CHAPITRE 18


POV CASTLE


Kate avait quitté le loft en pleine nuit pour rentrer chez elle, en m'interdisant de remettre les pieds au poste. Je trouvais sa réaction exagérée, je venais de lui exposer mes craintes et mes peurs. Résoudre l'affaire de sa mère était devenu tellement primordiale pour elle que Kate en oubliait de vivre. Je tournais comme un lion en gage dans ma chambre et tentant de me calmer. Elle ne pensait qu'à elle et a cette affaire et ne tenait pas compte des dommages collatéraux…moi en l'occurrence. Après plusieurs aller-retour près de mon lit, je marchais sur son tee-shirt, elle avait dû oublier de le mettre dans la hâte, le prenant en main, je me mis à le humer…..cette odeur de cerise avait toujours eu le don de m'apaiser. Fermant les yeux, je revis toutes les fois ou l'affaire de sa mère avait croisé nos routes, où toutes les fois où elle l'avait évoqué….Et à chaque fois, Kate avait la même tristesse dans ces yeux, la même fêlure.

M'asseyant sur mon lit complètement dépiter par notre première dispute, je tentais de comprendre sa réaction. Il s'agissait de l'enquête de sa mère, celle-là même qui avait gouverné toute sa vie adulte, j'aurais dû être peut-être, plus prudent dans les choix de mes mots. Je ne regrettais pas le fond de mes paroles mais la forme. Prenant mon téléphone, je tentais de la joindre pour calmer un peu le jeu, mais c'est son répondeur qui m'accueillait après plusieurs sonneries :

- Kate…rappelle-moi, s'il te plaît. Je t'aime.

Raccrochant, je me mis à tourner en rond pendant une heure et après ce laps de temps sans aucune nouvelle de sa part, je me mis à mon bureau pour rechercher le dossier de Johanna Beckett. J'en avais fait une copie pour y bosser dessus avant la fusillade. L'ouvrant, je me replongeais dans l'histoire de la vie de Kate en espérant bien cette fois, tomber sur un indice qui clouerait ce dossier à jamais.


POV BECKETT


Comment pouvait-il me demander de choisir entre lui et ma mère? J'étais hors de moi, je n'arrivais pas à me calmer et je savais déjà que je ne trouverais pas le sommeil cette nuit. Sillonnant les rues de New-York, j'entendis mon téléphone sonner, quand je vis que c'était Rick, je reposais mon cellulaire. Je ne pouvais pas lui parler maintenant, je lui en voulais tellement. Il me demandait trop et trop vite. Arrivée devant la morgue, je regardais ce bâtiment en me disant que Lanie pourrait m'aider, après tout elle devait être sur l'autopsie de notre voleur.

Rentrant à l'intérieur, je l'observais à travers le hublot sur son ordinateur. Le corps était toujours sur la table mais était recouvert d'un drap blanc, elle avait dû terminer son boulot.

- Hey, fis-je en poussant la porte battante

- Ha! criait-elle de peur

- Du calme, ce n'est pas que moi

- Non ! Mais ça ne va pas! Tu m'as fait une de ces peurs.

- Désolée, murmurais-je embêtée

- Kate… il est… 3 heures et demie du matin, que fais-tu ici ?

- Je voulais voir où tu en étais?

- Kate, grinçait-elle. Je suis épuisée et je commence à très bien te connaître, alors épargne-moi du temps et de l'énergie et dis-moi pourquoi tu es là.

- Je me suis disputée avec Castle

- Disputée?

- Assez violemment, avouais-je en me laissant choir sur une chaise

- Qu'est-ce qui s'est passé, Girl ?

- Cette enquête… je suis sûre qu'elle est liée avec le dossier de ma mère et le sniper du cimetière

- Hum

- Rick m'a demandé de laisser tomber!

- Ok

- Ok? Demandais-je outrée par son ton si détacher

- Il a peur pour toi et… moi aussi

- Lanie, soupirais-je

- Non pas de Lanie qui tienne! Cet homme est fou de toi, il s'est pris une balle pour toi… Il veut juste te savoir en sécurité et rien d'autre

- Je ne peux pas laisser tomber ma mère

- Elle est morte sweety… tu ne la laisse pas tombé en vivant

- Je ne peux pas, répétais-je comme un automate

- Tu ne peux pas… ou tu ne veux pas ?

- …..

- Kate, jusqu'à présent, tu n'avais personne à qui te raccrocher, personne avec qui tu envisageais un futur. Castle est cette personne, celle qui peut te faire sortir des ténèbres pour aller dans la lumière, ne le repousse pas.

