Allez, je vous poste un second chapitre ce soir. Déjà, pour guérir nos cœurs SQ meurtris après le Winter Finale de la saison 5 qui fut catastrophique. (Heureusement que j'avais écris ce chapitre avant, ça m'a vraiment miné). Et puis, pour montrer que le fandom SwanQueen ne s'éteindra jamais.

J'ai pris la décision d'arrêter de regarder la série, mais sachez que je n'arrête pas de shipper, je ne lâche ni le fandom, ni le ship et je continuerais à écrire des fanfictions, donner bien sur une fin à celle-ci, je continuerais à en lire et à regarder tous ces beaux fanarts que la communauté SQ nous offre. Y'a pas de raisons pour que cette belle aventure s'arrête. Je ne me suis jamais arrêter de shipper Jarod/Parker lors de l'arrêt de The Pretender, je n'arrêterais donc jamais de shipper le SwanQueen qui fut, mon premier ship lesbien et le plus intense car j'ai appris beaucoup.

J'ai toujours soutenu la cause homosexuelle, bien que je sois hétéro, j'ai des amis gay, je fréquente des bars, des boites homosexuelles, je m'affiche à la gaypride, je ne fais que soutenir cette communauté, mais je n'avais encore jamais vraiment vécu ni vu l'homophobie de mes propres yeux... Avec le SwanQueen, j'ai découvert ce que beaucoup de gays vivent chaque jour, j'ai vécu vos douleurs, vos peines, la haine des autres, le rejet, le dégoût... Je vous admire tant de supporter tout ça. J'en ai la larme à l'oeil, car je trouve ça tellement injuste. Je trouve ça injuste, horrible, fou même qu'en 2015, lorsque nous postons un photomontage d'Emma et Regina s'embrassant, nous nous mangeons encore des "beurk" dans la tronche. En tout cas, je ne cesserais JAMAIS de me battre pour la cause homosexuelle, je ne cesserais jamais de réclamer que l'homosexualité soit perçue à l'écran comme étant une normalité. Les créateurs de nombreuses séries comme The 100 ou encore Walking Dead l'ont compris, l'ont assumé, ont arrêté de penser qu'ils perdrait de l'audimat à afficher un couple homosexuel à l'écran, mais malheureusement pas ceux de OUAT. Et bien, c'est facheux. Pire que ça, c'est honteux, dégoutant, immoral. C'est pourquoi je cesse de regarder la série, dont ils ont préféré faire l'apologie du monde de l'hétérosexualité au détriment de la trame scénaristique dans le simple but d'anéantir ce ship que nous avons construit. Ils ont peur de s'attirer les foudres des auditeurs homophobes, ils préfèrent les satisfaire plutôt que de montrer la vraie et l'unique issue logique de la série ? Et bien, je leur dirais cordialement d'aller se faire foutre et je continuerais mes fanfictions qui semblent, à mon sens, avoir plus de sens que cette série à l'heure actuelle. Désolé pour le pavé. Je vous fait de gros bisous à vous tous.


Chapitre 10

Installation. (POV Regina)

Je l'avais vu déposer cette enveloppe dans ma boîte aux lettres depuis la fenêtre de ma chambre. Elle ne m'avait pas vu je pense. J'hésitais à me ruer dès maintenant sur la boîte aux lettres.

Depuis plusieurs jours, j'étais rivée sur cette fenêtre, regardant le monde passer et attendant, juste un instant, d'apercevoir Henry ou Emma.

C'est au bout d'une heure de lutte contre moi-même que je me décidai à enfin sortir de chez moi pour me saisir de cette fameuse enveloppe. Je ne pus m'empêcher de toucher les lettres de mon prénom écrite de la main d'Emma. Je mourrais d'envie de voir ce qu'elle contenait.

Cela faisait des jours que je n'avais eu aucun contact avec l'extérieur. Emma… Nos repas en famille me manquaient… Et bien que j'avais du mal à l'admettre : notre jeu également.

J'ouvre prestement l'enveloppe, adossée à la porte. Je fronce les sourcils en y voyant un CD, sans inscription, sans mot. Je ne comprenais pas.

Je m'empressai de mettre le CD dans un lecteur et, à ma grande surprise, c'est une musique qui en sortit. Où Emma voulait-elle en venir ?

Il était tard, je préférais régler cette affaire demain. J'étais trop fatiguée pour réfléchir. Ainsi, après une nuit de sommeil qui n'en fut pas vraiment une à cause de mes nombreux cauchemars, je me décidai à me lever.

Il était 10h… et je n'avais jamais été aussi fatiguée. Depuis le début, mes nuits cessaient d'être réparatrices. Je ne voyais, en rêve, qu'Emma devant mon lit, me regardant moi et Robin alors que je pleurais de douleur. Elle ne faisait rien. J'avais beau l'appeler, Emma ne venait pas à mon aide. Parfois, je voyais également Emma tuer Robin dans l'entrée de la maison.

