Bonjour/Bonsoir !
Merci à Ouji-chan0005, nikkouyoku, Ic'ilver, L1109 et Fiiiiiic pour leurs commentaires !
Donc voilà. Le dernier chapitre était triste hein ? Je crois que celui-là le sera tout autant.
Résumé : "Dans l'amas de ferraille et boulons en vrac, se cache peut-être une perle. Peut-être est-elle plus brillante que les autres, peut-être pas. Et toi chirurgien, tu en penses quoi ?" LawxOC
Disclaimer : Le monde de One Piece ne m'appartient pas évidemment.
Sur ce bonne lecture !
Under the iron chapitre 22
Elle n'aurait jamais cru qu'un réveil dans ce vieux manoir puisse être si doux, ou Trafalgar si... gentil ? Enfin, gentil, sa gentillesse à lui était bien différente de celle des autres. Mais maintenant elle le connaissait, son capitaine, elle savait que c'était juste sa façon d'être. Néanmoins, aujourd'hui elle le sentait différent et particulièrement dans ses gestes. Avant il lui aurait lancé un mauvais commentaire, si elle avait l'audace de se moquer de lui, et là, il la serrait dans ses bras à chacun de ses mots et lui parlait d'un ton protecteur, et paternel. Visiblement, même le « chirurgien de la mort » pouvait prendre un coup sur la tête.
Seulement une dizaine de minutes après son réveil, il lui avait amené un petit-déjeuner et l'avait choyée comme jamais. Entre ses caresses et ses baisers, elle ne savait plus que penser.
Il l'allongea sur le matelas, souleva son t-shirt, et commença à lui chatouiller le ventre. La jeune fille riait à n'en plus pouvoir. Elle le supplia d'arrêter, les larmes aux yeux.
-J'ai mal, j'ai mal ! ricana-t-elle en se tordant de rire.
-Tu veux un docteur ?
-Non ! Surtout pas toi !
-Mais il n'y a que moi… chuchota-t-il à son oreille. Tu n'aurais quand même pas peur ? Mais que pourrais-je faire à un petit chiot tel que toi ?
Elle ramena ses mains contre son visage brûlant, en espérant que sa prothèse froide pourrait calmer cet amour qui la faisait rougir devant lui. Mais même ainsi, il trouva le moyen de l'embarrasser encore plus. Le chirurgien saisit sa main cybernétique et posa délicatement ses lèvres sur le dessus. Krys resta bouche bée. Personne n'avait jamais touché son métal comme ça… et encore moins embrassé. Un minuscule sourire fit son apparition.
-Pourquoi tu es si gentil aujourd'hui ? minauda-t-elle.
Ses yeux gris se voilèrent soudainement de morosité. Pourquoi était-il gentil ? En voilà une question. Il s'y attendait, à ce « pourquoi ». Toute la nuit il avait remué des mots dans son esprit et n'avait pu trouver le sommeil. Alors quand elle lui demandait pourquoi, il avait mal. Peut-être n'était-ce pas une bonne chose. Mais il avait seulement voulu la faire se sentir plus humaine qu'expérience de labo, ce qu'elle n'était pas pour lui évidemment. Car il la connaissait, sa véritable histoire. Son petit chiot s'était trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment, sous les yeux d'un fou. Mais Law avait beau pouvoir faire preuve d'une immense cruauté, tout homme a un cœur. Alors inconsciemment, à son réveil, au lieu de tout lui révéler et lui faire plus de mal encore, il s'était mis prendre soin d'elle d'une manière qui ne lui ressemblait pas. Il savait pourtant que n'importe qui trouverait ça louche et devinerait que quelque chose s'était produit, mais c'était… plus fort que lui, en quelque sorte. Et puis il fallait dire qu'elle ne l'aidait pas avec son innocence et sa naïveté à tout gober. Trafalgar esquissa un diabolique sourire.
-Moi ? Gentil ? (Il lui donna une pichenette sur le front.) Tu rêves miss.
-Oï ! Fais pas semblant. C'est parce que je suis mignonne hein ? Tu ne peux pas t'empêcher d'être gentil avec moi !
Il poussa un grognement. Si seulement ce n'était pas qu'à moitié faux. Alors qu'il allait lui rétorquer de méchantes paroles, quelqu'un ouvrit la porte de leur chambre. C'était Mir. Le jeune homme arqua un sourcil et souffla bruyamment en les trouvant si proches.
-Si vous pouviez vous écarter de ma sœur, Trafalgar…
-Elle m'avait demandé de l'ausculter. Ses morsures la piquaient.
Le sujet de leur conversation fit les yeux ronds.
-Mais tu as écrit que je cicatrisais bien dans ton cahier !
-Ah, parce que tu sais lire toi ?
-Et je sais aussi écrire… grommela-t-elle.
-Vraiment ? Je devrais peut-être te donner une sucrerie alors.
Il fit semblant de fouiller ses poches, qu'il savait vides, et profita de son regard fixé dessus pour prendre avidement ses jolies lèvres. Lorsqu'il se recula pour respirer, elle tourna la tête vers son frère en fronçant ses sourcils d'un air contrarié.
-Je t'ai fâchée ? ricana le chirurgien.