-…..

- Ta mère ne t'en voudrait pas de choisir ton cœur, ajouta-t-elle doucement alors que son ordinateur émettait un léger bruit

- Qu'est-ce que c'est? Demandais-je en essuyant mes larmes

Le discours de Lanie m'avait vraiment touché, je comprenais ce qu'elle tentait de me dire, mais je n'étais pas prête pour abandonner

- C'est la correspondance de notre victime

- On sait qui c'est?

- Hum...

- Lanie?

- Sweety, tu es certaine de vouloir savoir? De vouloir continuer dans cette voie?

- Donne-moi l'identité de ce type Lanie

- Kate

- Montgomery a donné sa vie pour sauver la mienne, mais j'ai été prise pour cible au cimetière. Des fois la nuit, je me réveille en sursaut en me disant « comment se fait-il que je suis toujours en vie? », c'est comme si je restais là à attendre l'étape suivante. Comment veux-tu que j'envisage un avenir avec Rick dans ces conditions? Je dois savoir Lanie, je dois clore cette enquête.

- Son nom est Orlando Costas, il est fiché pour vol et trafic de drogue

- Orlando Costas, murmurais-je en me levant

- Où vas-tu?

- Je monte à mon bureau bosser sur l'affaire, l'informais-je en repartant alors que j'entendais ses soupirs d'exaspération dans mon dos.


POV CASTLE


Je revoyais en long et en large ce dossier que je connaissais par cœur désormais, mais, aucun indice ne me sautait aux yeux. J'étais fatigué et énervé de ne pas avancer et qu'elle ne me réponde pas. Pensant pendant une fraction de seconde qu'elle pouvait dormir, mon espoir tomba dans les orties par l'appel de Lanie :

- Je ne te réveille pas ?

- Non, soupirais-je frustré. Tu as un problème Lanie?

- J'ai l'identité du voleur

- Tu m'appelles à plus de quatre heures du matin pour me dire ça?

- J'étais avec Kate

- Oh

- Elle ne va pas bien Castle… elle se débat entre toi et cette affaire, et j'ai peur pour elle

- Que veux-tu que je fasse

- Arrête là avant qui ne soit trop tard

- J'ai déjà essayé et devine… elle m'a envoyé sur les roses!

- Castle… elle est au commissariat et elle bosse sur l'affaire, elle a besoin de toi.

-…

- Réfléchis à ce que je t'ai dit. Désolée du dérangement et bonne nuit

- Bonne nuit Lanie, soupirais-je en raccrochant.

Je ne savais plus quoi faire… aller au poste et me faire jeter une seconde fois, ou rester ici et continuer à m'arracher les cheveux avec cette enquête. Soupirant un bon coup, je me levais pour aller enfiler un jean et un pull, et filais rejoindre Beckett.

Arrivé au 12ème, toutes les lumières étaient éteintes, seule la lampe de bureau de Kate était allumée. Elle était assise les mains entre la tête, je ne la voyais que de dos mais j'avais l'impression qu'elle portait le poids du monde sur ses épaules. M'avançant doucement, je vis qu'elle avait commencé à remplir le tableau blanc. Notre victime se nommait Orlando Costas, il était connu des gangs « les cassadore's », ancien militaire, père de famille au chômage.

M'asseyant sur ma chaise, je lui tendis son café alors qu'elle relevait les yeux pour me fusiller du regard:

- Que fais-tu là?

- Je me suis replongé dans l'affaire de ta mère et je dois dire que j'ai fait chou blanc, alors je suis venu voir si je pouvais aider ici

- Castle, rentre chez toi, m'asséna-t-elle en retournant à son dossier sans prendre la peine de toucher à mon café.

- Tu n'es pas obligée de faire ça seule Kate… on peut le faire tous les deux.

-….

- De toute manière, je ne partirais pas

Elle releva son regard sur moi et se laissa tomber sur le dossier de sa chaise, pendant plusieurs secondes, elle me toisait du regard quand le téléphone sonna, j'en étais presque soulagé

- Beckett

-…..

- Quelle affaire ?

-…

- Lanie, je ne suis pas en sucre! Je t'écoute

-….

- Très bien, merci, dit-elle difficilement en me regardant à peine avant de raccrocher

- Que voulait Lanie?

- Rentre chez toi, Rick

- Rick? Ce n'est pas Castle… un bon point, concédais-je en buvant mon café.

Kate me regarda pendant encore quelques minutes, puis se leva pour partir

- Où vas-tu?