Ces rêves étaient clairement atroces.

Le soleil était déjà levé depuis longtemps, et je décidai d'écouter la fameuse musique qu'Emma m'avait envoyée… Je pris place sur le sol, adossée au canapé. Sans m'en rendre vraiment compte, j'analysais les paroles, encore et encore. Le morceau tournait en boucle dans le manoir. Je fermais les yeux.

Je comprenais chaque parole, chaque mot de cette chanson. Elle voulait m'aider. Ma fierté… Ma stupide fierté m'empêchait d'aller vers elle. Comment la convaincre que j'acceptais ?

Alors que j'étais plongée dans mes pensées, on toqua à la porte. Je n'y fis pas attention. Cela faisait plusieurs jours qu'on toquait sans arrêt à ma porte sans que je réponde, et la personne finissait toujours par partir. Seulement, cette fois, je l'entendis. C'était elle.

« Regina. C'est moi. »

Je ne répondis rien, je n'avais aucune idée de la stratégie à adopter. Certes, nous avions cette règle spéciale qui était de toujours se sauver l'une l'autre. Mais là, dans ce cas de figure, je n'avais aucun mode d'emploi ! J'étais perdue.

« Tu crois que je n'entends rien ?! Viens m'ouvrir. »

Je me précipitai pour éteindre la musique. Puis, je me retrouvais là, debout devant cette porte d'entrée, ne sachant si je devais l'ouvrir ou non.

« Je camperai là jusqu'à ce que tu m'ouvres. Tu sais que j'en suis capable. »

Oui, je le savais. Je grimaçais, la main sur la poignée. Doucement, je fis une pression et ouvrit la porte. Je fis peu à peu face à une Emma souriante, un panier dans la main.

Je n'arrivais pas à sortir un seul mot. Je me contentais d'être là, recroquevillée sur moi-même, adossée au cadran de la porte. Dieu ce que je détestais avoir l'air faible.

« On est venue ramener son pot de confiture à mère grand ? Demandais-je d'une voix cassée qui me surprit moi-même. »

Mon ton trahissait ma tentative de sarcasme plutôt ratée.

« Je vois que tu n'as rien perdu de ton humour. Me dit-elle en ouvrant plus en grand la porte et en pénétrant dans le manoir. »

Je la laissais faire, puis ferma la porte à clef derrière moi. Elle entra dans la cuisine, posa son panier rempli de victuailles sur le plan de travail et entreprit de les ranger dans mon frigo vide.

« Qu'est-ce que tu fais ?

_ Je m'invite.

_ Pour combien de temps ? Demandais-je peut-être trop précipitamment.

_ Autant de temps que tu en auras besoin. »

J'étais tellement fatiguée que je n'avais pas la force de rétorquer quoi que ce soit. Dépitée, je ne lui répondis même pas. Je montai les escaliers et m'installa dans le lit de la chambre d'ami. Depuis cette histoire avec Robin, je n'avais pas eu la force de retourner dormir dans ma chambre. Je peinais à réaliser qu'Emma était réellement là. J'entendais des bruits de vaisselle en bas qui me mettaient étrangement dans un climat de confort et de sécurité. Ce genre de sensation, je ne l'avais pas ressentie depuis des lustres.

Je fermais les yeux et ne voyait pas le temps passer. Jusqu'à ce que les bruits de vaisselle s'arrêtent et que j'entende des pas monter les escaliers. Je l'entendais s'affairer dans la chambre d'Henry. Elle semblait se dépatouiller avec jenesaisquoi, je l'entendais maugréer plusieurs fois. Puis, je vis ma porte s'ouvrir en éclat. Emma pénétra dans la pièce, une petite télé dans les bras et la posa lourdement sur la commode se trouvant en face de mon lit en soufflant.

Elle effectuait quelques branchements.

Bon Dieu mais qu'est-ce qu'elle fichait ?

« Quitte à ce que tu restes là durant le prochain mois, autant avoir une distraction. Je t'ai préparé un plateau. Ça ne paie pas de mine, mais c'est déjà ça. »

Etait-elle sérieuse ? A priori oui. Emma alluma la télé sur une chaine au hasard puis quitta la pièce pour revenir quelques secondes plus tard avec un plateau modeste. Pourtant, la vue de la nourriture me dégouta. Elle s'installa juste à mes côtés, le plateau sur les genoux.

« Je n'ai pas faim.

_ Tant pis. Je le laisse à côté de toi, au cas où. »

Elle déposa le plateau sur la table de chevet et se leva tandis que je lui tournais le dos, allongée, plongée dans mes macabres pensées. J'avais tellement envie de pleurer que je ne pus empêcher un sanglot de s'échapper de ma gorge. Je m'attendais à entendre des pas descendre les escaliers mais il en fut tout autre. Je sentis une masse s'allonger à mes côtés. C'est ainsi qu'elle prit place dans mon dos, m'entourant de ses bras protecteurs que je n'eus pas la force de repousser.