Comme promis, après deux reviews, le nouveau chapitre.
Un gros merci à Polskabi pour sa fidélité, comme tu as deviné, l'idée de Dumbledore est assez géniale, j'espère que tu aimeras ce que je vais en faire (même si cela ne sera pas dans ce chapitre).
Un gros merci également à Lou pour sa première review ! Ton commentaire m'a fait extrêmement plaisir, j'espère que ce chapitre te plaira et que tu continueras à me laisser ton avis. Si tu as des questions ou des remarques, n'hésites pas !
Au programme aujourd'hui, un long focus sur James : suite des révélations de la gazette du Sorcier avec une grosse surprise dès le début du chapitre. Ensuite…je vous laisse découvrir.
Bonne lecture
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Précédemment:
La Communauté Magique sous le choc.
Deux drames secouent l'Angleterre.
La Communauté Magique tout entière est en deuil ce matin alors que la nouvelle se répand. Hier soir, vers dix heures, le manoir Helgot s'écroula sous les regards d'incompréhensions et de terreurs des voisins. Ceux-ci savaient que la totalité de la célèbre famille y était réuni, à l'appel du chef de la famille, Howard Helgot éminent membre du Magenmagot.
[…]
Voir Page 6 pour plus de détails.
D'autre part, nous avons appris hier soir la mort de Jonathan Cover, un autre éminent membre du ministère. Rappelons qu'il avait, entre autres, obtenu l'ordre de Merlin de première classe pour sa participation à la bataille finale contre Grindelwald aux côtés d'Albus Dumbledore et de Jack Potter pour ne citer qu'eux.
Nous avons aussi très peu d'informations sur sa mort dans la mesure où la famille n'a voulu en divulguer aucune. Il a été enterré hier dans le caveau familial lors d'une cérémonie privée très restreinte. Pourtant nul doute que de nombreux sorciers viendront se recueillir, dans les prochains jours sur sa tombe, afin de rendre un dernier hommage à ce grand sorcier.
Voir Page 12 pour témoignages et détails.
« A mon avis, Dumbledore t'a plutôt dit que tu étais en danger, James ! »
§§§§§
Chapitre 18 :
Jonathan Cover
« James ! Eh James ! »
Sirius le rattrapa de justesse avant que le jeune Gryffondor ne s'écroule. La nouvelle avait été trop brutale, ses jambes ne pouvaient le soutenir plus longtemps. Il devait s'asseoir, il voulait de l'eau. Il avait très soif. Il sentait qu'il avait déjà perdu la bataille contre ses larmes qui ne demandaient qu'à couler.
« Ca va James ? » demanda Sirius inquiet.
Non, James n'allait pas bien. Il n'en revenait pas, la nouvelle était trop brutale, jamais il ne s'était attendu à voir cela en première page de la gazette. Un attroupement s'était formé rapidement autour des deux jeunes garçons, curieux de voir ce que James Potter et Sirius Black faisaient encore. Mais James voulait être seul…Pourquoi tous ces gens voulaient à tout prix le voir pleurer ?
« Non mais ne t'inquiète pas, tu es en sécurité à Poudlard… » tenta Sirius afin de le rassurer.
L'imbécile, pensa James. Il n'avait pas compris ce qui avait terrassé James. En fait celui-ci ne parvenait même pas à s'inquiéter de la première partie de l'article. Pourtant si les hypothèses de la Gazette s'avéraient exactes, il était en effet réellement en danger…
Mais comment penser à sa sécurité lorsqu'on vient de perdre son parrain ?
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« James ! James !
-Papa ?
-Oui. »
Deux bras puissants le soulevèrent et l'étreignirent. Il avait toujours aimé cette sensation et il n'en avait jamais eu plus besoin qu'en ce moment : la chaleur et la force de son père pour le rassurer. Il allait probablement lui dire qu'il avait fait un cauchemar et que son parrain était toujours vivant, qu'il viendrait manger à la maison comme chaque dimanche...
