Bonjour/Bonsoir !
Merci à tous pour vos commentaires :)
Nana : C'est la première fois que je lis un message comme le tien, ou que je vois autant de "magnifique" dans la même phrase xD Et c'est aussi ma première menace de mort... sois dit en passant. Mais j'ai saisi le fond de ton message ! Merci beaucoup je t'aime aussi o/
otaku-chocolat : Alors si j'écris bien... je suis bourrée ? Voilà qui est très réconfortant :D Désolé d'être si cruelle avec les personnages ^^
Fiiiiic : Pour les larmes c'est faisable XD Par contre les sourires... oh lala. Tu me poses une colle !
Désolé si je n'ai pas le temps de systématiquement répondre aux coms, que ce soit au-dessus des chapitres ou en messages privés. Sachez juste que j'y pense, et que je vous remercie ! Vous vous en doutez, cette fois c'est bien le dernier chapitre. Je ne sais pas trop quoi dire... En commençant cette fic, je ne m'attendais vraiment pas à ce que vous soyez si nombreux à l'aimer. Ça me touche énormément. Mais même si c'est la fin, sachez que ce n'est qu'une page qui se tourne.
Sur ce bonne lecture et encore merci pour votre soutien !
Under the iron chapitre 23
Il se souvenait du jour où il avait tué un animal dans la forêt. Il n'avait alors que 12 ans, il était qu'un gosse affamé. Mais il n'avait eu aucune pitié et avait fait en sorte d'abréger ses souffrances au plus vite. Humain ou animal. Quelle différence y a-t-il ? On veut vivre et on fait tout pour. Et ceux qui n'en pensent pas un mot dans leur être le plus profond sont à l'effigie des tombes dans son coeur.
Le chirurgien de la mort, en cette nuit, jugeait n'avoir fait que son devoir envers elle. Il n'était pas coupable de ce qui leur arrivait. Ses hommes s'étaient déployés dans chaque chambre. Tout était allé très vite. Tout avait été silencieux lorsqu'ils poussaient leur dernier soupir, un couteau sous la gorge ou dans la poitrine. Tacher les coussins de rouge prenait si peu de temps que ça en deviendrait affligeant. Certains pensent que quand on tue un homme, on se tue un peu soi-même. Law n'était pas d'accord. Lorsque le sang de ce fou était venu entacher ses vêtements, il se sentait mieux que jamais. Heureux. Apaisé. Et tellement placide.
Il avait traîné son corps jusque devant l'escalier et l'avait jeté par-dessus la balustrade. Le choc ne lui avait pas vraiment fracassé le crâne mais il l'aurait bien voulu. Ses hommes avaient ensuite aligné les dépouilles dans le hall. Et c'était à ce moment qu'il avait pu remarquer Penguin. Le pirate refusait de quitter le cadavre de la cyborg blonde, pour une raison que tous ignoraient. Trafalgar l'avait finalement forcé à s'en écarter : aucun d'eux n'avait à pleurer les morts. Et il était clair là-dessus. Si une larme devait être versée, elle serait faite de sang.
Mais à ses yeux vides d'émotion, il devinait sans mal que Penguin était l'unique auteur de la mort de Lydia. C'était un choix. Il avait préféré y mettre fin par lui-même et avait fait abstraction de ses sentiments, juste le temps d'un meurtre. Law était resté silencieux et tous le restèrent devant leur œuvre. Son regard se perdait dans celui de Sirius. Il avait choisi de ne pas fermer ses paupières comme pour les autres décédés, et laisser apparaître son visage terrifié et maintenant pétrifié à jamais sur le moment où son épée l'avait empalé. Il trouvait du réconfort à l'observer dans cet état. Un coin de ses lèvres se rehaussa.
Il se saisit du baril sous la main de Shachi et en renversa son contenu vitreux sur les corps étendus. Le capitaine pirate tenait entre ses doigts un briquet quand un cri retentit à l'étage. Il le lâcha aussitôt. La jeune fille qui se tenait au bord de l'escalier avait les mains en croix contre sa bouche et les yeux grands ouverts. Elle était submergée par la peur, peinait à tenir sur ses jambes, et les regardait un à un comme des étrangers. Krys se jeta à terre lorsqu'elle aperçut le cadavre de Mir.
