CHAPITRE 19
POV CASTLE
Kate avait mis l'enquête de côté pour quelques heures pour que je puisse me reposer et je lui en étais infiniment reconnaissant. Blottis l'un contre l'autre dans son lit, je fermais les yeux en calquant ma respiration sur la sienne. J'étais sur le dos et Kate avait calé sa tête sur mon torse, une de ces jambes s'emmêlait aux miennes et c'est avec un sentiment de sécurité que je m'endormais. J'étais tellement éreinté que je ne tardais pas à me remettre à rêver. Depuis ma sortie de l'hôpital mes rêves étaient toujours peuplés de flash-back contenant des images de notre partenariat avec Kate. Mes souvenirs étaient revenus mais j'avais l'impression que je m'emmêlais les méninges sur leur chronologie. Tout d'un coup, les images du cimetière me revenaient, je voyais Kate sur l'estrade devant l'assistance, puis cette lumière, mon plaquage au sol et les cris… tellement de cris. Je me souvenais de la terreur que j'avais eue en la voyant en dessous de moi. Elle m'avait regardé et d'un seul coup mon corps me rappelait que c'était moi qui étais touché. Je me sentais gelé. Kate se trouvait désormais au-dessus de moi en me priant de tenir le coup… Je me rappelais du froid, de ses mots, mais surtout de ma panique à l'idée de laisser ma fille seule au monde, toutes mes pensées allaient vers Alexis…
- Castle? Castle?
- Alexis! Criais-je en me relevant brusquement sous les yeux apeurés de Kate
- Rick… chut, ce n'est rien qu'un mauvais rêve me fit-elle alors que je tentais tant bien que mal à retrouver mes esprits.
Mon cœur tambourinait, mon angoisse montait, j'étais trempé de sueur, ma respiration était tellement saccadée que j'avais l'impression de faire une crise de panique
- Alexis, où est Alexis ?
- Elle est en cours Castle… sa remise de diplôme est ce soir, tu te souviens ?s'inquiétait-elle en tentant de me caresser la joue mais brusquement je me levais pour me rhabiller
- Rick que fais-tu ?
- Il faut que je lui parle, que je la voie
- Castle, qu'est-ce qui se passe ?
- Je me souviens Kate… le coup de feu… mon Dieu, tremblais-je en touchant ma cicatrice alors que je n'étais que torse nu et en jean devant elle.
Doucement, elle se leva comme si j'étais une biche prise dans les phares d'une voiture et posa délicatement sa main sur la mienne.
- Ça va aller Rick, tu vas bien, elle va bien, murmura-t-elle
- Non, je ne vais pas bien! J'ai failli ne jamais la revoir… j'ai failli tout rater… son diplôme, son mariage, son premier enfant… je ne peux pas Kate.
- Qu'est-ce que tu ne peux pas ? demanda-t-elle fébrile
- Continuer à te suivre comme si rien ne pourrait m'arriver, comme si j'étais invincible. Je ne peux pas infliger ma perte à ma fille… Tu as raison, je ne suis qu'un écrivain.
- Castle, essaie de te calmer, me dit-elle alors que ma crise d'angoisse s'emballait de seconde en seconde.
- Je ne veux pas, je ne peux pas… faire ça à mon bébé…, haletais-je en m'écroulant sur le sol face à la culpabilité qui m'envahissait.
J'avais failli mourir en protégeant Kate, et je ne le regrettais pas, mais que serait-il arrivé à ma fille ensuite. Un nouveau dommage collatéral de cette enquête ? Je ne voulais pas lui infliger la même tristesse que Kate, je ne voulais pas que ma fille soit brisée, anéantie.
POV BECKETT
Castle s'était écroulé à mes pieds en pleurant l'avenir de sa fille, j'étais comme paralysée devant cette image. Ces paroles au cimetière me revinrent subitement :
« - Kate…, Alexis… il… faut…
- Castle… oh non, implorais-je en lui relevant la nuque. Allez tenez bon!