- Bosser

- Kate!

- Aux archives. Je vais aux archives, soupira-t-elle

- Attends, j'arrive

- Rick, s'il te plaît. Rentre chez toi, tu avais raison tout à l'heure

- Non, j'avais tort, tentais-je en lui prenant le bras pour l'arrêter

- Tu as une fille Castle… et à cause de cette enquête, tu as failli la perdre

- Je le sais… mais si je m'éloigne de toi Kate, c'est toi que je perdrais… et je ne peux pas, avouais-je en passant devant elle. Alors on va aller aux archives et récupérer le dossier que tu souhaites

- Castle, tu ne me perdras pas, je te le promets. Mais j'ai besoin que tu t'éloignes de cette affaire

- Quel dossier vas-tu chercher? Demandais-je inquiet qu'elle me repousse autant

- ….

- Kate, s'il te plaît, continuais-je en la suivant

- C'est le dossier du sniper, murmura-t-elle alors que je me stoppais sur ma lancée

- Pardon?


POV BECKETT


Il était là en face de moi et je le sentais si vulnérable que j'aurais tout fait pour le protéger. Rick me regardait en attendant la suite des paroles mais je n'arrivais pas à m'enlever de la tête que s'il me suivait dans cette affaire, je le perdrais lui aussi.

- Tu te souviens de notre deuxième année de partenariat, on s'était disputé et puis tu étais revenu.

- Hum

- Tu m'as dit ce jour-là, que tu ne m'imposerais plus ta présence si je ne la désirais pas et que tu suivrais ma volonté

- C'était bien avant tout ça

- Rien n'a changé Castle, il s'agit toujours du meurtre de ma mère et tu es encore là à m'imposer ta présence.

- C'est ce que tu penses de moi ? Je m'impose à toi? me demandait-il peiné

Mon cœur me disait de lui dire non, de lui dire de rester avec moi pour toujours, mais ma raison, elle, me disait que si je continuais sur cette affaire, je le perdrais. Et la peine que j'avais ressentie au cimetière, ce désarroi… je ne voulais plus jamais le ressentir.

- Oui, répondais-je

- Regarde-moi dans les yeux Kate et dis-le

Relevant le regard pour plonger mes yeux dans ses grands iris bleus, je lui déclarais :

- J'aimerais vraiment que tu partes, que tu me laisses, et que tu arrêtes de me suivre ainsi.

Il me regarda puis s'avança si près de moi que mon souffle se mélangeait au sien, il posa son front sur le mien et me murmura :

- I peine quelques heures, tu me disais « je t'aime » et je sais par expérience, que tu ne le dis pas à la légère. Je sais ce que tu penses, tu as peur de me perdre comme j'ai peur de te perdre… mais Kate, on est ensemble maintenant et si tu as un problème alors, on a un problème. Je ne m'éloignerais pas de toi.

- Castle, je…

- Tu veux savoir la différence qu'il y a entre notre deuxième année de partenariat et maintenant ? Nous deux. Je ne peux pas oublier ton « je t'aime », ou la façon dont tu m'embrasses, m'enlaces ou me fais l'amour…

- ….

- Alors quoi que tu me dises, je resterais avec toi, termina-t-il en déposant ses lèvres sur les miennes. Je t'aime.

Fermant les yeux, je respirais son odeur, buvaient ses paroles. Je me sentais en sécurité et aimée dans ses bras. Castle avait raison, tout avait changé.

- Je t'aime, avouais-je en encerclant sa nuque de mes mains pour approfondir un nouveau baiser

Sa langue caressait ma lèvre inférieure si tendrement qu'un gémissement sortit de ma bouche, ses mains me caressaient le dos et c'est lentement que nous arrêtions ce baiser.

- Allons aux archives, susurra-t-il

- Hum

- Pourquoi le dossier du Sniper? demanda-t-il en chuchotant comme pour garder ce moment dans une bulle

- Les lambeaux de peau que Lanie a récupérée sur les ongles d'Orlando correspondent avec des traces d'ADN de ta tentative de meurtre

- De la tienne tu veux dire? me dit-il pour alléger l'ambiance

- Le test est formel, l'homme qui a tué Orlando Costas dans cette ruelle est le même qui t'a mis une balle dans le cœur, murmurais-je en lui caressant la joue

- Comment fait-on pour attraper ce gars ?

- Orlando est lié avec le sniper… on doit interroger sa copine

- Il est cinq heures du matin, Kate

- Je sais, soupirais-je

- On devrait aller se reposer en salle de pause et quand les gars seront là, on interrogera la copine.

