Bonjour/Bonsoir !

Merci à Ouji-chan0005, Ic'ilver, loulou380, L1109 et Fiiiiiic pour leurs commentaires !

Excuse générale pour le petit coup de stress de la dernière fois, je vous jure, c'était pas voulu ! Bon... c'était un gros délire. Et puis franchement j'aurais pas le coeur d'arrêter là ! J'aime tellement écrire cette histoire :')

J'espère que vous aimerez cette suite, car moi personnellement, j'ai eu envie de lâcher une petite larme en tapant sur le clavier. Et merci pour vos encouragements, vous me donnez tellement d'inspiration !

Résumé : "Dans l'amas de ferraille et boulons en vrac, se cache peut-être une perle. Peut-être est-elle plus brillante que les autres, peut-être pas. Et toi chirurgien, tu en penses quoi ?" LawxOC

Disclaimer : Le monde de One Piece ne m'appartient pas évidemment.

Sur ce bonne lecture !


Under the iron chapitre 21

Il saisit doucement le menton de la jeune fille qui fuyait son regard. Des choses horribles arrivaient doucement tout autour d'eux. Et elle commençait à ressentir la peur constante de voir l'un des leurs disparaître.

Krys n'avait pas voulu faire de secret. Elle lui avait simplement tout avoué, avec une étincelle d'espoir, pour qu'il ne pense pas être alors venu inutilement. Mais le chirurgien l'avait simplement prise dans ses bras en la félicitant pour son intelligence. Et malgré ça elle n'avait pas l'impression d'avoir réussi quelque chose. Au final, elle n'avait découvert que leur future tombe. Que ce soit pour elle aux côtés d'un criminel ou pour les autres sur un champ de bataille. Alors elle lui en avait parlé, mais elle ignorait vraiment ce que Law pouvait y faire.

Le supernova voulait trouver ce Joker, et elle était une passerelle directe jusqu'à lui. Krys était perdue là-dedans et ne voulait pas croire que Law puisse être son ennemi. Mais il agissait bizarrement depuis qu'elle lui avait appris l'état de Lydia ! Il évitait un maximum le contact avec Sirius et Howard, remplissait des pages entières de ce carnet à propos d'elle, sans même qu'elle sache ce qu'il écrivait, et l'isolait elle aussi des autres. Visiblement, il recherchait une réponse à son sujet.

Le chirurgien resserra sa prise sur elle pour l'empêcher d'encore détourner les yeux. Il la fixait avec un air captivé comme si elle était une merveille encore jamais découverte, et dont il était maintenant l'unique possesseur.

-Tu n'es pas incomplète, Krys-ya.

-Hm ?

-Je m'étais toujours demandé quel était ta capacité, pourquoi tu me semblais si différente des autres cyborgs. Mir a une force de destruction, Gabriel possède une meilleure vision que n'importe quel sniper, et Lydia peut contrôler les gens à sa guise.

-Je n'ai rien, tu le sais... Je suis un peu le modèle qui a servi à créer les autres, voilà. Pas la peine de chercher plus loin.

-C'est faux ! Tu as été faite spéciale. Si tu le veux vraiment, tu peux le déclencher. Tu peux voir aussi bien que Gabriel, être aussi forte que Mir et manipuler comme Lydia. C'est ce que veut ton père et c'est ce que veut Joker. A toi seule tu peux remplacer plus d'une dizaine d'hommes sur le terrain.

-Tu mens... je suis pas un monstre pareil ! cria-t-elle en reculant.

Elle le repoussa loin d'elle avec une force qui faisait malheureusement écho à ses paroles. L'impact fit des lézardes sur le mur. Elle regarda sa main couverte de peau et la deuxième en acier comme si elle les les redécouvrait. Son cœur cognait violemment contre sa poitrine, tandis que le chirurgien se relevait. Contre toute attente, il la fit prisonnière entre ses bras avant qu'elle ne recule.

-Qui a parlé de monstre ?

