CHAPITRE 17
POV CASTLE
Allongés dans mon lit tous les deux, chacun à une extrémité du matelas, je me demandais comment la situation avait dégénéré à ce point. On passait une excellente soirée, et je lui tenais rigueur ,parce qu'elle n'avait pas répondu à ma déclaration ? Je me sentais stupide, à chaque fois que j'avais eu besoin d'elle, Kate avait répondu présente… même cet après-midi, elle avait tout lâché pour moi. Me retournant pour me mettre sur le flanc, je la contemplais regarder le haut du plafond, les mains sur son ventre.
- Mon plafond est intéressant ? Demandais-je pour commencer la conversation ne sachant pas comment amorcer mes excuses
- Hum
- Tu sais, je pensais y mettre un miroir
- Tu devrais le faire dans ce cas, me dit-elle d'un ton détaché en se relevant
- Où vas-tu ?
- Je vais dormir sur le canapé
- Kate, attends, je suis désolé, m'excusais-je en lui attrapant le bras au vol
- …
- Je suis vraiment désolé, insistais-je en la tirant pour qu'elle revienne dans le lit. Je n'aurais jamais dû agir ainsi avec toi. Tu as tout à fait le droit de ne rien me répondre quand je te dis « je t'aime ». Je suis désolé.
-…
- Kate?
- Je tiens à toi, dit-elle dans un murmure
- Je sais, répondais-je en la prenant dans les bras et me calant le dos sur le montant du lit. On devrait prendre notre temps pour ça… après tout on a toute notre vie.
-…
- Kate, qu'est-ce qui ne va pas ? Je suis désolé je t'assure.
- J'aimerais te le dire… c'est juste que… je ne peux pas, m'avouait-elle en chuchotant
- Tu voudrais me dire quoi?
- Castle, on devrait changer de sujet
-….
- Rick?
- Pourquoi tu ne peux pas ? Demandais-je suspicieux
- On devrait dormir
- Attends, attends, tu es en train de dire que tu ressens la même chose que moi mais que tu ne peux pas me le dire? Continuais-je plus pour confirmation que pour autres choses.
- On devrait essayer de dormir vraiment, me dit-elle pour changer de conversation
- C'est ça mon blocage ?
- Castle, grinçait-elle
Lui relevant le visage pour lui faire face et rencontrer son regard, elle baissa la tête comme prise en faute, ce qui me fit sourire :
- Kate, si tu penses que c'est ÇA mon blocage, tu te trompes. En quoi le fait de m'avouer tes sentiments aurait pu me bloquer ?
- Le médecin a dit que les patients qui souffrent d'amnésie, refoulent en général un sentiment ou un évènement dont ils ne veulent pas se souvenir et que de brusquer leur mémoire pourraient avoir de graves conséquences, m'avouait-elle peinée
- Oh Kate, viens par-là, lui intimais-je en la serrant encore plus fort dans mes bras. Comment veux-tu que j'aie de graves conséquences… je me souviens de tout…
- Pas de la fusillade
- Non, mais je me souviens de ton éloge et comment le fait de me dire « je t'aime » pourrait être l'événement que je refoule. Je rêverais m'en souvenir… surtout après avoir patienté trois longues années! La taquinais-je alors qu'elle continuait de s'enfermer dans son mutisme
- …..
La retournant pour la mettre sur le dos en-dessous de moi, je lui caressais le visage et lui avouais :
- Je t'aime Katherine Beckett, depuis le premier jour de notre rencontre j'ai été sous ton charme. Je suis désolé de ne pas me souvenir de ta déclaration ou même de la mienne… mais je me souviens de l'essentiel… nous deux. Alors si tu as besoin de temps ou…..
- Je n'ai pas besoin de temps… j'ai juste peur
- Je te promets de me souvenir de ta prochaine déclaration, assurais-je en lui caressant la joue sans la lâcher du regard
- Je t'aime, murmurait-elle hésitante en me regardant apeurée.
- Pardon ? Souriais-je heureux qu'elle m'avoue enfin ses sentiments
- Je t'aime Richard Castle, souriait-elle soulagée.