- Et le dossier?

- Ça peut attendre 8 heures, non ?

- Tu as raison, acquiesçais-je en lui prenant la main pour faire demi-tour et aller nous reposer

- J'ai toujours raison

- Dans tes rêves Castle! Souriais-je en me posant sur le canapé et en l'entrainant avec moi

- Oh… mais dans mes rêves, une jeune et sexy détective me fait plein de trucs…

- De trucs? Répétais-je en me mordant la lèvre inférieure pour le voir déglutir en face de moi

- Arrête de faire ça

- Quoi donc? Demandais-je innocemment en calant ma tête sur le dossier alors que Rick s'allongeait sur moi

- Ta lèvre… lâche ta lèvre, me dit-il en baillant en calant sa tête sur ma poitrine. Si je m'endors c'est grave? demanda-t-il comme un enfant

- Non… je mets le réveil pour ne pas qu'on nous surprenne

- Hum

- Rick?

- Hum

- Je t'aime.


POV CASTLE


Nous n'avions dormi que deux heures et demie, et malgré les deux litres de café que j'avais l'impression d'avoir bu, ma fatigue me tombait sur les épaules. Les gars étaient partis chercher la petite-amie de notre victime, et m'asseyant sur ma chaise avec un nouveau café pour moi et pour Kate, je lui demandais:

- Comment fais-tu pour être toujours aussi belle?

- Pardon?

- On a dormi quoi ? Cinq heures en deux jours ? Comment fais-tu?

- La jeunesse Castle… que veux-tu, rétorqua-t-elle en haussant les épaules

- Hey! Je ne suis pas vieux! J'ai juste du mal avec du sommeil en moins, bougonnais-je

- Hum, hum

- Kate?

- Oui

- Tu me trouves vieux? M'inquiétais-je soudainement en la regardant droit dans les yeux

- Tu n'es plus tout jeune… chaton

- Sorcière, pestais-je en souriant alors qu'elle éclatait de rire

- Le maquillage Castle… tout est question de fond de teint et de mascara

- Je le savais! M'exclamais-je en accentuant théâtralement mes gestes pour la faire rire

Dieu que j'aimais entendre ce rire… son sourire illuminait mon cœur. L'admirant en face de moi, mon cœur se gonfla d'amour pour elle.

Quand je soulevais les yeux au-dessus de ses épaules, je vis les Bros qui revenaient avec notre témoin, Espo me fit un signe de tête pour nous prévenir qu'il l'installait en salle d'interrogatoire. Tournant la tête, je vis que Kate avait arrêté de sourire et avait de nouveau revêtu son masque de flic. Elle se leva et se dirigea sans aucune hésitation dans la salle. Je pouvais sentir sa tension à la façon dont elle marchait, dont elle respirait. M'asseyant près d'elle, Kate débuta l'interrogatoire :

- Bonjour Mme Kastaneda, je suis le lieutenant Beckett et voici mon équipier, Richard Castle. Nous aurions des questions au sujet de votre ami, Orlando.

- Tout ce que je sais, c'est qu'il était avec moi dans le lit hier soir au moment d'aller me coucher et ce matin, j'ai vu qu'il était parti en prenant la voiture, déclara sa petite amie

Marisol Kastaneda se tenait devant nous en larmes, c'était une jeune femme brune qui ne prenait pas vraiment soin d'elle. La détaillant un pu plus, je constatais qu'elle fuyait mon regard. Beckett, elle, la regardait comme totalement détachée.

- À quelle heure vous êtes-vous couchée?

- 20h, le petit se lève tôt et j'ai du mal à tenir le choc le soir

- Où est-il aller?

- Je ne sais pas.

- Il a cambriolé une maison, continua Kate sous les yeux coléreux de sa compagne. Il avait des problèmes financiers ?

- Non

- Nous savons que votre petit-ami a cambriolé cette maison et il s'est fait tirer dessus quelques minutes ensuite. Il marchait avec les Casadores étant enfant.

- J'ai dit NON. Il a vécu l'enfer pour échapper à cette vie, c'est pour ça qu'il s'était enrôlé pour en sortir. Pour être un meilleur homme pour moi et un meilleur père pour son fils. Alors pourquoi vous ne vous mettez pas à la recherche de son meurtrier au lieu de dire que c'est de sa faute?

Au moment où Beckett allait répliquer, Ryan entra dans la salle pour donner un dossier à Kate. Elle le lut attentivement et toisa du regard la veuve éplorée.