- Alexis…
- Castle, reste avec moi!… ne me laisse pas, je t'en supplie…. »
Alexis, c'était elle, l'évènement dont il ne voulait pas se souvenir, c'était sa fille le blocage. Il ne voulait plus ressentir cette peine, cette souffrance de se dire qu'il ne la verrait pas grandir. M'agenouillant à ses côtés, je le pris dans mes bras alors qu'il pressait mon corps comme si sa vie en dépendait.
- Je… j'arrive… Pas… à… respirer, haletait-il en tremblant
- Rick… calmes-toi, c'est une crise de panique. Écoute-moi, ta fille va bien, tu vas bien. Ce soir tu vas aller la voir à sa remise de diplôme…
- Je ne veux pas la perdre, répétait-il dans un état second
Posant mon front contre le sien, je lui déclarais :
- Castle, regarde-moi
- Je ne veux pas la perdre
- Regarde-moi, Rick.
-…., il releva les yeux baignés de larmes vers moi comme suspendu à mes lèvres
- Tu vas voir ta fille grandir, Rick. Tu vas assister à sa remise de diplôme, son mariage, son premier enfant. Tu fais simplement une crise de panique… les événements du cimetière te sont revenus, il faut juste que tu te calmes et que tu respires calmement.
Pendant plusieurs minutes, Castle tenta de reprendre le dessus sur ses peurs, il ne disait plus rien. Me serrant à l'extrême, je pouvais sentir son souffle dans mon cou. Il me respirait à pleins poumons comme si mon odeur pouvait l'apaiser. Sa peur, sa tristesse me renvoyaient un énorme sentiment de culpabilité. Il s'était pris une balle pour moi et maintenant il faisait face à une de ses plus grandes peurs. Je n'avais jamais vu Rick dans un tel état de détresse émotionnelle. Mon cœur se serrait à chaque larme qui coulait sur son visage, j'aurais voulu chasser sa peine à tout jamais mais je me sentais tellement démunie face à la situation. Au bout d'un certain temps, il cessa notre étreinte pour me regarder dans les yeux. Nous étions à même le sol dans ma chambre, lui était toujours torse nu et moi je n'étais qu'en sous-vêtement. Voyant qu'il s'était calmé, je me mis à caresser lentement sa joue et lui murmurais :
- Tu te sens mieux?
- Je… suis désolé, dit-il confus en baissant son regard
- Eh, ne sois pas désolé pur ça… jamais.
Il se leva sans un regard puis me dit d'une voix morne en partant dans la salle de bain :
- Je vais prendre une douche et il sera l'heure de retourner au poste
Retourner au poste ? Il voulait revenir sur cette enquête avec moi, alors qu'il m'avait très clairement exposé ses craintes de mourir. Il l'avait lui-même dit, il n'était qu'écrivain. Je n'arrivais plus à comprendre ses réactions, dès côté, il me disait vouloir rester à l'abri et d'un autre, il voulait retourner au commissariat. Soupirant, je constatais que le problème c'était moi. Il faisait tout ça pour moi, encore. Il faisait passer ses désirs, ses peurs après moi. Me levant après avoir entendu l'eau de la douche coulée, je me retournais pour voir l'heure : 13h30. Fatiguer contre moi-même,de lui infliger tant de stress, je m'aperçus qu'Esposito m'avait envoyé un message pendant que nous dormions :
« On a l'identité du sniper. On tente de le localiser »
Toute cette histoire avait pris une tournure si dramatique. J'enrôlais avec moi tellement de monde que je ne pensais même pas aux conséquences pour les autres. Qu'arriverait-il à Alexis ou à Martha si quelque chose devait arriver à Rick, ou même à Lanie ou Jenny. Prenant mon téléphone et m'éloignant de ma chambre, je décidais qu'il était temps d'arrêter les frais et de protéger les gens que j'aimais. Pianotant un numéro qui m'était devenu familier depuis quelques semaines, je tombais sur la voix enjouée d'Alexis :
- Hey Kate!
- Salut Lex, comment vas-tu ? Tu es prête pour ce soir?
- Ça va, souffla-t-elle énervée
- Qui a-t-il ?
- Mon discours est dans 6 heures et… C'est un cauchemar!