Doucement mes lèvres rentrèrent en contact avec elle pour un baiser que je souhaitais doux et tendre. Nos langues dansaient ensemble sur un rythme lent et amoureux et mes mains avaient pris en otage les siennes au-dessus de sa tête. Après plusieurs secondes de ce baiser, je relâchais ses lèvres pour déposer mon front contre le sien.
- J'adore entendre ses mots, lui avouais-je
- J'adore les prononcer
- Ah oui ? Redis-le pour voir?
- Je t'aime… Babe
POV BECKETT
Comme c'était bon de pouvoir partager ce moment avec lui et seulement avec lui. J'avais craint sa réaction pendant des semaines et désormais entre ses bras, je me trouvais stupide. Nous nous regardions avec une telle intensité dans nos regards que l'on aurait pu alimenter tout New-York en électricité. M'approchant de ses lèvres si douces et si envoutantes, je lui susurrais en les effleurant :
- Fait moi l'amour, Castle
- C'est qui l'insatiable maintenant? répondait-il d'une voix rauque en capturant de nouveau mes lèvres pour un baiser plus passionné… ce qui me fit gémir d'anticipation.
Ses mains descendirent lentement de mes avant-bras à mes flancs pour venir remonter sous mon tee-shirt, Castle avait le don de provoquer mon désir comme aucun un autre homme encore. Encerclant mes jambes sur ses hanches, je me mis à onduler du bassin… sur son érection déjà bien réveillée.
- Kate, gémissait-il alors que de mes mains je lui retirais son haut
De sa langue, il s'amusait à sillonner ma clavicule jusqu'à mon lobe d'oreille qui l'emprisonna de sa bouche pendant qu'il s'affairait à me descendre mon bas. Doucement, il se releva et me retirait le haut. Totalement nue devant ses yeux gourmands, j'en profitais pour lui abaisser son bas de jogging et libérer sa virilité de sa prison. J'avais une telle envie de lui que je bouillonnais de l'intérieur, il me contempla pendant plusieurs secondes puis dans un sourire carnassier, il baissa sa tête pour la positionner entre mes jambes. Quand son souffle arriva jusqu'à mon intimité, des frissons me parcoururent le corps et un gémissement sortit de ma bouche sans que je puisse le retenir. J'étais de nouveau littéralement en feu et il m'avait à peine touchée. Au moment où sa bouche rentra en contact avec mon bouton de cher, mon téléphone sonna. Brusquement, comme pris en faute, nous ne bougions plus, nous ne respirions même plus… mais quand la sonnerie redoubla d'intensité, je dus me pencher pour voir qui était notre fauteur de troubles:
- C'est le poste, soufflais-je dépitée de devoir arrêter cette session si prometteuse alors que Rick était toujours entre mes cuisses
- Je croyais que tu n'étais pas de garde
- Je ne le suis pas. Désolée.
- Hum, grogna-t-il en posant sa tête sur mon ventre et en me caressant les hanches
- Beckett!
- Bonsoir, détective Beckett, je suis désolé de vous déranger mais nous avons un mort près des docks.
- Je ne suis pas de garde, c'est l'équipe de Karpowsky, informais-je le central alors que Rick recommençait son manège sur mon corps en me massant les seins
- Karpowsky est clouée au lit pour une gastro et son équipe est déjà sur une autre affaire. C'est votre équipe qui est de réserve en cas de souci.
Ses mains s'attaquaient à mes tétons qu'il s'amusait à faire rouler entre ses doigts, ce qui m'envoyait des décharges dans le bas du ventre, me mordant la lèvre pour retenir un gémissement, je poussais les mains de Rick pour reprendre contenance.
- Lieutenant Beckett?
- Ok, soupirais-je. Envoyez-moi… l'adresse sur mon cellulaire et prévenez mes lieutenants.
- Très bien, me dit l'officier en raccrochant
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Ils ont besoin de l'équipe de réserve et devine qui c'est ? Répondais-je en me levant du lit. Je dois retourner à mon appartement pour me changer.
- Ce n'est pas vrai, grognait Castle dans mon dos en se levant
- Je suis désolée
- Attend moi, je m'habille et on y va
- Tu viens ? Tu ne préfères pas te reposer ?demandais-je alors qu'il encerclait ma taille de ses douces mains.