Mais avec les secondes qui s'écoulaient, ses derniers espoirs s'évanouirent… Finalement, vaincu par tant d'émotions, James se mit à pleurer à chaudes larmes. Il réalisa qu'il ne le verrait plus jamais, que celui-ci ne viendrait plus jamais le voir voler, qu'il ne pourrait pas lui montrer de nouveaux sorts insolites ou qu'il ne pourrait plus jamais lui raconter des anecdotes sur son enfance commune avec Jack. Qu'il ne pourrait plus jamais…
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Il avait dû s'endormir. Le flot d'émotion l'avait submergé et il avait préféré s'abandonner au sommeil. Quelqu'un parlait près de lui :
« L'ordre de priorité de tes missions a changé. »
La voix était dure. Il la connaissait bien mais, l'esprit encore embrumé, il n'était pas capable de réfléchir assez clairement pour mettre un nom sur cette voix familière. Une voix de femme lui répondit :
« Ainsi la Gazette disait vraie.
-Bien sûr, gronda-t-il. Il tente de faire repousser le procès. Ce pauvre Howard ne s'est pas laissé manipuler. Il a voulu résister et il en est mort !
-Pourquoi veut-il le repousser ?
-Il ne se sent peut être pas encore assez fort…
-Pas assez fort ? Il a franchi toutes les protections du manoir Helgot…
-Je sais. Et ce n'est pas tout… soupira-t-il.
-Pire ?
-La maison ne s'est pas écroulée sur eux, ils avaient déjà été tués…
-Il y avait pourtant de sacrés bons combattants dans la famille Helgot, non ?
-C'est bien le problème.
-Donc… Que dois-je faire ? reprit-elle après quelques secondes de silence.
-Tu continues ta mission mais tu leur donnes aussi leur premier ordre, leur première mission… Le protéger à tout prix. Ils ne savent pas encore ce qu'il représente, son importance… pour nous tous mais ils ne sont pas idiots non plus. »
L'homme que James n'arrivait toujours pas à identifier était clairement le supérieur hiérarchique de la femme. Elle ne discuta pas son ordre et on pouvait sentir le respect qu'elle avait pour lui.
« Allez-vous enfin lui… »
Elle s'était stoppée nette comme si elle venait d'entendre quelque chose. James était pourtant certain de n'avoir pas bougé. Seule sa respiration aurait pu le trahir mais son souffle était si faible que lui-même parvenait à peine à l'attendre. Autre chose avait dû la décider à ne pas finir sa phrase. James priait pour qu'ils reprennent leur conversation tant il sentait qu'elle était importante et qu'elle pourrait lui en apprendre beaucoup.
« Il est réveillé.
-Je sais, laisse-nous s'il te plaît. »
Abasourdi par le fait que la femme ait pu déceler un si faible changement dans sa respiration mais comprenant qu'il n'avait plus de raisons de feindre plus longtemps le sommeil, James se releva rapidement espérant ainsi apercevoir l'interlocutrice avant qu'elle ne quitte la pièce. Malheureusement pour lui, elle fut plus rapide. Il ne vit que la porte se refermer, elle était déjà partie.
Il se trouvait dans une pièce qu'il commençait à connaître malgré lui : l'infirmerie. Son père était à son chevet, les yeux rougis et des cernes plus que visibles.
« Comment vas-tu mon fils ?
-Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt ? demanda James d'une voix où se mêlaient colère et tristesse.
-Tu venais d'avoir cet accident avec l'hippogriffe, je n'ai pas eu la force de te le dire. Je suis désolé, je ne voulais pas que tu l'apprennes comme cela…
-Tu n'avais pas le droit de me cacher ça ! cria James
-Je sais mon fils… » soupira-t-il.
James s'apprêtait à répliquer lorsqu'il prit conscience du chagrin profond de son père. Les yeux de celui-ci, d'ordinaire malicieux et pétillants, semblaient complètement éteints. James ne les avaient jamais vus si sombres. Un instant, James trembla à l'idée que toute vie paraissait avoir quitté l'homme qu'il respectait et aimait tant. Sa colère envers lui disparut aussitôt.
Comme un Cognard, une vérité venait de le frapper de plein fouet. Il n'était qu'un petit égoïste gâté. Pas une seule seconde, il n'avait pensé qu'il n'était peut-être pas celui qui souffrait le plus. Cette pensée ne lui avait même pas effleuré l'esprit.
