Bonjour/Bonsoir !
Merci à otaku-chocolat, Laure, nikkouyoku, loulou380, Tenshi D. Clara et Ko' Koha pour leur review :)
Vraiment désolé de toujours vous laisser sur un suspens de malade xD But I like it ._.
Résumé : "Dans l'amas de ferraille et boulons en vrac, se cache peut-être une perle. Peut-être est-elle plus brillante que les autres, peut-être pas. Et toi chirurgien, tu en penses quoi ?" LawxOC
Disclaimer : Le monde de One Piece ne m'appartient pas évidemment.
Passage PUB (vous n'y échapperez pas !) :
Vous l'avez déjà remarqué peut-être, j'ai changé l'image de la fic. Merci à Nuit de papier pour cette magnifique couverture confectionnée par ses pixels (et son logiciel surout!) Passez voir sa fanfiction the 100 nommée Get out ! Histoire très originale avec des rebondissements, un couple hors du commun, des disputes et de l'action !
Sur ce bonne lecture !
Under the iron chapitre 10
Je ne sais pas par quoi commencer. Non, en fait je viens tout juste de commencer à écrire dans ce carnet, pour être plus précise. Mon capitaine me l'a offert pour que je m'entraîne. Il dit que c'est important un peu d'éducation, même pour les imbéciles. C'est méchant.
Mais Law n'est pas que méchant. Il aime torturer. Je ne l'ai découvert que récemment. C'était horrible. Il avait mis du sang partout dans la chambre. Le sol était rouge. Ce liquide poisseux, il y en avait tellement qu'il s'était incrusté jusque sous les ongles de mon capitaine. Et la pièce puait le fer…
J'ai cru que Gabriel ne s'en sortirait pas. Mais il l'a ensuite soigné. C'est une chose que je n'arriverais jamais à comprendre. Mon capitaine est définitivement une personne étrange. Et quand je pense avoir découvert une part de lui, un mystère vient la recouvrir. La première fois on trouve ça cool. Il semble mystérieux. Puis on se rend compte que c'est comme parler à un mur de béton. On se demande toujours s'il fait vraiment attention à ce que vous lui dites ou s'il se moque de vous avec ses sourires.
Ces derniers temps, il m'effraie. Après avoir entendu notre conversation, il a battu Gabriel. J'ignore pourquoi. Est-ce que c'était pour le dissuader ? Ou par pur plaisir ? Je ne sais pas. A ce moment j'était juste heureuse d'être intacte. Et je m'étais trouvée répugnante d'avoir ce soulagement dans mon cœur alors qu'un de mes semblables se faisait torturer. Gabriel aurait trouvé ça naturel, lui. Mais pas moi. Je n'ai même pas cherché à le défendre. J'aimerais aller m'excuser, même si je sais qu'il me ferait du mal, mais Law a constamment un œil sur moi. Avant j'aurais été heureuse qu'il me porte enfin de l'attention sauf que ce regard sur moi… il se rapproche de la méfiance. Il me regarde chaque jour comme une étrangère.
Ça fait mal. Ça fait mal mais je ne dis rien. Le sous-marin entier est plongé dans le silence par ma faute. Je sais qui je suis, mais je ne sais plus où je vais… Je ne sais pas où Gabriel veut me guider. Et je ne sais même pas si je suis encore amoureuse. J'aurais fait n'importe quoi pour mon capitaine, par amour et loyauté. Ou du moins c'était l'idée que je me mettais en tête. Il fallait que je donne un sens à ma vie. Sinon à quoi bon me lever le matin ? Mais je crois que c'était mon imagination. Ce n'est pas nouveau, je suis folle. Le « chirurgien de la mort » en personne n'a rien pu faire pour moi. C'est autant une honte qu'un poids solide que je traîne derrière moi.
Je ne sais pas quoi écrire d'autre. Mon poignet commence à me faire souffrir et le principal est là. Ce que je n'ai juste pas dit, c'est à quel point Law me manque. Nos mains se touchent presque parfois et pourtant j'ai l'impression qu'il est si loin.
Moi et Gabriel, on s'est faits prendre à un piège bête. Ce doit être une punition pour avoir finalement choisi de ne rien dire à mon capitaine. Oui, je pense qu'il est train de me punir. Mais je me souviens l'avoir prévenu. Dès mon arrivée sur le sous-marin, je lui avais bien dit que j'étais méchante. Les objets le disent. Gabriel le dit.