Le géant à leur porte n'eut qu'à ouvrir sa paume pour voir venir vers lui sa sœur adorée. Krys avait une véritable addiction aux bonbons à l'orange depuis que Law l'y avait faite goûter. Et entre un de ses baisers, dont elle avouait raffoler aussi, et une sucrerie, son choix était malheureusement fait. Mir frotta affectueusement les cheveux de la jeune fille, tout en lançant au capitaine pirate un sourire qui voulait tout dire. Tandis qu'elle finissait son petit cadeau, les deux hommes se défiaient du regard, et pas seulement.
-Est-ce que ça vous dérangerait, si je l'emmenais un moment ?
-Navré, elle reste ici, avec moi.
-Et pourquoi ça ?
-Pour une raison qui ne vous regarde pas, cracha-t-il.
Intérieurement, il leur en voulait tous. Car aucun d'eux n'avait su voir le mal qui rongeait cet endroit, ni sa terrible histoire. Law ne remettait pas en question l'amour du cyborg pour sa sœur, mais il estimait qu'il n'avait pas le droit de venir la réclamer en face de lui. Non, ce n'était pas une crise de jalousie ou une autre niaiserie du genre. C'était justifié. Et puis, elle était quand même à lui. Pas une expérience ou une arme de guerre, juste sienne. Mais ça, c'était une chose que Mir n'arrivait pas à accepter. Le capitaine comprenait, il voulait seulement protéger sa petite sœur des « méchants pirates ». Mais à quoi bon s'il n'avait pas pu la tenir loin du malade mental qui hante ce manoir ? Et ça, Law pouvait le faire.
Jusqu'à ce que la nuit tombe et qu'elle s'endorme sous sa couverture, il veilla sur elle sans jamais la laisser seule. Son cœur cruel ne l'en croyait pas capable, pourtant il l'avait fait. Pendant une journée entière il ne l'avait pas faite pleurer, ne l'avait pas grondée, l'avait rendue aussi heureuse que possible. Et quelque part, il s'était senti bien. Mais tout ça allait prendre fin comme le délicieux rêve d'un enfant se transformerait en cauchemar. Il lui secoua les épaules, elle émergea de son sommeil.
-… Law ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Tout à coup, les mots lui manquèrent. Il embrassa fougueusement ses lèvres pour se donner le temps d'y réfléchir. Il ne voulait pas le faire, mais il le devait. Le chirurgien passa une langue chaude sur son lobe d'oreille. Elle gémit en s'accrochant à son sweat.
-Je t'aime… murmura-t-elle.
Il plaça ses baisers par-dessus les paroles de la jeune fille, lui donnant plus de chaleur à chaque fois, tandis que ses caresses la rendaient ivre de plaisir. Mais lorsqu'il serra sa main d'acier, il put sentir qu'elle n'avait pas totalement oublié leurs discussions de la veille. C'était le bon moment.
-Si ça te fait souffrir, si tu ne le supportes pas, je peux t'enlever cette douleur Krys. Tu n'as pas besoin de vivre dans ton passé.
Il avait visé juste, ses yeux bleus devenaient humides.
-Tu… Tu peux vraiment faire ça ?
-Tu n'as qu'à me le demander petit chiot, murmura-t-il d'une voix ensorcelante. Demande-le moi.
Elle pleura sur son épaule.
-J'ai trop peur pour Lydia et les autres… Je t'en supplie, même si j'ai déjà une dette envers toi, fais quelque chose.
-Je le ferais et tout ira mieux, assura le chirurgien en se faisant force pour ne pas aller plus loin.
Tandis qu'elle se recroquevillait de l'autre côté pour regagner le sommeil, lui fixait le plafond, les mains jointes sur le ventre. Beaucoup de choses l'avaient répugné dans sa vie, il se les remémorait, maintenant. Mais peu importe ce qu'il avait dû faire pour ne pas tomber, il se tenait toujours debout, et pour lui c'était ce qui comptait. Personne n'avait pu le tuer. Mais est-ce que Krys verrait les choses de cette façon ? Tuer avant d'être tué ?
En fait, il aurait voulu avoir le temps de se poser cette question, de prendre soin d'elle avant de lui faire du mal, mais il n'avait rien fait. Il aurait aussi souhaité qu'elle puisse leur parler à tous une dernière fois, embrasser son frère, ou même se disputer avec Gabriel. Seulement, dans la réalité, rien de tout ça n'était arrivé.
Bordel, il aurait voulu lui laisser le choix !
Mais après avoir quitté le bureau de Sirius, il était revenu la voir, lui avait menti, mais n'était pas resté à ses côtés comme promis cette nuit-là. Il n'avait pas attendu le lendemain pour y réfléchir plus, car s'il l'avait fait, il se serait senti encore plus infâme qu'il ne l'était déjà sur cette décision.
Le chirurgien avait donc couvert son visage de baisers, serré sa main de métal froid, la seule chose qu'elle garderait de lui après ça, ancrée en elle, et touché ses cheveux bruns. Ils avaient poussé depuis le temps, et descendaient un peu sur ses épaules. Pourquoi ne le voyait-il que maintenant ? Trafalgar rabattit à contrecœur la couverture sur sa poitrine.
Ce soir allait être une nuit de rouge.
« Je t'aime. »
Pendant que je sèche mes larmes, laissez-moi un petit commentaire en bas :')
Ce couple est si beau purée...
Mais juste pour vous rassurer après la vacherie de la dernière fois, ce n'est pas encore la fin ^^
