Bonjour/Bonsoir !
Merci à Ouji-chan0005, Ic'ilver, nikkouyoku, La et loulou380 pour leurs commentaires !
La : Merki pour le message ! :B J'ai pas tardé à poster, hein ? Je pense faire encore 3 ou 4 chapitres. Bisous à toi aussi ! J'espère que la suite te plaira :)
Résumé : "Dans l'amas de ferraille et boulons en vrac, se cache peut-être une perle. Peut-être est-elle plus brillante que les autres, peut-être pas. Et toi chirurgien, tu en penses quoi ?" LawxOC
Disclaimer : Le monde de One Piece ne m'appartient pas évidemment.
Sur ce bonne lecture !
Under the iron chapitre 20
L'éclairage automatique s'était déclenché à leur arrivée.
Son coeur battait la chamade, et ce n'était pas tant la peur qui l'animait, mais plutôt la nostalgie. Une triste nostalgie, en y repensant. Ses doigts couraient le long du verre brisé. Rien n'avait changé. Ou quasiment. Ces rangées de grands tubes étaient toujours là, de même que les outils, les étagères, et tous ces appareils technologiques qu'elle ne comprenait pas. Mais alors que le manoir avait été rénové, cette pièce-là semblait avoir été oubliée.
Krys se remémorait le jour où Gabriel lui avait montré ce carnage. Elle n'avait jamais autant pleuré... Mais le jour suivant elle s'était sentie un peu mieux, car de toute façon il n'y aurait personne pour la consoler.
Law s'assit contre un mur en attendant de sentir ses poumons et son coeur ne plus le faire souffrir. Mais il ne pouvait s'empêcher de surveiller la jeune fille du coin de l'œil. Aussi maligne qu'elle était, elle pouvait facilement tomber et se blesser sur des objets coupants. Et le sol en était quasiment recouvert. Mais il voyait à son visage neutre que rien ici ne la surprenait, pas même ces impacts de balle dans les murs. Visiblement elle avait déjà connu tout cela. Néanmoins, elle avait du mal à ignorer ces voix qui semblaient vouloir prendre le contrôle de sa tête. Les objets du sous-marin, eux, n'étaient pas si agressifs. Bien au contraire, ils s'accommodaient à l'humeur du maître des lieux et ne cherchaient pas vraiment la communication.
Alors le docteur était-il si en colère, au point que cela se ressente ici ? Krys n'avait jamais compris l'origine de cette folie, ou de ce "don", mais ici, dans ce manoir, tout prenait un sens. Si ce n'était pas les objets mais les sentiments qu'elle entendait ? En admettant que cela soit vrai, Sirius était un homme qui cachait une haine profonde dans son laboratoire. Tandis que Law mettait une grande solitude dans les couloirs du sous-marin. Comme raisonnement, ça lui semblait vraiment sensé, à elle. Mais elle continua silencieusement de déambuler entre les tubes brisés.
-Personne n'est venu ici depuis tout ce temps...
-Tu vois quelque chose qui ressemble à des casiers ?
-Euh, je crois. (Elle tenta d'en ouvrir un.) C'est fermé Law. Peut-être qu'il garde les clés avec lui.
-Tu n'as pas besoin de clés.
Elle arqua un sourcil curieux avant de comprendre ce qu'il voulait dire. La cyborg abattit son poing métallique sur le petit meuble. Le choc réussit à en déverrouiller deux.
-La liste dont tu parles, à quoi elle ressemble ?
-A ton avis ? C'est du papier. Cherche.
-Tch... Le plus simple ce serait pas que tu te lèves ?
-Au passage trouve-moi une trousse médicale et des antibiotiques.
Du matériel gratuit. Elle souffla bruyamment. Ce qu'il pouvait être énervant ! La brune récupéra tout ce qu'elle pouvait trouver dans les tiroirs. Il y avait des paquets de lettres et des dossiers que Law comprendrait, mais certainement pas elle. Krys déposa le tout à côté de lui, ainsi qu'un seau.
-Te retiens pas de vomir.
-Est-ce que ça te dérangerait de trouver ce pour quoi on est venus ?
-Mais il y a quoi à côté de toi ?
-N'essaie pas de m'énerver.
-Très bien, je vais tout lire ! Et toi vomis.
-Fiche-moi la paix... Burrh ! (Il plongea sa tête pâle dans le seau.)
-Qu'est-ce que je disais hein ? Ha ha ha ! ria-t-elle sournoisement. Je suis immunisée et pas le "chirurgien de la mort" !
Il serra son poignet jusqu'à transformer ses rires en cris.
-Tu es immunisée contre la torture ? Nan ? Alors tais-toi.