Sa colère changea de réceptacle. Comment pouvait-il en vouloir à un homme qui venait de perdre son meilleur ami. Non seulement l'homme avec qui il avait grandi mais aussi l'homme avec qui il avait failli mourir. Son père venait de perdre l'homme à qui il devait sa vie…
Souvent son parrain lui avait raconté l'histoire de la dernière bataille qui avait opposé les forces de résistance à l'armée de Grindelwald. James ne se lassait jamais de l'écouter tant elle le gonflait d'orgueil et de respect pour son père et son parrain. Ce jour-là, les forces de résistance conduites par Jack Potter avaient permis à Dumbledore d'affronter en duel singulier Grindelwald et de mettre ainsi fin à cette période de l'histoire qu'on disait aussi noire pour les moldus que pour les sorciers.
Durant cette bataille, Jack Potter s'était retrouvé encerclé et ne devait sa survie qu'à l'intervention d'un mystérieux groupe conduit par son ami de toujours, Jonathan Cover. Son parrain disait qu'à son arrivé, Jack était encerclé par une cinquantaine de soldats alors que Jonathan n'était accompagné que de trois amis. James avait toujours eu des doutes sur les détails de cette histoire. Pourtant lorsqu'il avait lu les journaux de l'époque retraçant l'histoire de la même manière qu'il l'avait toujours entendue dans la bouche de son parrain, James avait eu la confirmation de la véracité de ces détails improbables qui rendaient l'acte de son parrain encore plus héroïque.
James n'avaient jamais rencontré les trois autres hommes à qui son père devait sa vie, ils étaient tous les trois morts en le sauvant. Seuls Jonathan et Jack avait survécu. Toujours selon son parrain, les sauveurs de son père s'étaient battus à l'épée et non grâce à une baguette. Il ne s'était jamais étendu sur comment ils avaient pu survivre face à tant d'adversaires prétendant que le jeune garçon était trop jeune pour les atrocités de la guerre. Pourtant James s'était souvent imaginé la scène, la transformant aux grès de ses envies : ces quatre hommes, rapides comme l'éclair fendant les lignes ennemies, leur lame virevoltant et coupant la chair, aussi meurtrière qu'un ouragan, afin de secourir un seul homme, son père.
Les deux hommes avaient obtenu l'ordre de Merlin de première classe pour leur participation et leurs exploits durant cette bataille. Tous ceux qui avaient vécu cette époque sombre de l'histoire savaient qu'ils devaient leur paix et leur sécurité tout autant aux qualités de commandement de Jack Potter qu'au génie d'Albus Dumbledore. James était toujours très fier lorsqu'on reconnaissait son père dans la rue et qu'on le remerciait chaleureusement pour ce qu'il avait fait. Il se souvint d'un jour où un sorcier avait embrassé plusieurs fois son père pour le remercier jusqu'à ce que sa mère d'une voix faussement jalouse se fût permis un commentaire.
A ce souvenir, James ne put s'empêcher de sourire, oubliant son chagrin pour quelques instants. Son père sourit, interprétant ce signe comme le fait que James était prêt à lui reparler.
« Nous irons nous recueillir ensemble sur sa tombe.
-Demain ?
-Oui si c'est ce que tu veux, James. Nous irons dès que la sélection sera terminée, qu'en dis-tu ?
-Quelle sélection ? demanda James perdu.
-L'équipe de l'école… pour le Tournoi des 4 Balais d'Or. C'est demain James… répondit son père, bouleversé que son fils ait pu oublier sa passion à cause de lui, à cause de son travail.
-Ah…
-Tu dois la faire James ! reprit-il d'une voix plus assurée. Il ne pouvait pas laisser son fils se morfondre ainsi.
-Non, je n'ai plus envie… Il ne sera plus là pour me voir jouer, soupira James qui s'en voulait terriblement.
-James, crois-tu vraiment que tu fais honneur à sa mémoire en ne voulant plus être heureux ? Il adorait te voir voler, il n'aurait voulu qu'une seule chose : que tu gagnes cette coupe en sa mémoire ! Il aurait compté sur toi pour continuer à jouer au Quidditch ! »
Son père le regardait droit dans les yeux, l'observant, à l'affut de la moindre réaction. James ne savait que dire. Tout se bousculait dans sa tête, il voulait demander conseil à quelqu'un. Il avait besoin de parler à quelqu'un, quelqu'un d'autre que ses parents. Il se leva de son lit et quitta l'infirmerie sans un regard pour son père, ne sachant que lui dire. Celui-ci ne fit rien pour l'arrêter, il comprenait que son fils avait besoin d'un peu de temps seul.