Mais je ne commettrais pas l'erreur de parler cette fois. Je serais muette. Je serais aussi muette que le temps où j'étais esclave. Et ainsi, Law n'aura rien à me reprocher. Je serais une fille sage. Je ferais tout pour obtenir son pardon.
L'homme laissa les pages se consumer dans les flammes. Elle était bien naïve, avec son amour pour lui. Aimer un pirate, c'est embrasser la mort et se brûler. Le chirurgien jeta les restes calcinées du carnet dans la poubelle.
Et dans l'après-midi, il fit appeler la jeune fille dans son bureau. Celle-ci ne chercha absolument pas à défendre sa cause devant lui.
-Je veux faire en sorte que ma situation n'affecte en rien la loyauté que j'ai envers toi, dit-elle franchement.
La cyborg gardait ses mains dans son dos et se tenait droite comme un piquet. Law la fixait sans pitié.
-Comment comptes-tu t'y prendre ?
-J'abandonne.
Elle prit une grande inspiration pour se donner la force de continuer.
-Je ne me battrais pas. Je jure de ne pas lutter.
-C'est instinctif de s'accrocher à la vie.
-Pour les humains, oui. Mais mon seul instinct est de servir ce en quoi je crois. Alors laisse-moi encore rester à tes côtés, Law-san. En trois mois, tu vas encore faire un bout de chemin…
-Je n'accepterais plus rien !
Krys tressaillit. Pourquoi avait-il monté le ton, si soudainement ? Le pirate serrait les dents. Il la regarda avec un dédain non dissimulé. Elle baissa les yeux.
-Law ?
-Tu m'as bien entendu ! Je n'accepterai plus rien. J'estime avoir assez fait.
-Je suis d'accord…
-Trois mois et sinon quoi ?
Il eut un rire sarcastique en se penchant un peu plus sur son fauteuil.
-Qu'est-ce qu'il va se passer une fois la limite atteinte ? Tu vas exploser comme un robot ? Ou faire un arrêt cardiaque ? C'est fou ce qu'il reste à expérimenter… Mais je ne crois pas un mot de ce que tu m'as dit.
-Quoi ?
-Tu prétends m'être loyale mais tu as plus en confiance en les paroles d'un homme qui te terrorise depuis toujours. Ironique ?
-Cette fois il n'a pas menti !
Le chirurgien se frotta doucement la mâchoire. Il trouvait, encore, très étrange son attachement pour ses semblables. Peut-être qu'elle avait juste chopé le même instinct "familial" que ce rouquin. Mais ça ne l'intéressait pas de le savoir. La jeune fille courba l'échine devant lui.
-Je suis consciente de mes erreurs, mais je t'aime, Law. Et même si ce n'est pas réciproque, je ne demande qu'à passer mes derniers instants près des gens qui m'ont aidé. Je sais que tu n'en as pas envie mais réfléchis-y au moins, s'il te plaît.
Il croisa ses jambes sur le bureau en se mordillant la lèvre d'un air énervé.
-J'espère avoir mal entendu… Tu oses me demander de réfléchir à si je veux te voir mourir ou non ?
-…
-C'est dégoûtant, Krys. Ça l'est vraiment.
-Je ne comprends pas ce que tu veux dire…
-Est-ce que tu cherches ma pitié ou quelque chose de ce genre ? Pace que si c'est le cas j'exécute ton ami cyborg.
-Non ! Il est innocent ! C-C'est moi qui ai voulu…
Law camoufla un bâillement derrière sa main.
-Ne me répète pas ce que je sais déjà, c'est très énervant. Le petit hic dans ta version de l'histoire c'est justement que Gabriel est innocent. Or, j'ai tout entendu. Il avait réussi à te convaincre de te taire. Donc première chose, il n'est pas innocent.
Le fauteuil émit un grincement pendant que le chirurgien se levait. Il s'approcha d'elle en prédateur, lui fit relever le menton. Les yeux bleu de la jeune fille luisaient de désespoir.
-Deuxième chose, quiconque me désobéit ici mérite d'être puni. Mais le pardon que tu recherches Krys ne se mesure pas au sang versé. Je te voyais comme une enfant. Il s'est avéré que tu ne l'étais pas… Est-ce que tu sais pourquoi cette dague est encore accrochée à ta jambe ?
-Tu m'as demandé de la garder, susurra-t-elle.
-Oui. Et ceci est la preuve irréfutable que tu as tort.
La cyborg se figea. Il approcha ses lèvres de son oreille.
-Tu as gardé une arme sur toi, ce qui signifie que, inconsciemment peut-être, tu t'accroches encore à la vie.
-Je… n-non...