- Qu'est ce qui te tourmente ? Demandais-je en la visualisant très bien en train de griffonner sur son bout de papier
- C'est l'occasion de dire quelque chose d'important, qui vaut la peine et je ne veux pas le bâcler. Je sens que je n'ai rien à dire, soupira-t-elle
- Lex, je pense que tu te mets trop la pression. Pense à toutes ses choses que tu as vécues pendant cette période, toutes les choses que tu as appris et celle que tu vas perdre. Après tout, c'est une jolie page qui se tourne maintenant.
- Tu as raison, je me sens juste dépasser
- Pourquoi ne demandes-tu pas de l'aide à ton père ? Après tout, je te signale qu'il est écrivain. Les mots c'est son dada, affirmais-je en me disant que je pourrais éloigner Castle de l'enquête comme ça
- Je ne veux pas l'embêter
- Je vais te dire un truc,… tu n'embêtes jamais ton père et… ses souvenirs du cimetière viennent de refaire surface
- Il se souvient de ta déclaration ? demanda-t-elle joyeusement alors que je me mis à penser qu'on n'en avait même pas discuté
- Il se souvient surtout de la balle et du fait qu'il aurait pu te perdre. Il n'ose pas t'appeler ou te déranger. Alors, tu lui rendrais service en lui demandant de l'aide. Passez l'après-midi ensemble.
- Ok, très bien. Il me manque… et je ferais une pierre deux coups si je termine ce satané discours.
- Hum
- Tu viendras à la remise des diplômes ?
- Je ne manquerais ça pour rien au monde
- Merci Kate
- On se voit ce soir ?
- Oui, à ce soir, répliqua-t-elle avant que je ne décroche.
Soulagée d'avoir réussi à éloigner Rick de l'affaire pour un temps, je me mis un point d'honneur de retrouver le tireur avant ce soir. Cette affaire devait se terminer avant ,que plus de personnes souffrent à cause de moi. Retournant dans ma chambre pour m'habiller, je vis Rick en faire de même. Son regard était hésitant. Je savais qu'il tentait de faire face à ses peurs pour pouvoir m'accompagner et rester près de moi, mais le voir si vulnérable et si peu sûr de lui était très dur à supporter pour moi.
- Comment tu vas ? Demandais-je d'une voix douce en venant l'embrasser chastement alors qu'il me serrait dans ses bras
- Bien. Ou étais-tu ?
- Dans le salon, je parlais avec les gars de l'affaire
- Et ?
- Rien. On piétine. Je pense que cet après-midi, ça va être long. Trouver une identité en sous-marin n'est pas chose facile, mentis-je pour qu'il n'ait pas de regret au moment où sa fille l'appellerait.
- D'accord.
- Je devrais m'habiller pour partir
- Oui
Il desserra son étreinte pour me laisser me vêtir. Tout dans ses actions me montrait que Castle n'était pas bien. Habituellement, il aurait sauté sur l'occasion pour me répliquer une chose coquine, mais là il attendait simplement en déglutissant de peur face à moi. Je savais qu'il brûlait d'envie de me demander d'arrêter l'enquête mais il ne le ferait pas de peur de se faire rabrouer.
Finissant d'enfiler mon pull, son cellulaire se mit à sonner et c'est à ce moment qu'il retrouva son sourire :
- Hey, Pumpkin
-…
- Oui, je vais bien et toi ? demanda-t-il alors que je m'éloignais de la pièce pour lui donner plus d'intimité et envoyer par la même occasion un texto à Espo.
« Je suis sur le départ, j'arrive. Pas un mot à Castle. »
J'eus à peine le temps de mettre mes chaussures que je reçus une réponse :
« Ok. Un problème avec Castle? »
Soupirant en voyant la teneur de son message, je verrouillais mon cellulaire pour finir de me préparer quand Rick arriva son téléphone à l'oreille.
- Alexis a besoin d'aide avec son discours, ça te dérange si je vais la rejoindre une heure ou deux ?
- Non, souriais-je ravie. Passe l'après-midi avec elle, ça te fera du bien
- Mais l'enquête et…
- Je te préviens au moindre indice, mentis-je alors que l'étincelle dans ses yeux refit surface
- Promis ? me demanda-t-il enchanté de passer du temps avec sa fille
- Promis.