-Laisse-moi tranquille... sanglota-t-elle. Tu ne racontes que des mensonges !

-Est-ce que la vérité ne te plaît pas ? Tu voulais pouvoir me suivre jusqu'au bout. Et maintenant que tu le peux, tu refuses d'y croire.

-Laisse-moi !

La cyborg commença à se débattre violemment. Il la serra aussi fort que possible, jusqu'à ce que ses phalanges en blanchissent, car elle semblait aussi ne pas ressentir cette douleur qu'il lui infligeait.

-Les monstres sont dans tes cauchemars, petit chiot.

Il posa de force ses lèvres contre les siennes, en espérant silencieusement qu'elle ne le morde pas, et lui faire oublier un peu le mal qu'il lui faisait. Mais elle était trop effrayée par son propre corps pour réagir, et se laissait donc aller dans sa douceur sans même gémir. Trafalgar quitta sa bouche tout aussi délicatement.

-Tu dois penser que je vais t'utiliser pour piéger Joker, mais je ne le ferais pas car j'ai horreur qu'on me prenne pour quelqu'un d'autre. Je ne suis pas ton père. Je ne suis pas l'homme qui t'as mutilée pour de l'argent ou une réputation. Mais si je te disais, par contre, que j'aime ce que tu es, tu me prendrais pour un fou, n'est-ce pas ?

-...

-Tu vois ? Je suis comme toi, complètement fou. Depuis toujours. Je suis manipulateur, aussi. Mais c'est ce qui m'a permis de vivre. J'ai fait des choses affreuses et dont tu ne te doutes même pas. Peut-être que tu me détesterais si tu savais. Mais un jour, tu m'as dit à quel point tu m'aimais. Je m'en doutais déjà, mais je n'avais rien dit, et j'aurais au moins dû te répondre quelque chose. (Il relâcha cette douloureuse pression sur ses bras et saisit doucement sa main de métal, qu'il posa contre son torse.) Tu t'es faite de faux espoirs plusieurs fois à cause de moi. Je n'ai pas été assez clair. J'aime vraiment ce que tu es, Krys. C'est ce que te dit le Law que tu détestes, celui qui voulait te faire du mal.

-Je ne lui en veux pas... susurra-t-elle.

-Tu es bien trop gentille.

Ses lèvres s'étirèrent en un sourire malicieux.

-C'est un peu tard pour le dire, mais c'est vrai que tu as changé... chuchota-t-il à son oreille.

-Oui, je suis devenue une arme de guerre en quelques semaines. Pas la peine de me le rappeler.

-Une créature magnifique, corrigea-t-il en levant son index. Un être avec pour seul défaut sa bouche trop bavarde, ce n'est pas ce que tu voulais dire ? ironisa Trafalgar.

Son sourire disparut cependant en voyant qu'elle n'avait pas l'humeur pour lui balancer une de ses piques enfantines. Mais en réalité, lui aussi n'avait pas envie d'être joyeux, ni de sourire d'ailleurs. Car si sa découverte le plongeait dans une curiosité sans fin à propos d'elle, il n'en était pas de même pour la concernée. C'était comme renverser la pyramide entre elle et ses frères et sœurs. Krys avait toujours été considérée plus fragile que les autres, et apprendre si soudainement qu'en fait, elle possédait tout ce qu'elle leur enviait, était pire qu'un choc. Elle avait vécu dans la peur de Gabriel. Et dans la peur de perdre chaque morceau de sa mémoire, croyant n'avoir rien pour se protéger de ce monde, alors que c'était juste sous ses yeux. Personne n'avait pu le voir, sauf lui. Le chirurgien l'emprisonna à nouveau entre ses bras et posa sa petite tête contre lui.

-Si je te dis que je n'ai pas peur, est-ce que tu es rassurée ?

-Pas du tout… j'ai été faite pour te tuer.

-As-tu envie de le faire ?

-Bien sûr que non !

-Alors ne te pose pas de questions.

Elle souffla.