- Je viens mais à une condition, soufflait-il entre mes lèvres
- Hum… laquelle?
- On reprend notre activité dès qu'on peut, souriait-il
- Compte sur moi pour te le rappeler, assurais-je en capturant ses lèvres tendrement.
POV CASTLE
Nous étions arrivés sur les lieux du crime. Esposito nous attendait tout sourire au coin de la ruelle, son bloc note dans les mains.
- Javier, je suis contente de te voir parmi nous, avouait Kate en le prenant dans les bras
- Merci pour ton aide
- Merci à toi
- C'est la séance câline, je peux me joindre à vous ? Demandais-je pour les taquiner.
- La ferme Castle, me rabrouait Kate en souriant. Alors qu'est-ce qu'on a ? demandait-elle
- Un latino 25-30 ans, un chauffeur de taxi a repéré son corps, i peu près une heure et a appelé la police.
- Une identité?
- Non rien dans ses poches, on vérifie ses empreintes. D'après la trainée de sang derrière lui, on lui a tiré dessus avant qu'il entre dans la ruelle, nous exposait Espo alors que nous arrivions près du corps.
Le jeune homme était étendu sur une civière près de Lanie qui commençait son examen prémilitaire, et Ryan qui nous attendait.
- On lui a tiré dans l'épaule avec ce qui ressemble à un 357 mais le coup mortel a été tiré à bout portant à la façon d'une exécution, avec un 9 millimètres, nous fit savoir Lanie en nous montrant l'impact de balle.
- Deux armes donc peut-être deux tireurs ? Supposais-je
- La scientifique a pu remonter jusqu'à l'origine de la trainée de sang? demandait Beckett
- Elle commence au coin de la ruelle mais on ne sait pas où la fusillade a eu lieu, on cherche encore
- C'est un quartier malfamé, continuait Kate en regardant les alentours, une agression qui a mal tourné peut-être
- C'est possible, fit Lanie. Ces traces sur son épaule indiquent qu'il portait quelque chose de lourd, je dirais dans les treize kilos au moins.
- Heu, ces poches sont peut-être vides mais on dirait qu'il y avait quelque chose dans sa chaussure, fis-je remarquer pendant que Kate se rapprochait pour lui fouiller les mollets.
- Des crochets?
- Et les crochets servent à quel genre de personnes d'habituellement ? Demandais-je en la regardant
- Un voleur, soupira Kate. Ok, dans combien de temps pourrons-nous avoir les résultats d'autopsie Lanie?
- Pas avant quatre heures, baillait-elle
- Bon, tout le monde rentre chez lui et on se remet sur l'affaire demain matin à 8 heures, affirmait Kate
- Tout le monde? Souriait Lanie
- Désolée, murmura Kate en lui montrant sa sympathie
Sortant de la ruelle avec Kate sur mes talons, je rentrais dans sa voiture pour lui demander en ronchonnant:
- Tu vas devoir être de garde tout le week-end?
- Oui. Désolée, mais je pense que cette affaire sera vite résolue, si c'est un cambriolage qui a mal tourné.
- Je suis déçu, avouais-je alors que j'avais déjà établi des plans pour nous deux
- Tu avais prévu quelque chose?
- Hum
- Quoi donc?
- Eh bien, je pensais à un rendez-vous. On n'a jamais eu notre rendez-vous.
- C'est… mignon, me taquinait-elle alors que son téléphone sonnait. Beckett?
-…
- Où et quand?
-…
- J'arrive! S'exclama-t-elle en faisant demi-tour
- Un problème?
- On sait quelle maison notre voleur a voulu cibler, me dit-elle hésitante
- Ok et où?
- 299 première avenue
- Et il y a quelque chose de spécial, là-bas? Demandais-je alors que je voyais de l'incertitude dans sa voix
- La maison du capitaine Montgomery, m'avouait-elle en déglutissant
- Oh…
-…..
- Tu penses que cette affaire a un lien avec le cimetière?
- Je… ne sais pas, Rick
- Ok, répondais-je comme un automate sentant mon angoisse augmenter à chaque avancer de la voiture vers la maison
- Tu vas bien?