-Ce n'est pas une honte. Comme je te l'ai dit c'est instinctif. Donc, en tant que capitaine, je me vois dans l'obligation de refuser.
Elle fit trois pas en arrières.
-Mais qu'est-ce que tu racontes ?
-Je ne vois pas pourquoi je devrais accepter ça.
-Mais j'aurais pu te trahir ! J'étais à deux doigts de libérer Gabriel !
-Tu ne l'as pas fait.
-Je ne mérite pas que tu me pardonnes si facilement !
La jeune fille tomba sur ses genoux, le visage baigné de larmes. Le chirurgien, avec un sourire moqueur, lui donna un petit coup du bout de sa chaussure.
-Tu vas tremper le sol pauvre idiote… Allez, relève-toi. Si tu veux passer plus que trois mois avec ton capitaine il va falloir que tu t'accroches.
Il saisit son bras et la força à tenir sur ses jambes.
-Mais je ne pardonne pas si facilement.
-Qu'est-ce que je dois faire ?
-Reste en vie.
Elle écarquilla les yeux, avant de fermer ses paupières, un petit sourire sur les lèvres.
-A vos ordres, capitaine.
Il essuya ses larmes sans grande délicatesse. Krys le gratifia d'un sourire avant se dandiner bêtement d'un air embarrassé.
-J-Je t'aime vraiment Law-san…
Il haussa un coin des lèvres et se contenta de lui tapoter la tête pour seule réponse. Mais ça semblait tout de même la rendre heureuse, puisqu'elle quitta son bureau en sautillant comme un cabri. Dès qu'elle fut partie, il s'accorda cinq minutes de repos, avant de passer voir son prisonnier. Celui-ci n'était d'ailleurs pas en grande forme. Ses blessures cicatrisaient plus rapidement que la normale, mais le cyborg ne savait pas se ménager. Il tirait sans cesse sur son poignet menotté et serait prêt à arracher ses points de sutures s'il pouvait les utiliser comme arme. Law s'humecta les lèvres pour faire patienter Gabriel. Le cyborg n'était pas d'humeur à jouer.
-Vous n'avez pas intérêt à lui faire du mal !
-Je ne suis pas du genre à terroriser les femmes, répondit-il avec un sourire à faire froid dans le dos. Mais ne perdons pas de temps, je veux les coordonnées.
-Pourquoi vous demandez pas à Krys ?
-Elle me l'aurait déjà dit.
-Tch ! C'est ce que vous croyez !
-Et c'est la vérité. Votre réaction le prouve. Et puis, je crois que j'ai déjà deviné qui de vous deux était le meilleur menteur. Alors ce sera les coordonnées ?
-Et si je ne disais rien, Trafalgar ?!
-Si vous ne dites rien, ce sera un poison qui vous fera lentement agoniser. Et lorsque vous serez à deux pas de la mort, je vous administrerai l'antidote, et vous reposerai la même question.
-Vous êtes complètement fou…
-J'ai mes méthodes.
Le pirate prit un air compatissant.
-Dites-vous que c'est pour le bien de votre sœur.
-Je ne crois pas non ! Qu'est-ce que vous voulez en retour ?
-Je ne réclame que les informations. Alors Gabriel, vous allez me donner les coordonnées de l'île et le nom des acheteurs.
-Qu… Non ! Krys n'est pas au courant ! Comment vous le savez ?! cria-t-il en s'agitant.
Le cyborg avait soudainement un air apeuré. Sa respiration bruyante était accompagné du cliquetis des menottes. Le chirurgien sourit.
-C'est une déduction, mais vous venez de confirmer mes doutes. Donc il y a bien des gens, en dehors du Gouvernement, qui sont prêts à payer des armes de guerre. Leurs noms.
-Je ne les ai pas !
-Vraiment ?
-Le docteur Sirius a des secrets pour tout le monde. Mais si vous nous ramenez à lui, je pense que moi et Krys on peut le convaincre. Et de toute façon, personne ne voudrait être vendu comme un animal… susurra-t-il d'un ton rancunier.
-Donc nous sommes d'accords.
Il lui retira ses menottes sans prévenir et Gabriel massa son poignet endolori. Il prit un petit air supérieur.
-Je pourrais m'enfuir…
-Vous ne le ferez pas, assura Law. Suivez-moi. Je vais vous amener à la salle des commandes.
-Je veux parler à Krys.
Le chirurgien lança, par-dessus son épaule, un regard perçant.
-Qu'est-ce que vous lui avez fait ?! tiqua le cyborg.