- Vous voulez peut-être nous parler des 10 000 dollars qui ont été virés sur votre compte, il y a une semaine ?

- Je… je ne sais pas de quoi vous parlez

- C'est bizarre car d'après ce relevé compte, vous avez payé les factures avec. Alors Mme Kastaneda pourrais-je avoir la vérité ? Commençait à s'énerver Kate

- Je vous dis la vérité, je ne savais pas pour l'argent, je vous le promets

- Alors pourquoi les débits ont commencé quand les 10 000 dollars sont apparus sur votre compte!

- Orlando ne m'avait pas…

- C'était votre carte Marisol, pour qui travaillait Orlando ?

Kate perdait patience de minute en minute et je ne savais pas comment la calmer. Brusquement elle se leva et se pencha en face du témoin, et lui asséna en criant :

- Vous savez ce qui va se passer, si vous ne coopérer pas ? Ce sera la prison pour vous et les foyers pour votre fils, c'est ça ce que vous voulez?

- Beckett, tentais-je

- Marco errant dans les rues et se faisant enrôler par les Casadores à dix ans, comme son père ! CREUVANT DANS LE CANIVOT A 19 ANS! hurlait-elle

- Kate! Ça suffit, fis-je en me relevant

- Orlando a dit que c'était quelqu'un qu'il avait connu à l'armée, quelqu'un de dangereux mais c'était juste pour une seule fois. C'était beaucoup d'argent pour un travail facile et on avait besoin d'argent, pleurait Marisol alors que je me retournais face à ces révélations.

- C'était quoi ce travail facile ? Demandais-je

- Il voulait des dossiers dans la maison d'un policier qui était mort

- Quel genre de dossier? Continuais-je alors que Kate s'asseyait atterrée sur sa chaise

- N'importe, tous ceux qu'il trouverait

- Et comment il s'appelait ce gars de l'armée, reprit Kate

- Je ne sais pas

- Vous l'avez rencontré ?

- Non

- Il a appelé chez vous?

- Il laissait des messages à mon ami dans notre boîte aux lettres. Il lui donnait rendez-vous en langage codé, mais un jour j'étais dans la voiture… j'ai vu où mon mari le retrouvait.

- Où?

- Dans une église sur State Street.


POV BECKETT


Castle et moi étions allés jusqu'à cette église pour parler au père, après interrogatoire, nous avions découvert que l'église était dotée de caméras de surveillance. De retour au poste, nous avions étudié les images, mais l'homme à côté d'Orlando, se tenait à l'abri des caméras, après quelques minutes, nous l'apercevions sur le départ et à cet instant, il se tourna dans la ligne de mire. Je pouvais enfin mettre un visage que le type qui nous avait tirés dessus. Castle se trouvait à mes côtés complètement silencieux et crispé, doucement, je fis glisser ma main dans la sienne pour lui montrer qu'il n'était pas seul.

On l'avait… on avait notre sniper.

- Beckett ? M'interpella Ryan

- Hum, fis-je toujours le regard fixé sur l'écran

- On rentre son visage dans nos fichiers, pour lancer la reconnaissance faciale?

- Non

- Non? S'étonna Rick

- Je ne veux pas perdre cette piste et avertir Gates serait une erreur. On doit agir en sous-marin

- Mais comment?

- Je ne sais pas. Décortiquez-moi, cette photo encore et encore, jusqu'à trouver quelque chose, il est hors de question qu'on le perde cette fois.

Levant les yeux vers Rick, je pouvais y voir un mélange de crainte, de peur et de fatigue. Il semblait tellement éreinté que je craignais qu'il tombe à même le sol. Ces traits étaient tirés et ces cerne noircis par les insomnies. Me retournant, je dis aux gars :

- Il n'est pas loin de midi. On devait faire une pause déjeuner

-Une pause? S'étonnait Javier

- Oui. On se retrouve dans deux heures, lançais-je en partant alors que Castle me suivait dans mon dos.

Arrivée près de mon bureau, je pris mon manteau, et me retournais, pour voir Rick se pencher vers moi et me murmurer :

- Merci

- De rien. On a deux heures, tu veux manger ou tu veux faire un somme? Demandais-je

- Un somme, soupirait-il

- Je ne te cacherais pas que j'espérais cette réponse, soufflais-je moi aussi morte de fatigue.


Allez prochain chapitre...on va certainement se retrouver sur ce toit...mais à ma façon...alors? Castle sera-t-il suspendu ou se sera Kate ? Ryan arrivera-t-il à temps cette fois-ci ? on arrive vers la fin alors toutes idées est bonne à prendre..