Pourtant James ne voulait pas être seul, il n'avait qu'un seul souhait : parler à Sirius. Il espérait que Sirius voudrait bien l'écouter. Il n'eut pas longtemps à attendre pour connaître la réponse à son interrogation dans la mesure où le jeune Gryffondor l'attendait à quelques mètres de l'infirmerie.
« James ! L'infirmière m'a mis dehors ! Soit disant je ne tenais pas sur place, soit disant je faisais trop de bruit ! »
James sourit, visualisant parfaitement la scène qui avait dû se dérouler quelques temps plus tôt dans l'infirmerie.
« Non mais… Elle ne s'est jamais inquiétée pour un ami ou quoi ?! » continua Sirius, loin d'être calmé.
Un ami ? pensa James. Ainsi ils étaient bien amis. Une minute passée avec Sirius, et ce pitre lui avait déjà remonté le moral. Il s'était lancé dans un monologue sur les défauts de l'infirmière et sur un nombre impressionnant d'autres choses qui n'avaient pas le moindre rapport entre elles.
« Sirius… commença James.
-Ouais je suis là. Tu sais qu'on m'a dit qu'elle avait eu un fils avec Dumbledore…
-Sirius…
-Et il paraît même qu'elle l'a abandonné parce qu'il n'avait pas de pouvoir !
-Sirius…
-Tu te rends compte, un cracmol avec Dumbledore…
-Sirius, il faut que je te parle… »
Aussitôt l'intéressé stoppa son discours. Il souffla un coup puis retrouva un air plus sérieux.
« Je t'écoute… »
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« Waouh… Je suis vraiment désolé James… Tu tiens le coup ? »
Sirius n'en revenait pas, il n'avait pas pensé une seule seconde que James pouvait connaître Jonathan Cover. On ne parlait pas souvent des héros de la résistance dans la famille Black. Après réflexion, il se dit qu'on les évoquait uniquement pour se réjouir de la mort de l'un d'entre eux…
Il s'en voulait terriblement d'avoir fait subir cette épreuve à son ami. Quel piètre ami il faisait ! pensa-t-il. Par-dessus tout, il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il devait dire à James, de ce qu'il fallait faire dans une telle situation.
« Tu crois que je devrais participer aux sélections pour le tournoi ? lui demanda James.
-Hein ? s'étonna Sirius qui ne voyait pas le rapport avec la mort de son parrain. Pourquoi tu ne devrais pas ? Tu aimes le Quidditch, non ? »
James ne semblait pas vouloir lui répondre. Ne sachant pas vraiment quoi ajouter, Sirius se rabattit sur son arme favorite :
« Il y a même quelques rigolos qui affirment que tu n'es pas mauvais… Je leur ai conseillé d'arrêter d'acheter des lunettes de moldus mais ils continuent d'affirmer qu'on peut trouver plus mauvais que toi… Bon personnellement, je demande à voir mais bon qui sait ? »
Voyant que son ami retrouvait le sourire, il ajouta :
« Tu peux peut-être me montrer ça demain ?
-Alors comme ça, notre petit match ne t'a pas suffit ?
-Bah si je ne t'avais pas laissé gagner, on y serait probablement encore et j'avais une petite faim alors… Bon allez, viens on va dans ma chambre se faire une bataille explosive ! »
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Lily aimait travailler dans le calme de la bibliothèque. Elle s'y sentait en sécurité. C'était le seul lieu qui la rattachait à sa vie d'avant. A quelques petits détails près, comme le fait que les livres se déplaçaient seuls, elle avait l'impression d'être de retour dans la bibliothèque de son père où elle avait toujours aimé lire et faire ses devoirs. Elle n'avait pas de leçon de toute la matinée et en avait donc profité pour répondre à la lettre de ses parents. Elle s'était d'ailleurs rapidement rendue compte qu'elle ignorait elle-aussi le sens de certains mots de la liste que ces parents lui avaient envoyée.
Elle s'était donc rendue à la bibliothèque afin de combler ses lacunes. Malheureusement, elle n'eut pas le temps d'avancer réellement dans la liste.
