autres protagonistes, qui n'avaient pas vu leur directrice entrer, crurent au contraire que la bataille était lancée.
« Pétrificus totalus !
-Expelliarmus ! »
Elle n'avait rien pu faire. La bataille avait eu lieu devant ses yeux sans qu'elle ne puisse intervenir. Heureusement elle n'avait duré que quelques secondes et personne ne semblait vraiment blessé. L'un des deux assaillants de Black avait tiré le premier et l'avait immobilisé alors que dans un même temps James avait sorti sa baguette avec une dextérité et une vitesse qui ne purent qu'impressionner son professeur et avant que quiconque ait pu lancer un autre sort, il était parvenu à désarmer les deux ennemis qui tenaient le jeune Black.
Il s'était ensuite retourné dans la direction de son sauveur pour y découvrir sa directrice de maison. Il en perdit de suite son sourire.
« Professeur ?
-…
-Que faites-vous ici ?
-Je pourrais vous retourner la question Mr Potter. Jusqu'à preuve du contraire, je suis la directrice de la maison Gryffondor et ceci n'est pas votre dortoir. Ai-je tort ? demanda-t-elle, ayant retrouvé son calme et son autorité.
-Non, admit-il.
-Je vous demande donc Mr Potter, que s'est-il passé ici ?
-Puis-je lancer un sort, madame ?
-Lancer un sort ? répéta-t-elle. Et pourquoi donc ?
-Afin que Black vous explique lui-même. Enervatum !
-Je ne vous avais pas permis Mr Potter ! Et pourquoi ne m'expliquez-vous pas vous-même ? »
Il avait encore réussi un autre sortilège sans le moindre effort. Jack avait-il entrainé lui-même son fils ? Celui-ci n'avait pas encore répondu à la question de son professeur, il semblait hésiter.
« Alors Mr Potter ?
-Vous l'avez cru, lui et pas moi la dernière fois… » admit-il.
Elle pouvait voir dans ses yeux qu'il avait honte d'avoir avoué cela à sa directrice. Ainsi donc Black ne l'avait pas tabassé mais c'est bien Lucius Malfoy qui était le responsable. Malgré cela, la réponse de son élève lui brisa le cœur. Un enfant, un enfant de onze ans, après seulement deux jours à Poudlard, n'avait déjà plus confiance en elle…
« Que s'est-il passé ? demanda Sirius qui reprenait ses esprits. Il se leva et vit sa directrice et Potter face à face, tous les deux semblaient aussi mal-à-l'aise que triste. Une explication traversa l'esprit de Sirius. Vous ne l'avez pas renvoyé quand même ?! Pour une si petite blague ?
-Une blague ? Quelle blague ? Mais enfin que s'est-il passé ici ? »
Ebranlée par la réponse de James, McGonagall perdait son calme, elle n'arrivait plus à réfléchir. Elle porta son regard sur les trois élèves qui avaient semblé attaquer ses deux premières années. Il semblait maintenant clair qu'elle s'était trompé et que James Potter n'avait pas vraiment été en danger. D'ailleurs Dumbledore lui-même ne pensait pas qu'on s'en prendrait à James dans l'enceinte de Poudlard.
Ils avaient des cheveux de différentes couleurs et une inscription étrange sur leur peau. Elle s'approcha de ceux-ci et parvint à lire le message que James avait gravé sur eux. Immédiatement, ses années d'expérience reprirent le dessus et elle comprit parfaitement ce qui s'était déroulé.
Elle soupira.
« Potter, Black, dans mon bureau, ce soir !
-Mais… commencèrent-ils.
-Je ne veux rien savoir. Dans mon bureau, ce soir ! »
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Les Attrapeurs
Généralement sélectionnés parmi les joueurs les plus légers et les plus rapides, les Attrapeurs doivent être dotés d'une vue perçante et avoir également la capacité de voler en tenant le manche d'une seule main.
(…)
Tout en bénéficiant de l'immense prestige et du charme qui s'attachent à leur traditionnelle virtuosité en vol, ce sont généralement les joueurs qui subissent les pires blessures.
« Sortez l'Attrapeur » est la première règle du livre de Brutus Scrimgeour La cible du batteur.
Extrait du Quidditch à travers les âges
Kennil Worthy Whisp