-Et si je devenais folle, un jour, je pourrais te faire du mal ! Les autres aussi ! Et Lydia ? Qu'est-ce qu'on peut faire pour elle ? Ils vont la vendre au Gouvernement si on ne fait rien !

-Chut…

Le capitaine pirate posa un doigt contre ses lèvres bruyantes, et qu'il vint meurtrir des siennes. Ses baisers répétés la faisaient frémir de la tête aux pieds. Il lui faisait oublier sa douleur si facilement que c'en était déconcertant. Law plongea soudainement son nez au creux de son cou et huma l'odeur de sa peau comme si elle était un doux élixir.

-Ce n'est qu'une question, mais me laisserais-tu tuer Sirius si je le devais ?

-Je le déteste, mais il est mon père ! Je… Je ne crois pas que je pourrais encore…

-Je comprends.

Il posa un rapide baiser sur sa tempe, lui dit qu'il revenait tout de suite, et quitta la chambre. Lorsque la porte claqua derrière lui, il serra le poing. Cette faiblesse qu'elle avait dès qu'il s'agissait de sa famille était un poids. Et un poids qu'elle ne pourrait jamais traîner plus longtemps sans se tuer. Le chirurgien ne prit pas la peine de toquer à la porte lorsqu'il pénétra dans le bureau de Sirius. Le vieil homme, qui sirotait un verre de vin, fronça les sourcils à son apparition soudaine et notamment en voyant qu'il avait amené son épée.

-Je pensais que vous aviez un minimum de confiance envers moi.

-Alors vous vous êtes trompé.

Il s'assit néanmoins en face du laborantin et entama avec lui une conversation des plus civilisées, à laquelle Sirius mit rapidement fin.

-Vous voulez me tuer.

-Pas du tout.

-C'était une affirmation. Vous voulez me tuer Trafalgar. Mais vous ne comprenez rien. Je ne suis pas un fou, je suis un sauveur ! Un dieu ! Mes créations, le fruit de mon labeur, tout ça, peut faire la différence entre le mal et le bien !

Le supernova s'humecta les lèvres, se pencha en avant.

-Vous offensez n'était pas mon intention… (Il tourna la tête vers le bureau d'acajou, devant la baie vitrée recouverte d'un large rideau noir.) La première fois que je suis entré ici, j'ai vu ces cadres retournés là-bas.

-Il y a un problème avec ça ?

-Voyez, je m'intéresse de près à votre fille, répondit-il avec un sourire fourbe. Et pour être honnête, elle me plaît, et je me soucie beaucoup de ce qu'elle peut ressentir.

-Sortez…

Le chirurgien l'ignora, toujours le sourire aux lèvres.

-Son enfance est un vide que je ne saurais jamais combler malheureusement. Vous comprenez ? Elle a besoin de savoir ce que vous savez. Et ça, je peux en être sûr, vous ne valez pas plus que vos mensonges.

-Ça suffit ! Sortez de mon bureau !

Il dégaina son épée sans crier gare et en posa la pointe sur la jugulaire du vieil homme.

-Voulez-vous bien me faire voir ces photos ? demanda-t-il avec une politesse irritante. J'aimerais les montrer à Krys. Elle sera heureuse d'apprendre qui est son père.

-Ne faites pas ça. Ne le faites pas !

-Je vais me gêner.

Il saisit violemment sa chemise et le fit se lever de sa confortable chaise.

-Apportez-les moi. Maintenant.

Avec une arme blanche derrière le cou, Sirius ne discuta pas. Il prit les deux cadres retournés dans ses mains tremblantes. Son secret le plus noir.

Alors qu'il marchait vers le pirate, pour les lui donner, il s'arrêta. Law fronça les sourcils, mais il était trop tard quand il vit ses pupilles dilatées sous son regard de détraqué. Le vieillard jetait les cadres à terre et les piétinait en riant.

-Je suis désolé ! Je suis tellement désolé ! ricanait-il, la larme à l'œil.