-Si jamais un de vos congénères va mal, vous pouvez le sentir n'est-ce pas ?
-Oui !
-Alors vous savez qu'elle va bien, donc cessez la comédie. Maintenant suivez-moi au lieu de me faire perdre du temps.
Le rouquin obéit à contrecoeur. Même en sachant tout ce que cet homme avait fait pour Krys, il ne pouvait pas se résoudre à lui trouver une once de gentillesse. Tout en lui semblait mauvais à ses yeux. Un pirate, rien de nouveau. Un voleur. Un tueur. La cupidité dans un corps d'homme. Gabriel se demandait comment la jeune fille pouvait encore vivre près de ces gens. Elle avait pourtant été esclave, elle avait vu le pire côté de la société. Pourquoi après tant d'épreuves, son petit moineau, voyait encore la lumière alors qu'on le traînait dans l'ombre ?
Le cyborg ouvrit la carte au-dessus du tableau de bord. Il pointa du doigt un zone vide.
-C'est là.
-C'est vide.
Voyant le pirate jouer avec la paire de menottes qui dépassait de sa poche, il se reprit.
-Vous vous doutez bien qu'on allait pas se mettre au beau de milieu de Grand Line ! L'île n'a en quelque sorte jamais été… découverte. Ou répertoriée.
-Pourquoi cela ?
-Il y a un cercle de brume épaisse, tout autour. Et les courants sont très instables. Une fois que vous êtes pris dans le cercle vous n'en ressortez pas. C'est pour ça qu'on trouvait beaucoup d'épaves échouées sur la plage… Enfin ! J'espère que ça ne vous décourage pas, dit-il avec un sourire désagréable.
-J'arriverais à cette île.
-Hmpf ! Jamais un étranger n'a réussi à y poser le pied ! Ou plus précisément, ceux qui réussissaient à nous atteindre, Sirius leur tranchait la gorge. Ensuite on les brûlait. Et je m'occupais d'enterrer leurs ossements. Donc… bonne chance. A présent moi je suis libre, pas vrai ?
-Libre ?
-Et bien, je crois que vous aurez besoin de mes conseils si vous ne voulez pas percuter un rocher.
-Vous ne circulerez pas librement Gabriel, trancha-t-il. Et si jamais mon équipage vous aperçoit « traîner » un peu trop, ils ont l'autorisation de vous abattre.
-C'est un peu loin…
-Mesure de précaution.
-Ben c'est pas souvent que vous rigolez par ici… M'enfin, je crois que je n'ai pas vécu dans l'humour non plus. Alors tout est arrangé ! Donc à présent, je vais aller faire un tour de mon côté…
Le cyborg poussa la porte en grognant. Aider un pirate était pour lui une chose très désagréable.
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Shachi s'insurgea.
-Mais c'est pas possible ! Elle a encore gagné !
-Gomen…
-Moi, je pense qu'elle triche, fit Penguin avec un demi-sourire.
La jeune fille croisa les bras sur sa poitrine en gonflant les joues.
-Fouillez-moi tant que vous y êtes !
-J-Je ne me permettrai pas ! s'écria celui au bonnet.
-Le capitaine va nous pulvériser… ajouta l'autre.
-Donc vous n'avez aucune preuve que je triche !
-Fais voir ta main.
Elle serra le poing.
-Euh, pourquoi ?
-Shachi attrape-la !
Le jeune homme lui sauta dessus. Il la clouait au sol pendant que l'autre ouvrait de force ses doigts de métal, qu'elle refusait de desserrer. Mais elle ne put empêcher la trouvaille de Penguin, qu'il agitait sous son nez.
-Ha ha ! J'étais sûr que tu cachais un jeton entre tes câbles !
-Grmph…
-Mais c'est pas grave Krys, on peut jouer à autre chose !
-Ah, tu as d'autres jeux toi ?
-Je me disais que t'en connaissais peut-être un.
La cyborg plissa les paupières et se mit à farfouiller dans ses souvenirs. En n'y repensant, c'était assez bref.
-Je ne crois pas…
-Bon, alors on a qu'à… Hm ? fit-il en levant le nez en l'air.
-Quoi ?
Tout à coup, le sous-marin se mit à tanguer comme une pauvre barque jetée sur les vagues. Tout semblait fragile. On aurait dit que le sol ne parvenait plus à les porter. Krys percuta involontairement Shachi et celui-ci se retrouva plaqué contre le mur. Lorsque le submersible pencha de nouveau, le pirate la poussa tant bien que mal vers la porte, où Penguin s'accrochait pour ne pas se laisser emporter.
