Oh purée, je suis tellement désolée en voyant vos reviews ! lol ! Bon. Je sais que le sujet est hyper délicat... mais j'aime les challenges. Et j'avais besoin d'un truc très fort pour avancer dans l'histoire. Non mais vous allez voir, je vous promets que les choses vont s'arranger. BON. OK CA N'EST PAS TOUT DE SUITE EVIDENT ! Mais ça viendra. Promis ! Sinon, le débit restera relativement le même : 1 chapitre par jour… Mais je peux passer à deux de temps en temps (si vous me suppliez)


Chapitre 5

La descente. (POV Emma)

Je crois qu'on pouvait définitivement dire que je vivais au rythme de ma nouvelle drogue. Et elle s'appelait Regina.

En réalité, je ne sais pas trop ce qu'il m'a pris ce jour-là. Ma mère m'avait énervé. J'avais dû, une fois encore, aller sur le terrain seule, sans mon père car elle avait peur pour sa sécurité…

Comme si la mienne importait peu. Certes, j'avais plus d'expérience, mais ce n'était pas Leroy, bourré, qui piétinait des tas de roses devant la maison d'illustres inconnus qui aurait pu constituer une véritable menace. J'aurais aimé être aidé par mon père au lieu de me retrouver à batailler seule avec le nain afin qu'il daigne monter dans la voiture de police.

Qui plus est, cela m'avait valu un énième retard aux réunions infiniment chiantes de Madame le maire.

J'étais clairement remontée, il me fallait quelque chose. Quelque chose pour me donner un coup de pep's.

Ce jour-là, mon regard s'était posé sur Regina qui semblait s'ennuyer autant que moi. Elle était vraiment… belle. C'était difficile de se retenir d'entrer en contact avec elle à vrai dire. Elle semblait si inaccessible. Elle avait cette aura, celle d'une reine intouchable. D'ailleurs, constater que je me retrouvais sans cesse à ses côtés me rendait folle. Alors, je collai ma cuisse à la sienne, dans un élan de courage qui me surprit moi-même.

Je n'avais plus rien à perdre d'une journée si pourrie, autant qu'elle soit ponctué d'un petit contact avec la brune… Même si je prenais le risque de me prendre un grosse claque.

Et, Bon Dieu quelle claque !

La fameuse règle sept s'était enfin créée. C'était devenue ma favorite je crois. Je n'avais donc pas rêvé. Elle ne m'avait pas rejeté. Je l'avais même… gênée… Pourtant, on recommençait sans arrêt. Souvent, je me trouvais bête, vraiment. Ce n'était qu'un simple contact, juste nos deux cuisses ce collant l'une à l'autre et pourtant, cela provoquait en moi une déferlante de sensations. Je me sentais redevenir une adolescente devant son premier flirt.

J'avais envie d'en faire plus. Vraiment. Souvent, je retenais désespérément ma main qui souhaitait se poser sur sa cuisse. Seulement, si je faisais ça, il était clair que je me prendrais une gifle monumentale. Et je suis sûre qu'une telle envie ne pouvait pas être partagée avec elle. Elle devait relativiser, voir ce contact comme un jeu de plus entre nous.

Depuis que nous avions cette règle, je commençais clairement à avoir du mal à côtoyer d'avantage Hook. Il me semblait si… insipide comparé à elle. Regina… Son prénom, son visage, nos piques, son corps, tout me revenait sans arrêt en tête.

D'ailleurs, je n'avais toujours pas eu l'occasion d'approfondir ce que j'avais cru déceler dans ses yeux lorsque ma mère avait évoqué Robin.

Un soir, après une longue journée, au lieu de revenir au loft, j'avais décidé de m'arrêter devant le manoir de Regina. J'étais crispée sur mon volant. Robin était là, sa voiture était dans l'allée… Alors, je rebroussais chemin. Comme d'habitude.

Seulement, cette fois, je ne pouvais pas expliquer pourquoi mon esprit, mon corps entier était en alerte… J'avais l'impression qu'il fallait que j'y aille, que je toque à sa porte… Comme si quelque chose n'allait pas.

C'était ridicule pourtant. Robin était là. Il n'y avait aucune raison pour que Regina soit en danger. Alors, je suis retournée au loft, en silence.

Le lendemain avait donc été la journée la plus étrange que je pu vivre… La plus étrange et la plus douloureuse. Regina et moi avions un rendez-vous ensemble, afin de faire une mise au point administrative sur les dépenses du département du sheriff.

Je n'avais clairement pas envie de me retrouver enfermer dans son bureau austère. Alors, j'avais réussi à la convaincre de déjeuner au Granny's afin de commencer à remplir une tonne de paperasse.

Je l'attendais depuis 10 minutes. C'était étrange. Regina était toujours en avance sur ses rendez-vous… Alors, je patientais. Je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiéter… Et mon inquiétude ne se dissipa pas en la voyant arriver.

Elle portait un pantalon strict, une chemise noire dont les boutons remontaient plus que la normale. Elle était à peine maquillée, ne portait aucun bijou… Elle paraissait fatiguée. Et blessée. Elle ne souriait pas.

« Bonjour. Désolé du retard. »

Je la regardais s'asseoir à mes côtés en déballant un dossier remplis de paperasse devant nous. Je ne pouvais pas décoller mon regard d'elle. Qu'est-ce qu'elle avait ? Elle semblait distante. Je tentai de me rapprocher d'elle, mais je la vis se crisper. Est-ce que j'étais en train de rêver ou ses mains commençaient à trembler ?

« Regina. Vous allez bien ?

_ Ça va. Bon. Les dépenses subsidiaires… avait-elle soufflé. »

Sa réponse ne m'allait clairement pas. Elle semblait nerveuse… et elle se recroquevillait presque dans un coin. Lorsque ma main avait frôlé la sienne en lui tendant un stylo, elle s'était crispée. Elle ne voulait pas que je la touche. Je ne pouvais décemment pas lui demander pourquoi. Pourtant, je devinais son bouleversement intérieur, sans en connaître la cause.

« Peut-être que des économies pourraient être faites en terme d'administration.

_ Regina. Tu êtes sûre que ça va ? M'étais-je risquer à lui demander de nouveau.

_ Oui, tout va bien Miss Swan. »

Elle mentait. Sa raison me repoussait, mais son regard, sa voix nouée, tout son corps me criait de l'aider. Il fallait que je découvre ce qui la tracasse. Il fallait que je sache.