Elle recula avec de grands yeux. Le ton qu'il avait employé ne prédisait rien de bon. Elle préféra se taire et lire un à un les papiers par terre. Mais elle n'y arrivait pas. Sa vision ne lui faisait pas défaut pourtant, c'était que voilà, elle ne comprenait pas. Tout ce qu'elle avait pu relever était leurs noms de code. Ceux de Henry et Gabriel revenaient plus souvent. Elle devinait pourquoi. Même enfants ils étaient meilleurs. Et le roux ne se gênait pas pour s'en vanter autrefois, surtout quand une hiérarchie s'était établie entre eux, et qu'il avait été nommé "leader". Aujourd'hui ça n'avait plus de sens, puisqu'ils étaient tous devant la même impasse. Krys mourrait dans deux mois, Gabriel et les autres aussi. Et si l'un d'eux venait à survivre miraculeusement, ce ne serait qu'une question de temps. La cyborg mit de côté ces papiers-là, prit les lettres. Elle ne s'attarda pas sur le contenu : seul l'auteur l'intéressait. Elle tapota doucement le genou de son capitaine pour attirer son attention.
-Joker, c'est ça ? C'est lui que tu cherches ?
-Il y a son nom ?
-Ouais... enfin... pourquoi il parle de moi ? Il me connaît ?
-Et je suis censé le savoir ? Donne !
Il lui arracha la lettre des mains. Lentement, Krys vit le coin de ses lèvres se soulever sur sa canine.
-Combien de maîtres as-tu eu en tant qu'esclave ? Non... portaient-ils des lunettes de soleil ? Tu as vu leurs yeux ?
-Je m'en souviens plus trop, mais oui, je pense. C'étaient des nobles.
-Alors Joker ne te connaît pas personnellement.
-Bonne nouvelle je suppose ! Mais en attendant Sirius lui a donné mon nom de code. Qu'est-ce qu'il va m'arriver ? Qui est cet homme ? Et pourquoi tu refuses de me parler de lui ?!
-Chut... ça suffit. Tu poses trop de questions.
Le pirate posa chaleureusement ses mains de par et d'autre de son visage, trahissant son ton dur.
-Tout ce que tu dois savoir, c'est que ton père a l'intention de te vendre à Joker.
-Mais qui est-il... supplia Krys. Je veux le savoir ! J'ai le droit de savoir !
-Oui, oui, tu en as le droit.
-Alors dis-le moi !
-Je ne peux pas, avoua-t-il finalement.
Il déchira cette lettre, ainsi que toutes les autres.
-Savoir qui il est, ce qu'il a fait, ou ce que je sais, ne t'apportera jamais rien de bon.
-Est-ce que tu as au moins lu ce qui était écrit ? Il tentait de négocier pour m'avoir !
-Je sais. Jure-moi que tu n'essaieras pas de le trouver.
-Donc il est dangereux... alors je suis dangereuse aussi s'il me veut. Je suis une arme Law, mais je ne sais même pas comment détruire alors que les autres le peuvent, si on leur donne la force ! J'ai l'impression d'avoir été faite incomplète !
-Et c'est pour ça qu'il te veut ! hurla Trafalgar. Tu n'as pas le droit de me trahir !
La jeune fille recula sur ses mains, prise à la gorge par une soudaine peur.
-Je te le jure... je ne le chercherais pas... Si tu me dis qu'il est dangereux alors je te crois.
Il la serra sans prévenir et blottit son nez contre sa nuque chaude.
-M'aider ne fera que de toi une criminelle, je veux que tu le saches.
Un sourire radieux et compréhensif illumina ses traits.
-Je ne me ferais pas arrêter, capitaine. Et si toi tu ne m'as pas achetée, personne ne le pourra !
-Si tu le dis... murmura-t-il en caressant ses cheveux bruns. Au fait, Krys, je ne pense pas que tu es incomplète.
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Peu se demandèrent pourquoi ils avaient disparu depuis une heure. Mais ce qu'ils remarquèrent, par contre, en passant à côté d'eux, était les effluves de vomi qui émanaient du chirurgien. Ce dernier, après une petite pique de la cyborg, s'enferma dans la salle de bain en lui rendant son sarcasme. Krys, elle, s'assura juste de changer de vêtements par peur que cette odeur chimique ne trahisse le marché que Law avait passé Sirius, et qui n'était maintenant de plus aucune utilité puisqu'ils connaissaient les intentions du docteur et de Joker.
Le capitaine pirate était encore sous la douche quand on toqua à la porte de leur chambre. Krys partit ouvrir, mais sans surprise, c'était Howard. L'assistant la jaugea de la tête aux pieds avec son habituel sourire de fouine, qui lui faisait un peu penser à celui de Gabriel d'ailleurs. Ces deux-là devaient s'apprécier.
-M-21, j'aimerais que vous me suiviez.
-C'est pour quoi ?
-Oh quelle insolence... soupira-t-il en frottant ses lunettes avec un chiffon. Nous avons quelque chose à vous montrer, veuillez me suivre, je ne me répéterai pas.
Elle acquiesça et ferma la porte derrière eux. Law se rendrait bien compte d'où elle était. La jeune fille marchait sagement derrière Howard, sans poser de questions, car elle savait qu'il en avait horreur. L'assistant la fit pénétrer dans ce qu'il lui semblait être une infirmerie, avec près du mur des lits aux couvertures blanches. Un seul était occupé, et le Dr. S se tenait près de cette personne. Dès son entrée, Krys reconnut la chevelure blonde de Lydia. La jeune femme était inconsciente, et sur la table de chevet, on pouvait voir des dizaines de seringues usagées sur une plaquette métallique. Il y avait aussi du sang, dans des poches suspendues et reliées à ses veines apparentes, semblables à des filets violets et bleus qui lui couraient sur tout le corps.