Law avait la bouche entrouverte. Des choses affreuses et terrifiantes, il en avait vues. Mais jamais une pareille abomination. L'homme partit dans un fou rire atroce, à tel point qu'il se laissa tomber contre le mur en se tenant le ventre. Le chirurgien garda son épée bien en main et s'accroupit pour écarter le verre brisé des deux photos un peu abîmées et déchirées. L'une représentait une petite fille dans un jardin. Elle avait de longs cheveux châtains, en vagues douces, qui lui tombaient sur les épaules et la poitrine, et de petits yeux marron et souriants. Il serra les dents de colère.

-Ce n'est pas Krys... Qui est cette enfant ? Répondez !

Il se saisit de la deuxième photo. Celle-ci représentait un ciel bleu, sans aucun nuages, et un village perché au sommet des montagnes.

-Répondez-moi ! hurla le capitaine en lui jetant un regard noir.

Ses rires se transformèrent en d'épouvantables sanglots. Il joignit ses mains comme pour une prière.

-Ma fille s'appelle Hélène. Elle s'appelle Hélène. Elle a 10 ans. Elle…

-Est-elle en vie ?

Il ramena ses doigts tout tremblants contre ses lèvres.

-Je partais lui acheter une nouvelle poupée quand… quand des voleurs sont arrivés. Ils lui ont coupé la main et le pied, mais ils n'ont même pas eu le cran de l'achever ! Ils l'ont laissée souffrir. Je n'ai pas eu le choix ! cria-t-il. Je devais le faire pour son bien !

Le chirurgien donna un violent coup de pied dans le bureau. Ce dernier se renversa avec un fracas qui fit sursauter le vieil homme.

-Alors Krys n'a jamais été votre fille. Dites-le !

-Je suis désolé…

-Après la mort d'Hélène, qu'avez-vous fait ?

Le vieillard se mit ramper misérablement vers la photo de son enfant bien-aimée. Law lui écrasa la main sous sa chaussure avant qu'il ne l'atteigne.

-C'est trop tard. Vous ne pouvez plus fuir. Alors répondez-moi.

-Je vous en supplie… Je n'ai rien fait de mal !

D'un coup dans le ventre, il le fit se retourner sur le dos. Le chirurgien, sans aucune pitié, appuya sa lame sur la gorge de Sirius.

-J'ai retrouvé le village d'où venaient ces pilleurs ! avoua-t-il. Et je me suis vengé ! J'ai brûlé leurs maisons, j'ai tué leurs femmes ! (Sa voix s'adoucit brusquement.) Et j'ai vu un ange. Ma petite Hélène était parmi ces monstres, chuchota-il avec un regard obsédé. Elle était si belle… je ne pouvais pas, juste la laisser là…

-Vous avez mutilé Krys alors qu'elle n'était qu'une enfant !

-Elle avait déjà tout perdu. Elle pleurait, ma Hélène. Je n'ai fait que lui retirer un peu plus, pour lui donner tellement mieux.

-Vous êtes complètement fou…

-Ha… Hahaha !

Law recula. Il rangea son épée dans son fourreau à croix blanches, et s'empressa de quitter le bureau, laissant derrière lui un homme dévasté, pris de fous rires incessants, mais surtout un monstre qui se faisait appeler « père » par l'enfant à qui il avait coupé une main, un pied, arraché l'âme et menti toute sa vie.

Un sentiment affreux naquit dans ses entrailles lorsqu'il arriva face à la porte de leur chambre. Ses intestins lui semblaient se nouer douloureusement. C'était l'angoisse. Il se sentait mal. Pourtant il savait ce qu'il avait à faire, c'était ancré en lui, il savait que mentir, la tenir loin de sa réalité, de son passé, la sauverait d'une folie sans nom. Le chirurgien ouvrit la porte et sourit. Il sourit de toutes ses forces, la prit dans ses bras, lui répondit qu'il était parti marcher dans la forêt, et que cette nuit, ils dormiraient encore ensemble.