- Ok. Pumpkin, prépare le café, j'arrive.
- …
- À tout de suite, mon ange, dit-il en raccrochant tout en venant m'enlacer . Merci
- Pour ? Soufflais-je en entourant sa nuque de mes mains
- Pour cet après-midi de répit avec ma fille. Je suis désolé pour tout à l'heure, j'ai laissé mes peurs parler et…
- Je suis contente que tu l'aies fait. Que tu es assez confiance en moi pour le faire, avouais-je en caressant ses lèvres sentant que Rick avait de nouveau de la malice dans ses yeux.
- Je t'aime Kate, dit-il en happant ma lèvre inférieure pour la sucer sensuellement.
- Rick… je dois retourner bosser, gémissais-je alors qu'il me plaquait à lui d'une manière si virile que mon désir de lui refit surface.
- Quelques minutes… Kate, juste quelques minutes, me quémandait-il en nous retournant pour me plaquer contre la porte. J'ai juste besoin de te sentir contre moi encore quelques minutes….
Sa langue s'immisça dans ma bouche, et je perdis pied quand ses mains caressèrent mes flancs sous mon pull. J'avais une folle envie de lui, j'avais envie de sentir son corps contre le mien, de ses baisers, ses caresses, ses râles… mais je devais clore cette enquête, et ma raison prit le dessus sur mon cœur. Doucement, je quittais ses lèvres en lui murmurant :
- Je dois y aller mais on pourrait remettre ça à ce soir ? demandais-je devant sa mine déç avais prévu quelque chose avec ta fille ou ta mère ? ajoutais-je en lui caressant le torse tout en essayant de calmer le désir qui faisait rage dans mon bas-ventre
- J'ai un plan pour noyer mon chagrin, susurra-t-il en parsemant mon cou de baiser papillon
- Hum?
- Après la cérémonie, ma mère va dans les Hamptons, Alexis passera une nuit blanche et toi… je te ferais perdre la tête.
- Perdre la tête? Et comment ? Demandais-je en me mordant la lèvre alors que Rick m'embrassait le lobe de l'oreille
- Avec mes mains, ma bouche, ma langue…
- Tu sais, peut-être que c'est moi qui te ferais perdre la tête, Castle
- Ah bon? Sourit-il en lâchant son emprise sur moi pour me regardant noir de désir
- Hum, Hum… ma langue peut-être coquine… très coquine… chaton, l'aguichais-je alors que son corps me bloquait contre ma porte inconsciemment et que souriais de le voir si enjoué à mes côtés.
- Tu es une… allumeuse
- Tu verras ce soir, lui laissais-je entendre en effleurant ses lèvres aux miennes
- Kate ?
- Hum
- J'arriverais pas à attendre ce soir, m'avoua-t-il en me caressant la joue
- Moi non plus… Mais je dois y aller, ajoutais-je devant son regard plus que gourmand. Je te rejoins pour le discours ?
- Ok
- Ok, à tout à l'heure. Je t'aime.
- Je t'aime aussi.
POV CASTLE
J'avais rejoint Alexis au loft pour l'aider à peaufiner son discours. Je ne l'avais jamais vu aussi stressée de toute sa vie, c'était comme si ce discours représentait tout son avenir, tentant de la calmer, je plaisantais alors qu'elle gribouillait encore son papier :
- Tu devrais peut-être prendre des modèles de discours comment dire… moins impressionnant?
- Comme ? Soupira-t-elle pendue à mes lèvres
- Comme ceux dans… n'oublie jamais ou twilligth! M'exclamais-je
- Ça ne devrait pas être aussi difficile. J'ai seulement 18 ans, comment puis-je prétendre connaître quelque chose ?
- Chérie, tout ce que tu sais aujourd'hui, tout ce que tu seras demain… c'est ce qui est vrai pour toi.
- Tout ce que je sais, c'est que tout change. Que tout va devenir différent. J'ai peur tu sais, m'avoua-t-elle tristement
- Mais de quoi?