-Mais qu'est-ce que vous avez fait… bredouillait-elle en vain. Mir, Mir… réveille-toi ! Je t'en supplie !
Elle se pencha au-dessus de Gabriel, de Lydia, leur criait à tous des mots noyés dans ses larmes. Même Sirius et Howard. Il avait refoulé un haut-le-cœur en la voyant pleurer pour son soi-disant père et toucher son visage. Foutue connerie. Mais le chirurgien attendait patiemment dans ce silence morbide où seuls les sanglots de la jeune fille pouvaient exister. Il attendait qu'elle lui adresse la parole et se rende compte que tout était fini, à cause de lui. Mais lorsqu'elle comprit enfin qu'aucun d'eux ne lui répondrait, et ce à jamais, elle se recroquevilla sur elle-même en tremblant et hurlant.
-Ne me dis pas que tu les as tués… Ne me le dis pas !
Mais aussi cruel que ça puisse être…
-C'est moi, Krys.
-Non ! Tu ne peux pas !
-Si. Je l'ai fait. C'était la seule solution.
Elle se mit à frapper le sol de ses poings.
-Menteur ! Tu disais que tu ne tuerais personne !
-Oui, je suis un menteur. Mais ils n'ont pas souffert. Je m'en suis assuré.
Et ça il pourrait le lui jurer sur son âme souillée. Il avait fait en sorte de les tuer dans leur sommeil. Il n'avait pas voulu qu'en plus de ça, elle aie leurs cris sur la conscience. Il avait fait tout ce qu'il pouvait. Et maintenant il allait tout effacer. Le chirurgien fit un pas avant pour l'écarter des cadavres, elle recula sur ses mains avec un regard haineux, terrifié, et à la fois implorant. Quelque part en lui quelque chose se fendit douloureusement. Il était un héros devant ses yeux. Il l'avait toujours été. Mais en cette nuit de rouge, il n'était que l'affreux meurtrier. Law la saisit de force et la serra contre lui.
-Un jour tu me pardonneras…
-Lâche-moi ! Je te hais !
Ses bras l'étreignirent un peu plus.
-C'est ça, déteste-moi… Je ne regrette rien de ce que j'ai fait.
Il la jeta près de son équipage et ralluma cette flamme. Avant de la lancer, il écouta les pleurs de Krys, ses supplications et ses insultes. Tout ça sonnait comme une mélodie à ses oreilles. Il en avait tellement entendues, des femmes pleurant devant leur sort, que ça ne lui faisait plus rien désormais. Elle pouvait pleurer mais en vain. Les cadavres se mirent à flamber dans une mare enfiévrée. Il tourna le menton vers elle. La pauvre n'avait plus assez de force pour se briser la voix à hurler, et à tel point que même ses larmes devenaient amères. Il s'accroupit à sa hauteur et l'obligea à regarder droit devant elle ce chaos qu'il avait crée.
-Tu avais raison Krys. J'ai été trop lent. Et s'il y a une chose pour laquelle tu peux m'en vouloir, c'est de ne pas l'avoir fait plus tôt.
-Monstre…
-Oui. Tu aimais un tueur. C'est vrai.
« Mais ce tueur t'aime à en crever, lui aussi. »
Et après cela, après avoir anéanti à tout ce qu'elle avait tant recherché et espéré depuis leur rencontre, il était juste reparti avec son équipage. Oui, il l'avait abandonnée dans un manoir en feu. Et quoi ? Encore une fois, il jugeait n'avoir fait que son devoir !
Qu'elle sombre dans la folie, se suicide, ou quitte cet endroit, tout ça ne le regardait plus désormais. Mais il savait, en fermant la porte derrière lui, que plus jamais elle ne serait comme avant, que plus jamais il ne pourrait souiller allègrement ses lèvres des siennes, ni même goûter sa douce peau blanche. L'esclave en kaki, qu'il avait recueillie dans sa cuisine, brûlait là-bas ! Et une part de lui y brûlait aussi. Mais que pouvaient-ils y faire ?
C'est ce qui arrive, quand deux fous s'aiment...