-Viens Krys ! Il faut qu'on retourne à notre poste ! cria-t-il pour se faire entendre dans ce brouhaha métallique.
La jeune fille s'agrippa à sa manche et il la hissa de l'autre côté du mur. Les turbulences la firent rouler tout le long du couloir et Shachi, qui avait réussi à s'extirper de la pièce, attrapa son poignet avant qu'elle ne se blesse sur les débris. Les deux hommes semblaient mieux s'adapter au tangage soudain de leur embarcation, contrairement à Krys, qui subissait de plein fouet chaque balancement. Pendant que Shachi l'aidait à tenir sur ses jambes, Penguin était parti vers la salle des commandes.
-Qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta la brune.
-Ça doit être la zone de turbulences dont parlait le capitaine ! Mais je ne pensais pas que ce serait si fort !
-Et l'alarme ? Elle ne s'est pas déclenchée pour nous prévenir !
-Je sais… Mais on doit attendre les ordres du capitaine.
Elle se dégagea de sa prise sur son ventre et prit le risque de tomber à nouveau.
-On ne peut pas attendre.
Cette fois-ci, elle toucha volontairement le sol et dévala la pente. Seul le mur réussit à stopper sa course, mais dans un douloureux fracas. Cependant elle se releva en quatrième vitesse de peur qu'une nouvelle secousse ne la renvoie à terre. La jeune fille courut dans tous les sens. Mais c'est en passant devant la cabine de Trafalgar qu'une main l'agrippa. Elle se retourna vivement vers le cyborg appuyé contre la porte.
-Ça va durer encore quelque minutes ! annonça-t-il d'une voix guillerette.
Krys fronça les sourcils. Le roux semblait se réjouir de la situation.
-Où est mon capitaine ?
-Il est actuellement en train de tous nous tuer !
Elle empoigna sauvagement le col de Gabriel.
-Tu l'as conduit dans un piège !
-Est-ce que c'est ma faute si l'île est quasi-inaccessible ?!
-Non, mais tu pouvais trouver un autre chemin ! Je le sais !
-Et alors ? Je n'ai aucun intérêt à ce que cet homme survive !
-Maintenant tu vas en avoir un.
Krys usa de toute sa colère pour emmener le roux avec elle jusqu'à la salle des commandes. La petite pièce semblait avoir été touchée par une panique sans égal. Pendant que Shachi et Bepo tiraient de toutes leurs forces sur un levier rouge, les aiguilles du tableau de bord s'agitaient frénétiquement et les murs tremblaient. La cyborg jeta son semblable comme un stupide mouton devant le loup qu'incarnait son capitaine.
-Il peut faire sortir le sous-marin du cercle de courants !
La mâchoire de Gabriel tressaillit. Elle avait osé ?
-C'est trop tard ! Vous allez percuter !
-Pas si tu fais quelque chose, menaça Law.
Le chirurgien lui lançait, pour la toute première une fois, un regard meurtrier. Une sueur froide lui coula dans le dos. Il s'assit dans le fauteuil face aux manettes et se mit à pianoter sur les boutons, si rapidement qu'on se demandait s'il n'était pas en train de jouer. Et pourtant les turbulences ne cessaient pas, elles devenaient même de plus en plus violentes. Law plaqua la jeune fille contre son torse avant qu'elle ne se fasse emporter par le tangage du submersible.
-Tiens sur tes pieds, ordonna-t-il.
-Mais ça bouge tout le temps !
-Alors accroche-toi.
Même si ce n'était clairement pas le moment d'y penser, Krys rougit en se demandant si ça voulait dire qu'elle devait se tenir à lui. Elle serra néanmoins le sweat de son capitaine et le regard de Gabriel s'enflamma. Le cyborg voyait rouge à ce moment-là. Il aimerait tellement le faire souffrir sous les yeux de cette petite idiote, qu'elle se rende enfin compte que c'est lui le sauveur, pas ce chirurgien froid comme la glace !
Seulement, leurs vies étaient menacées. Il fit abstraction de sa rage et se concentra sur son seul objectif ; rentrer à la maison.
Quand je dis que Gabriel est un ange, son nom le prouve c:
Ouais, c'était une blague pourrie sur l'archange Gabriel... mais l'auteure ne pouvait pas s'en empêcher.
Remerciements à tous mes lecteurs, lire vos messages est comme boire de l'eau après une nuit entière la gorge sèche. Ça désaltère.
Allez, laisse-moi un petit message. Ça va pas te bouffer les doigts.