-Mais qu'est-ce que vous lui avez fait ? s'écria la brune. Lydia, réveille-toi !
Howard saisit le col de son chemisier et la tira doucement en arrière.
-Elle est en plein traitement. C'est ce que nous voulions vous montrer.
Krys reprit son souffle et son calme. Elle se tourna vers Sirius.
-C'est quel genre de traitement ?
-Pour l'instant j'administre un mélange de virus, pour tester votre niveau d'immunisation. Ce sont des choses que nous avons déjà faites auparavant, et vous êtes des porteurs sains de ces virus, donc ça ne vous affecte que très peu. Mais la perte d'un des vôtres se fait ressentir sur votre force vitale, alors c'est un peu contradictoire, mais j'essaie de dénouer le lien qui vous unissait avant.
-Vous essayez ? Alors vous n'êtes pas sûr que ça marchera !
-Comme je n'étais pas sûr que tu vivrais, ma fille, répondit-il avec le sourire. Mais il semblerait que mes travaux se soient révélés être une réussite totale. Tu es l'espoir d'un monde meilleur, le sais-tu ?
-Ne me flattez pas s'il vous plaît. Nous savons tous les deux que nous ne sommes pas dans le même camp.
-Je me disais juste que tu voudrais peut-être rattraper le temps perdu. N'était-ce pas horrible, cette vie d'esclave ?
-Oui, ça l'était. Et j'aurais aimé que ce soit mon père qui vienne me tendre la main et me sortir de ce monde affreux ! Mais ça n'était pas vous ce jour-là. Je veux juste que vous le sachiez : c'est en Law que j'ai en confiance. Vous pouvez me raconter n'importe quoi, je ne croirais que lui.
-Quel dévouement.
-Exact.
Elle décrocha le ceinturon autour de sa taille et remit sa dague à Howard.
-Je ne vous verrais jamais comme mon père, alors ce n'est pas la peine de me donner des privilèges. (Un sourire sincère se dessina sur ses petites lèvres.) C'est un cadeau de mon capitaine, prenez-en soin.
La jeune fille jeta un regard semblable à un adieu au visage endormi de Lydia. Elle avait un mauvais pressentiment vis-à-vis de tout ça. Reverrait-elle un jour ses grands yeux bleus séducteurs ?
Krys ne ressentait pas les choses de cette manière. Si leur vie était vraiment en danger, Sirius aurait usé de tous les moyens à sa disposition, dont la Marine, pour les retrouver et ce, peu importe la distance. Mais il n'avait fait que les attendre pendant tout ce temps. Il... attendait de les voir grandir ! Elle se stupéfia. Ce n'était qu'un piège ! Ce manoir, son enfance mise sous silence, tout n'était que leurre. Et Henry Keegan l'avait bien compris. Cobaye un jour, cobaye toujours, sous les mains de la même personne.
Lydia n'était pas sous traitement dans le but de rallonger son espérance de vie, car celle-ci était déjà plus longue que celle d'un être humain normal, et le lien mental formé entre eux avait déjà été brisé par le temps et la distance. Elle était sous sédatif, et allait être envoyée au Gouvernement mondial, car elle avait déjà atteint sa majorité. Le reste de son entraînement serait alors fait par la Marine. Elle deviendrait leur pion après avoir été celui de Sirius.
Gabriel la rejoindrait sous peu. Mir aussi, sûrement, si Howard parvient à le maîtriser. Et tous les trois éradiqueraient une soi-disant menace pirate sans recevoir le moindre mérite. Pourquoi ? Parce que c'est quelque chose que l'on réserve aux humains. Sirius est humain. Alors il sera considéré comme meilleur que Vegapunk, son rêve, sans aucun doute, et aussi une conséquence de sa folie. Le monde entier éprouvera de la gratitude envers ce malade mental, mais personne ne connaîtra l'histoire de ces cinq cyborgs.
Enfin, ceci, était un plan comme un autre du futur. On pourrait dire qu'il y avait des tas d'autres suites possibles, si l'on était assez imaginatif.
La plus simple et la première était un massacre. Tous mourraient, souffrance ou pas, qu'importe. Et encore une fois, personne ne connaîtra leur histoire. Ou alors, un seul survivant : l'enfant qui a embrassé la mort et n'a jamais trépassé, même en face d'elle. Comme un mort marchant parmi les vivants. Quelle ironie, il vit toujours. Mais que faire avec un coeur qui bat pour la vengeance...
C'est la fin. La fin de cette fic. Désolé...
Je pars maintenant me concentrer sur d'autres projets.
Mais nan j'déconne ! :D
Vous avez été plusieurs à répondre à ma question de la dernière fois, merci, et maintenant à moi de vous répondre : je suis super contente parce que vous êtes tous à côté de la plaque ! XD
Bref, ma fin surprise je la garde, et je vous dis à la prochaine !