La porte de la bibliothèque s'ouvrit avec fracas, rompant le silence qui y régnait et surprenant les quelques élèves qui travaillaient ou lisaient dans la pièce. Lily se dit que l'élève qui avait fait ça ne tarderait pas à être mis à la porte par la bibliothécaire. Pourtant d'où elle était assise, elle pouvait toujours entendre le bruit des pas du perturbateur. Des pas qui semblaient d'ailleurs s'approcher rapidement du recoin où elle s'était installée jusqu'à ce qu'une silhouette élancée apparaisse devant elle.
Elle comprenait maintenant pourquoi l'intrus n'avait pas été mise à la porte. Lily se força à garder un visage impassible, ne voulant montrer ni sa surprise ni la peur qu'elle ressentait depuis leur dernière rencontre.
« Evans ! Suivez-moi ! »
Lily revoyait la jeune femme pour la première fois depuis qu'elle l'avait surprise en train de combattre des armures enchantées. Elle n'avait parlé à personne du tatouage en forme de griffon qu'elle avait aperçu dans son dos. Comme lors de leur dernière rencontre, Lily ne pensa pas une seule seconde à lui désobéir.
Elle suivit donc Miss Silver à travers les couloirs de l'école sans un mot. Au détour d'un couloir, alors qu'elles venaient de passer devant leur salle de sortilège, Lily vit une forte lumière jaune éblouir son champ de vision puis elle s'évanouit.
Lorsqu'elle se réveilla, elle ne se trouvait plus dans ce couloir mais assise dans un fauteuil au velours rouge et aux teintures dorées. Elle ne parvenait pas à savoir combien de temps elle était restée assoupie et malgré l'ambiance chaleureuse de la pièce, Lily était sur ses gardes.
Jusqu'à preuve du contraire, on venait de l'agresser et elle était peut-être retenue prisonnière. Au moment où elle se demandait ce qui avait bien pu arriver à son professeur, la jeune femme apparut et vint s'asseoir en face d'elle. Lily ne savait plus quoi penser. Avait-elle été attaquée par Miss Silver ou étaient-elles toutes deux prisonnières ? Qui avait pu s'en prendre à un professeur ?
Elle commençait à paniquer. Dans tous les cas de figures, elle semblait être en danger.
« Calme-toi Lily ! Au bruit que fait ton cœur, tu vas bientôt le faire exploser ! » déclara-t-elle en souriant.
Mais Lily n'était pas vraiment d'humeur à plaisanter. Elle n'appréciait pas vraiment se retrouver dans une situation qu'elle ne comprenait pas. Elle attendait de son professeur du réconfort ou des réponses et non pas des plaisanteries. James lui suffisait amplement dans ce domaine là. Pourtant lorsque ses yeux croisèrent ceux de la jeune femme, elle ne pensa plus qu'à se calmer. Cela lui semblait maintenant être la meilleure solution, la seule solution logique…
« Bien, passons aux choses sérieuses. C'est moi qui t'ai amenée ici. Je t'ai aussi fait boire une potion. Sans l'antidote, tu vas te rendormir dans une dizaine de minutes et à ton réveil, tu ne te souviendras de rien, enchaîna-t-elle sans laisser à Lily le temps de répondre.
-Mais… commença la jeune fille.
-Je te rappelle que nous n'avons que dix minutes. Choisis bien tes questions, Lily… » continua-t-elle avec un clin d'œil.
Lily était sidérée. Elle ne parvenait pas à rationaliser ce qui était en train de lui arriver. Des dizaines de questions se bousculaient dans sa tête. Quant à son agresseur, elle semblait extrêmement calme et un sourire sur les lèvres, elle paraissait apprécier la situation et le désarroi de son élève.
« Pourquoi moi ?
-N'est-ce pas évident ? Voyons Lily, tu as vu mon tatouage. A la lumière de ma réaction, tu devais te douter que cela signifie beaucoup de choses… As-tu une autre question ?
-Que me voulez-vous ? demanda Lily même si elle n'était pas certaine de vouloir connaître la réponse à cette question.
-Tu ne tournes pas autour du pot, j'aime ça ! Pour répondre à ta question, j'ai prévu beaucoup de choses pour toi mais le choix final va te revenir.