- D'aller de l'avant
- Écris là-dessus mon ange, ça me semble juste.
- Mais c'est tellement dur, soupira-t-elle
- Tu sais les choses qui valent le plus la peine d'être vécu sont souvent celle qui donne le plus de fil à retordre, par exemple, heu…
- Beckett ? Sourit-elle
- Oui. Tu sais… Tu devrais simplement laisser parler ton cœur mon ange, et je t'assure que ce sera parfait.
- Hum… Papa ?
- Oui?
- Je suis contente que vous soyez ensemble, Kate et toi.
- Merci
- Et je suis contente de passer du temps avec toi cet après-midi. Ces derniers temps, tu m'as manqué.
- Tu sais, commençais-je en venant m'assoir à côté d'elle pour la prendre dans mes bras, je suis tellement fier de toi Pumpkin. Tu es devenue cette magnifique jeune femme qui va aller à l'université et je dois avouer que je suis nostalgique.
- Papa, dit-elle gênée
- C'est vrai car tu seras toujours ma petite fille pour moi, quoi qu'il arrive
- Toujours ? Sourit-elle
- Toujours, répondis-je en lui embrassant la tempe tout en l'enlaçant.
POV BECKETT
C'est en trombe que j'arrivais au commissariat bien décidée à en découdre avec cette affaire. Seulement, une question me taraudait depuis mon départ. Même si j'arrêtais le sniper qui avait tenté de me tuer aux funérailles de Montgomery, l'affaire de ma mère ne serait pas close. Je ne saurais pas qui l'a tué et pourquoi. Le danger pour Rick ou pour moi ne serait pas éloigné. Je commençais à penser que Lanie avait peut-être raison, il serait peut-être temps que je pense à vivre ma vie. Ma mère aurait certainement voulu ça pour moi. Perdue dans mes pensées, je n'avais même pas fait attention que j'étais arrivé au 12ème. Entrant dans la salle débriefing où les gars m'attendaient, je demandais peu sûre de moi :
- On a quelque chose ?
- Où est Castle ? me demanda Ryan
- Chez lui avec Alexis, il l'aide pour son diplôme
- Tu sais, Beckett, on va avoir besoin de lui et…
- Non, Ryan. Castle n'est pas bien. Il se souvient du cimetière et du coup de feu. Il a besoin de se reposer et de passer du temps avec sa famille.
- Mais...
- J'ai dit non, affirmais-je devant son insistance. Alors qu'est-ce qu'on a ?
- Notre tueur s'appelle Cole Madox, m'annonça Javier. Il a loué une voiture dans une compagnie East Way. Cette dernière a loué 100 voitures, mercredi dernier.
- On pense que notre suspect a pris la voiture à JFK sous le nom de Madox avec un permis de conduire du Kansas. On s'est renseigné c'est une couverture.
- Il a rendu la voiture? Demandais-je sans quitter du regard sa photo qui s'affichait devant moi
- Non mais East Way peut suivre la trace de n'importe lequel de ses véhicules par GPS et on a localisé la voiture de Madox.
- Ok, soufflais-je. Ryan, tu ne lâches pas le contact avec le GPS, Espo avec moi, ordonnais-je en me disant que j'en avais mis au moins sur deux en sécurité pour le moment.
- Attendez, vous faites quoi là ? S'affola Kévin. Vous voulez le faire, alors faites-le, sans danger, vous mettez une patrouille dessus et vous emmenez plusieurs hommes avec vous !
- Toute cette histoire a commencé à cause d'une bande de flics corrompus, qui nous dit, qu'il n'y en a pas d'autres ? lança Javier alors que je commençais à prendre en compte les revendications de Ryan. On est à deux doigts d'attraper ce tueur, c'est pas nous qui allons tout gâcher en le criant sur les toits.
- Ce type a failli vous tuer, et ensuite il a disparu en claquant des doigts, alors c'est du suicide d'y aller sans préparations
- Ryan, je me prépare à coincer ce type depuis 13 ans, intervenais-je vexée par ses propos.
-On y va, déclara Javier en partant.
Bon le toit se sera finalement dans le prochain chapitre...