- Oui, mentis-je
POV BECKETT
J'étais intimement certaine que les deux enquêtes étaient liées et je me devais d'écarter Rick de cette dernière. Je ne voulais pas revivre la fusillade du cimetière et l'angoisse de le perdre. Je devais le tenir à l'écart coute que coute.
Arrivée devant la maison de notre ancien capitaine, je sortis de la voiture alors que des dizaines d'officiers s'affairaient aux alentours. Entrant à l'intérieur, j'entendais Ryan parler avec Evelyne :
- On est heureux qu'aucun membre de votre famille n'ait été blessé.
- Moi aussi, croyez-moi, dit-elle effondrée.
Son époux n'était décédé que depuis quelques semaines et cette affaire… mon affaire refaisait surface comme un boomerang. Quand elle m'aperçut, elle me sourit et vint m'enlacer :
- Kate… je suis contente de te voir
- Moi aussi, Evelyne
Evelyne Montgomery avait été comme une seconde mère pour moi, quand j'avais rencontré son mari et qu'il m'avait alors pris sous son aile à la criminelle. Nous nous étions énormément rapprochées. Le capitaine et sa femme étaient devenus pour moi une seconde famille, je dinais régulièrement chez eux.
- Où sont les enfants? Demandais-je
- Ils sont partis chez mes parents quelques jours… j'avais besoin de temps, déglutissait-elle en regardant une photo de son mari.
- Je comprends. Tu n'es pas blessée?
- Non, depuis que Roy est décédé, je garde son 357 dans la table de nuit
- Donc il n'y avait qu'un homme?
- À ma connaissance, il prenait des dossiers dans son bureau et il avait l'ancien ordinateur de Roy, m'informait-elle alors que le doute de ses deux affaires n'était plus une probabilité pour moi. Quand il m'a vu, il a sorti son arme… alors j'ai eu peur et j'ai tiré, dit-elle en pleurs alors que je voyais Rick rester dans son coin. Je crois l'avoir touché à l'épaule et il a riposté, ensuite il s'est jeté à travers la fenêtre.
- Et, est-ce que, par hasard c'était lui? demandait Ryan avec une photo du corps de notre victime
- Oui… c'est lui
- Heureusement qu'Evan et les filles n'étaient pas là, fit enfin la voix de Rick toujours dans son coin
- Heu… oui, dit Evelyne en s'apercevant de sa présence . Mr Castle, je ne vous avais pas vu… Comment allez-vous? demandait-elle soucieuse de son état
- Je vais bien… merci. Ces documents avaient un intérêt particulier?
- Non, ce n'était que de la paperasse, des documents juridiques, des notes sur d'anciennes affaires
- Et dans son portable, il y avait quoi dedans, insistait Castle
- De vieux dossiers en rapport avec son travail, je m'en servais essentiellement pour enregistrer mes recettes. Je suis désolée mais j'aimerais me reposer… si c'est possible.
- Oui bien sûr Evelyne. Je vais laisser une patrouille devant chez vous le temps qu'on résolve l'enquête
- Merci Kate, me dit-elle en repartant comme un fantôme hors du salon pendant qu'Espo me murmurait
- Ce sont les dossiers de Montgomery qu'il voulait.
- Je sais, soupirais-je en quittant moi aussi la maison.
POV CASTLE
Nous étions rentrés dans un silence de mort jusqu'au loft. Arrivés chez moi, j'étais parti prendre une douche pour tenter de calmer mon angoisse. Je ne me sentais vraiment pas bien depuis que j'étais rentré dans cette maison, comme si je revivais l'enfer de la fusillade sans en avoir les souvenirs. Fermant les yeux et posant mes mains sur le mur d'en face, je laissais l'eau couler au-dessus de ma tête. Je revivais sans cesse le discours de Kate :
« - Roy Montgomery, m'a appris ce que signifiait être flic. Il m'a appris que nous étions liés à nos choix mais que nous étions plus qu'une somme d'erreur. Le capitaine m'a dit une fois que pour nous il n'y avait pas de victoire seulement des batailles… qu'au fond, ce qu'on pouvait espérer de mieux était simplement de trouver sa place .Et si on avait vraiment de la chance de trouver aussi une personne qui soit à nos côtés. Notre Capitaine aurait voulu que nous poursuivions la bataille, et même s'il y a des obstacles
- Kate!