-Quel choix ?
-Puis-je te poser une question ? »
Lily était de plus en plus intriguée. Son professeur lui avait jeté un sort, l'avait presque kidnappée et elle lui demandait maintenant son avis. L'attitude de la jeune femme était vraiment surprenante. Mais ce qui retenait le plus l'attention de la jeune Gryffondor, c'est qu'elle n'avait pas peur. Elle ne se sentait pas en danger alors qu'elle se trouvait avec une femme qui, avec la matière qu'elle enseignait, était probablement capable de la tuer à mains nues…
« Aie ! »
Perdue dans sa réflexion, elle n'avait pas vu le coup venir. Miss Silver s'était levée et lui avait asséné une tape derrière la tête.
« Ne baisses pas ta garde ainsi. Je te rappelle qu'il ne te reste que quelques minutes. Alors ?
-Oui bien sûr, j'attendais votre question ! répondit Lily piquée.
-Très bien. Connais-tu l'Ordre Du Griffon ? »
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La bataille explosive avait été rude. Sirius s'était d'abord laissé faire, voulant remonter le moral de son ami, avant que son caractère ne reprenne le dessus et qu'il lâche toutes ses dernières forces dans la bataille qui se termina par l'animation totale des blancs de Sirius et des noirs de James.
Ils s'apprêtaient à commencer une nouvelle partie lorsque Gal' entra dans la chambre, la tête haute et un sourire aux lèvres fidèle à lui-même. Pourtant lorsqu'il aperçut James, son sourire disparu et il paraissait sincèrement triste lorsqu'il lui dit :
« Salut Sirius ! Salut James ! Je suis vraiment désolé pour ton parrain….
-Merci Gal'.
-J'ai un petit cadeau pour te remonter le moral. »
Sirius et James relevèrent la tête, intrigués. Il fallait s'attendre à tout avec Gal'. Pourtant celui-ci sortit un banal morceau de parchemin de sa poche.
« C'est quoi ce truc ? demanda Sirius, un peu déçu.
-La clef du paradis… répondit Gal' mystérieusement avec un clin d'œil.
-Le paradis, rien que ça ? plaisanta Sirius.
-C'est quoi Gal' ? Je ne suis pas trop d'humeur pour des devinettes… ajouta James.
-Le mot de passe pour entrer dans le nouveau jouet de Dumbledore…
-Mais accouche ! Je comprends rien à tes allusions… ronchonna James impatient.
-Son parcours du combattant, voyons ! répondit Gal' qui ne comprenait pas pourquoi ses deux amis étaient tout d'un coup si longs à comprendre.
-Quel parcours du combattant ? s'exclamèrent-ils d'une seule voix.
-Vous n'êtes pas au courant ?
-Bah non ? Tu parles de quoi à la fin ?
-Ah ! ria Gal'. Bah suivez-moi alors ! Vous n'allez pas être déçu… Enfin si vous n'avez pas peur… »
Il n'en suffit pas plus pour que les deux jeunes Gryffondors se lèvent et suivent leur aîné. Ils n'avaient pas la moindre idée de l'endroit où ils allaient, mais Gal' semblait très excité et ils ne leur en faillaient pas plus pour le suivre et pour être eux-aussi impatients.
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Chizpurfle
Ce sont de petits parasites d'un millimètre, en forme de crabe avec de grandes dents pointues. Ils s'attaquent aux objets magiques et au chaudron en les grignotant !
Ils s'attaquent aussi aux objets électriques. Il faudra donc que je ramène à la maison une potion pour nous en débarrasser !
Extrait de la lettre de réponse de Lily à ses parents sur le « vocabulaire sorcier ».
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Alors ?
Pour moi, ce fut un chapitre très lourd et très important dans la relation James/Sirius mais aussi crucial dans l'une des intrigues pour Lily.
J'aimerai beaucoup avoir votre avis. Avez-vous été touché ? ou au contraire cela semblait faux ?
Etes-vous intrigué pour Lily ?
Prochain chapitre dès que j'ai 3 nouvelles reviews
Au programme : la surprise de Dumbledore en action, le début des sélections et bien d'autres choses encore.
Merci d'avance à tous ceux qui prendront la peine de laisser un petit message.