- Beckett est touchée, Beckett est touchée »
- Rick?
-…
- Castle? Me fit sursauter Kate sous la douche. Tu vas bien?
- Tu… vas bien, soufflais-je en la prenant dans mes bras comme si ma vie en dépendait
- Chut… je vais bien…, me rassurait-elle en me caressant le dos. Je vais bien.
- Je… je me souviens du coup de feu, tremblais-je sans la lâcher. Je… J'ai cru que tu étais touchée.
- Non grâce à toi.
Tout semblait si réel, que je tremblais de peur dans les bras de Kate, la fatigue n'aidant pas, je laissais mes peurs s'extérioriser. Après plusieurs minutes, Kate nous fit sortir de la douche et nous nous couchions dans le lit. Blottis l'un contre l'autre, je refusais de la lâcher.
- Tu devrais dormir demain matin, te reposer te ferait bien
- Non pas avec cette enquête
- Rick, elle t'affecte plus que tu ne le penses, tu devrais prendre du recul
- J'ai dit non! M'exclamais-je d'une voix plus ferme que je ne le voulais. Désolé.
- Tu devrais essayer de dormir, murmurait Kate en caressant mon torse
- J'ai tellement peur…
- De quoi? Chuchotait-elle
- De te perdre
- Tu ne me perdras pas, Babe.
- C'est affaire… va te tuer un jour, avouais-je timidement dans la pénombre de ma chambre
- Castle, que veux-tu que je fasse? me demandait-elle en relevant les yeux pour me défier du regard
- ….abandonne, lâchais-je
- Rick… je ne peux pas
- Kate
- Je maitrise la situation, me coupait-elle sûre d'elle
- Non, ce n'est pas toi qui maitrises la situation, ce sont eux et si tu n'arrêtes pas, ils te tueront
- Rick, je comprends que tu aies peur, je comprends que tes souvenirs te perturbent mais il s'agit de l'affaire de ma mère…MA mère…. ne me demande pas de choisir entre elle et toi.
Fermant les yeux, je soupirais de frustrations, la peur qui s'insinuait en moi me paralysait, je nous revoyais allonger sur ce gazon puis le noir total.
- Kate, j'ai pris une balle pour toi, ne me demande pas d'en prendre une autre…
À ma phrase, elle me dévisagea puis s'éloigna de moi pour se lever brusquement et se rhabiller.
- Que faits-tu?
- Tant que cette affaire n'est pas résolue, je ne veux pas te voir au commissariat, affirmait-elle en enfilant son jean
- Tu plaisantes là?
- Tu seras en sécurité au loft, tu ne craindras rien, sifflait-elle
- Je ne m'inquiète pas pour moi mais pour toi! M'énervais-je en me levant moi aussi
- Je ne renoncerais pas à cette enquête
- Kate
- Tu ne peux pas me demander de fermer les yeux sur la chose qui me touche le plus dans ma vie, reprit-elle en fermant son chemisier
- C'est uniquement pour te protéger
- Je suis assez grande pour me protéger Castle! S'énervait-elle. Comment peux-tu me demander de faire ça….
- Parce que je t'aime… j'ai peur Kate, peur de te perdre parce que si ça arrivait je ne serais plus rien sans toi, tentais-je de lui faire comprendre en me positionnant en face d'elle
- Je suis désolée Rick… mais je ne peux pas, soupirait-elle. Je ne peux pas l'abandonner.
- Si tu continues dans cette voie, tu vas mourir comme toutes les personnes sont liées à cette affaire. Tu crois que c'est le destin que ta mère aurait voulu pour toi!
- ARRÊTE!
- Kate, ta mère aurait voulu te voir heureuse , alors voulu….
- Si demain tu perdais Martha, tu ne voudrais pas savoir? Tu retournerais simplement dans mes bras sans regarder en arrière ? M'assenait-elle. Ta mère… Castle! Que ferais-tu?
Face à ma non réaction, elle se faufila hors de la chambre en murmurant :
- Je ne veux plus te voir au commissariat tant que l'affaire ne sera pas résolue.
